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fe Mirais de la ta Suprême

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fe Mirais de la ta Suprême

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Ajouté le : 05 juillet 2011
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u
JOURNAL QUOTIDIEN REGIONAL
41» A n n é e .
N »
1 5 .9 6 3
ANNONCES
:
Ujnta
I
points, nçues
.
1 L'AGENCE BAVAS
3tt5,r.UBaibrd,REK:£5
62,
ni
Slchslisn, PARU
il
dus
toitis
sis
'nceircalss
di
PrtTim
RÉDACTIO» PARISIERR
20,
B' Nntnirtn, PARIS
TèL i Taitbont 66-86
(8 lignes)
SAMEDI
10
AOUT
1940
S' Laurent
ABONNEMENTS
:
On
an
1SOfr.
Six mois...
go
1T
.
Trois
mois.
«
ir.
OD
mois... i( fr.
SOREAOI
&
ATÎLioe
JS.f.diPri-Bolié, MJD2S
TÉL. 36-71
(10
lignes)
Chiques poittox
US Bennes
CENTIMES
tdmu
Télégraphique
i
OUCLAIR-RENNM
Fit TÉLÉSRAPHIQDB SPÉCUt
La Constitution
du Portugal"
(SUITE)
Au point
de vue
politique,
la
Constitution
du
Portugal apparaît
comme
un
compromis. Elle proclame
la République. Elle écarte
la
Monar-
chie.
Elle permet une Dictature, sans
l'établir. Elle
ne
rentre,
par
suite,
dans aucune
des
catégories con-
nues.
Salazar
n'a
pas cherché
à
établir
un gouvernement type.
Il a
travaillé
pour
le
Portugal seul, pour
le
Por-
tugal tel qu'il
se
présentait
à
l'heure
il
légiférait.
Il n'a pas
hésité
à
sacrifier jusqu'aux exigences
de
son
propre esprit
universaliste formé
à l'école
des
philosophes
et des
théologiens.
Ce
qu'il
a
voulu, c'est,
envers
et
contre tout, sur
le
plan po-
litique, réaliser «
la
Révolution dans
la Paix
»,
afin d'instaurer,
sur le
plan social,
un
Etat Corporatif.
Le but qu'il
s'est
ainsi fixé
a
com-
mandé tous ses actes.
Il
explique,
en
premier lieu,
la
Constitution. Le doc-
teur Salazar
la
présente lui-même
comme
une
expérience.
«
Nous
ne
pouvons, dans cette marche ascen-
dante, avoir l'impression d'atteindre
déjà
le
sommet
de nos
réalisations
politiques.
»
+
* *
Ce sont
des
considérations d'op-
«
, portunité qui
ont
dicté
les
modalités
adoptées
et
tout d'abord
le
renon-
cement
à la
Monarchie.
Le jeune
roi
Manoel
II
avait
été
déposé
et la
République proclamée
en 1910.
Les
monarchistes étaient
encore nombreux
au
Portugal. Sala-
zar, personnellement,
ne
nourrissait
aucune prévention contre
les
insti-
tutions monarchiques.
Il
entretenait
d'excellents rapports avec
la
maison
de Bragance
et ne
manquait aucune
occasion
de lui
rendre d'officiels
hommages. C'est ainsi qu'il
a
tenu
à transférer
au
Panthéon royal
les
dépouilles
du roi
Charles
I"
r
et du
duc
de
Bragance, assassinés
le 1"
février
1908.
Lorsque Manoel
II
mourut
en
exil, Salazar tint
à ce
que
le tombeau
du
dernier roi «
fût
pieu-
sement abrité
sur le sol de la Pa-
trie >.
Il
écrivait alors
novembre
1932
— : « Et
voilà que, quand
ce
modèle d'homme,
de
.prince
et de
Portugais avait achevé
de se
former,
quand
il
pouvait
se
considérer com-
me prêt
au
métier
de roi, la
mort
l'enlève sans
«
descendants
ni
suc-
cesseurs
».
Salazar sembla regretter que cette
disparition
ait
écarté l'éventualité
d'une resiauration,
car il
ajoutait
:
« Pour
peu que l'on
désire scruter
le secret
qui
règle
les
événements
humains, celui-ci nous semble
si
ab-
surde qu'il paraît offenser
notre
intelligence
•.
