Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Les systèmes nationaux d'innovation : à la recherche d'un concept utilisable - article ; n°1 ; vol.7, pg 215-250

De
37 pages
Revue française d'économie - Année 1992 - Volume 7 - Numéro 1 - Pages 215-250
Bertrand Bellon, Jorge Niosi, Paolo Saviotti, Michael Crow Les systèmes nationaux d'innovation : à la recherche d'un concept utilisable. Cet article vise à établir les fondements du concept de système national d'innovation. Le développement économique actuel est marqué par la contradiction entre, d'un côté l'ouverture des frontières nationales entraînant l'égalisation relative des règles de la concurrence ; de l'autre, la différenciation croissante, entre espaces économiques, des stratégies et des résultats qui en découlent. Les comportements des acteurs sont, en effet, d'abord orientées vers la valorisation des spécificités existantes, bien au-delà de l'alignement sur des standards internationaux. La dimension technologique, ou plutôt innovative, redevient une des sources des avantages construits. Le concept de système national d'innovation participe aux théories évolutionnistes, ou plus précisément aux approches cybernétiques, au sens des sciences de la régulation et de la communication entre les hommes ou entre l'homme et la machine. Cet article cherche non seulement à fonder le concept sur le plan théorique, mais propose une méthodologie d'analyse concrète des différents systèmes nationaux d'innovation.
Bertrand Bellon, Jorge Niosi, Paolo Saviotti, Michael Crow National system of innovation: an attempt to determine a concept. This article tends to develop the national system of innovation (NIS) concept. The current worldwide economic game is two folded. On one side, frontiers are increasingly open, which spread out more eavenly among countries the laws of competitiveness. On the other side, economic efficiency heavily depends on the specificities of each territory. Strategies are fully orientated towards the valorization of such specificities. Technology is back as a corner stone of built advantages among nations. The NSI concept is part of the evolutionnist theories. More precisely it belongs to the cybernetic approach of relations between men and between man and the machine. This article does not limit its attempt to the funding of a concept; it proposes an applied methodology for the analysis of specific NSIs.
36 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Voir plus Voir moins

Jorge Niosi
Bertrand Bellon
Paolo Saviotti
Michaël Crow
Les systèmes nationaux d'innovation : à la recherche d'un
concept utilisable
In: Revue française d'économie. Volume 7 N°1, 1992. pp. 215-250.
Résumé
Bertrand Bellon, Jorge Niosi, Paolo Saviotti, Michael Crow Les systèmes nationaux d'innovation : à la recherche d'un concept
utilisable. Cet article vise à établir les fondements du concept de système national d'innovation. Le développement économique
actuel est marqué par la contradiction entre, d'un côté l'ouverture des frontières nationales entraînant l'égalisation relative des
règles de la concurrence ; de l'autre, la différenciation croissante, entre espaces économiques, des stratégies et des résultats qui
en découlent. Les comportements des acteurs sont, en effet, d'abord orientées vers la valorisation des spécificités existantes,
bien au-delà de l'alignement sur des standards internationaux. La dimension technologique, ou plutôt innovative, redevient une
des sources des avantages construits. Le concept de système national d'innovation participe aux théories évolutionnistes, ou
plus précisément aux approches cybernétiques, au sens des sciences de la régulation et de la communication entre les hommes
ou entre l'homme et la machine. Cet article cherche non seulement à fonder le concept sur le plan théorique, mais propose une
méthodologie d'analyse concrète des différents systèmes nationaux d'innovation.
Abstract
Bertrand Bellon, Jorge Niosi, Paolo Saviotti, Michael Crow National system of innovation: an attempt to determine a concept. This
article tends to develop the national system of innovation (NIS) concept. The current worldwide economic game is two folded. On
one side, frontiers are increasingly open, which spread out more eavenly among countries the laws of competitiveness. On the
other side, economic efficiency heavily depends on the specificities of each territory. Strategies are fully orientated towards the
valorization of such specificities. Technology is back as a corner stone of built advantages among nations. The NSI concept is
part of the evolutionnist theories. More precisely it belongs to the cybernetic approach of relations between men and between
man and the machine. This article does not limit its attempt to the funding of a concept; it proposes an applied methodology for
the analysis of specific NSIs.
Citer ce document / Cite this document :
Niosi Jorge, Bellon Bertrand, Saviotti Paolo, Crow Michaël. Les systèmes nationaux d'innovation : à la recherche d'un concept
utilisable. In: Revue française d'économie. Volume 7 N°1, 1992. pp. 215-250.
doi : 10.3406/rfeco.1992.1305
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfeco_0769-0479_1992_num_7_1_1305NIOSI Jorge
Bertrand BELLON
Paolo SAVIOTTI
Michael CROW
Les systèmes nationaux
d'innovation : à la
recherche d'un concept
utilisable
d'innovation a parcouru a un théorie long chemin des systèmes depuis nationaux J. Schum- J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow 216
peter. De l'entrepreneur héroïque des premiers écrits, jus
qu'à la grande entreprise internalisant les innovations des
années quarante, la théorie est passée à travers diverses
étapes, s'éloignant progressivement de l'individu pour s'i
ntéresser aux organisations. Depuis lors, les contributions
n'ont cessé de s'accumuler.
