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7
pages
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Français
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Documents
Description
Chronique de la quinzaine — 14 septembre 1841
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 27, 1841
Chronique de la quinzaine/1841/14 septembre 1841
C’est avec une profonde émotions que nous nous adressons aujourd’hui à nos
lecteurs, avec une émotion qu’ils ont tous éprouvé comme nous à la nouvelle de
l’horrible attentat, qui a failli couvrir de deuil la fête que la famille royale donnait à
l’armée. C’est donc la manie de l’assassinat qui agite aujourd’hui les esprits !
Bientôt la mémoire ne suffira plus à retenir les noms de tous les assassins qui se
succèdent dans cette infâme carrière, et dont la Providence a pu seule déjouer les
nombreuses tentatives. L’attentat devient de plus en plus stupide et féroce.
Aujourd’hui, ce n’est plus la pensée du régicide, ce n’est plus la folle et criminelle
espérance d’une révolution sanglante, d’une indomptable anarchie, suivant la mort
du chef de l’état, du conservateur suprême de la paix publiques, qui arme le bras de
l’assassin. Non. Il veut tuer pour le plaisir de tuer, pour avoir du sang ; il lui faut du
sang, ainsi qu’on le criait en effet dans les rassemblemens séditieux des jours
précédens ; pour avoir du sang, il décharge son pistolet au milieu d’une fête, d’un
immense rassemblement S’il manque son but, il a du moins l’espoir de tuer
quelqu’un, de voir un cadavre a ses pieds ; si le prince échappe à ses coups, la
balle frappera un officier, un soldat, un spectateur, une femme, un enfant, car certes
l’assassin ne ...
Victor de Mars
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 27, 1841
Chronique de la quinzaine/1841/14 septembre 1841
C’est avec une profonde émotions que nous nous adressons aujourd’hui à nos
lecteurs, avec une émotion qu’ils ont tous éprouvé comme nous à la nouvelle de
l’horrible attentat, qui a failli couvrir de deuil la fête que la famille royale donnait à
l’armée. C’est donc la manie de l’assassinat qui agite aujourd’hui les esprits !
Bientôt la mémoire ne suffira plus à retenir les noms de tous les assassins qui se
succèdent dans cette infâme carrière, et dont la Providence a pu seule déjouer les
nombreuses tentatives. L’attentat devient de plus en plus stupide et féroce.
Aujourd’hui, ce n’est plus la pensée du régicide, ce n’est plus la folle et criminelle
espérance d’une révolution sanglante, d’une indomptable anarchie, suivant la mort
du chef de l’état, du conservateur suprême de la paix publiques, qui arme le bras de
l’assassin. Non. Il veut tuer pour le plaisir de tuer, pour avoir du sang ; il lui faut du
sang, ainsi qu’on le criait en effet dans les rassemblemens séditieux des jours
précédens ; pour avoir du sang, il décharge son pistolet au milieu d’une fête, d’un
immense rassemblement S’il manque son but, il a du moins l’espoir de tuer
quelqu’un, de voir un cadavre a ses pieds ; si le prince échappe à ses coups, la
balle frappera un officier, un soldat, un spectateur, une femme, un enfant, car certes
l’assassin ne ...
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