Quelque insoupçon-
nable
que
soit
la
sincérité
de
Sala-
zar,
on ne
peut s'empêcher
de
faire
deux remarques...
D'abord
le
Dictateur n'avait
pas
cru jusqu'alors devoir faire appel
eu
roi.
Celui-ci,
par
contre, avait
cppuyé son action
et
dans une pro-
clamation
à
ses fidèles avait écrit
:
* Salazar
a
relevé
le
Portugal.
Il est
véritablement
le
Sauveur
du
pays
».
N'est-il pas permis
de
penser qu'une
même compréhension des nécessités
politiques nationales avait conduit
le Dictateur
et le roi
déposé
à
con-
sidérer comme inopportune, pour
le
pays
et
pour
la
monarchie elle-mê-
me,
une
restauration avant
que ne
lîoit effectué
le
redressement
?
D'autre part, dans cette même
page
si
noble
et
qu'on voudrait
ci-
ter tout entière. Salazar donne
les
raisons pour lesquelles
il ne lui pa-
raît
pas
souhaitable
de
rétablir
un
roi sur
le
trône
du
Portugal. Ces rai-
sons sont indépendantes
de la
per-
sonne royale. Ne se seraient-elles pas
imposées
à
Salazar
si
Manoel avait
vécu
?
La cause monarchiste
a
encore
dans
le
pays
une
force considéra-
ble
»
concède Salazar, mais
c
l'opi-
nion dominante
est que
certaines
revendications sociales sont plus
fa-
cilement réalisables sous
la
républi-
que
que
sous
la
monarchie
et que
ce régime-là permet plus
de
progrès
que celui-ci.
A
cette idée, profondé-
ment enracinée dans beaucoup d'es-
prits,
à
cette mystique... aucun fort
courant contraire n'est opposé.
»
Devant ce fait,
le
parti
de
Salazar
est pris.
«
L'expérience faite
par la
Dictature portugaise doit prouver
à
bien
des
gens l'importance décisive
qu'ont,
à ce
sujet,
non les
formes
extérieures, mais bien
les
concep-
tions profondes
du
pouvoir
et du
gouvernement public.
»
a-t-il
accepté
le
risque électoral
?
Pourquoi s'est-il contenté de
la
Prési-
dence
du
Conseil ? Toujours pour
des raisons d'opportunité.
Salazar voulait faire admettre
un
état fort, personnel
et
chrétien,
par
un peuple essentiellement discuteur,
individualiste, travaillé
de
longue
M. OLIVIERA SALAZAR
parlant
au
micro
date
par la
franc-maçonnerie. Pour
cela,
il a
évité
les
mots
et les
for-
mules
qui
auraient heurté. Grâce
aux précautions prises,
il n'a
connu
que
peu
d'opposants, deux petites
révoltes aisément réprimées
et un
attentat qui
a
accru
sa
popularité.
La même prudence
lui
inspira
de
ne
se
réserver que
la
deuxième ma-
gistrature. En réalité, comme les piè-
ces
de
théâtre composées pour être
jouées
par des
artistes choisis
à
l'avance,
la
Constitution
a été
écrite
en fonction
des
titulaires désignés.
Le résultat
des
élections n'était
pas
douteux. Salazar savait que
le
Pré-
sident
de la
République, celui
qui
devrait choisir
le
Président
du
Con-
seil
et
pourrait
le
renvoyer, serait
le
général Carmona. Comment
ne se
serait-il
pas fié au
chef
qui
l'avait
appelé
et qui, «
tout
au
moins
en
ce
qui
concerne
la
distinction
et la
droiture
du
caractère, peut être com-
paré
à
notre maréchal Pétain !
»
Ainsi s'exprimait dans
l'Illustration
du
23
juillet 1938, M. Emile Schrei-
ber, comme
si
notre confrère avait
eu l'intuition
du
rôle
qui
devait être
bientôt imparti
au
grand soldat
!
Toutes
ces
concessions consenties
par Salazar
lui
ont
du
moins permis
d'imprimer
au
nouveau régime
le
caractère politique auquel
il
tenait
le plus
:
celui
d'Etat antiparlemen-
taire.