Le rôle de la demande et du marché a été souligné
par Schmookler [1966]. Les organisations de recherche et
développement au sein des entreprises ont été mises en
lumière par Freeman [1972] . Von Hippel a, quant à lui, mis
en relief les interactions entre les firmes dans le processus
d'innovation technologique [1976]. A la fin des années
soixante-dix, Gille a insisté sur la nature systémique des
innovations avec le concept des systèmes techniques (Gille
[1978]). Le rôle de la science et de la technologie comme
base de l'innovation a été souligné par Mowery et Rosen
berg [1979]. Dans le début des années quatre-vingt, l'Etat
a été fermement associé à l'innovation technologique par
Rothwell et Zegfeld [1981], par Nelson ([1982] et [1984]).
De même, il a été montré que l'Etat était le pourvoyeur du
plus important facteur de production dans l'Histoire de
l'industrie moderne : le Savoir scientifique et technolo
gique (Niosi et Faucher [1991]). La théorie a avancé d'un
pas de plus lorsqu'on a découvert l'importance des a
lliances d'ordre technique et les accords de collaboration
entre firmes indépendantes, notamment Mařiti et Smiley
[1983] ou Fusfeld et Hacklish [1985] . Enfin, dans la fin des
années quatre-vingt, une nouvelle idée est mise à jour.
L'innovation est à présent «déterminée structurellement»
par des facteurs à la fois économiques et politiques exté
rieurs à l'entreprise. Les systèmes nationaux d'innovations
apparaissent ainsi dans le champ théorique dans un effort
d'explication du développement de l'activité innovative.
Même si ce terme est aujourd'hui amplement utilisé, son
contenu sémantique et ses capacités opérationnelles sont J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow 217
encore floues. Le présent article tente de clarifier l'idée et
de créer un concept plus précis.
La naissance et le contenu du
concept
L'idée des systèmes nationaux d'innovation a été introduite
par l'économiste danois B. Lundvall ([1985] et [1988]).
Fondé sur le concept de « systèmes nationaux de product
ion» de F. Liszt, et les travaux de Von Hippel sur les col
laborations techniques informelles entre les entreprises, il
insiste sur le rôle des interactions les producteurs et
les utilisateurs dans l'économie nationale (Lundvall,
[1988]). Les flux technologiques et leur développement
entre entreprises lui sont apparues bien plus fréquentes à
l'intérieur des frontières qu'en dehors. L'existence de ces
interactions domestiques peut expliquer à ses yeux l'exi
stence des systèmes nationaux d'innovation.
С Freeman ([1987], [1988]) met, lui, l'accent sur
les institutions sociales et politiques qui accompagnent les
innovations techniques. Les systèmes nationaux d'innova
tion sont définis comme : « Les réseaux d'institutions dans
les secteurs publics et privés dont les activités et les inter
actions initient, importent, modifient et diffusent les nouv
elles technologies.»
Ces institutions sont non seulement celles qui sont
responsables directement des activités de recherche et
développement, mais aussi «la façon dont les resources
disponibles sont gérées et organisées, à la fois au niveau
de l'entreprise et au niveau national» [1987:3]. On consi
dère ainsi que les innovations sociales dans le système
productif Japonais, comme les systèmes de communication
horizontale entre les départements des entreprises, ou 218 J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow
encore les systèmes de production juste-à-temps et la
concurrence technologique, sont des éléments clef de ce
système d'innovation. On considère, de la même manière,
que le fordisme, le taylorisme et les communications ver
ticales entre les départements de production et ceux de
recherche et développement dans l'entreprise, sont les
innovations sociales sur lesquelles le système américain
s'est basé historiquement.
R.Nelson [1988] explique que les systèmes natio
naux d'innovation se déduisent, au moins en partie, des
politiques nationales : coordination étatique formelle et
informelle, financement de la recherche et développement
et du savoir qui en résulte. Ces politiques seraient à même
d'assurer l'homogénéité et les liens entre les agents natio
naux de l'innovation.
Dans un article décrivant, d'une perspective his
torique, les systèmes d'innovation, Mowery et Rosenberg
[1990] adoptent la perspective de Nelson et Freeman sans
pour autant développer une définition plus précise du
concept.
Qu'est ce que l'innovation?
