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Bordeaux-Milan (3-0) 19 mars 1996

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Cinq pages spéciales du journal Sud Ouest publiées le 20 mars 1996 consacrées à la victoire des Girondins de Bordeaux sur le Milan AC (3-0) en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA

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Ajouté le : 16 mars 2016
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Place Gambetta, début d'une grande nuitdeliesse bordelaise, comme la ville n'en avait pas connue depuis dix ans.Thieny David) (Photo
Pourune/nformatfon/ " ' ' " ^ - « g . Pe«»^^^^^^^ '\ Aaaelezte 0 520 08  OOoppel^MuW ^'^tcontlctez la MRIFEN GIRONDE
D i p l ô m e v i s é bac +4
«Directement après lebac, 3ans au sein du groupe Ecole Supérieure de Commerce de Bordeaux pour réussirdansla Vente et la Gestion » REUNIOND'INFORMATION Parents, FAeves, Professeurs le samedi 23 marsà9h45 Reuscigiiemeiits :8 4 5 6 105 5 S u p ' T G G r o u p e ESC B o r d e a u x 680, Courtd e la Ubératlo n 33405T A U N C E CEDEX m\nm m\m\
L'£ag'LorrDIS GmomoNS(30) Le gxand soirduaisooflabtoblledx Dix ans après réUmination face àla Juventus de Turin,laville aretenti desklaxons etdeshurlements des supporters déchaînés pendant une partie de lanuit.Ala Victoire et place Gambetta, ons'est saoulé d'une joie sans mélange
PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
a ensuite pris des alluresdemarée JEAN-DENIS RENARD urbaine, nourrie des hordes échap-pées dubéton vibrant deLescure. a ville estrestée pres-que silencieuse. Comme L e s 35000 s p e c t a t e u r s de la si les Bordelais devaient rencontre avaient tardéàse répan-prendre quelques minu-dre dans lesiues. Galvanisés par tes pour sefrotterles les tours d'honneur répétés jusqu'à yeux avant d'y croire. )Ius soif pai les Girondins ivresde pcsLcéoa.heésnBarmsLcEeecénutei:rdlles 'd,eeodesglelrrsbeéueseBénsmediuoifioxrcnsideteteralaviseurlraanpntoitlenoltdu'hseueeuudvreael-apalecMemraréuscdiourdahl.assuJniparles cla-Puis l'évidence s'estim-, oie,lessupporters sont demeurés lanais était t e r r a s -près d'une demiheure supplémen-taire dans l'enceinte. Mais ensuite, avictoire. les effectifs sont allés gi'ossir l'ar-mée bordelaise place Gambettaet e laVictoire,via lecoursdu d'une douceur toute printanière pour sabler le Champagne sur le pa-vé. Lesportefenêtres sesontou-Mais tout Bordeaux n'a pas célé-vertes, les balconssesont remplis. bré letriomphe demanière aussi «C'est extraordinaire, je ne pen-exubérante. À la sortie du Parc saispas qu'ils allaient tenir »voci-Lescure, sur lesboulevards, nom-férait un couple sur une loggia dela breux étaient lespetits groupes rue JeanRenaud Dandicolle,àl'a-simplement silencieux, simplement dresse deleurs voisins d'en face épanouis. Unerevanche éclatante tandis quecoulait sous leurs pieds que l'onchoisissait de savourer le flot des voitures tous klaxons en-avec une délectation longue en bou-foncés. che pour mieux éclipser une saison ratée. Unerevanche éclatantesur Dès 23 heures,ilyavait plusde l'Italie, dix ansl'amertume après deux mille personnes massées pla-de l'élimination face àla Juventus ce de laVictoire labiennommée. de Michel Platini. Unbonheurpur Essentiellement des fidèles des Gi-Dogon, Friis-Hansen, Bancarel, Rohr et les ramasseurs de balles, liés au bout d'un impossible exploitPhilippe Taris) (Photo et paifait. Hier soir, Bordeaux s'est rondins qui avaient regardé laren-réconcilié avec sesGironfhns (lire contre surles écrans desdébitsde aussien, 2 1page 0  et22), boisson environnaiits. Maislafoule
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Nos ÉTUDIANTS SUIVENT LEMÊME
DE GESTION DANS 6 PAYS EUROPÉENS.
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Le virage sud vers quilesvainqueurssesont d'abord dirigés a donné de lavoix sans répit. Il aété récompensé hier soir de safidélité d etouslesinstants au club. (Photo Daniel)
900 ENTREPRISES LES ONTDANS RECRUTÉS  75 PAYS.
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S p é c i a l i s t e de la p r é v o y a n c e r e t r a i t e , l e C R E F r é s e r v e aux f o n c t i o n n a i r e s e t à l e u r c o n j o i n t son s a v o i r - f a i r e et sond a n s e x p é r i e n c e ,  u ne s p r i t d e s o l i d a r i t é m u t u a l i s t e .