Sans doute, Salazar
ne
dissi-
mule pas ses regrets
:
« Ne pouvant
donner
au
Chef
de
l'Etat
une
indé-
pendance absolue quant
à
son mode
de désignation...
»,
écrit-il. Mais
ce
que Salazar ne voulait
à
aucun prix
c'est
que le
pouvoir dépendit
des
parlementaires. Le chef
de
l'Etat
est
devenu
un
aussi légitime représen-
tant
de la
nation
que
l'Assemblée
Nationale.
A
côté d'elle,
le
gouver-
nement
est
« librement
et
exclusive-
ment choisi
par le
chef
de
l'Etat,
sans dépendre d'aucune indication
ni d'aucun vote parlementaire
».
La méfiance
de
Salazar
à
l'égard
du
Parlement n'a pas changé
:
«
Je
suis
p r o f o n d é m e n t antiparlementai-
re,
parce
que je
déteste
les
dis-
cours creux, verbeux,
les
interpella-
tions éclatantes
et
vides
et
l'exploi-
tation
des
passions
en vue non
d'une grande idée, mais
de
futilités,
de vanités,
de
riens
par
rapport
à
l'intérêt national.
...
Comme petit
Parlement,
le
Conseil
des
ministres
me suffit.
»
N'est-il
pas à
craindre
que
l'As-
semblée Nationale abuse
des
pou-
voirs
qui lui
restent
et
cherche
à
commander l'exécutif ?
La
Constitu-
tion, quant
à
présent,
ne
comporte
pas
les
moyens
de
défense suffi-
sants — mais elle est révisable
et si
une menace
se
précise
ne
doutons
pas que Salazar provoquera les mo-
difications nécessaires
au
maintien
du régime qu'il veut, pour
le
bien
du Portugal « profondément national
mais
non
démagogiqu
\
représenta-
tif mais antidémocratique, fort mais
non tyrannique
et
jamais absor-
bant
».
'.A suivre.)
(1) Voir
les
numéros
des
30,
31
juillet,
3 et 8
août 1940.
Quelle
«
forme extérieure
» va
donc choisir Salazar ?
A
priori,
on
aurait
pu
penser qu'il établirait une
dictature
et une
dictature person-
nelle ? On sait qu'il
a
opté pour une
république
et une
république
où il
n'a pas
la
première place. Pourquoi
L'ANGLETERRE EMPECHE
LE RAVITAILLEMENT
DE
LA
FRANCE
(Voie
en
deuxième page.)
L'UN
DES
PLUS GRANDS PROCÈS
DE
L'HISTOIRE
DE
FRANGE
VA S'OUVRIR
A
RIOM
Hier
a
eu lieu
fe
Mirais de la
ta
Suprême
Riom,
9
août.
— La
Cour
Su-
prêm e
de
Justice
est
entrée
en
fonctions. Une foule considérable
s'était transportée
à
Riom pour
assister
à la
cérémonie solennelle
de l'installation
des
m agistrats.
Elle
s'est
déroulée selon
le
céré-
monial prévu. Hier donc
à 4 h. 45
le G arde
des
Sceaux, m inistre
de
la Justice,
est
arrivé
à
Riom.
Les
m em bres
de la
Cour
Suprême
l'accompagnaient. Jusqu'au- per-
ron
du
Palais
de
Justice une haie
d'honneur était formée, composée
de gardes
à
pied
et de
canonniers
du 4
e
régim ent d'infanterie.
Sur
les
m arches
du
vieil esca-
lier, les m agistrats
de la
Cour
de
Riom, revêtus
de
leurs robes rou-
ges
garnies
d'herm ine,
atten-
daient. Puis, précédant les magis-
trats
de la
Cour Suprême,
ils
pé-
nétrèrent dans
le
Palais.
Au passage, entourant
M. Ali-
bert,
on
reconnaissait
le
prési-
dent Caous,
le
vice-président
La-
garde, l'amiral Herr,
le
général
W ato
;
MM. Tonon, Georges
Vi-
bert, Je a n Benoît
; les
m em bres
suppléants,
MM.
Baravault,
Le-
m aire
et
Lesueur
; le
procureur
général Cassagnau
; les
avocats
généraux Gabold
et
Bretelais.
Un soleil éblouissant éclairait
cette scène em preinte d'une aus-
tère majesté.