La technologie est le savoir technique relatif à la production
des biens et des services. Elle peut être codifiée dans des
manuels, dans le design, dans les rapports de recherche... ;
elle est aussi physiquement reconnaissable dans la tech
nique et la machinerie. Mais elle peut aussi être tacite,
savoir-faire non codifié que l'on trouve dans l'expérience
des travailleurs et des ingénieurs.
La définition moderne de l'innovation est basée
sur le concept classique de Schumpeter (Schumpeter
[1934]). Les innovations sont des produits nouveaux et
améliorés ainsi que des nouvelles procédures de produc- J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow 219
tion, de nouvelles formes d'organisation, l'application de
la technologie dans de nouveaux domaines, la découverte
de nouvelles ressources et l'ouverture de nouveaux
marchés. Schumpeter considère que ces types d'innova
tion proviennent principalement des grandes entreprises,
et marginalement des petites et moyennes des
laboratoires publics, des universités ou des entreprises
publiques. Plus récemment, Freeman [1988] a suggéré que
les innovations sociales dans le domaine de la politique
technologique devaient être incluses dans la définition;
cette addition prend en compte les encouragements du
gouvernement envers l'innovation (allocations recherche
et développement, politique d'achats publics, éducation
scientifique et technique, politique des brevets et stan
dards...) qui jouent un rôle majeur dans le rythme et la
direction des innovations techniques à l'intérieur des fron
tières nationales. Allen [1981], Nelson [1982], Noble
[1977] , Rothwell et Zelgveld [1981] parmi d'autres, ont mis
en lumière le rôle pénétrant des politiques gouvernement
ales en matière d'innovation industrielle. Freeman a ajouté
que les politiques variaient considérablement
d'un pays à l'autre, particulièrement à travers le temps,
avec l'addition de nouvelles stratégies et stimulants. Il a
aussi insisté sur l'idée que les innovations sociales
accompagnent le plus souvent les techniques
et politiques.
Nous nous intéressons ici aux innovations
conscientes et intentionnées telles qu'elles sont considé
rées par les organisations de recherche et développement,
et non pas par les innovations aléatoires comme il en existe
dans tout processus normal de production. On suppose
qu'à ce dernier niveau, la plus grande part de l'innovation
est protégée par le secret, et de ce fait protégée de la
diffusion dans le système productif au sens large. 220 J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow
Qu'est-ce qu'un système national
d'innovation ?
Les systèmes sont des ensembles d'éléments qui interagis
sent (Boudon [1968] ; Bunge [1969]). Les systèmes théo
riques sont des ensembles de concepts concernant des
faits réels, les propriétés de ces faits et les relations entre
ces faits et leurs propriétés. Les systèmes sociaux sont des
ensembles de pratiques, institutions et rôles (Boudon et
Borricaud, [1982]). La notion de système implique la no
tion d'environnement, c'est-à-dire un ensemble d'éléments
qui sont à l'extérieur du système ; la plupart des systèmes
sont ouverts à un certain degré, ils ont une certaine forme
d'interaction avec leur environnement. Les liens entre le
système et l'environnement doivent cependant être moins
forts que les interactions entre les éléments du système
lui-même, afin de permettre au système d'avoir un certain
niveau de cohérence et de persistance à travers le temps
(Coase).
Pendant les cinquante dernières années, la théorie
de l'innovation industrielle est passée d'une description
simple de l'entrepreneur comme un élément innovant dans
une entreprise isolée, à une définition englobant un vaste
ensemble d'éléments. En d'autres termes, le développe
ment de la théorie de l'innovation technologique s'est fait
en incluant les éléments nouveaux de l'environnement de
l'entreprise. L'idée d'un système national d'innovation est
la plus récente étape de cette évolution vers un concept
plus complexe et englobant.
Quelles sont les fondements de ces systèmes na
tionaux d'innovation ? On trouve en fait une enumeration
de ces éléments dans une contribution récente de
R. Nelson [1988] : «...les systèmes modernes d'innovation J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow 221
ont une complexité institutionnelle. Alors qu'ils concernent
les acteurs institutionnels et les entreprises privées, ils
incluent aussi des institutions comme les universités dé
diées au savoir technologique public, ainsi que les fonds
et les programmes gouvernementaux. Les entreprises pri
vées sont cependant au cœur du système».
Ainsi, alors que la plupart des innovations tech
nologiques prennent place à l'intérieur des industries in
novatrices, d'autre institutions comme les universités, les
laboratoires gouvernementaux, les corporations d'Etat
(comme Airbus industries en Europe ou Atomic energy au
Canada), les agences gouvernementales pour la coordinat
ion (comme le MITI au Japon) et pour le financement
(comme la DARPA aux Etats Unis) ont aussi un rôle crucial
dans le processus de création de nouvelles technologies.