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Dès lecoupd esifflet final qui futsilongàjoueurs ont rejointe s venir, l  lebanc etexhultent devant Gernot Rohr. Friis-Hansen (àgauche) court verslecentre du terrain, Tholot, Grenet, Zidane et Witschge secongratulent.rPiioto Claude Petit)
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Chambie de Commate et d l n d u s t n ed eBoitlcaiK l.'l'.colc . S i i | ) ( ' T i c i i i i - (lesMôticrs de laV e n t e et de la Gestio n
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Juppé :«On est Gexjy  «Onestheureux, on esttrès fier »,adéclaré, mardi soir,le maire de Bordeaux. « C'est une joie sans partage, d'autant quele match a été superbe. Les Girondins ont joué magnifiquementde boutenbout. « J'étais confiant. Bien sûr,il ya un petit peudeméthode Coué parce que lavictoire était peu probable, mais l'ambiance était formidable.» Dès lecoup desifflet final, MM. Juppé etSéguin, président del'Assemblée Nationale, sesont enlacés.
A v e c lea v e n i rv o t r e CREF ,  sec h a q u e s e r a m o i s , un c o m p l é m e n t r e t r a i t e , p e n d a n t t o u t e v o t r e v i e . A d h é r e r a u' e s tCREF, c  la c e r t i t u d e de b é n é f i c i e r d e m a i n d'un c o m p l é m e n t d er e v e n u r é g u l i e r . Avec dès a u j o u r d ' h u i des g a r a n t i e s p o u r v o u s et VOS p r o c h e s e tunf i s c a l e x c e p t i o n n e l . a v a n t a g e
MERCREDI 20 MARS 1996
Quel rapport? "Journée Portes Ouvertes" samedi23 mars199c àpartirdel3li30 A c c é d e r aux m é tie r s d e^'international requiertd e squalité s sp écifiq u es . Al'EBP France, \ les étudiant s maîtrisent3à 4langues, étudien t deux a n n é e senFranceetd e u x a n n é e s d a n s une autre in stitu tio n dur é s e a u (2d ip lô m e s ) , etacquièren tu n and ' e x p é r i e n c e p r o fe ssio n n e ll e a v e c 6m o i s m inim u m dans une e n t r e p r i s eà l'étranger Si nos étudiants ont desqualités àfairevaloir, nousysommesaussi pour quelque chose. E u r o p e a n B u s i n e s s P r o g r a m m e
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L'EXPLOIT
DES GIRONDINS : 3-0
Juppé y croyait IiTq)mdeiite quiétude italiemie Arrivés seulement une heure et quart avant le match, les joueurs italiens af&chaientune fausse sérénité. Les Girondins paraissaient déjà dans le combat
MARYAX
CHARRUAU
« ^0^^ Ilse repose ne ^ ^ ^ ^ ^ pas qu'à l'om m M! bre » Impaya   b l e R o l l a n d B m Gourbis. L'an ^ L ^ ^entraîneur cien ^ ^ ^ ^ des Girondins est entré comme chez lui au paddock. La coui des stars du ballon rond a pris son temps avant de s'animer Rien de spectaculaire avant l'airi vée des Girondins à18h 50. Rohi et Dropsy en tête, suivis des joueurs revêtus d'un blazer bleu marine et d'un imperméable, soit jeté négligemment sur le sac, soit coincé sous le bras ou encore, faussement décontracté, sur l'é-paule, comme Gaétan Huard. Alain Afflelou entre dans les vestiaires avec son fidèle Benguigui. Deux minutes plus tard, les Bordelais s'engouffrent dans le tunnel afin d'aller respirer l'ambiance d'un sta-de déjà tout acquis à leur cause. 19h53.le paddock, Aimé Dans Jacquet pointe le bout de son nez. Non loin, Didier Sénac papote. 19h15.Dans le sillage de Dona doni, les joueurs du Milan AC dé-barquent, tous habillés d'un survê-tement blanc quasi immaculé. Deux ou trois mots échangés entre
l'entraîneur de l'équipe de France et celui de Milan, Fabio Capello. George Weah est àlatraîne.Sa cas-quette est coiffée de son insépa-rable baladeur. A l'instai' de ses coéquipiers du Milan AC, le Libé-rien affiche une franche sérénité. Décontracté, Desailly sort des ves-tiaires et discute à son tour avec Jacquet. 19 h 25.il a joué Boitillant, l'aprèsmidi au Haillan avec le Va-riété Football Club, Michel Platini faitsonapparition. Il n'est pas venu en simple spectateur, mais comme commentateur du match diffusé en direct sur Canal +. Platini embras-se Gourbis, des blagues flemissent. Beaucoup d'anciens joueurs des Gi-rondins sont alors présents dans le paddock. Lacombe, Giresse, Ti'é sor.. 19h48. Milan part s'échauffer, imité, quatre minutes plus tard, par Bordeaux. 20 h 10. Alain Juppé descend danslepaddock, remet son écharpe des Girondins à Philippe Séguin, M"'Juppé remet la sienne au pré-fet. Ensemble,ilsvont accueillir les Bordelais à leur entrée dans les vestiaires. La porte se referme. 20h25. Milan et Bordeaux s'é-lancent dans le tunnel. Le paddock s'endort.