L'assistance, contenue
par le
service d'ordre
en
arm es, faisait
silence. Puis, tout
à
coup,
on
per-
çut une vaste rum eur. Les m agis-
trats étaient entrés dans
le
palais
où commença aussitôt
la
cérémo-
nie d'installation.
C'est dans
la
grande salle
ré-
servée
aux
débats
de la
Cour
d'Assises qu'elle
se
déroula.
Du
h a u t
de son
siège,
le
président
Caous articulait
à
haute voix
la
formule
du
serm ent
: «
VOUS
JU R E Z
DE
BIEN
ET
FIDÈLE-
M EN T R EM PLIR
VOS
FONC-
TIONS,
DE
GARDER
RELI-
GIEUSEM ENT LE SECRET DES
DÉLIBÉRATIONS ET DE VOUS
C O M P O R T E R
EN
TO U T
COMME
UN
DIGNE
ET
LOYAL
M AGISTRAT
? » Et
tour
à
tour,
d'une voix ferme,
les
m agistrats
prononcèrent
; « JE LE
JU R E
».
A
ce
m om ent
le
G arde
des
Sceaux
se
retira
et la
Cour, léga-
lem ent constituée, pouvait com-
m encer
à
siéger. Dès dem ain
les
commissions d'instruction exami-
neront leurs dossiers
et la
Cour,
lors
de sa
deuxième séance
qui
au ra lieu vraisemblablement
au
début
de la
sem aine prochaine,
entendra
la
lecture
du
réquisi-
toire instructif d'instance.
A
ce
moment,
l'un des
plus
grands procès
de
l'histoire
de
France sera ouvert.
•&&&&&#&&:<
Nous avons annoncé
la fin de la
franc-maçonnerie française
:
voici
le siège
de la
loge maçonnique principale,
« Le
G ran d Orient
»,
rue Cadet,
à
P aris
Profitant
de
quelques instants
de
loisirs,
ces
m arins allem ands
adm irent
le
décor splendide
du
vieux port
de La
Rochelle
LES ATTAQUES AÉRIENNES
SE
MULTIPLIENT
CONTRE L'ANGLETERRE
BERLIH ,
9
août.
— Le
commu-
niqué
d'hier
apprend
que la
concentration
des
forces arm ées
aériennes exerce
une
pression
de
plus
en
plus forte contre
les
éta-
blissements
industriels
et les
ports
du
centre
et du sud de
l'Angleterre.
L'arm ée aérienne
ne se
con-
tente
pas de
détruire
les
usines
et
de"
paralyser
ainsi
l'effort
d'arm em ent
de
l'Angleterre, m ais
elle s'attaque aussi
à
fond
aux
positions d'artillerie
et de
pro-
jecteurs.
L'OFFENSIVE ALLEMANDE
CONTRE L'ANGLETERRE
SERAIT IMMINENTE
P A R IS ,
9
août.
Nous avons
dit,
au
cours de précédentes émis-
sions,
que
différents indices per-
m ettent
de
penser que l'offensive
allem ande
contre
l'Angleterre
était im m inente.
La
presse
du
Reich parla abondam m ent
des
préparatifs militaires, lesquels se-
raient m ain ten an t parfaitem ent
au point.
Les-
journaux allem ands
dé-
clarent
que, dès que
l'offensive
sera commencée,
la fin de la
guerre sera proche.
Ces journaux indiquent égale-
m en t que
l'on
considère
à
Berlin
que
la
flotte navale britannique,
affaiblie
par les
pertes qu'elle
a
subies,
ne
jouera dans
les
opé-
rations qu'un rôle très effacé.-
Cette impression
est
confirmée
p a r
le
correspondant
de
l'Asso-
CIATION P R E S S
à
Genève
qui, re-
venant
d'un
voyage
sur les
côtes
de
la
M anche, écrit
: «
Les
forces
allemandes sont
en
place
»
et
cite
les paroles
du
Feld M aréchal
qui
a déclaré
ces
jours derniers
:
«
L'aviation
allemande
est
prête
à commencer
à
tout moment
l'ac-
tion
:
contre
la
Grande-Breta-
gne.
>
Communiqués
et avis officiels
COMMUNIQUÉ ALLEMAND
DU
9
AOUT
D.
