Président légitime, politiquement approuvé... ou à prouver ?

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Guillaume Pelletier sur i-télé décrit un «président légitime dont la politique n'est pas souhaitée» au moment où on apprend dans la foulée qu'il sera impossible de renégocier le pacte budgétaire européen… Mélenchon, oh secours ! Et François Hollande nous annoncera tranquillement d'un air désolé que malheureusement, dans l'immédiat, il ne sera pas possible de modifier les clauses engagées, appelant les Allemands aux urnes, ça fera toujours gagner du temps… Pas avant horizon combien alors ?… Pour être caustique la situation n'en est pas moins douloureuse car la triste réalité est certainement là, dans cette situation figée dans laquelle se trouve le capitalisme qui pour subsister doit continuellement se payer de la main d'oeuvre au prix le plus bas ou la licencie directement pour maintenir son flot de capitaux à niveau. Pire encore les situations où ils peuvent réfréner la création et la diffusion des emplois pour mieux les vendre… Au niveau des petites entreprises, qui doivent mettre la clé sous la porte, c'est au plan du développement territorial, pris à une échelle départementale ou régionale, qu'il faut chercher les causes d'une clientèle essaimée ce qui réduit leur faculté de rendement et au bout du compte prononce des mises en faillites. Primes de licenciements n'était-ce pas là la facture de dédouanement que s'offrit très tôt le système capitaliste pour se donner les moyens de survivre ? Déjà la forme d'une dette compensatoire qu'il s'octroyait pour sauver sa bouée de survie et qu'il n'a pas hésité à transposer à l'échelle européenne en permettant d'enclencher du même coup des phénomènes irréversibles de crise, d'abord à l'unité (dès 2008) puis de manière étendue - prise en multiplication -, au point de finir par devenir dans la bouche du Président français sortant une référence, «d'une crise nous sommes passés à des crises»… Hum, pas étonnant puisque la technique permet de ne pas toucher au capital mais de l'augmenter le plus possible…
Publié le : mardi 8 mai 2012
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Président légitime, politiquement approuvé... ou à prouver ?
Guillaume Pelletier sur i-télé décrit unprésident légitime dont la politique n'est pas souhaitée»au moment où on apprend dans la foulée qu'il sera impossible de renégocier le pacte budgétaire européen Mélenchon, oh secours ! Et François Hollande nous annoncera tranquillement d'un air désolé que malheureusement, dans l'immédiat, il ne sera pas possible de modifier les clauses engagées, appelant les Allemands aux urnes, ça fera toujours gagner du temps Pas avant horizon combien alors ? Pour être caustique la situation n'en est pas moins douloureuse car la triste réalité est certainement là, dans cette situation figée dans laquelle se trouve le capitalisme qui pour subsister doit continuellement se payer de la main d'oeuvre au prix le plus bas ou la licencie directement pour maintenir son flot de capitaux à niveau. Pire encore les situations où ils peuvent réfréner la création et la diffusion des emplois pour mieux les vendre Au niveau des petites entreprises, qui doivent mettre la clé sous la porte, c'est au plan du développement territorial, pris à une échelle départementale ou régionale, qu'il faut chercher les causes d'une clientèle essaimée ce qui réduit leur faculté de rendement et au bout du compte prononce des mises en faillites. Primes de licenciementspas là la facture de n'était-ce dédouanement que s'offrit très tôt le système capitaliste pour se donner les moyens de survivre ? Déjà la forme d'une dette compensatoire qu'il s'octroyait pour sauver sa bouée de survie et qu'il n'a pas hésité à transposer à l'échelle européenne en permettant d'enclencher du même coup des phénomènes irréversibles de crise, d'abord à l'unité (dès 2008) puis de manière étendue - prise en multiplication -, au point de finir par devenir dans la bouche du Président français sortant une référence,d'une crise nous sommes passés à des crises»Hum, pas étonnant puisque la technique permet de ne pas toucher au capital mais de l'augmenter le plus possible
Avant d'être plongé dans le grand bain des sommets mondiaux, ceux du G8 et de l'Otan à la mi-mai ; François Hollande aura déjà à son actif le passage au Parlement de ses premières mesures concernant sa politique intérieure avec la loi de finance rectificative sur la taxation sur des revenus du travail et des transactions financières destinée aussi au contrôle des paradis fiscaux Dans le même temps s'établira la mise en fonctionnement des banques accréditées pour le développement des entreprises et la distribution éventuelle des fonds nécessaires à sauver celles qui seraient en difficultés.Nan, il s'agira de services bancaires affiliés, pas de construire de nouveaux bâtiments glorifiant en building les excès du capitalisme en deux semaines ! Voilà pour le premier acte déjà bien chargé qui constitue deux chantiers de transformation qui ouvrent la voie ascendante.
Le calendrier solidement ficelé de François Hollande devrait permettre de remuer un peu ce cycle rayé des investissements récupérés en licenciements ou par délocalisation des centres de production Il devrait pouvoir bousculer, à défaut de le secouer, le programme scellé par son prédécesseur avec Mme Merkel. Ne disait-il pas, pour se faire élire et rassembler, qu'il souhaitait mettre en application, au plan international, une renégociation du traité de discipline budgétaire ? La coopération entre les pays membres de l'Union européenne ne pouvant s'exposer à n'y répondre que par un simple refus, et même si François Hollande risque de s'y heurter, du moins au début ; il faudra bien, qu'à un moment, la situation se débloque puisqu'elle était soumise à blocage jusqu'à présent. Alors s'apercevra-t-on qu'on a un Président plus grand que le précédent qui de son autorité intelligente, n'aura pas eu besoin d'user de persuasion pour rendre acceptable les modifications qu'il envisage parce qu'elles tomberont rapidement sous la logique du bon sens !