La Coupe sur les rails  L'actualité du football était décidément riche hier à Bordeaux. À 10 heures, Michel Platini et Fernand Sastre, les coprésidents du comité d'organisation de la Coupe du monde 1998, étaient à la mairie pour parapher en compagnie d'Alain Juppé la convention 'en discussion avec un Marcel Dessailly très confiant une heure avaiit le coup d'envoi Aimé Jacquet  (Photo Thierry David) qui fixe les rapports de la ville et du comité. En p r é s e n c e de tout le gotha politique, administratif et sportif régional, Michel Platini a souligné qu'outre l'aménagement du stade Lescure, c'était à SÉCURITÉ terme la mise en place d'une équipe opérationnelle, celle d'un comité régional et le recrutement de mille bénévoles qui étaient en jeu. «Au moins 30 % des billets seront réservés au pubhc lo-cal »,atilajouté. Six matches dont un huitième de finale se dé-Lestifbsibnoenecszoetsous rouleront à Lescure en 98. Alain Juppé a pour sa pjirt rappelé que toutes les collectivités Pour les services de sécurité, le match aura duré plus de deux mi-temps locales étaient e n g a g é e s dans l'entreprise, « levier de la relance économique de notre région ». Le maire de Bordeaux a affirmé que les délais seraient tenus. Le premier ministre a conclu qu'il FABIEN PONT en irait de même pour les coûts.
Alain Juppé entre Fernand Sastre et Michel Platini :on a joué à Bordeaux le premier acte de la Coupe du monde 1998 (Photo Claude P e t i t )
Une sacrée génération
 Patrick Battiston a eu une riche idée de rappeler ses anciens partenaires d e 85. Hormis Tigana et Thouvenel (opéré de l'ap-pendicite), tous ceux qui ont vécu l'aventure de la Coupe des champions étaient présents sur le stade municipal du Haillan. Devant p r è s de 3 000 spectateurs, Dropsy et Rohr ont même te-nu à participer à la fête pendant une demiheure. Le temps néces-saire à Giresse pour ouvrir la marque d'un splendide coup franc en pleine lucarne. Jusquelà, le Variété FC avait été peu en vue. Même si Roche teau et Bernardet butaient à deux reprises sur le jeune Quesnel. On se dirigeait vers ce court succès des Girondins 85 lorsque, à dix minutes du dénouement, Bernardet égalisait. Le pubKc pou-vait repartir satisfait de son aprèsmidi.
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Malgré quelques kilos en plus, Dieter Mullern'a rien perdu de son talent (Plioto Claude P e t i t )
O 202122
e boulevard du maréchal Le teLillé lorsque les premiers CRS clerc n'est pas encore enbou prennent position autour du stade. Il est tout juste 14heures. Juste derrière, les marchands ambu-lants.signes pré- Inévitables curseurs de la foule qui s'annonce. Sur la place Johnston, les pre-miers supporters montrent leurs couleurs. Elles sont girondines. Deux voitures en fourrière, une troisième sauvée in extremis de l'exil «bacalanesque », et l'arrivée de l'unité judiciaire, spécialement mise sur pied pourlematch, consti-tuent jusque là la seule véritable agitation de ce début d'aprèsmidi. Les choses sérieuses commen-cent à16heures. Une trentaine de policiers et deux membres du ser-vice de déminage inspectent le sta-de.Une minutieuse revuededétail, laquelle n'échappe pas aux bassi nières des virages, ultimes vérifi-cations du niveau d'eau. « Indis-pensable s pour é t e i n d r e les fumigènes », glisse un brigadier chef. 17heures.Pour l'heure, c'est le bleu qui domine. Celui des unifor-mes,bien évidemment. Une demi heure plus tard, le dispositifdesé-curité est pratiquementmisen pla ce : p r è s de 600 p o l i c i e r s . Près de 600 policiers assuraient la sécurité (Photo Rodolphe Escher) Accompagné du commissaire cen-tral,M.Durand, et du commissaire «
tour au stade. Visite de routine ef-unecolonne deCRSs'approchedes
divisionnaire Laporterie, le préfetultragirondins et ultramilanais, » depoliceM.Fragneau se renc àsonprécisetilencore. Il est19 h30 etstade» de Les visiteurs Gradins, couloirs, fosses, les démi- Dirigées par André Lacoste, fectuée dans le plus grand sérieux.grilles d'entrée. Quelques chiens . neurs de la préfecture, accompa- chef du service de déminage de la policiers aussi. Les Milanais des-DEUX CENTS ITALIENS gnés d'éléments de la compagnie préfecture, et Yannick Duval, les cendent de leurs cars pour s'en-recherches ont duré une heure. Le et des tuyaux P VC
d'intervention, examinaient hier Les cars des Italiens sont annon-gouffrer dans lestade.Ils sacrifient aprèsmidi jusqu'aux moindres re- butins'estrésumé à quelques mor-cés aupéagedeLaBrède.Sont prisàlafouille,sont escortés jusqu'à un ceaux debois de
coins du stade. en charge immédiatement par descoinduviragenordd'oùils nebou-motardsCRS.Mais poureux,le vi-geront plus. Dvis buts plustard,et rage nord est encore loin. Ils de-tandisque lestadesevidetout dou-vront patienter dans lem's cai's lecement, des rangées de CRS cein-temps pour la police d'installer unturent le petit coinitalien. Cen'eist «comité d'accueil ». Ils'agittout àqu'uneheure plus tard et lorsquela la fois de les protéger contre desgrandefoule auradéseité Lescure supporters girondins et de les em-qu'ils pourront remonter dans pêcher de commettre des dégrada-leurscars.Les échaipes sont tou-tions,explique le commissaire Soujours enbandoulière,les drapeaux chet chargé tout particulièrementsontencore là maisil y a une petite de les surveiller ce soir. «Ilfaudradifférence.Lesgueulesse son tsen-à tout prix éviter le contact entre siblementallongées.
