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Chalon-sur-Saône, quartiers et banlieue : photo d'identités

De
6 pages
Les quartiers et les communes de l'agglomération de Chalon-sur-Saône présentent, à travers une analyse des indicateurs du recensement de 1990, des profils socio-démographiques très variés. En 1997, des informations de la Caisse d'Allocations Familiales complètent ces profils : la pauvreté touche davantage Chalon que sa banlieue. Si elle affecte particulièrement les habitants des quartiers les plus défavorisés, elle ne reste pas concentrée là seulement. Bien que moins visible, la précarité se dissémine aussi dans d'autres quartiers, touchant notamment les familles monoparentales.
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Chalon sur Saône, quartiers et banlieue :
photo d’identités
Les quartiers et les
Vingt quartiers d'habitat, en cinq catégories
communes de
l’agglomération de Chalon
sur Saône présentent, Zone Industielle
et Portuaire Nordà travers une analyse
des indicateurs du
Le Stade
recensement de 1990,
Plateau-La-Fontaine-aux-Loupsdes profils socio Saint-Jean
Saint-Gobain-Clair-Logis Saint-Jean-démographiques très Prés-Saint-Jean-Nord
des-Vignes
Prés-Saint-Jean-Lacvariés. En 1997, des La Thalie
Aubépins
Deliry Prés-Saint-informations de la Caisse
Jean-SudChamps-Fleuris- Laennecd’Allocations Familiales
Verrerie
Garibaldicomplètent ces profils : MatthiasColombière Citadelle
la pauvreté touche
Centre
davantage Chalon que Écusson-Ile-Bellevue-les-
Boucicaut- Saint-LaurentCharreauxsa banlieue. Si elle affecte
Saint-Cosme
particulièrement les
habitants des quartiers les
Zone industrielle sud
plus défavorisés, elle ne
Quartiers du centrereste pas concentrée là
Quartiers défavorisés
seulement. Bien que moins ZUP ouvriers-employés
Quartiers mixtesvisible, la précarité se
Cités pavillonnaires
dissémine aussi dans
d’autres quartiers,
Zones d'activité économique exclues de l'analyse
touchant notamment les
Source : INSEE - Recensement de la population 1990.familles monoparentales. Quartiers résidentiels", "Quartiers 10 communes périurbaines qui la com sions intermédiaires, ainsi que, dans" prioritaires", "Beaux quartiers" ... posent. Une typologie a permis de ré une moindre mesure, des artisans et
A travers ces appellations courantes partir ces 20 quartiers en 5 classes, surdes commerçants. A l’inverse, les ou
se dessine la répartition de la popula la base d’indicateurs socio démogra vriers et essentiellement les ouvriers
tion, ou plutôt des populations d’une phiques issus du recensement de non qualifiés, y sont très peu présents,
ville. Le choix du lieu de vie des habi 1990. Les données du fichier des tout comme les étrangers. Sans sur
tants apparaît fortement contraint : ils allocataires de la Caisse d’Alloca prise, la part des diplômés du supé
se regroupent essentiellement selon tions Familiales (CAF) de la Saône rieur est la plus élevée de
les moyens matériels dont ils dispo et-Loire au 31 décembre 1997 ne l’agglomération. De même, les habi
sent pour accéder à tel ou tel remettent pas cette classification en tants de ces quartiers connaissaient,
quartier. Aussi, la concentration des cause. Tout au plus voit on se dessi en 1990, une situation privilégiée vis à
populations en situation difficile s’ac ner, ou se préciser, quelques évolu vis du chômage.
compagne t elle d’une concentration tions dans certains quartiers et En moyenne, ces habitants sont
des problèmes sociaux. L’analyse de certaines communes. plutôt âgés. Ils résident principalement
cette mosaïque de quartiers permet Le premier groupe, le plus nom- dans de petits immeubles anciens du
d’affiner l’image attachée à chaque breux, rassemble les trois quartiers secteur locatif privé. Du fait de ces
agglomération. les plus anciens du centre (Centre, caractéristiques, les résidents sont
Ainsi, celle de Chalon sur-Saône, Citadelle, Ecusson Ile Saint Laurent) peu nombreux à être affiliés à la CAF.
marquée par une forte tradition indus auxquels s’ajoutent les six quartiers Moins de 4 sur 10 bénéficient de pres
trielle, révèle ses contrastes à l’examen qui les entourent. Cette catégorie tations et cette proportion serait bien
(1)des 20 quartiers d’habitation et des regroupait en 1990 un peu plus de moindre si ces quartiers n’abritaient
23 000 habitants. Elle se définit pas plusieurs maisons de retraite,
(1) voir encadré "Note de méthode" p. 4. comme celle des cadres et des profes foyers d’étudiants et centres d’accueil.
Plus de 6 ménages sur 10 affiliés à la CAF dans les quartiers défavorisés et les ZUP
Recensement de 1990 CAF de Saône et Loire 1997 Taux de Taux de
Catégorie de quartiers couverture couvertureNombre de Population Nombre Population
alloc. (a) pop. (b)ménages totale d’allocataires bénéficiaire
11 580 23 512 4 490 9 024 38,8 38,4 Quartiers du centreers défavorisés 1 266 5 141 819 3 106 64,7 60,4
ZUP ouvriers employés 4 591 12 464 2 914 7 041 63,5 56,5
Quartiers mixtes 2 992 7 559 1 238 3 375 41,4 44,6
Cités pavillonnaires 2 278 5 569 857 2 299 37,6 41,3
Ensemble quartiers 22 707 54 245 10 318 24 845 45,4 45,8
8 347 23 191 3 204 10 438 38,4 45,0 Communes agglo. Chalon
(a) nombre d’allocataires CAF au 31 décembre 1997 / nombre de ménages au recensement de la population 1990.
(b) population bénéficiaire des allocations CAF au 31 décembre 1997 / population totale au recensement de la population 1990.
Près de 8 000 bénéficiaires de prestations de la CAF vivent sous le seuil de bas revenus dans l’agglomération chalonnaise
Allocataires Allocataires Allocataires Allocataires à Bénéficiaires à
Catégorie de quartiers des minima dont RMI Prest.<50 % (d) Prest.>=80 % (d) bas revenus (e) bas revenus (e)
sociaux (c)
Quartiers du centre 708 063 1 190 682 917 1 369 3
Quartiers défavorisés 304 206 371 251 510 950 1
008 195 451 862 593 319 2 ZUP ouvriers employés
007 140 249 549 184 87 1 Quartiers mixtes
191 89 653 135 250 623 Cités pavillonnaires
Ensemble quartiers 1 954 1 070 7 416 1 894 2 934 6 838
Communes agglo. Chalon 064 741 286 454 411 161 1 2
(c) les minima sociaux se composent de l’Allocation Parent Isolé (API), de l’Aide aux Adultes Handicapés (AAH) et du Revenu Min imum d’Insertion (RMI).
(d) dans ces deux colonnes figurent :
d’une part, le nombre des allocataires pour qui les prestations représentent moins de 50 % du revenu,
d’autre part, le nombre d’allocataires pour qui les prestations représentent plus de 80 % du revenu.
(e) le seuil de bas revenus est fixé à 3 734 francs par mois par unité de consommation (voir le "Lexique des principaux eurs" p. 6). Les bénéficiaires seindicat
composent des allocataires et de leurs ayants droit.
Source : fichier des allocataires de la CAF au 31 décembre 1997.
2Chalon sur Saône, quartiers et banlieue : photo d’identitésEn effet, près de la moitié des alloca
Dans les quartiers défavorisés, 6 bénéficiaires CAFtaires touchent l’allocation de loge-
sur 10 vivent sous le seuil de bas revenus (2)
ment social destinée, entre autres, aux
personnes âgées, étudiants et jeunes Part des bénéficiaires à bas revenus
travailleurs. Les autres allocations
Communes de l'agglomérationconcernent une faible partie des ha
hors Chalon-sur-Saône
bitants de ces quartiers. Ainsi 15 %
Quartiers mixtesdes allocataires touchent les minima
(2)sociaux , dont un peu plus de la moi
Quartiers du centre
tié le Revenu Minimum d’Insertion. Pa
rallèlement, la part des allocataires "à Cités pavillonnaires
(2)bas revenus" est l’une des moins
ZUP ouvriers-employésélevées de Chalon.
