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27
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Français
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Description
Discours d’ouverture du cours de 1806
Jean-Baptiste de Lamarck
Messieurs,
En ouvrant ce cours sur les animaux sans vertèbres, je me propose de vous
donner, relativement aux animaux dont il s’agit, les idées les plus justes et les plus
claires qu’il me sera possible, afin de vous faire connoître tout l’intérêt que leur
étude inspire.
En général, leur petitesse extrême et leurs facultés bornées, semblent d’abord ne
leur mériter qu’un intérêt médiocre, comparativement aux autres animaux ; mais si
vous donnez quelqu’attention aux considérations que je vais successivement vous
présenter, vous les verrez d’un tout autre œil que le vulgaire, et vous penserez
sûrement avec moi, que l’étude de ces singuliers animaux doit être considérée
comme une des plus intéressantes aux yeux du naturaliste et du philosophe, parce
qu’elle répand sur quantité de problèmes relatifs à l’histoire naturelle et à la
physique animale, des lumières qu’on obtiendroit difficilement par aucune autre
voie.
Avant d’entrer dans aucun détail sur les objets que vous vous proposez de
connoître, je vais vous présenter quelques considérations importantes, qui influeront
puissamment à diriger votre attention sur les objets essentiels que vous devez avoir
en vue en suivant ce cours. Ces considérations vous feront sentir la nécessité de
distinguer ce qui, dans l’état où sont les sciences naturelles, appartient à l’art, de ce
qui est le propre de la nature, dont la connoissance constitue le premier intérêt de
vos ...
Jean-Baptiste de Lamarck
Messieurs,
En ouvrant ce cours sur les animaux sans vertèbres, je me propose de vous
donner, relativement aux animaux dont il s’agit, les idées les plus justes et les plus
claires qu’il me sera possible, afin de vous faire connoître tout l’intérêt que leur
étude inspire.
En général, leur petitesse extrême et leurs facultés bornées, semblent d’abord ne
leur mériter qu’un intérêt médiocre, comparativement aux autres animaux ; mais si
vous donnez quelqu’attention aux considérations que je vais successivement vous
présenter, vous les verrez d’un tout autre œil que le vulgaire, et vous penserez
sûrement avec moi, que l’étude de ces singuliers animaux doit être considérée
comme une des plus intéressantes aux yeux du naturaliste et du philosophe, parce
qu’elle répand sur quantité de problèmes relatifs à l’histoire naturelle et à la
physique animale, des lumières qu’on obtiendroit difficilement par aucune autre
voie.
Avant d’entrer dans aucun détail sur les objets que vous vous proposez de
connoître, je vais vous présenter quelques considérations importantes, qui influeront
puissamment à diriger votre attention sur les objets essentiels que vous devez avoir
en vue en suivant ce cours. Ces considérations vous feront sentir la nécessité de
distinguer ce qui, dans l’état où sont les sciences naturelles, appartient à l’art, de ce
qui est le propre de la nature, dont la connoissance constitue le premier intérêt de
vos ...
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Français
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