 NUIT SUPPLÉMENTAIRE
Contrairement à beaucoup d'équipes, les Milanais refiteront à Bordeaux après leur match. Ils ont préféré en effet prolonger leur séjour et passer la nuit ici. Leur départ est prévu ce matin à10heu-res. EXIGENCE Si l'hôtel Burdigala, à Bordeaux, n'était pas entièrement occupé par la délégation milanaise, les dirigeants du club italien ont en re-vanche manifesté certaines exigences. Notamment celle consis-tant à interdire à toute personne l'accès aux couloi rs où se trou-vaient les chambres des joueurs. Vous avez dit diva !...
Le stade a été minutieusement auscultéE.'^cher) (Rodolphe
(Photo Daniel)
 « Il faut gagner, on va gagner. En 1985 contre la Juve, Platini jouait contre nous avec la Juve et Battiston avec nous dans les rangs des Girondins, et nous avons gagné », lançait hier matin le maire de Bordeaux, alors que les deux gloires nommées se t e -naient à quelques mètres de lui dans les salons du PalaisRohan. Façon de dire qu'avec Platini de retour dans le camp français, le bonheur était aux portes d e Lescure. PlatiniBattiston, tandem fé-tiche ?
Platini joue Milan
 «Ça ne sera pas simple » ex phquait Michel Platini hier ma-tin dans un sourire entendu. S'il s'estrefusé à tout pronostic ex-plicite lors de son passage à la mairie, l'exétoile du football français a estimé que les inter-nationaux bordelais devraient « jouer à un niveau exception-nel» pour espérer contrer Mi-lan. « Ils vont jouer la Ugne. J'ai peur que Bordeaux soit pris de court sur un contre. Weah ren-tre, et il va très vite», atil ajouté. Michel Platini a surtout r e g r e t t é que Witschge n'ait pas transformé en but son oc-casion de l'aller. Faute de quoi ilfallait«un match absolu »des Bordelais à Lescure. Match ab-solu, il y eut.
(Photo Daniel)
Philippe Séguin filmé
 Le président de l'Assemblée nationale, Phihppe Séguin, est ar-rivé par avion spécial dans la journée pour assister à la rencontre aux côtés d'Alain Juppé.11était flanqué du réalisateur Serge Moati qui est e n train de tourner un documentaire sur sa personne, comme il l'avait fait pour François Mitterrand. Certaines séquen-ces de la soirée d'hier mériteront sûrement de ne pas être cou-p é e s au montage, car le président de l'Assemblée, supporter 1 du club d e sa bonne ville d'Épinal, n'est pas vraiment resté de marbre durant la partie. Au coup de sifflet final, il est m ê m e tom-bé dans les bras d'Alain Juppé.
Les zamasseuzs aux anges
 Les moins de 15 ans des Girondins de Bordeaux ont assisté aux premières loges à la victoire de leurs favoris. Chacun son tour, les protégés de Marius Trésor avaient été désignés ramasseurs de balles pour ce soir béni. Trépidants sur les actions bordelciises, on ne les a pas sentis particulièrement rapides sur les remises en jeu en fin de rencontre. Alors que les Milanais poussaient àétouf-fer les Girondins et s e précipitaient sur le ballon à chaque touche pour gagner de précieuses secondes, les ramasseurs demeu-raient d'un calme olympien. Comme par hasard.
