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Vile
Du fourreau de mon âme vile,
J’ai dégainé la courbe froide,
D’un passé de chrysanthèmes roides,
Fendant jusqu’à la lune de périls,
De ce sabre blanc, le cœur arraché au vent
Du mont, au pied de mon maître agonisant,
Puis d’un pas véloce, j’ai emprunté cette voie,
À l’envers des ténèbres du val,
Où sommeillaient des lambeaux de foi,
Au cœur d’un embryon de lumière pâle.
Plantant la pointe au piémont du sabre noir,
J’ai hurlé ma folie, ce mystère, de l’enfance,
Qui me tourmentait, malgré la distance,
L’horreur et la mort.
Cet avenir de tombeaux, je l’ai tracé au tranchant
De mes flammes azur;
Jamais ma garde ne fut brisée,
Sinon par le biais de ma propre épée,
Jamais, au vieil homme, je n’ai pris l’or,
Préférant au confort, ces instants de fureur,
Où d’une courbe d’acier, je fendais les astres
Broyés, de mes ennemis déments.
Silence.
G.N.Paradis, Vile, Lunambre, l’éminence grise
, texte paru aux éditions Numériklivres en Juin 2012.