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Tourisme et nation branding : les nouvelles stratégies marketing dans le monde
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2026
Cette émission explore en profondeur la crise actuelle du secteur du cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial avec plus de 40% de la production globale. Face à une volatilité historique des cours et des difficultés majeures pour les producteurs, l'émission donne la parole aux acteurs de terrain, experts et décideurs pour comprendre les enjeux économiques, sociaux et politiques de cette filière stratégique.
Prix bord champ fixé à 2 800 francs CFA/kg par l'État ivoirien en début de campagne 2025-2026
Chute brutale des cours mondiaux
👉 Alahassane Diakité, directeur général de la Maison du Cacao et Diakité Cocoa Products, député de Divo (Côte d'Ivoire). Fils de planteurs, il représente une nouvelle génération d'entrepreneurs ivoiriens engagés dans la transformation locale du cacao.
« Le producteur de cacao vit de la sueur de son front, pas de la politique »
L'entretienen vidéo et en intégralité ici
👉 Dr Lansana Gagny Sakho, secrétaire général du CAVIE (Centre Africain de Veille et d'Intelligence Economique), spécialiste des chaînes de valeur et de l'intelligence économique.
« Tant que l’Afrique n’assurera pas la transformation locale de ses matières premières, elle restera dépendante. »
👉 Oscar Toukpo, chargé de recherche à l'Institut d'Ethno-Sociologie de l'Université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan, spécialiste de la ruralité et des questions de vulnérabilité dans la filière cacao.
« Il y a un phénomène de migration des producteurs vers des terres plus fertiles au Libéria et en Guinée forestière. »
Avec son frère jumeau Fousseini, Alahassane Diakité, qui a débuté comme pisteur (collecteur de fèves), a créé deux unités de transformation :
Leurs produits vont au-delà du chocolat : pâtes à tartiner, gels douche, savons... avec l'ambition de créer des produits accessibles aux Ivoiriens.
« Aujourd'hui, le chocolat n'est pas trop dans nos habitudes alimentaires. Nous voulons aussi limiter l'exportation pour que les produits que nous allons faire soient consommés ou utilisés localement. »
Dr. Lansana Gagny Sakho met en lumière les faiblesses structurelles du modèle africain :
Les obstacles à la transformation locale :
« L'Afrique s'est toujours contentée à produire et à exporter ses matières premières brutes et rester en marge, là où on fait la valeur ajoutée [...] Nous n'avons jamais été capables d'anticiper. »
Selon lui, la transformation locale pourrait multiplier par quatre la valeur des produits, mais nécessite une alliance stratégique entre pays producteurs, à l'image de l'OPEP pour le pétrole.
Oscar Toukpo décrit les facteurs de paupérisation des planteurs : :
Phénomène préoccupant : migration de producteurs ivoiriens vers le Libéria et la Guinée forestière pour trouver des terres plus fertiles, avec risque de conflits fonciers futurs.
« Ces paysans là, qui produisent le cacao donc la matière première, n'ont aucunement d'influence sur la fixation des prix. »
Yves Brahima Koné, directeur du Conseil Café-Cacao, explique la stratégie d'intervention :
« L'État va s'appuyer en priorité sur des opérateurs nationaux crédibles, solides et structurés qui conduiront les opérations d'achat et d'enlèvement [...] Ce mécanisme mis en place se poursuivra tout au long de la campagne principale afin de décongestionner le bord champ. »
Alahassane Diakité, dans son nouveau rôle de député, identifie les priorités législatives :
Programme d'action :
« Il faut que les choses soient faites réellement pour le bien-être des producteurs [...] On essaie d'oublier l'essentiel et on se concentre sur ce qui est ponctuel. »
07 février 2026
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