Dernier entraînement à Galin
 Avant le match du soir, les Milanais ont effectué une dernière mise au point technique au stade Galin à BordeauxBastide. Mal-gré le huis clos demandé par les Italiens, de nombreux curieux se bousculaient et grimpaient sur murs et camions pour voler quel-ques expressions d'avantmatch.
( P h o l u P i e r i v .uiiuaijei'ej En direct d'Europe 1
 Les studios bordelais d'Europe 1, dont le délégué régional est Bernard Abbadie, ont accueilli un plateau de choix hier pour le journal d e la mijournée. Lejoumahste Michel Grossiord recevait à la fois Alain Juppé, Michel Platini, Alain Afflelou et Michel Guil lard, directeur de«l'Amateur de Bordeaux ». L'occasion d'enten-dre quelques petites phrases e n direct à quelques heures du coup d'envoi.
« Cette soirée est une grand e joie pour Bordeaux. On s'y est tous mis pour la réussir. Je dis " m e r d e " pour que les Girondins gagnent » (AlainJuppé).« Ce qu'il faut, c'est essayer d e marquer le premier but. Pour Bordeaux, ce peut être le match du rachat » (Michel Platini). «Pour les Girondins, cette saison est celle de tous les paradoxes. Nous sommes sereins mais lucides » (Alain Afflelou).
Capello nocturne
 Fabio Capello, l'eritraîneur d e s Milanais,s'est offert un prome-nade nocturne lundi soir, après avoir couché ses joueurs. Vers 22 heures, on pouvait l'entendre ru'e PorteDijeaux, vêtu d'un sur-vêtement, faire et refaire le match d e ce soir en compagnie d'un dirigeant du club. La balade s'estachevée place d e la Bourse.
Lirepar ailleursen pages B,20 et21
MERCREDI 20 MARS 1996
aSPORTS
FOOTBALL/COUPE UEFA (quart retour) Meîlleuxs que les meilleius Exploit incroyable des Girondins. Ils marquent trois buts au Milan AC et se qualifient pour les demi-ûnales. Exceptionnel
BORDEAUX MILAN AC ..
BORDEAUX. Temps frais, bon t e r r a i n , é c l a i r a g e s a t i s f a i s a n t , 32.500 spectateurs, arbitrage de M Cakar (Turquie). Mitemps: 10
But: Tholot (14), D u g a n y (63,70) pour Bordeaux.
Avertissement: Dugarry (89) à Bordeaux. Maldini (28), Costacurta (44),(72) à Milan. Albertini mbiance de feu ce soir au Parc Lescure. Il faut remonter qua-A t r e ans plus tôt pour se r e m é m o r e r une telle effervescence, u n e t e l l e p a s s i o n . C'étaitde Bordeaux à l'occasion Strasbourg pour la remontée en DI.quoi! Un bail, Pour le Milan AC, quoi de plus ordinaire d'évoluer dans un stade plein jusqu'aux cintres. Malgié une terrible bronca saluant leur entrée sur la pelouse, les Maldini, Baresi et consorts font preuve d'une in-croyable sérénité. Albertini retarde son retour à la compétition. Vieira est donc titula-risé d'entrée. Donadoni occupe le flanc gauche, habituellement dévo-lu à Savicevic. Enfin, Baggio, incer-tain encore ce matin, occupe le front de l'attaque avec Weah. E n face, Bordeaux présente un visage sans surprise. Avec cinq joueurs à vocation offensive, on connaît donc leurs intentions. La 3reuve, dès le coup d'envoi, ils font a démonstration d'une agi*essivité à tout crin et d'un pressing tout ter-rain sans temps mort. Bien servi par Dogon, Dugarry balance le pre-mier missile (2'). A côté.
PAS DE CADEAU Comme à leur habitude, les Ita-liens refusent le marquage indivi-
duel. Mais Zidane est surveillé comme le lait sur le feu par Vieira
et Desailly. E t si nécessaire, le me-neur bordelais est stoppé irrégu-lièrement à 35 ou 40 mètres des ca-ges de lelpo. Pas de cadeau. .
Par une mobilité et une disponi-bilité de tous les instants, les Giron-dins varient au maximum leurs m o u v e m e n t s . J e u court, dévia
LEFILM DU MATCH
 3" :Huard sort dans les pieds de Weah, ballon dévié sur Vieira qui frappe dans le petit filet.
 6' :Zidane, remise de coup franc de Tholot et tir de Dugarry. Frisson.
 ;  9* Witschge tire un coup franc dfrect concédé par Vieiraet repoussé par lelpo.
 14* ;récupération de Lizarazu dans les pieds de Panucci qui déborde sur l'aile gauche. Centre au deuxième poteau que Tholot concrétise, làO.
 :Maldini fait son numéro sur le flanc  24* gauche de l'attaque milanaise et centre. Lizarazu dégage.
 26' :de Lizarazu qui est repris centre dans la foulée par le pied gauche de Du-garry audessus.
