Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Opération Atalante: piraterie et politique de sécurité de la Suisse

4 pages

Opération Atalante: piraterie et politique de sécurité de la Suisse

Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 153
Signaler un abus
l’armée suisse en service d’appui, sous ré-serve de l’approbation par le Parlement.
Concrètement, le Conseil fédéral veut mettre à la disposition de l’opération Ata-lante deux équipes des forces spéciales UE Navfor  Atalanta (chacune étant composée de six à huit Participation actuelle personnes), trois experts médicaux et trois spécialistes en droit international. F GB D GR INL SE Le mandat du personnel militaire suisse Participation annoncée reste limité à la protection des navires É T H I O P I E du Programme alimentaire mondial de B N l’ONU qui approvisionnent la Somalie et, Participation éventuelle annoncée le cas échéant, à celle des bateaux suisses K E N Y A CH HRUAde la flotte marchande. La Suisse exclut explicitement toute participation à des S E YC H E L L E S T A N S A N I E opérations offensives contre les pirates et Téléchargement: www.css.ethz.ch/graphicsCopyright 2009, Marion Ronca, ETH Zürich tout engagement sur des navires d’autres nti-piraterie de l’UE au large de la Corne de l’Afrique Etats. Conformément au message du Conseil fédéral du 22 avril 2009, le com-Jusqu’à une époque récente, la piraterieLe lièvre a été levé, d’une part, par l’Asso-mandant militaire de l’opération Atalante était encore davantage associée à desciation des Armateurs Suisses qui a dépo-a accepté ces restrictions d’intervention films hollywoodiens qu’à la politique desé en novembre 2008 une demande pouret, partant, l’offre de la Suisse. sécurité. Le phénomène n’était pas dus’enquérir des mesures que le Conseil tout perçu comme une menace pour lesfédéral entendait prendre pour protégerAu plan de la politique intérieure, la par-intérêts suisses. Le rapport sur la politiqueles navires commerciaux suisses dans leticipation à la mission de l’UE demeure de sécurité 2000 reste muet sur la pira-golfe d’Aden et, d’autre part, par l’UE elle-controversée. Après avoir d’abord réagi terie maritime. Et pourtant la Suisse doitmême qui a officiellement invité la Suissede manière remarquablement rapide, le maintenant trancher: doit-elle participerà participer à la mission anti-piraterieConseil fédéral a ensuite lui-même retardé à la mission anti-piraterie de l’UE au largeeuropéenne dans cette région (EU Nav-le traitement de l’affaire au Parlement en de la Corne de l’Afrique? Cette questionfor Somalia – Opération Atalante). Troisla liant à une révision de la loi militaire vi-revient à la pointe de l’actualité et reflètejours après la Conférence de constitutionsant à une extension du service d’appui. la prévisibilité décroissante qui prévautde forces du 16 décembre 2008, le ConseilCette démarche n’a pas pu être objecti-dans les développements de la politiquefédéral donnait son accord de principevement retracée et a mis au grand jour la de sécurité ainsi que la complexité crois-pour une participation à l’opération. Aprèsmarge de manœuvre actuellement res-sante de la menace et les exigences nou-d’autres discussions avec l’UE, il a finale-treinte du gouvernement dans les ques-velles posées à la politique de sécurité dement approuvé, en date du 25 févriertions de politique de sécurité. Même les la Suisse dans un monde globalisé.2009, l’engagement d’un détachement departis restent divisés en ce qui concerne
© 2009 Center for Security Studies (CSS), ETH Zurich
1