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Comment l'Iran a enterré ses sites atomiques

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Comment l'Iran a enterré ses sites atomiquesExtrait du Spyworld Actuhttp://www.spyworld-actu.com/spip.php?article12405Comment l'Iran a enterré sessites atomiques- Défense - International - Date de mise en ligne : jeudi 7 janvier 2010Spyworld Actuwww.spyworld-actu.com - Spyworld Actu Page 1/3Comment l'Iran a enterré ses sites atomiquesTéhéran a construit des tunnels pour dissimuler et protéger son programme nucléaired'attaques aériennes.Le 25 octobre 2009, lorsque les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) parviennent surle site nucléaire iranien de Fordo, dont l'existence avait été dévoilée un mois auparavant, ils découvrent, effarés, desinfrastructures sommaires, à moitié enterrées dans la montagne, truffées de batteries de missiles et de nids demitrailleuses, défendues par des unités peu avenantes de gardiens de la révolution. Drôle d'ambiance pour un siteindustriel en plein désert, inachevé et censé faire partie d'un programme nucléaire purement civil.Sommé de s'expliquer à Vienne au siège du « chien de garde nucléaire » de l'ONU, le régime chiite dégaine uneexplication préparée d'avance : Fordo pouvant à tout moment être attaquée par l'aviation israélienne, il convenait deprotéger le site et d'en dissimuler l'existence, malgré les obligations de transparence auxquelles Téhéran est soumisdu fait des accords de garanties nucléaires signés avec l'AIEA.Cette justification, déjà employée dans le cas de Natanz, l'autre ...
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Comment l'Iran a enterré ses sites atomiques
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http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article12405
Comment l'Iran a enterré ses
sites atomiques
- Défense -
International -
Date de mise en ligne : jeudi 7 janvier 2010
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Comment l'Iran a enterré ses sites atomiques
Téhéran a construit des tunnels pour dissimuler et protéger son programme nucléaire
d'attaques aériennes.
Le 25 octobre 2009, lorsque les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) parviennent sur
le site nucléaire iranien de Fordo, dont l'existence avait été dévoilée un mois auparavant, ils découvrent, effarés, des
infrastructures sommaires, à moitié enterrées dans la montagne, truffées de batteries de missiles et de nids de
mitrailleuses, défendues par des unités peu avenantes de gardiens de la révolution. Drôle d'ambiance pour un site
industriel en plein désert, inachevé et censé faire partie d'un programme nucléaire purement civil.
Sommé de s'expliquer à Vienne au siège du « chien de garde nucléaire » de l'ONU, le régime chiite dégaine une
explication préparée d'avance : Fordo pouvant à tout moment être attaquée par l'aviation israélienne, il convenait de
protéger le site et d'en dissimuler l'existence, malgré les obligations de transparence auxquelles Téhéran est soumis
du fait des accords de garanties nucléaires signés avec l'AIEA.
Cette justification, déjà employée dans le cas de Natanz, l'autre site d'enrichissement d'uranium dont l'existence avait
été dévoilée en août 2002 et qui abriterait plus de 8 000 centrifugeuses, entre dans le cadre d'une stratégie de «
défense passive », qui complique singulièrement la tâche des stratèges occidentaux.
Le programme nucléaire iranien, disséminé aux quatre coins du territoire, a été en grande partie enterré avec ses
équipements les plus sophistiqués, notamment les centrifugeuses, qui permettent d'enrichir l'uranium, dissimulées
dans de gigantesques souterrains aux entrées bien gardées.
À Ispahan, site de conversion de l'uranium, l'étape qui précède l'enrichissement, la montagne a été creusée comme
du gruyère, et pas moins de six accès ont été inventoriés par les services secrets occidentaux. L'opposition iranienne
en exil, contestée pour ses révélations parfois fantaisistes et sa dépendance vis-à-vis de la CIA, évaluait en 2005 à
14 le nombre de chantiers souterrains liés à des sites militaires ou à la production d'armements. Elle vient en
décembre de revoir cette projection à la hausse, la faisant passer à 19.
Cibler les gardiens de la révolution
Ces myriades de tunnels constituent probablement l'argument le plus solide dont dispose l'Iran face à la frustration
des Occidentaux et la colère d'Israël, intimement persuadé que le régime chiite lui voue une haine mortelle.
Pour Washington comme pour Tel-Aviv, la perspective de frappes aériennes revêt un faible intérêt stratégique, en
l'absence de missiles de haute précision capables de perforer ces tunnels et y semer la dévastation. Outre leur
énorme coût politique supposé, des raids surprises n'endommageraient que légèrement les infrastructures visées. «
(Les tunnels) compliquent la précision de votre tir, opine Richard Russell, ancien analyste de la CIA cité par le New
York Times. Nous avons l'habitude de cibles situées en surface. Lorsqu'elles sont souterraines, elles deviennent de
véritables trous noirs. Vous n'êtes jamais sûrs de ce qui peut s'y trouver. »
Privée de ce recours virtuel à la force, corollaire indispensable à une politique d'apaisement et un accord commercial
espéré sur la fourniture d'uranium à l'Iran, l'Administration américaine envisage très sérieusement de réduire la
voilure si de nouvelles sanctions devaient être promulguées au Conseil de sécurité des Nations unies. Tandis que la
contestation du régime se poursuit en Iran, la Maison-Blanche préfère renoncer à endiguer l'importation de pétrole
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raffiné, pour mieux cibler les activités financières et commerciales des gardiens de la révolution, véritables maîtres
d'oeuvre du programme nucléaire.
Post-scriptum :
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