 29» :sort sur une civière mé- Tholot chamment taclé.  41' ;sous la pression milanaise, Lizara-zu passe en retrait pour Huard qui s'em-mêle les pinceaux ce dont ne profite pas Baggio.  coupfrancd eZidane,déviation de  44' ; la tête de Witschge sur lelpo qui dégage des deux poings.  46« :Weah se jette et se télescope avec Huard et sort sur une civière au moment
'i^'^™'^"'P=> 46e: Reprise du pied droitde Maldinisur un centre de Di Canio qui vient de remplacer Baggio.
 63e ;coup franc sur et pour Zidane sur raile gauche. Centre dévié aux6 mètres  Dugarry, étangement seul, bat lelpo à plaisir 2 à0.  66e ;Superbe combinaison milanaise à une touche de balle qui aboutit sur Weah, qui se joue de la défense, se présente seul devant Huard et décoche un tir su-perbement repoussé parle portier giron-din.  70e ;belle de Zidane qui Echappée semble perdre le ballon puis le récupè-re. Et sert Dugarry qui, sans se poser d e questions, expédie un missile hors d e portée de lelpo. 3 à0.  80e ;Milan pousse. Centre de la droite, Weah reprend de la tête et obHge Huard à une superbe parade.,  8 5 e ;Coupfrancde Di Canio sur Maldi-ni qui frappe instantanément. Son tir est dévié par Dogon.
MERCREDI 20 MARS
1996
BORDEAUX;Toyes, H u a r d  FriisHansen, Dogon, Lizarazu Lu- Dutuel((ïrenet 60), Witschge, cas, Z i d a n e  T h o l o t ( F e r n a n d e z 85), DugaiTj'. MILANAC: felpo Panucci, Cos-tacurta, Baresi, Maldini VieiradO catelli (72), Desailly, Eranio(Alber tini 25), Donadoni Baggio(Di Canio 46),Weah.
tions, passes redoublées, toute la panoplie y passe. E t après quatorze minutes, ils sont récompensés de leurs efforts colossaux. Lizarazu, insatiable, chipe le bal-lon dans les pieds de Panucci. Il s'engouffre sur la gauche et délivre un centre parfait au deuxième po-teau. Tholot, du bout du pied, ne manque pas Taubaine de déflorer la marque. Le stade est en délire. Pour l'heure, c'est le scénario idéal. Le leader du Calcio subit tou-jours la pression adverse. Zidane enchaîne les passements de jambes déroutants. Witschge fait admirer la précision diabolique de son pied gauche. Dugarry et Tholot multi phent les appels et les fausses pis-tes. Derrière, Dogon et FriisHan-sen resserrent la garde. « Mister George » n'a plus la même latitude de manoeuvre. Après une demi heure de jeu, Bordeaux réalise le match parfait. Les Lombards sortent alors les grands couteaux. Desailly, Vieira et Maldini laissent tour à tour Zi-dane,Tholot etDugarrysur le car-reau. Souvent la manière forte lais s e i n s e n s i b l e M . C a k a r . Heureusement, les rouge d'Aqui-taine ne tombent pas dans le pan-neau de la provocation. Superbe Dugarry qui déborde ici Panucci (Photo Daniel Vêlez) Eranio, coupable de laxisme sur Lizarazu, rejoint vite le banc. Al-tâche se complique sérieusement. sation sur les deux matches. E t ruent à l'assaut de but gardé par Dogon détourne de la cuisse (85«). bertini le remplace. E t Vieira dé- 1
 Encore trois minutes. Le pu-
Lizarazu et les siens ne sont plus surtout celui de l'espoir Sur un Huard. Le suspense est terrible. Ouf cale sur la gauche. Pas de quoi dés aussi précis dans les transmissions. coup franc travaillé de Zidane sur Une première fois, Weah tente sa blic chante « la Marseillaise ». L'é-t a b i h s e r le bel ordonnancement Comme une chape de plomb, la fa- la gauche, la défense milanaise ne chance de la tête. Huard s'envolemotion est à son apogée. Le temps girondin. C a r le jeu adverse est tigue semble leur tomber sur la t ê - peut que dévier Dugarry en em comme un aigle et dévie d'un coup réglementaire est terminé. trop stéréotypé. te.de griffe (78^). Il faut tenir. Coûtebuscac e reprend du gauche. Impa- A quelques secondes de la pause, rable. 