N. B.
BERLIN,
9
août.
— Le
Haut Commandement
Allemand communique
:
Dans
la
nuit
du 7 au 8
août, nos vedettes rapides
ont
attaqué, selon
une
information déjà donnée,
un
convoi
britannique, fortement escorté. Malgré
une
vive défense
f
par les destroyers
de
l'escorte, par les positions côtières
et
"par chacun des navires armés, nos vedettes sont parvenues
à couler
un
bateau-citerne
de
8.000
tonnes,
un
vapeur
de
5.000
et
un autre de 4.000 tonnes. Un second bateau-citerne
de plus petit tonnage
a
été incendié. Toutes
les
vedettes
sont rentrées indemnes.
Le
8
août,
nos
formations d'avions
de
combat, sous
l'escorte
de nos
avions
de
chasse
et de nos
« Stukkas »
(avions de destruction), ont attaqué un convoi britannique
fortement protégé par les forces maritimes
et
aériennes
au
sud
de
l'île
de
Wight. Comme
il a été dit
précédemment,
douze navires marchands faisant partie
de ce
convoi
et
totalisant environ 55.000 tonnes ont été coulés
;
sept autres
ont été endommagés sérieusement. Le nombre des navires
ennemis coulés
ou
sérieusement touchés hier s'élève
à
vingt-huit.
,
Devant Douvres,
nos
Messerschmitt
ont
détruit douze
ballons captifs ennemis.
Au cours des attaques allemandes sur les convois, de vifs
combats aériens
se
sont développés. Tant près
de
l'île
de
Wight que devant Douvres, l'ennemi
a
perdu 49 appareils,
dont 33 Spitfire. Dix
de
nos avions sont manquants, deux
autres ont fait
un
atterrissage forcé.
Pendant
la
nuit, nos avions
de
combat
ont
attaqué
des
établissements industriels dans les régions
de
Liverpool
et
de Bristol, ainsi
que des
ports,
des
aérodromes,
des
positions d'artillerie
du
sud de l'Angleterre.
Notre aviation
a
continué méthodiquement
la
pose
des
mines devant les ports anglais.
Des avions britanniques
ont
survolé
la
nuit dernière
différentes régions de l'ouest de l'Allemagne. Par notre vive
défense, l'ennemi
a
été, soit obligé
de
rebrousser chemin,
soit empêché
de
lancer
ses
bombes. Quelques bombarde-
ments isolés n'ont
*
causé
que des
dégâts matériels
peu
importants sur des bâtiments. Quelques personnes
ont été
blessées dans une petite localité frontalière.
Notre artillerie
a
abattu deux appareils ennemis.
COMMUNIQUE ITALIEN
DU
9
AOUT
ROME, 9 août. — Le Grand Quartier Général Italien fait
savoir
:
Au nord
de
l'Afrique, seize avions italiens
ont
été vive-
ment attaqués par vingt-cinq avions britanniques. Malgré
la supériorité numérique
de
l'ennemi,
les
avions italiens
sont parvenus
à
abattre cinq de leurs adversaires. Deux des
nôtres
ne
sont pas rentrés.
En Somalie britannique, nos troupes
ont
poursuivi leur
avance
et
occupé
la
ville de Hargueïssa.
J
Les intérêts réciproques de la France et du Japon
seront respectés en Indochine
:wm.
<
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.i*
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'•'•?'
' ' j " -
1
" - ' . ' . ' . r ' ' "
" f
m
LA BAIE DE CAM-RANH
EN
INDOCHINE FRANÇAISE
PARIS,
9
août.
— On a
beaucoup parlé
des
négociations engagées
entre
la
France
et le
Japon,
au
sujet
de
l'Indochine. Bien
des
bruits
ont
été
émis
par la
presse étrangère
qui,
tous, n'étaient
pas
aussi
innocents qu'on pouvait
le
croire
à la
première lecture.
Il
convient
donc
de
mettre
les
choses
au
point.
On peut dire qu'il
y a
longtemps
que les
deux gouvernements
se
préoccupent d'établir sur des bases solides leur coopération
en
Extrême-
Orient.
Dès la fin du
mois
de
juin,
la
frontière entre
la
Chine
et
l'Indochine
a été
fermée
en
vertu d'arrangements intervenus avec
les
autorités locales.
