Mad Men 1
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Mad Men 1

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Description

10 SÉRIE D’ÉTÉ TOTEMS STYLO PENDENTIFAvant d’être la patronne, Joan, en qualité de chef des secrétaires, a longtemps fait office de directrice d’école pour sales gosses attardés et jeunes filles en fleur. Une fonction tout entière résumée par son accessoire fétiche.

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Publié le 28 juillet 2015
Nombre de lectures 8
Langue Français
10 SÉRIE D’ÉTÉ TOTEMS
STYLO PENDENTIFAvant d’être la patronne, Joan, en qualité de chef des secrétaires, a long-temps fait office de directrice d’école pour sales gosses attardés et jeunes filles en fleur. Une fonction tout entière résumée par son accessoire fétiche.
CORPSAvec ses courbes « tex averyesques », la silhouette de Joan est à elle seule un élément décisif de l’univers « Mad Men ». Le marqueur temporel indéniable d’une époque plus Marilyn Monroe que brindille –« Avec Matthew Weiner, on savait qu’on voulait ce genre de corps,revendique la chef costumière, Janie Bryant.A l’époque, les gens ne passaient pas leur temps à la salle de gym et ils buvaient trois dry martini au déjeuner. »
LES MYTHOLOGIES MADMEN Regarde les hommes tomber… Fumée de clopes, vapeurs d’alcool et spleen à tous les étages, la série-culte de Matthew Weiner, plongée en apnée au sein d’une agence de publicité et peinture de l’Amérique des années 1960-1970, a imposé son univers ultrasophistiqué. A l’heure où « Mad Men » tire sa ré-vérence, inventaire de ses gimmicks fétiches. PAR MARJOLAINE JARRY
AMC
NŒUD PAPBert Cooper, le doyen de l’agence, se distingue par son immuable nœud papillon, sa pochette trois pointes (et sa haine des chaussures !). Un côté music-hall qu’il assumera dans sa peau de fantôme et qui dézingue, par contraste, la rigidité des costumes-armures de ses collègues, mettant à nu la comédie sociale.
CIGARETTES842 clopes fumées au fil des sept saisons... Omniprésente, la cigarette incarne avec force le décalage tem-porel, entre nostalgie d’une époque moins cernée par la notion de risques et cruel sentiment d’anticipation – devant l’écran, nous regardons fumer ceux qui ne savent pas qu’ils vont en mourir, avant de nous demander quel danger mortel nous me-nace, à notre tour, sans que nous en ayons conscience…
L ’ H E B D O D E SMÉDIAS
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COSTARDLes plus tradis le portent en mode trois pièces, les autres, comme Don Draper, optent pour une version plus sixties, sans gilet. Dans les deux cas, vu le niveau de vie de ces messieurs, tout est sur mesure. Le détail qui tue ? Les pantalons portés sous la poitrine, à la mode Chirac.
LAVALLIÈREAvec son corsage à lavallière et sa tenue de travail pas loin de l’uniforme, Peggy évoque les héroïnes des « Bonnes Femmes » de Chabrol, l’un des films de référence de Weiner pour « Mad Men ». Sur l’échelle du look, du début de la série à sa fin, c’est elle qui peut revendiquer la plus grande évolution. Même l’effet de surprise de la moustache seventies de Roger en saison 7 ne peut rivaliser.
RELIQUEL’histoire est un roman… ou une série. Censée se dérouler entre 1960 et 1969, « Mad Men » convoque éléments et événements d’époque (les premiers pas sur la Lune, la mort de Kennedy…), mais s’amuse aussi à brouiller les pistes. Parce que le présent est toujours tissé de passé. Si le décorateur Dan Bishop égrène quelques nou-veautés du moment (fauteuils Eames, table Knoll), il a aussi choisi des meubles plus anciens« parce qu’on ne refait pas son salon ou son bu reau chaque année ! ».Au rayon des anachronismes, cet exemplaire du magazine « Life » qui date de 1954, avant le début supposé de la série ! Une occasion de glisser dans l’image le visage de Rita Moreno, Anita dans « West Side Story ». L’une des comédies musicales favorites de Weiner avec « les Demoiselles de Rochefort ».