20, le Parc Lescure est en que coûte. Les a r r ê t s de jeu paraissent in-les Bordelais passent à deux doigts LESCURE EN TRANSE transe. terminables. Bordeaux balance, le du second but. Dans un réflexe Les corners se succèdent. La dé- plus loin et le plus fort possible. Trois minutes plus tard c'estune étonnant, lelpo dévie une tête à lelpo passe donc un p r e m i e r fense est héroïque, malgrél'état deC'est fini. La liesse est indescrip-évidence. Zidane, le chef d'orches-bout portant de Witschge. quart d'heure peinard. Rien à se siège décrété par les Italiens. Mal-tible.Les Girondins en demifinale. t r e , mettre entre les gants. Les Giron- distille une ouverture millimi A l'évidence, Fabio Capello n'a dini décoche une volée à 6 mètres. Un exploit fabuleux. Historique ! dins sont à la recherché de leur se- tré e pour Dugarry. A l'entrée de la pas été tendre avec ses troupes cond souffle. Il manque cette spon surface, il arme son pied droit. Le pendant le repos. Elles attaquent la Bras cassé pourWeah t a n é i t é , c e t t e v i v a c i t é tir est d'une violence inouïe. lelpo reprise habitées par un tout autre s'inclineun brouhaha indes- dans état d'esprit. Conquérantes à sou- indispensable pour déstabiliser ce  George W'eai!,li- pour déterminer l'ampleur de l'avantcentre la frac-criptible. hait, elles poussent d'entrée leursbloc. bérien du Milan AC, s'est cassé le ture. Par ailleurs, le défenseur inte adversaires sur le reculoir et rem- A dix minutes du dénouement, Alors qu'on s'inquiète sur leurs bras hier soir à Bordeaux. Weah va national Alessandro Costacurta a eu portent enfin leurs duels. Bordeaux est en demifinale. In-chances de revenir au score, ils ins-passer des examens plus approfondis le nez cassé. croyable ! Alors, les Lombards se Bordeaux ne s'affole pas mais la crivent le deuxième but de l'égali-Un mental de seigneurs e la r é a h t é à la légende, le portier bordelais tint avec efficaci- défensifs énergiques et les mon- Sa vitalité a pesé sur une défen- récompensait de t o u t e l'énergie le. D chemin est souvent pavé de té son rôle dans un contexte où la tées explosives, il fut le meilleur ac- se pourtant réputée intraitable. qu'il avait déployée. bonnes intentions. Celles des Mila- moindre erreur ne pouvait pas par- teur de cette soirée. C H R I S T O P H E D U G A R R Y : Les Milanais parurent surpris nais ne laissaient planer aucun dou- donner JACOB F R I I S  H A N S E N : So- V a i l l a n t e n d i a b l e , v o l o n t a i r e 3ar la vivacité et la solidarité de te,  puisqu'elles s'abreuvaient au G E O F F R E Y TOYES : P a r t a g é bre et efficace. Son entente avec comme pas un, il manqua de réus- eurs h ô t e s . Seul George Weah entre le souci de surveiller Weah et r rge sources du « catennaccio », ce ter- Dogon pour surveille le roi Geosite. Elle vint pourtant sur un se- constitua un danger permanent par rible mouroir des illusions. Il ap- cond but aussi prompt que précis. Il sa classe et sa touche de balle. Les celui d'occuper son couloir sur le fut parfaite. Il assuma le service partenait donc aux Girondins d'en-autres eurent bien du mal à réagirlui revint l'honneur d'inscrire celui flanc droit, sa vivacité lui permit de des urgences quand il le fallait. flammer la rencontre comme en qui permettait à Bordeaux de croi- face à l'imagination et à la motiva-glaner de nombreuses balles dans J E A N  L U C DOGON : A u t e u r avait préjugé le virage sud quel- re au miracle. Une efïïcacité qui le tion bordelaises. les pieds d'adversaires méchisés de soutiens offensifs d'une giande ques seconcles après le coup d'en-par son dynamisme. limpidité, son aisance technique lui  Délicate mission face à une dé-voi. B I X E N T E L I Z A R A R U : Om-permit de contrer toutes les sub-fense dont l'habileté consistant à niprésent, Lizarazu a immédiate-tilités italiennes. détruire en évitant soigneusement ment multiplié les envolées et don-P H I L I P P E LUCAS : S'évertua les fautes trop proches de ses buts. né le ton au match. Sa troisième à compenser les brèches nées des Partagés entre la crainte et l'au-percée aura été la bonne. Son cen-montées permanentes des autres dace,les Bordelais surent, giâce à tre au second poteau, modèle du défenseurs. Calmement, il s'inté-une g r a n d e solidarité, g é r e r ce genre, permit à Tholot d'ouvrir le gra dans un dispositif où la complé-cruel dilemme. score. Revenu à son meilleur ni-mentarité joua un grand rôle. GAETAN HUARD :veau, le capitaine bordelais consti-Des sorties D A N I E L D U T U E L : Précieux énergiques dans les pied de Weah, tua un danger permanent pour des pour la relance et pour ap Dorter la des prises de balles impeccables, Milanais très mal à l'aise pour le touche supplémentaire ce dyna-deux a r r ê t s de giande classe, le museler. E n alternant les gestes misme, Dutuel s'estdurant battu une heure comme un chat maigre sur chaque ballon. RESULTATS R I C H A R D W I T S C H G E : On eut parfois l'impression que le Hol-Le Bayern cartonne.Voici les