Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Département des littératures Professeur : Jean-Pierre Sirois-Trahan ...

De
6 pages

Département des littératures Professeur : Jean-Pierre Sirois-Trahan ...

Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 0
Signaler un abus
Département des littératures
Professeur : Jean-Pierre Sirois-Trahan
Faculté des lettres
Session : Hiver 2005
CIN-15655— M
OUVEMENTS OU
É
COLES CIN
É
MATOGRAPHIQUES
II
R
EM
. : L
A NOUVELLE VAGUE ET LES NOUVEAUX CIN
É
MAS
Contenu et objectifs du cours
Dans l’histoire du cinéma mondial, la Nouvelle Vague française peut être considérée
comme l’un des événements majeurs, de telle façon que l’on a pu dire qu’il y avait un avant et un
après. Deuxième moment de la modernité au cinéma, après le néo-réalisme italien, son avènement
au tournant des années soixante a profondément changé la donne esthétique de l’art
cinématographique, et ce jusqu’à aujourd’hui.
L’une des caractéristiques les plus essentielles de ce mouvement fut de considérer, dans
l’exercice même de sa
praxis
, le cinéma de façon critique, cinéphile et réflexive. Groupée autour de
la revue des
Cahiers du cinéma
fondée par André Bazin, la Nouvelle Vague est souvent ramenée à
un groupe de critiques passés à la réalisation : François Truffaut, Claude Chabrol, Jean-Luc
Godard, Jacques Rivette et Eric Rohmer. Aussi, il ne faut pas oublier ceux que l’on nomma le
« groupe rive gauche » : Alain Resnais, Chris Marker, Agnès Varda, Jacques Demy et Jacques
Rozier. On peut aussi y rattacher un certain nombre d’
outsiders
importants, soit immédiatement
précurseurs (Jean-Pierre Melville, Jean Rouch, Alexandre Astruc), soit continuateurs à
l’esthétique proche (Maurice Pialat, Jean Eustache, Philippe Garrel, André Téchiné).
Si la Nouvelle Vague française est la tête de pont de la modernité cinématographique
durant les années soixante, on aurait tort de croire à l’unicité de ce mouvement dans
l’effervescence de la période. Plusieurs autres nouvelles vagues s’affirment durant cette décennie
dans différents pays (Québec, Italie, Brésil, Japon, États-Unis, Tchécoslovaquie, etc.) et
constituent des « nouveaux cinémas » qui s’inscrivent en faux contre l’académisme dominant du
cinéma commercial. Si ces « nouveaux cinémas » furent influencés par la Nouvelle Vague française
et par le prestige de sa critique cinéphilique, nous verrons que les échanges furent réciproques,
notamment avec les cinéastes québécois (Gilles Groulx, Michel Brault, Jean-Pierre Lefebvre,
Claude Jutra, Pierre Perrault). Il y a d’ailleurs lieu de croire que, s’ils furent effectivement
influencés, facilités et stimulés par le succès de la Nouvelle Vague, les nouveaux cinémas se
seraient développés de toute façon, tant des causes plus ou moins semblables ont donné des
résultats parallèles à travers le monde, en rupture radicale avec le cinéma d’alors.
Bien que la Nouvelle Vague et les nouveaux cinémas puissent être circonscrits à une
période historique (en gros les années soixante), on ne peut que constater leur prolongement et
leur influence jusqu’à aujourd’hui. Les grands auteurs de la Nouvelle Vague continuent de tourner
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin