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1 . A NOUS LA PAROLE : BATISSONS LES NOUVEAUX REPUBLICAINS ! LETTRE OUVERTE DES ELUS LOCAUX AUX CANDIDATS A LA PRESIDENCE DES REPUBLICAINS Après uneannus horribilispour les partis politiques traditionnels, la rentrée 2017 et l’élection à la présidence des Républicains sont l’occasion – ou jamais – d’une profonde refondation. Nous ne voulons plus recommencer les mêmes erreurs du passé, sur lesquelles nous n’avons pas pu peser. Mesdames et Messieurs les candidats, les nouveaux Républicains sont déjà là : élus locaux, militants, engagés dans la vie politique comme dans la vie civile, dans celle de nos territoires comme dans celle de nos entreprises et associations, cette fois-ci, à nous la parole. POURQUOI ? Nous, élus locaux et parlementaires ancrés dans leur territoire, n’avons pas suffisamment pesé sur les décisions de notre famille politique ni sur le parti que nous souhaitions. C’est une erreur – collective – fondamentale, pour trois raisons : 1. L’éloignemententre «Paris »et «le reste» du pays s’est renforcé, donnant le sentiment d’un parti d’apparatchiks hors-sols, éloigné des préoccupations des Français et centré sur ses propres psychodrames internes ; 2.
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A NOUS LA PAROLE : BATISSONS LES NOUVEAUX REPUBLICAINS ! LETTRE OUVERTE DES ELUS LOCAUX AUX CANDIDATS A LA PRESIDENCE DES REPUBLICAINS
Après uneannus horribilispour les partis politiques traditionnels, la rentrée 2017 et l’élection à la présidence des Républicains sont l’occasion – ou jamais – d’une profonde refondation. Nous ne voulons plus recommencer les mêmes erreurs du passé, sur lesquelles nous n’avons pas pu peser.
Mesdames et Messieurs les candidats, les nouveaux Républicains sont déjà là : élus locaux, militants, engagés dans la vie politique comme dans la vie civile, dans celle de nos territoires comme dans celle de nos entreprises et associations, cette fois-ci, à nous la parole.
POURQUOI ?
Nous, élus locaux et parlementaires ancrés dans leur territoire, n’avons pas suffisamment pesé sur les décisions de notre famille politique ni sur le parti que nous souhaitions. C’est une erreur – collective – fondamentale, pour trois raisons :
1. L’éloignement entre « Paris » et « le reste » du pays s’est renforcé, donnant le sentiment d’un parti d’apparatchiks hors-sols, éloigné des préoccupations des Français et centré sur ses propres psychodrames internes ; 2. Les milliers d’élus locaux LRsont la société civile qu’Emmanuel Macron a pourtant réussi à nous opposer : nous sommes, comme tout le monde, des salariés, des chefs d’entreprise, des entrepreneurs, des commerçants, des professions libérales,… des parents, des grands-parents, des étudiants et des retraités, de tous les milieux sociaux ! 3. A l’heure du renouvellement du Sénat, nous, élus locaux, défendons une vision de la société, importante pour l’avenir et inaudible à Paris : contrairement à Monsieur Macron, nous refusons la centralisation des pouvoirs à Paris comme principe de gouvernement de la France. Nous voulons une démocratie décentralisée et responsable, au plus proche des habitants. Il est temps de revoir de fond en comble et « de bas en haut » le fonctionnement des Républicains pour pouvoir répondre aux attentes des Français, que nous rencontrons tous les jours, et pour imaginer un nouveau projet de société. Nous devons pour cela faire des Républicains le parti que nous connaissons sur le terrain : ancré dans la société, ouvert et populaire sur tous les territoires, capable de revitaliser notre vie démocratique.
COMMENT ?
Pour réussir cette refondation,nous proposons aux candidats à la présidence du mouvement quatre principes fondamentaux :
LE CHOIX DE LA DEMOCRATIE INTERNE PARTOUT, POUR TOUS
Les Marcheurs “en colère” sont les témoins d’un premier échec du parti En Marche : le mouvement, au lieu de laisser la place aux citoyens-acteurs, est devenu un parti de spectateurs-supporters du show jupitérien, dans l’auto-satisfaction permanente.
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Nous devons faire le contraire et être un exemple démocratique : finies les décisions arbitraires où quelques-uns, en chambre, décident des orientations ou des candidats. Les adhérents doivent débattre, arbitrer, décider et voter. Le pouvoir doit leur être donné pour les investitures de tous les candidats, comme pour les choix des responsables locaux et nationaux de nos instances. Nous préférons une véritable élection plutôt qu’un tirage au sort ou des nominations trop arbitraires.
L’ULTRA PROXIMITE Vs LA CENTRALISATION
Nous croyons qu’à l’heure du « village global », le réflexe et le besoin de nos concitoyens – permis d’ailleurs par les modes d’action en réseau sur Internet – s’orientent vers de nouvelles solidarités horizontales, à l’échelle la plus proche : la commune, le quartier, le hameau, le lieu-dit, la cité ou l’immeuble ; il devra en être de même de notre organisation. Notre parti devrait être décentralisé à l’échelle municipale ou cantonale, par exemple, pour permettre le militantisme de porte-à-porte mais aussi, pourquoi pas ?, l’action réelle – par du soutien scolaire, de l’aide aux séniors, de l’accompagnement à l’orientation éducative et professionnelle,…
L’OUVERTURE MASSIVE DE NOTRE PARTI
A l’époque des vidéos Youtube à 1 million de vues, ou des pétitions citoyennes recueillant des centaines de milliers de signatures, nos partis politiques de 200 000 ou 300 000 adhérents sont ridicules. Leur ouverture et leur connexion à l’ère numérique sont plus qu’une évidence : c’est une obligation que Les Républicains n’ont pas encore intégrée. N’importe quel Français doit pouvoir nous rejoindre et participer, facilement, rapidement, voire gratuitement. Nous devons imaginer de nouvelles participations, les idées préconçues sont nos ennemies.
A LA POINTE DU DEBAT D’IDEES, TOUT LE TEMPS
Sur le principe démocratique, le Conseil national, comme les instances locales, ne doivent plus être des chambres d’enregistrement ou des lieux de redescente verticale des consignes, mais de véritables Parlement et instances où sont proposées et débattues les orientations nationales et locales du mouvement. Nous devrions, par exemple, nous inspirer de la procédure de l’Initiative Citoyenne Européenne pour que les militants puissent proposer à leurs parlementaires leurs propres propositions de loi. Notre parti devrait être nourri, à tous les niveaux, par nos liens avec les branches professionnelles, les experts, les think tanks. Ce devrait être le travail d’une Fondation, sur le modèle allemand de la Fondation Konrad Adenauer et de la CDU, de synthétiser la réflexion, publier ses travaux et avoir des antennes dans tous les pays de l’Union pour enrichir sa réflexion et participer à l’influence française.
C’est sur ces 4 principes fondamentaux que nous pourrons bâtir les Nouveaux Républicains !
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