résultats des autres quarts de finale. A Eindhoven, landais jouait sa carte personnelle, Barceloneabattu Eindhoven 32 après avoir fait matchnul àl'aller(22).Après pro- notamment sur quelques balles ar-longation, àRome, les Italiens se sont défaits du Slavia de Prague31 (les Tchèques rêtées. Cherchant tous les espaces avaient gagné 20 à l'aller). Enfin le Bayern aForest, en An- atomisé Nottingham possibles, il offrit néanmoins à ses gleterre, 51 après avoir remporté le match aller 21. attaquants.de pointe des ouvertu-Barcelone, Prague et le Bayern rejoignent Bordeaux. Tirage au sort des demi res pour se faufiler dans un réseau finales (4 et 18 avril) vendredi à Lausanne. défensif sans pitié. Z I N E D I N E Z I D A N E : Bril-lant, souple, imprévisible. Zidane a TEXTES perturbé en permanence la stabilié JeanFrancois MÉZERGUES du duo VieraDesailly, préposé à sa surveillance. Il offrit un coup franc Alain GOUJONQuand Zidane fait des misères à Desailly (Photo Claude Petit) Darfait à Dugarry pour le second François TRASBOT but. Christian GRENÉ DIDIE R T H O L O T : E n authen-GIRONDINSMILAN Jacky SANUDO tique avantcentre, il a tout t e n t é : JeanMarie DARMIANsuivanteLire aussi en page reprises en pleine course, remises de la tête, appels incessants de bal-
BILLET
Incroyablen'estpas bor-delais.C'est complète-ment fou. Etc'est
Le Milan piégé sé Raminagrobis. Un chat descendu du ciel, vrai. Hier sûr de tenir sa proie parce qu'il l'avait prise dans ses serres il y a quinze jours à Milan. Un félin sûr de sa force, de sa technique, d'un manège parfaitement rodé. Hier soir, une bande de chenapans inspirés, déter-minés à aller au bout de leurs idées, à se vider les tripes, à créer et à réaliser l'impossible, ont, après quatrevingtdix minutes de rêve et de réalisme, abattu un monument. Le MilanAC est tombé. Après l'épopée de la Ju ventus, les Girondins de Bordeaux ont, cette fois victorieusement, écrit un nouveau conte du Chat piégé.
soir à Bordeaux, onze foot-balleurs ont démenti un proverbe aussi vain que la sagesse populaire. Quand le chat est là, les souris du bord de Garonne dansent. Elles orchestrent un ballet de rêve pour chavirer un stade archicomble, allu-mer les étincelles du plai-sir et répandre les feux du bonheur. « El » ou « Il » gato, en ita-lien comme en espagnol, on appelle un chat un chat. Oui dit chat dit forcément prédateur. Après avoir vaincu celui de Séville, gerure greffier efflanqué, aux coups de patte assas-sins,footballeurs du les port de la Lune ont terras-
AMBIANCE Tousau baLon ! ur Le coup de 17 heu- la merguez. Ici, unkéké ex-S  Bordeaux est en hibe sa prestance au bout res, état d e s i è g e . Ornano d'un téléphone portable. prend des allures de fortin. Là, un revendeur, pour le Képis, casques, brassards, moins discret, râle devant talkieswalkies, fourgons un guichet qui affiche fer-et chiens font force de l'or-mé.  800 agents, CRS (plus dre.  19 Le quelques civils) déploient Il est heures. virage leur uniformes. sud joue du briquet dans la nuit qui tombe et hue l'ap-18 h 30 pétantes, deux parition des joueurs mila-autobus immatriculés MI nais venus humer l'air du stoppent devant l'entrée temps. Au nord, les sup-que la voûte rend principa-porters italiens égarés ba-le. L'agitation est à son lancent un fumigène qu'u-comble : « On recule, je ne ne voix d'hôtesse de l'air, le dirai pas deux fois ! »Un mais néanmoins réproba-V de la victoire ponctue la trice et qui « parla italia sortie du premier suppor-no », met en veilleuse. ter milanais. Pas de quoi se liguer contre l e s Lom-La sono envoie du grun b a r d s . L e s M i l a n a i s , ge FM pourun public qu ' on combien sontils ? « 400 estime toujours jeune. Ça maximum », répond l'écho siffle, ça chante et ça tam-bon enfant. «Il paraît que bourine comme un jamais sur les 1200 places en-qui ressemble à toujours. voyées en Italie, 600 ont été Dans la rue, un passant, qui renvoyées à l'expéditeur », par nature ne fait que pas-parole de supporter cou-ser, demande :« Où peut leur bordeaux. on trouver une boîte aux lettres ?» Dans l'étonne Aux abords du stade, le ment général, il rajoute : briquet GirondinsMilan «Pourquoitantde policiers AC fait un tabac et la« Kro » pour jouer au ballon Le  ? » à 15 balles détrône dans les bon mot déride. ventes le rituel sandwich à
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