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Il n'y a pas de hasard

De
70 pages
Je m'enfonce dans le canapé et prends conscience qu'il est temps de vendre la maison pour vivre loin d'ici. La maison... À sa retraite, ma mère a décidé de vivre dans le sud-est, tout près de la mer qu'elle affectionne tant. Travaillant sur Toulouse, j'acceptai de vivre dans la villa de mes parents, le temps de trouver un acquéreur... Potentiels acheteurs louches, gens du cru aux méthodes douteuses, étranges incidents... Avec ces éléments, il est décidément ardu de vendre une propriété dans la ville de Lever. Un fait qui ne cessera de s'imposer à Shana, prise dans une situation immobilière ubuesque, qui devra découvrir, à force de patience, pourquoi le bien qu'elle met en vente focalise toutes les attentions... Et C. Preux de signer par la même occasion un récit à l'atmosphère lourde et saturée, aux personnages interlopes et ombrageux, que seules viennent éclairer les lumières de l'amitié.
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Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0119499.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
On dirait un petit village tranquille et qui n’a rien à envier aux villes. Boutiques illuminées très accueillantes animent les rues aux courbes étonnantes. Un village bien sage avec un cœur… Rempli d’horreur… C’est une bourgade en pleine montagne où quelques habitants affichent leur hargne envers les étrangers qui veulent s’installer. Surgissent discordes et maisons brûlées. Les étrangers bien trop zélés fuiront vite, l’âme triste !
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Le vent d’Autan a décidé de reprendre son cycle de trois jours. Il veut dominer alors il siffle, parfois hurle à travers arbres, grillages, portails, volets… Le vent d’Autan, le vent des fous… Lever, ville du sud-ouest, semble habituée à ces tempê-tes quotidiennes et les habitants ne changent pas leurs programmes. Nous sommes samedi, jour des emplettes et les commerces ne désemplissent pas. Dans une petite rue, proche de la halle centrale, un homme brun, trapu, entre dans une agence immobilière. Il salue, d’un geste bref de la main, la secrétaire puis se dirige, sans un mot, vers la porte du fond qu’il ouvre sans frapper. «— BonjourAn-toine ! »Le dénommé Antoine sursaute mais en reconnaissant son invité surprise, il blanchit aussitôt. La porte immédiatement refermée, l’hôte attrape une chaise et s’installe face à l’agent immobilier. Il fouille dans sa po-che de droite pour en sortir un énorme cigare qu’il allume avec minutie. Antoine soupire et du doigt montre l’affichette sur le mur «défense de fumer» :« — Vous savez bien que c’est interdit… — Ici,mon petit gars, il n’y a que toi et moi et ici, je fais ce que bon me semble — MonsieurRodriguez, s’il vous plait, soyez compré-hensif… — Trouvez-moiun cendrier: nous devons discuter! » « Lepetit gars» soupire de nouveau, prend la soucoupe logée sous sa tasse de café: «— Cecifera bien l’affaire… » L hôte dépose délicatement son cigare, ouvre une chemise bleue cartonnée où se trouve un dossier qu’il présente à Antoine : « — Vous devinez ? — J’ai bien peur que oui…
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— Trèsbien !Avez-vous, à l’heure actuelle, des gens susceptibles d’acheter ce bien ? — J’ai trois personnes sur le coup… » Mr Rodriguez se lève brutalement, s’approche puis le regard dur et insis-tant :« — Vousdevez les dissuader d’acquérir cette maison !Je vous enverrai celui qui signera le compromis de vente. Compris? »L’agent immobilier blêmit tout en se mordant la lèvre inférieure puis acquiesce d’un hoche-ment de tête.
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