LE JOURNAL DE RUTH MAIER
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LE JOURNAL DE RUTH MAIER

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Extrait de la publication 187501VHT_MAIER_fm9_xml_essai480.fm Page 5 Mercredi, 22. août 2012 8:57 08 LE JOURNAL DE RUTH MAIER Une réfugiée juive en Norvège Textes sélectionnés et présentés par Jan Erik Vold Traduit du norvégien par Alex Fouillet Jean-Claude Gawsewitch Éditeur Extrait de la publication 187501VHT_MAIER_fm9_xml_essai480.fm Page 6 Jeudi, 23. août 2012 1:21 13 NOTE DE L’ÉDITEUR Le Journal de Ruth Maier présente une sélection des carnets, lettres et notes de 1933 à 1942, qui ont été retrouvés. Ces textes ont été publiés dans le respect de la vie privée et créent, ainsi regroupés, une œuvre littéraire à part entière. Le travail éditorial de Jan Erik Vold et les textes de Ruth Maier forment une entité indivisible. Pour les éditions étrangères, les droits sont partagés entre Judith Suschitzky, qui est la sœur de Ruth Maier, et Jan Erik Vold. Judith Suschitzky cède ses droits à Amnesty International. Les illustrations sont issues des documents retrouvés appartenant à Ruth Maier, et de la collection de photos de sa sœur, Judith Suschitzky. Photo p. 468 : « Donau », © Georg W. Fossum/Scanpix Les photos de Biri, Kolsås et Rondane ont été prises par Karen Voldsgård Jensen. Titre original Ruth Maiers dagbok En jødisk flyktning i Norge © Gyldendal Norsk Forlag AS 2007 ; édition poche revue, 2010 Édition norvégienne publiée par Gyldendal Norsk Forlag AS, Oslo. Publiés en accord avec Hagen Agency, Oslo, et Gyldendal Norsk Forlag AS, Oslo.

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187501VHT_MAIER_fm9_xml_essai480.fm Page5 Mercredi,22. août 20128:57 08
LE JOURNAL DE RUTH MAIER
Une réfugiée juive en Norvège
Textes sélectionnés et présentés par Jan Erik Vold
Traduit du norvégien par Alex Fouillet
JeanClaude Gawsewitch Éditeur
Extrait de la publication
187501VHT_MAIER_fm9_xml_essai480.fm Page6 Jeudi,23. août 20121:21 13
NOTE DE L’ÉDITEUR
LeJournal de RuthMaier présenteune sélection des carnets, lettres et notes de 1933 à 1942, qui ont été retrouvés. Ces textes ont été publiés dans le respect de la vie privée et créent, ainsi regroupés, une œuvre littéraire à part entière. Le travail éditorial de Jan Erik Vold et les textes de Ruth Maier forment une entité indivisible. Pour les éditions étrangères, les droits sont partagés entre Judith Suschitzky, qui est la sœur de Ruth Maier, et Jan Erik Vold. Judith Suschitzky cède ses droits à Amnesty International.
Les illustrations sont issues des documents retrouvés appartenant à Ruth Maier, et de la collection de photos de sa sœur, Judith Suschitzky. Photo p. 468 :« Donau », © Georg W. Fossum/Scanpix Les photos de Biri, Kolsås et Rondane ont été prises par Karen Voldsgård Jensen.
Titre original Ruth Maiers dagbok En jødisk flyktning i Norge
© Gyldendal Norsk Forlag AS 2007 ; édition poche revue, 2010 Édition norvégienne publiée par Gyldendal Norsk Forlag AS, Oslo. Publiés en accord avec Hagen Agency, Oslo, et Gyldendal Norsk Forlag AS, Oslo.
Ouvrage traduit avec le concours de NORLA.