A la
même époque,
une
mission japonaise
se
rendait
en Indochine pour étudier
la
base d'un accord économique entre l'Indo-
chine
et le
Japon, accord d'autant plus souhaitable
que le
Japon
manque
de
matières premières, produits particulièrement abondants
en
Indochine
et que la
réciproque
est
vraie.
Les pourparlers continuent
et
leur adoption,
sur le
plan politique
et
su
r
le
plan économique
des
relations franco-japonaises,
est en
bonne voie
.
. _ ., „. ,_
Les conversations entre l'ambassadeur
de
France
a
Tokio
et le
ministre
des
Affaires Etrangères
du
Japon
se
développent
dans
l'esprit
le
plus cordial, avec
la
volonté réciproque d'aboutir
à un
accord
qui
tienne compte
des
intérêts
des
deux pays.
LE DIFFEREND ANGLO-JAPONAIS
FAIT L'OBJET D'ENTRETIENS DIPLOMATIQUES
PARIS,
9
août. — C'est avec
le
plus grand intérêt que
la
presse
du
monde
entier suit actuellement
le
différend anglo-japonais. Mardi dernier,
au
cours
d'un entretien avec l'ambassadeur japonais
à
Rome,
le
comte Oiano
a
particu-
lièrement étudié l'évolution
de la
tension anglo-nipponne.
A
Washington,
M. Cordell Hull
a
convoqué
les
experts américains spécialistes
des
problèmes
d'Extrême-Orient, afin d'examiner avec
eux les
derniers développements
de la
situation.
A
Tokio, enfin, l'ambassadeur
de
Grande-Bretagne t'est entretenu
avec
le
ministre des Affaires Etrangères du Japon.
DEVANT
LE
GÉNÉRAL VON FALKENHAUSEN
DES TRO U PES ALLEMANDES ONT DÉFILÉ
A
BRUXELLES
.
.
_
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L'ATTAQUE
DU
SOMALILAND ANGLAIS
PAR
LES
TROUPES ITALIENNES
P A R IS ,
9
août
(de
notre rédac-
lonnes
italiennes,
venant
de
tion parisienne).
L'attaque
du
l'Ethiopie
et
dont
la
première
a
Som aliland anglais
par
trois
co-
déjà atteint
la
mer, constitue
un
coup grave pour l'empire britan-
nique,
non pas par la
richesse
du territoire, m ais
par sa
valeur
stratégique.
Situé
en
face d'Aden
sur la
côte africaine
du
golfe
qui
porte
ce
nom, le
Somaliland
s'étend
sur près
de
68.000 milles carrés
dans
une
région stérile qu'habite
une population
de
tribus nom a-
des
:
330.000 âmes environ
de
religion m usulm ane.
Malgré leur petit nombre,
ces
indigènes
ont
donné
du fil à re-
tordre
à
leurs conquérants,
il y a
quarante
ans.
Répondant,
en
1900.
à
l'appel d'un de leurs chefs,
exilé dans l'Yemen. Sayed
Mo-
ham m ed ben Abdallah,
un «
M a h .
di
»
— qui avait déclaré
la
guerre
sainte contre l'Angleterre
— ils
tinrent tête
à
trois expéditions
militaires im portantes, dont
la
dernière, sous
la
direction
du
général Egerton,
ne
réussit
à
rem porter quelques succès
que
grâce
à
l'aide
des
forces éthio-
piennes jointes
à
des contingents
nombreux, transportés,
à la fin,
d'Aden,
du
Nyassaland
et des
Indes.
Après
quoi,
l'intérieur
étant toujours agité,
les
B ritan-
niques
se
décidèrent
à
borner
leur occupation
à la
côte.
C'est,
du
reste
sur
cette côte
que s'élèvent
les
centres impor-
tan ts
du
Somaliland
;
Berbera,
la capitale avec 35.000 habitants
;
Zeïla
et
Bulhar.
l'un et
l'autre
avec 8.000. C'est
qu'affluent
les produits
de la
colonie
:
peaux,
gomme,
bétail,
plumes
d'autruche...
On
ne
compte,
à
l'intérieur,
que
des
agglomérations momen-
tanées, situées
à
l'abord des puita