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Cuba, une île sous contrôle La classe de 604 a accueilli Jesús Zuñiga,évident que lorsqu’un journaliste n’écrit pas la journaliste Cubain indépendant, dans le cadre du projetvérité, il trahit sa profession. « Renvoyéspécial »*.Jesús Zuñiga vit en exil à ParisPour faire du journalisme libre, et depuis 10 mois. Il est diplômé en sociologie etindépendant, à Cuba, il y a un prix à payer, celui de journalisme, il a travaillé pendant 6 ans pour l’Unesco,la répression. En effetnous, les journalistes mais en 1992 il a été renvoyé sous la pression desindépendants, sommes arrêtés sur la voie publique à autorités Cubaines pour avoir rédigé un article contre lan’importe quelle heure, on nous confisque nos outils censure. Ensuite il a continué d’affirmer son désaccordde travail, nous sommes emmenés dans des services avec le régime communiste de Fidel Castro dans desde police et enfermés pendant des heures et des articles écrits pour la presse étrangère, notammentjours; nous pouvons aussi  et c’est mon cas être américaine, française et espagnole: il y dénonçait laarrêtés en pleine nuit et voir notre domicile corruption, la drogue, la prostitution, la perte de valeursperquisitionné, ce qui est illégal, car la loi cubaine de la société Cubaine ou encore la crise des servicesl’interdit. Mais la police politique est un pouvoir au publics : le logement,les transports, la santé publique etdessus des lois… Nous pouvons égalementêtre l’éducation.« enlevés »par cette même police. Moi, j’ai été séquestré pendant 53 jours, dans un cachot souterrain au siège de la police politique, de la Sécurité de l’Etat. Par ailleurs, chaque fois que j’ai écrit un article qui gênait le dictateur, et qui utilisait une source officielle, la dictature a exigé que je donne mes sources, bien sûr je ne les ai jamais données. Pour connaître la vérité, il y a un le prix à payer, le prix de la répression et de la torture psychologique. Ce sont là des conditions de travail très difficiles puisque aujourd’hui il y a 29 journalistes indépendants en prison à Cuba, qui est laseconde prison au monde pour les des logements délabrés journalistes. Mais en plus les journalistes indépendants sont des dissidents, ce qui signifie  Pourquoi êtesvous parti de votre pays ? qu’ils ne peuvent pas travailler, ni gagner un J’étais obligé de quitter mon pays, j’ai dû choisir salaire. entre partir ou faire 20 ans de prison. J’étaisl’un des rares journalistes indépendants encore en liberté à Cuba, et j’ai dû partir devant cet ultimatum. Etant donné que 26 de mes collègues étaient en prison je ne voulais ème pas être le 27. Comme je pensais que je partirais avec ma famille j’ai accepté le défi, mais ma famille a été retenue, on lui a interdit de me suivre.  SelonReporters sans Frontières, Fidel Castro est l’un des «plus grands prédateurs de la liberté d’expression au monde ». Pouvezvous nous parler des conditions de travail des journalistes à Cuba, en général et de votre propre expérience plus particulièrement ? l’un des nombreux slogans du paysage cubain  Ladéfinition est correcte, Castro est l’un des grands prédateurs de la liberté de la presse. A Cuba il n’existe pas de presse alternative, la presse est entièrement auxcubains, peuventils recevoir des Les mains du parti communiste et du gouvernement, de plus,informations par Internet provenant d’autres il est impossible pour un journaliste qui travaille pour lapays ? presse officielle de faire vraiment du journalisme. Un ACuba, la population n’a pas accès à Internet, il y a un accès seulement dans les hôtels pour journaliste cubain qui travaille à Cuba a toujours été un journaliste manchot, mais aujourd’hui plus encore,touristes. Il est interdit d’avoir un ordinateur chez parce qu’il écrit seulement ce qu’on lui demandesoi et si la police le découvre, elle le confisque et le propriétaire peut aller en prison. Il n’y a pas d’écrire, et tout ce qu’ilécrit doit être en faveur du d’information alternative, cependant les cubains la régime, même s’il sait que c’est un mensonge. Et il est