Le concept de système national d'innovation im
plique que les éléments systémiques à l'intérieur des éco
nomies nationales soient plus importants que les éléments
d'interaction entre les économies de différents pays. Pour
quoi ? Quels sont les éléments technologiques systémiques
dans les économies nationales ?
Premièrement, il y a des déterminants qui
dépendent des marchés et des ressources nationales : s
imilarité des revenus et des goûts, similarité des ressources.
Vernon [1971] a rappelé que les pays les plus riches —
spécialement les Etats-Unis — sont le plus souvent le ber
ceau d'innovations technologiques radicales. Wells Jr
[1983] a insisté sur le fait que les innovations en matière
d'investissement pouvaient provenir des pays industrial
isés. D'autres auteurs (Kojima, Ozawa) ont souligné le fait
que les innovations permettant d'économiser l'espace et
les matériaux étaient naturellement développées dans les
pays qui en avaient besoin : Europe et Japon.
Deuxièmement, se basant sur le travail de Von
Hippel, Lundvall a montré que les collaborations infor- 222 J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow
melles comme celles qui existent entre les consommateurs
et les producteurs et qui se passent à l'intérieur des éco
nomies nationales, sont plus fréquentes que les interac
tions internationales (Lundvall [1988]). Une étude des a
lliances technologiques dans l'industrie électronique
canadienne (Niosi et Bergeron, [1991]) supporte l'analyse
de Lundvall.
Troisièmement, les interdépendances fondées sur
la technique, décrites par B. Gille [1978] sont plus à même
d'apparaître dans les économies nationales, tout au moins
dans une première période de diffusion. Le choix d'un
réacteur à l'uranium naturel au Canada (Candu), a imposé
de nouveaux choix comme les technologies des eaux
lourdes ; le leadership mondial japonais dans l'industrie de
la télévision a tout normalement amené au développement
dans ce pays du magnétoscope, de la télévision haute dé
finition et de toute une série d'innovations dans le domaine
de la caméra et du matériel vidéo.
Quatrièmement, il y a des déterminants politiques,
comme la politique scientifique et technologique, qui sont
fondamentalement décidés au niveau national. L'Etat joue
souvent un rôle essentiel, à la fois dans la direction (mili
taire et civil) et dans le rythme des innovations technolo
giques. Dans quelques pays — comme les Etats-Unis ou le
Royaume Uni — les objectifs de défense ont pris le pas sur
la technologie civile. Dans d'autres, comme le Canada,
l'Allemagne et le Japon, la technologie civile a été priori
taire. Quelques pays ont d'importantes dépenses en
recherche et développement en pourcentage de leur pro
duit intérieur brut (comme les Etats-Unis, la Suède, le Japon
ou la Suisse), tandis que d'autres montrent de faibles ratios
(comme le Canada, l'Italie ou la Norvège).
En d'autres termes les liens entre les différents
éléments d'un même système national d'innovation sont :
— les flux financiers, avec le financement public de Г in- J. Niosi/B. Bellon/P. Saviotti/M. Crow 223
novation qui prend la première place, mais également le
financement privé et le financement du capital ;
— les liens légaux et politiques, avec les règles de pro
priété intellectuelle, les standards techniques et les poli
tiques de marchés publics qui s'appliquent d'emblée à
toutes les entreprises nationales, et qui apportent jusqu'à
un certain degré une coordination étatique entre les él
éments ;
— les flux technologiques, scientifiques et informels, les
collaborations et interactions dans les domaines tech
niques et scientifiques qui dépendent des marchés au n
iveau national ;
— les flux sociaux, avec les innovations qui coulent d'une
firme à l'autre, et les flux personnels, en grande partie des
universités aux industries, mais aussi des entreprises aux
entreprises (utilisateur-producteur, etc.) ;
— les flux d'information, qui sont naturellement les plus
importants, recouvrent, pour une bonne part, les flux pré
cédents.
Sur la base des éléments qui précèdent, on peut
construire la définition suivante : un système national d'i
nnovation comprend des entreprises, publiques et privées,
petites et grandes, des universités et des centres publics,
dont l'objet est la production de science et de technologie
à l'intérieur de l'espace national. Ces acteurs interagissent
en termes techniques, commerciaux, légaux, sociaux ou
politiques, aussi longtemps que le but de ces interactions
est le développement, la protection, le financement ou la
régulation de nouvelles sciences et technologies.
Dans la plupart des systèmes nationaux d'innovat
ion, les entreprises constituent les partenaires les plus
nombreux. Cependant, l'Etat est sans doute l'élément do
minant. C'est le cas, d'abord parcequ'il finance et quelquef
ois exécute une part très importante de la recherche et
développement nationale. En 1988, la part de et

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin