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Commerce électronique et concurrence pure et parfaite

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Commerce électronique et concurrence pure et parfaite

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Commerce électronique et concurrence pure et parfaite
Le commerce électronique est né au milieu des années 90 avec l'essor d'Internet et de la «net-economy », suscitant l'engouement des micro-économistes qui célébraient l'avènement du fameux paradigme de la concurrence pure et parfaite. La flambée spéculative sur les entreprises liées aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), principalement dans les secteurs des équipementiers et de la vente en ligne s'est terminé brutalement en 2001 avec l'éclatement de la bulle boursière. On a parlé alors de la fin de la nouvelle économie, qui représentait l'espoir d'une nouvelle phase de croissance durable et continue. Pourtant, la poursuite du développement des NTIC, de la diffusion et de l'utilisation d'Internet aussi bien dans les entreprises que chez les particuliers tempère cette vision pessimiste. La « net-economy » n'est pas morte avec la nouvelle économie. La vente en ligne continue d'afficher un taux de croissance soutenu de +26% en 2004 aux USA. En France, l'e-commerce s'étant développé plus tard, sa marge de progression y est plus importante : l'Association pour le Commerce et les Services En Ligne (ACSEL), représentative des acteurs du commerce électronique, a enregistré une hausse des ventes de 70 % sur le troisième trimestre 2004. Qu'est ce que le commerce électronique? L'OCDE le définit ainsi : «toute opération d'achat ou de vente automatique sur un terminal de réseau électronique». Le commerce électronique continue à se développer parallèlement à la diffusion d'Internet dans deux axes différents : le commerce de détail grand public et le commerce inter-entreprises. Bien que le commerce électronique de détail, appelé B to C (Business to Consumers) ait eu un développement rapide dans certains secteurs concurrentiels tels que la vente de CD, de livres, de matériel informatique, de voyages, il reste complémentaire au commerce traditionnel dans les autres secteurs. L’e-commerce américain a atteint un nouveau record de ventes pour l'année 2004 avec un chiffre d’affaires global de 117,4 milliards de dollars (Source ComScore Networks). Pourtant cela représente moins de 2% du commerce général de détail, d'après l'enquête mensuelle duU.S. Census Bureau. Parmi les entreprises présentes dans ce secteurs, on distingue les «pure players», c'est-à dire les entreprises présentes sur Internet seulement comme par exemple Amazon dans le secteur de l'édition et Pixmania dans le domaine du matériel électronique, des «mixed players», entreprises présentes également dans le commerce traditionnel comme la FNAC pour l'édition, la SNCF pour les voyages et Surcouf pour le matériel informatiques. Le commerce inter-entreprise, appelé B to B (Business to Business) est en forte expansion (+400% en France entre 1997 et 2002). Le commerce B to B représente l'essentiel du chiffre d'affaire du commerce électronique en général soit plus de 80%. On a assisté à la création de véritables places de marché virtuelles où plusieurs acheteurs et plusieurs vendeurs se rencontrent afin de conclure des transactions. A l'heure actuelle, les secteurs d'activité les plus en pointe en matière de place de marché sont les secteurs automobile, aéronautique et grande distribution. Les marchés électroniques permettent de mettre en relation des vendeurs et des acheteurs qui n'auraient jamais pu passer des contrats dans le commerce traditionnel à cause de contraintes géographiques. La rapidité d'accès à l'information, ainsi que les nombreux comparateurs de prix permettent en quelques clics de rechercher le produit le mieux adapté à ses besoins, et de connaître l'éventail des prix proposés par les vendeurs. La concurrence semble donc jouer plus librement dans le commerce en ligne que dans le commerce traditionnel. La concurrencepure et parfaite, selon la théorie de l'équilibre général, de Léon Walras (1877) est un modèle de confrontation des offres et demandes d'un bien qui conduit à l'équilibre des prix. Ce modèle est généralisable à un ensemble de marchés sous cinq conditions : 1. ATOMICITÉ: Les acheteurs et vendeurs sont une multitude d'agents de taille réduite. ils ne peuvent influencer la formation du prix. Ils sont « price takers » et non « price makers ». 2. FLUIDITÉ: Les agents peuvent sortir et entrer librement sur le marché (pas de barrières réglementaires ou économiques) 3. HOMOGENÉÏTÉ: Les produits sont tous identiques et substituables 4. TRANSPARENCE: L'information sur les produits et processus de fabrication est gratuite et parfaite. 5. MOBILITÉparfaite des facteurs de production (Capital et Travail) qui peuvent sans coût se substituer l'un à l'autre.
Écho-Gestion- Numéro 5 – Mai 2005 http://www.ecogesam.ac-aix-marseille.fr/revue
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