© JeanClaude Gawsewitch Éditeur, 2012 130, rue de Rivoli 75 001 Paris ISBN : 9782350133584
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Préface – Autrui
SOMMAIRE
PARTIE I : Dixhuitième anniversaire au moment de la Nuit de Cristal JOURNAUX ÉCRITS À VIENNE 19331938
Ruth l’écolière Maman, tu m’as oubliée ? Des idées vont et viennent Le journal d’un infirme Dernier automne au pays
PARTIE II : 1940 sonne de façon vraiment… affreuse LETTRES À SA SŒUR EN ANGLETERRE 19391940
Réfugiée en Norvège Le rêve de l’Amérique Grandes vacances Au lycée norvégien Mille neuf cent quarante
PARTIE III : C’est la guerre JOURNAUX INTIMES ÉCRITS EN NORVÈGE 19401942
En pays occupé Les Allemands prennent Paris 7
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9
19 21 49 71 87 121
157 159 181 201 221 243
263 265 285
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Le journal de Ruth Maier
Ai rencontré Gunvor Hospitalisée Longues soirées En voyage Le Trøndelag et le retour Modèle Le printemps est sur nous Chez soi
Épilogue : … qui a disparu
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307 323 361 385 401 425 445 455 469
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PRÉFACE Autrui
Ruth Maier, réfugiée autrichienne arrivée en Norvège avant la guerre, a vécu quatre ans dans ce pays, jusqu’à la grande rafle menée contre les juifs de la capitale à la fin de l’automne 1942. Elle fut alors arrêtée avec environ cinq cents autres juifs et embarquée sur le cargoDonaunovembreêtre déportée. Née à Vienne le 10 pour er 1920, elle est morte à Auschwitz le 1décembre 1942. Elle a tenu un journal jusqu’à la fin de sa vie. Les premières notes qui nous sont parvenues ont été écrites quand elle avait douze ans. Le dernier cahier s’arrête deux jours après son vingtdeuxième anni versaire. Huit volumes rédigés entre 1933 et 1942 ont pu être ras semblés – en sus d’une cinquantaine de lettres – et constituent les notes quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles d’une jeune femme curieuse et cultivée, dotée de vastes compétences artistiques. Gunvor Hofmo a pris soin de ces notes pendant plus de cinquante ans. À partir d’environ mille cent pages manuscrites et de trois cents lettres, on a reconstitué l’histoire d’une vie, un texte d’environ quatre cents pages dactylographiées, qui a reçu le titre :Le journal de Ruth Maier, et le soustitre :Une réfugiée juive en Norvège. Ruth Maier était une lycéenne de dixhuit ans quand elle a quitté le Reich allemand à la fin janvier 1939 pour s’installer à Lillestrøm. Elle passa le baccalauréat en 1940, se fit des amies norvégiennes par le biais du Service du travail féminin, dont la future poétesse Gunvor Hofmo avec qui elle vécut régulièrement pendant deux ans, à l’occasion de voyages et de missions à travers le pays. Elle put emménager seule dans la capitale en septembre1942, quand elle s’inscrivit aux cours du soir de l’école des beauxarts. Ses revenus provenaient des objets touristiques qu’elle décorait. 9
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Le journal de Ruth Maier
Elle a laissé des journaux, des lettres et des textes littéraires, ainsi qu’un grand nombre d’aquarelles et de dessins. De bons souvenirs pour ceux qui lui ont survécu, dont beaucoup sont encore parmi nous. Ruth Maier allait influencer l’écriture de Gunvor Hofmo dès le début (même si son nom n’est pas mentionné) :
Telle une soirée pluvieuse vous savez que c’est elle, une amie juive qu’ils ont assassinée, elle dont ils ont laissé brûler le cadavre avec des milliers d’autres.
Nous avons des renseignements sur le dernier voyage de Ruth Maier :à leur arrivée à Auschwitz, 188femmes, 42enfants et 116 hommesinaptes au travail furent débarqués duDonau et conduits dans les chambres à gaz. Les corps furent brûlés en plein air. Pour ces 346 personnes, il n’existe pas d’actes de décès individuels. Le nom de Ruth Maier apparaît en deux endroits à Oslo : sur le monument aux victimes de guerre juives d’Østre Gravlund, et sur une plaque dédicacée aux victimes inscrites à l’école des beauxarts. Au Döblinger Friedhof, à Vienne, son nom est gravé sur la stèle de ses parents.