Puisque les empressements britanniques de David Cameron et ceux émis par la Chancelière Merkel s'apitoient autour de François Hollande c'est bien que celui-ci a dans ses poches des idées pour le redressement qui les intéressent Encourageante surprise quand même pourtant qu'Angela Merkel soit intéressée par la possibilité de sceller des accords autour d'un nouveau pacte de croissance Est-ce là une thématique dont le développement aurait fait défaut à Sarkozy et que se permettrait d'étoffer François Hollande, fraichement arrivé sur le terrain qui intéresserait Mme Merkel, prête à en adopter les composantes qu'elle estimerait utiles en prévision de sauver son élection allemande en 2013 ? Les modifications inscrites sur le calendrier, avec à la fin mai une réunion informelle entre les dirigeants européens plus une discussion phare fin juin qui aura pour cible la croissance, ne bouleverseront pas dans l'immédiat le cours des affaires européennes mais en modifient déjà l'usage.
Sûr et certain que cette belle victoire François Hollande ne semble pas décider à la mettre sur la cheminée et la prise du gouvernail qu'il entreprend avec lenteur ne l'ancrera que plus solidement à la mission qui est dorénavant la sienne et qui consiste à imposer une logique économique modérante du libéralisme en l'arrachant des mains des partis de droite(-s) dans lesquelles il était maintenu pendant l'ère Sarko-Merkel Finalement, dans cet avenir si proche s'apercevra-t-on aussi que, contrairement à ce que pensait Nadine Morano le soir des élections, les socialistes n'ont pas besoin de retomber les pieds sur terre mais qu'ils les avaient déjà puisque l'objectif principal est dorénavant de freiner, si ce n'est de parvenir à le stopper, le délire à outrance dans lequel s'est engouffré le libéralisme économique dans l'état où vont le découvrir ces mêmes socialistes Un oeil maintenant ouvert sur ces droites réunies en une grande majorité européenne qui pensait avoir droit de tout, sauf d'un regard, celui des socialistes C'est ce que le
choix de nos urnes nationales et patriotiques tenteront de transmettre à cet univers européen tout entier ! D'ailleurs ça n'a pas duré Au même instant qu'en France sortait des urnes François Hollande avec 1 point 63 définitif sur son concurrent, sorti définitivement, apparaissait en Grèce une nouvelle configuration parlementaire dans laquelle la Gauche, identique à la construction élaborée par le Front de Gauche, devient la seconde formation politique du pays hissée parmi les six qui se sont opposées à un mémorandum pour bailleurs de fonds conduisant à l'austérité dont il faut signaler la malheureuseombre noire de l'entrée au Parlement d'un groupe d'extrême droite pour la première fois. Une majorité absolue est aussi difficile à conquérir là-bas...
Ça c'était encore pour la veille Le lendemain, dans la journée, François Hollande aura fait le tour de la terre en prenant contact avec les principaux dirigeants (Canada, Japon, Espagne) de la planète en vue d'une préparation commune à une coopération sur des dossiers internationaux avec des pays aussi divers que la Turquie, la Palestine, Israël Liste très complète et bien plus étendue livrée par Pierre Moscovici devenu un interlocuteur particulier de transition, le temps d'une conférence de presse annonciatrice de la mise en route de tous ces engagements internationaux au cours d'une après-midi de première prise de contacts sur de nombreux dossiers. Un style de la rapidité opposé au mur temporel sur lequel renvoie l'Ump le PS en lui donnant rendez-vous aux législatives, comme si rien ne pouvait se passer entre temps et qu'en rien l'Ump ne serait redevable d'un quelconque bilan en retour de son président pendant cette période. Et elle entend bien suspendre à son vol une possible victoire pour déséquilibrer le projet politique du nouveau Président pour rester au jus. Mais François Hollande qui permet rapidement à chacun de s'extirper de l'état de grâce dans lequel ont parfois tendance à s'échouer les victoires trop exaltées
serait-il entrain de surprendre tout le monde et tenterait-il de moins décevoir pour durer plus longtemps ?
Dans la même journée à l'Ump, ouverture d'un bureau exceptionnel au QG de campagne qui n'a rien à voir avec le résultat de la présidentielle mais préfigure la mise en route pour d'âpres duels promis pour les législatives Défilé de Fillon, Raffarin et d'autres ballets de sièges à défendre Nous voilà bien loin déjà du rayon des félicitations du soir d'avant auquel faudrait-il encore rajouter le courtois télégramme envoyé par Mme Parisot à l'enseigne du Medef pour signaler à François Hollande en sous-main qu'elle restait la patronne ou qu'elle consentait à faire de lui un partenaire sur-facturé ! ? Jean-François Copé emboîtant le pas à Pierre Moscovici plus tard en fin d'après-midi met en garde et tient fermement que rien ne sera modifié dans l'immédiat avant l'échéance des législatives comme si l'élection de François Hollande ne pouvait être d'actualité en dehors de l'attente du sursaut convoité qui, d'une famille politique qu'il sauverait, n'en bloquerait pas moins le projet du présidentié.
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