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Ajouté le : 21 juillet 2011
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P. Larcier- E1 (P3), IFBS Support de cours : les envenimation marines  Introduction  
  
L’extraordinaire biodiversité marine expose l’Homme à entrer en contact avec de nombreux animaux venimeux lors de la pratique de la plongée sous-marine. La majorité des animaux marins venimeux vivent dans les eaux tropicales, intertropicales et tempérées chaudes, en particulier dans la Province Indo-Pacifique.C’est souvent l’Homme qui est responsable de ces accidents, heureusement rares, dû fait de son comportement inadapté et ignorant envers des animaux peu agressifs.
L’envenimation est due à l’inoculation à l’Homme de venins animaux. Les venins sont des poisons d'origine animale utilisés comme armes d'attaque ou de défense. Les animaux venimeux les injectent ou les projettent tandis que les animaux vénéneux, les excrètent (téguments) ou les renferment dans leurs propres tissus.Mais qu’est un animal vénéneux? Un animal venimeux ?  
 Les animaux vénéneux mais ils peuvent aussi les poisons » des « produisent cupérer dans l’environnement (à partir d’autres animaux, plantes ou organismes), et en faire alors un« usage passif» puisque les moyens de les utiliser activement font défaut. Par exemple, les Eponges et les Coraux sont sédentaires et incapables de fuir mais ils disposent d’une grande variété toxines susceptibles de les protéger contre les de prédateurs (Poissons) mais aussi contre les micro-organismes pathogènes. Certaines Tortues marines (Eretmochelys imbricata) ou nudibranches (Glaucus sp., Glaucilla sp., Chromodoris sp.) s’accotrès bien de ces toxines (par ex, celles de la Physalie oummodent Galère Portuguaiseou d’Eponges) et les utilisent, à leur tour,comme répulsifs, à l’égard de leurs prédateurs éventuels.
L’empoisonnement peut aussi êtrela conséquence de l’ingestion d’un animal ou d’une plante vénéneux par un prédateur, par ex. l’Homme.C’est le cas des manifestations toxiques dues à l’ingestion(intoxication) de Poissons vénéneux, souvent prédateurs (comme les thons, les barracudas),réalisant l’ichtyosarcotoxisme ou« ciguatera » (due à la présence de ciguatoxine produite par un dinoflagelléGambierdiscus toxicus, et sequestréeviala chaîne alimentaire).
 A l’opposé, lesanimaux venimeux sont munis d’un appareil à venin et vont inoculer leurs toxines soit par piqûre, soit par morsure :on parle de « système actif»  . On distingue les animaux venimeux actifs, au comportement offensif qui injectent généralement leur venin par voie orale (ex: Serpent, Cône, Anémone) pour capturer des proies, des animaux passifs adoptant un comportement défensif (ex: Batraciens, Poissons-pierres, Ptéroïs, Oursins) qui administrent leur venin par voie appendiculaire (queue, dard) ou dermique (barbes, sécrétions).
Les venins sont des protéines, constituées de toxines, d'amines actives sur les vaisseaux sanguins et d'enzymes détruisant d’autres protéines. On distingue 4 grandes familles de venins en fonction de leurs mécanismes d’action, sur les systèmes vasculaire, cardiaque, neuronale et les cellules cutanées. L'appareil venimeux est constitué deglandes à venin (uni- ou pluricellulaire)et d'un appareil vulnérantchez les animaux actifs, constitué soit d'un dispositif à injection (poire à injection, seringue à piston) soit d'un dispositif de pénétration (aiguille, pointe de harpon, mors, dard, soies).
Linoculation lieu asoit dans l’eau, et est alors toujours grave du fait du risque de noyade, soit hors de l’eau, lors de manipulations de l’animal. Les contacts de l’Homme
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P. Larcier- E1 (P3), IFBS avec les animaux marins y sont fréquents : pêcheurs côtiers, plongeurs sous-marins, mais aussi touristes amateurs de mers exotiques. Chez l'homme les tableaux cliniques sont variés, allant d'une atteinte bénigne à une situation fulminante avec décès (en fonction du type de venin, du site d'injection, du nombre de piqûres ou de morsures). Il est important d'essayer de faire la différence entre une réaction anaphylactique (ou allergique sévère) et une véritable envenimation, ce qui n'est pas toujours facile ; la conduite à tenir dans ces conditions est donc des plus importantes, et passed’abord par une information sur les risques et leur(s) prévention(s) auprès des plongeurs que nous sommes.  1. Les Eponges  Parmi les 7 000 espèces d’éponges, seules quelques unes, les Dermosponges (Eponges siliceuses) peuvent provoquer des lésions cutanées désagréables, par la présence de spicules. L’Eponge la plus dangereuse,Neofibularia nolitangere, se trouve dans la mer des Caraïbes et dans l’océan Pacifique. A noter que l’Eponge de toilette est une Dermosponge… mais sans spicules !  QUE FAIRE ?  La prévention consiste donc à ne pas toucher les Eponges. Si envenimation par contact : -rincer à l’eau de mer, -retirer les spiculesavec une bande adhésive. Les antihistaminiques (pommade Parfénac®, Clarityne® ou Zyrtec® par voie orale) atténuent les démangeaisons. Penser à vérifier au préalableles conditions d’administration de certains produits chez l’enfant.    2. Les Cnidaires Les Cnidaires (appelés autrefois Cœlentérés, autrement dits » creux« animaux) sont présents sur terre depuis mille millions d'années et regroupent plus de 10 000 espèces dont une centaine sont dangereuses pour l'Homme. Les Cnidaires Anthozoaires HydrozoairesShpy casoezroi (Animaux à fleurs) (Animaux à eau)(Animaux en tasse) Gorgones, Corail rouge, Ortie de mer, Plumulaire, Les Méduses « vraies », Alcyons, Anémones ,Corail de feu, Physalie… comme par ex :Aurelia Madrépores… aurita, Rhizostoma pulmo,  Pelagia noctulica, Chironex, Lucernaria pyramidalis… 
 
Fig. 1 : les Cnidaires (3 classes)
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P. Larcier- E1 (P3), IFBS Les Cnidaires sont représentés par des animaux marins tels queles Méduses(forme libre), les Anémones (polype fixé),les Gorgones et les Coraux (squelette calcaire). Ils sont carnivores et caractérisés par une cavité digestive (cœlentéron) ouverte par une bouche et entourée de tentacules : une proie (un poisson ; un crustacé) passant à proximité est aussitôt détectée par les cellules sensitives, paralysée parles cnidoblastes (cellules urticantes) et dirigée vers la bouche par les tentacules. L’appareil venimeux est constitué par le cnidoblaste, cellule sécrétrice et sensorielle qui renferme une capsule, le cnida (ou nématocyste)qui se prolonge à l’extérieur par un cnidocil très sensible. Il contient du venin et un filament urticant enroulé en hélice. Si une proie passe à côté et touche le cnidocil, le filament jaillit comme un ressort en injectant le venin (Fig. 2), même si l’animal est échoué ou morttentacules coupés traînant sur une plage restent  (des venimeux pendant plusieurs semaines). Il peut exister plus de 100 000 nématocyste/cm sur un tentacule de méduse.Un cnidocyste ne peut fonctionner qu’une seule fois: après dévagination, il dégénère et doit donc être remplacé par les cellules interstitielles.  
 Leurs prédateurs sont cependant les Tortues marines (pour les Méduses) et les nudibranches (formes polypes). On trouve les:  Actinies ou Anémones de mer, polypes qui vivent isolés fixés sur les rochers, - Les Anémones de mer (Actinaria de la classe des Anthozoa) sont surtout venimeuses dans les régions tropicales et des accidents mortels ont été rapportés. Les Anémones de mer de nos régions (Anemonia sulcata)sont peu toxiques pour l’Homme ; elles sont surtout responsables du «Cnidarisme des nudistes »… pour lequel la prévention passe par le port d’un maillot de bain!
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