* Quelques éléments sur sa famille: Ruth Maier grandit dans un foyer paisible et bien protégé de la bourgeoisie viennoise, entourée de son père, de sa mère et d’une sœur, Judith, d’un an et demi sa cadette. La famille faisait partie du contingent de juifs sécularisés de la capitale autrichienne. Ludwig Maier occupait un poste haut placé dans les services postaux autrichiens, et il était secrétaire général de l’Union internationale des postes, téléphones et télégraphes PTTI. Docteur en philosophie, il maîtrisait neuf langues. Ruth lui était très attachée. Sa relation à sa mère, Irma, était plus ambivalente. Le père mourut d’érysipèle quand Ruth avait treize ans. Robert, son frère, directeur de banque à Brno en Tchécoslovaquie, devint le « protecteur » de la famille. Oskar, un oncle du côté maternel, com muniste dévoué à Moscou, fut un autre parent important pour Ruth. 10
Extrait de la publication
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Préface
Ruth et Judith eurent ensemble une enfance heureuse, et effec tuèrent de nombreux voyages à l’étranger: Yougoslavie, Italie, Suisse, France, Hongrie – même si la destination la plus fréquente restait la Moravie, dans la Tchécoslovaquie d’alors, puisque leur père venait du petit village de Zarošice. Ils y passaient quelques semaines chaque été. Cette période prit fin lorsque Hitler envahit l’Autriche en mars 1938. La population juive, qui représentait une classe moyenne d’environ deux cent mille personnes bien intégrée dans la grande ville de Vienne, devint tout à coup une classe de parias et d’ennemis avérés de l’État. La famille Maier fut contrainte de quitter son appartement moderne pour emménager dans un ghetto. Les enfants juifs n’avaient plus le droit de fréquenter les écoles classiques. Harcèlement en pleine rue, pillage des magasins, slogans antijuifs faisaient désormais partie du quotidien, au même titre que les arrestations et les assassinats. Le summum fut atteint lors de ce que l’on appela « la Nuit de Cristal », qui tomba le jour du dixhuitième anniversaire de Ruth, au mois de novembre. Les six frères et sœurs de Ludwig Maier – deux frères et quatre sœurs – furent exterminés dans les camps de concentration pendant la guerre, de même qu’un des frères de la mère. Du côté paternel, Ruth et Judith Maier faisaient partie d’un groupe de treize cousins et cousines, dont six seulement survécurent. Parmi eux, le philo sophe Stephan Körner (19132000), élève de Wittgenstein et spé cialiste de Kant. La sœur de Ruth, Judith, se réfugia en Angleterre en décembre 1938, et y fut rejointe en l’espace de six mois par leur mère Irma et leur grandmère Anna. Avant que le nazisme ne s’impose à Vienne, Ruth appréciait l’école et ses amis. Elle montrait des dispositions pour la comédie, jouait le rôle principal dans les représentations annuelles de son école et adorait aller au théâtre. Elle n’aimait pas les mathématiques, mais elle était douée en rédaction. Les plus anciens journaux que l’on a conservés sont rédigés dans des cahiers reliés classiques. Les supports qu’elle choisit par la suite sont plus soignés et variés.
* Les notes qui n’ont pas disparu donnent à penser que Ruth Maier a écrit de façon relativement constante. Les lacunes consta tées sont souvent dues à des pertes. Dans plusieurs cas, le texte fait 11
Extrait de la publication
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Le journal de Ruth Maier
directement référence à des pages aujourd’hui manquantes. Si l’on numérote les journaux existants, on peut établir la chronologie suivante :
Livre 1 : mai 1933octobre 1934 Livre 2 : novembre 1935octobre 1936 Livre 3 : novembre 1936avril 1937 Livre 4 : avril 1937juillet 1937 Livre 5 : septembre 1937décembre 1937 Livre 6 : septembre 1938décembre 1938 Livre 7 : avril 1940juillet 1940 Livre 8 : janvier 1941novembre 1942
En ce qui concerne l’intervalle de temps le plus important, qui coïncide avec les quinze premiers mois de Ruth Maier en Norvège, nous avons heureusement conservé les lettres de sa sœur Judith, qui habitait alors dans la ville anglaise de Brighton. L’attaque allemande contre la Norvège, le 9 avril 1940, interrompit les correspondances, et seule une petite partie des lettres arrivèrent à destination. Toute fois, nous avons les notes de Ruth, qui commencent le 10avril et se poursuivent jusqu’à l’été. Le dernier livre, plus épais,Ruth Maier Tagebuch 1941, 1942, est, avec ses 350 pages manuscrites, le plus fourni et le plus impor tant. C’est sur la base de citations de ce volume que Gunvor Hofmo 1 écrivit l’article «Ruth Maier» dans le magazine littéraireVinduet de février 1948, et c’est avec des extraits tirés principalement de ce journal que cette même Hofmo tenta de convaincre son éditeur de publier sous forme de livre une sélection de notes des journaux de Ruth Maier. La demande fut rejetée, le caractère des écrits ayant été jugé trop personnel. La poétesse se résigna alors à admettre que le chagrin à l’égard d’« une amie juive qu’ils ont assassinée » serait une chose avec laquelle elle devrait vivre seule. Il en résulta vingtdeux années d’instabilité mentale, au terme desquelles Gunvor Hofmo put enfin tourner la page des institutions psychiatriques. La citation du premier recueil de 1946 est tirée du poèmeRen contre: «, de Hofmo, dont la chute est bien connueWarum sollen 2 wir nicht leiden/wenn so viel Leid ist? »Une lettre écrite après la
1.La fenêtre. 2. « Pourquoi ne souffririonsnous pas alors qu’il y a tant de souffrance ? »
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Extrait de la publication
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Préface
guerre par Gunvor Hofmo à la sœur de Ruth nous apprend que cette phrase est directement tirée, à l’identique, d’une lettre que Ruth a pu faire débarquer secrètement duDonau àl’attention de Gunvor. Ruth explique ici qu’elle cède à Gunvor tout ce que celle ci souhaitera garder d’elle. Nous avons les propos de Hofmo ellemême sur l’importance de Maier, dans une discussion avec la maison d’édition au sujet de la parution de textes tirés des journaux :
Je ne peux qu’évoquer rapidement l’importance que Ruth a eue pour moi, même si je ne l’ai connue que deux ans, après 1940… Dès mon enfance, j’ai été profondément touchée par les persécu tions dont les juifs faisaient l’objet en Allemagne; touchée, d’ailleurs, ce n’est pas le bon terme, j’étais pour ainsi dire obsédée par toutes ces dégradations de l’individu, et qui plus est par le nazisme. Ce n’est que quand j’ai rencontré Ruth à travers le Service de travail volontaire, quand j’avais dixneuf ans, que ce que je combattais depuis toutes ces années a pu trouver son exu toire. Au départ, c’était ça: une réfugiée juive, victime de cette ignominie que je détestais depuis si longtemps, sans pouvoir lever un seul doigt pour aider. Il apparut alors qu’elle était une sorte de parallèle spirituel, une âme sœur, même si nous avions grandi dans des milieux très différents, au cours d’enfances diamétrale ment opposées.
« Âmes sœurs/et l’une des sœurs est morte. » De nombreux élé ments dans les poèmes et la carrière de Gunvor Hofmo, y compris sa capacité à se reconstruire, peuvent être rapportés à l’apparition de Ruth Maier, puis à sa disparition. L’un des poèmes est intitulé À quelqu’un qui était, et en voici la strophe finale :
D’où le manque attentif, d’où la paix fuyante, dans ce quotidien calciné avec lequel je ne me réconcilierai jamais. Les choses sont tes yeux, les choses sont ta bouche. Je suis souvent aveugle parmi elles. Maistoi, tu es mon instant de vision.
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Extrait de la publication
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Le journal de Ruth Maier
Les trois parties de l’œuvre ainsi que sa composition chronolo gique vont d’ellesmêmes : I :Journaux intimes écrits à Vienne, divisés en cinq sous chapitres, 19331938. II : Lettres à sa sœur en Angleterre, organisées en cinq chapitres, 19391940. III :Journaux intimes rédigés en Norvège, divisés en dix sous chapitres, 19411942. Les vingt chapitres commencent par quelques éléments biogra phiques et thématiques sur le stade atteint par l’écrivaine au moment du récit. Toutes les citations et répliques sont attestées. L’œuvre se termine sur un épilogue qui suit les vingtquatre der nières heures de Ruth Maier en Norvège. Les écrits de Vienne sont regroupés en fonction des tomes des journaux, à cela près que le premier chapitre comprend les deux premiers journaux. On y trouve des extraits de ses premières notes plus qu’un texte cohérent. Les quatre autres chapitres suivent les troisième, quatrième, cinquième et sixième journaux, où les restric tions et les omissions sont aussi présentes. Les lettres à destination du RoyaumeUni sont marquées par des omissions un peu plus importantes. Elles ne regroupent que celles adressées à Judith, bien que Ruth ait parfois envoyé des courriers à sa mère ou sa grand mère. Même s’il y a des exceptions, ce qui concerne directement la vie privée de la sœur a presque toujours été supprimé. Il en va de même pour les amis et les connaissances communs qui ont été expulsés de Vienne, et pour les interprétations de Ruth visàvis de son avenir, quand on a entendu ce genre de choses dans des courriers antérieurs. Le style est plus oral, moins strict. Même si le texte est condensé, la volonté de conserver un style aisé est toujours présente. Les notes prises en Norvège sont restituées aussi fidèlement que possible. Elles comprennent aussi une cinquantaine de courts textes lyriques, dont la plupart sous forme de poèmes en prose. Ils sont retranscrits en écriture cursive et insérés à leur place chronologique. Ruth les a notés ellemême dans son jour nal intime, mais il existe aussi des versions plus propres sur des feuilles volantes. Le livre est enrichi d’illustrations en rapport avec les notes, sur les pages appropriées. Il peut s’agir de photos, de dessins, de coupures de journaux, de prospectus, ainsi que de toute autre sorte de document 14