Quartiers défavorisésLa Fontaine aux Loups
0 10 20 30 40 50 60 70et le Stade
en % parmi les bénéficiaires CAF
Source : Caisse d'Allocations Familiales de Saône-et-Loire - 31 décembre 1997.
Les quartiers de la Fontaine aux-
Loups et du Stade, classés "Zone de
Redynamisation Urbaine" (ZRU) dans
des minima sociaux touchent le RMI. tat collectif essentiellement HLM. Ellesle cadre du Pacte de Relance pour la
(3) La proportion d’allocataires à bas reve se caractérisent par une prédomi-
Ville s’opposent trait pour trait à ceux
nus témoigne de l’extrême difficulté nance d’ouvriers et d’employés, undu centre ancien. Ils constituent à eux (2)des habitants : 63 % des allocataires des plus fort taux d’activité de l’ag seuls une catégorie, celle des
se trouvent dans cette situation con glomération, mais aussi un des plusquartiers défavorisés. Les étran-
tre 22 % en moyenne dans l’agglomé fort taux de chômage, la part la plusgers représentent plus de la moitié
ration. Ces difficultés affectent surtout importante de familles monoparenta des 5 000 habitants. Très touchée par
les moins de 30 ans, les allocataires les, et également le taux de scolarisa le chômage, cette population faible
étrangers, les couples avec enfants et tion le plus bas de Chalon. Si lesment diplômée se compose pour l’es
les familles monoparentales. jeunes de moins de 20 ans ne sont passentiel d’ouvriers non qualifiés. Les
Dans la troisième catégorie figure aussi nombreux qu’à la Fontaine aux autres catégories socioprofessionnel
une autre ZRU, celle qui regroupe les Loups et au Stade, ils représententles y sont quasiment inexistantes. Un
quartiers des Prés Saint Jean (Nord, toutefois plus du tiers des habitants,habitant sur deux a moins de 20 ans et
Sud et Lac), à laquelle s’ajoute le quar sauf aux Aubépins où la population estla proportion de familles nombreuses
tier des Aubépins. En 1990, 12 500 un peu plus âgée. Contrairement auxest six fois plus importante qu’ailleurs.
Chalonnais habitaient ces ZUP d’habi précédents, ces quartiers connaissent
La presque totalité des résidents vit en
location dans des immeubles collectifs
du secteur social construits après
guerre. Près de la moitié se trouvait
Deux Zones de Redynamisation Urbaine à Chalon sur Saône déjà là en 1982 : leur situation écono
La loi du 14 novembre 1996 sur le "Pacte Loups, l’autre les quartiers des Prés Saint mique les contraint à rester, en dépit
de relance pour la ville" distingue trois ni Jean. Les périmètres officiels définissantdes conditions difficiles.
veaux d’interventions prioritaires pour l’ap ces zones correspondent approximative C’est ici bien sûr qu’on trouve la part
plication de dispositions devant permettre ment à ceux des quartiers du même nomla plus importante de la population re
de "compenser les handicaps économi- retenus dans cette étude. levant de la CAF : 6 habitants sur 10
ques et sociaux de certains quartiers ur * Le deuxième niveau rassemble sous l’ap sont allocataires, percevant en majori
bains". Ces dispositions sont relatives à pellation Zones de Redynamisation Ur-té des prestations soumises à condi
l’exonération de cotisations sociales, aux baine (ZRU), les ZUS confrontées à destions de ressources, avec une
embauches, à l’aménagement urbain et à difficultés particulières. Les deux ZUS deprédominance des allocations de sub
l’habitat, ainsi qu’à la vie associative. Chalon se trouvent dans ce cas. sistance. En effet, pour près d’un allo
* Au premier niveau se trouvent les Zones * Enfin, des Zones Franches Urbaines
cataire sur trois, les prestations
Urbaines Sensibles (ZUS), caractérisées (ZFU) ont été créées parmi les ZRU dans
représentent au moins 80 % du reve
par la présence de grands ensembles, des quartiers de plus de 10 000 habitants
nu. Plus d’un quart des bénéficiaires
d’habitat dégradé, et par un fort déséquili particulièrement défavorisés. Ne comp
bre entre habitat et emploi. La Saône et tant qu’un peu plus de 5 000 habitants, la
Loire en compte six, dont deux à ZRU de Fontaine aux Loups Le Stade n’a
(2) voir encadré "Lexique des principaux
Chalon-sur Saône. L’une regroupe les pu être déclarée ZFU en dépit de sesindicateurs" p. 6.
(3) voir encadré "Deux Zones de edynamisation R quartiers du Stade et de la Fontaine aux difficultés.
Urbaine à Chalon sur Saône" p. 3.
3Chalon sur Saône, quartiers et banlieue : photo d’identitésun taux de rotation important de leurs Le taux d’activité des habitants - des Du fait de leur structure, les ména
habitants. Pour ces derniers, locatai couples avec enfants pour la plupart ges de ces quartiers sont les moins
res pour la plupart et dont bon nombre est presque aussi élevé que dans les concernés de l’agglomération par les
vivent en couple avec des enfants, ils quartiers des ZUP, mais le taux de prestations CAF. La pauvreté reste ici
ne constituent qu’une étape dans leur chômage est deux fois moins important. limitée : pour plus des trois quarts des
parcours de logement. De nombreuses familles ont droit à allocataires, les prestations représen
Les habitants de ces quartiers bé des prestations de la CAF, principale tent moins de la moitié de leurs res
néficient d’une "couverture" de la CAF ment des allocations sans conditions sources. Quant à la part de ceux qui ne
presqu’aussi importante que ceux de de ressources. C’est dans ces quar disposent que de bas revenus, elle se
Fontaine aux Loups Le Stade. Mais la tiers que les prestations représentent situe dans la moyenne constatée à Cha-
nature des allocations diffère sensible la plus faible part des revenus des lon. Tout comme dans les ZUP, cette
ment. Les ménages allocataires, en allocataires à Chalon. Là également précarité des ressources affecte da-
majorité des familles aux revenus mo que les minima sociaux, et surtout le vantage les familles monoparentales.
destes, sont concernés par l’ensemble RMI, sont les plus rares. Pour les habi Des communes
des prestations. La proportion des bé tants de ces quartiers, la CAF joue
périphériques biennéficiaires des minima sociaux et no donc essentiellement son rôle d’ori-
tamment des Rmistes ne dépasse pas gine : servir des allocations familiales distinctes de Chalon
la moyenne chalonnaise ; celle des al- aux familles de deux enfants et plus.
locataires à bas revenus se trouve Le dernier groupe correspond à Les autres communes de l’agglo
mération de Chalon se différencientjuste un peu au dessus. D’ailleurs, deux quartiers seulement, qui se diffé
nettement de leur ville centre. Leur po pour 3 allocataires sur 4, les presta rencient du reste de la ville par la na
tions pèsent pour moins de la moitié ture même de leur habitat : il s’agit despulation apparaît en moyenne plus
jeune, plus active et moins touchée pardans leur revenu. cités pavillonnaires de Saint Gobain
le chômage. Effet de la périurbanisa Clair Logis et de Bellevue les Char-
tion, les logements récents des mai Trois quartiers reaux où habitaient 5 600 Chalonnais
sons individuelles en grande majorité en 1990. Construites principalementmixtes sont beaucoup plus nombreux qu’enaprès guerre à proximité des zones in
ville. Ces communes comptent davan dustrielles, elles se composent en ma A proximité des ZUP, on trouve un
tage de couples avec un ou deux en jorité de maisons individuelles abritantensemble de trois quartiers caractéri
fants ainsi que de propriétaires, etune population ouvrière vieillissante,sés par la mixité : Champs Fleuris
beaucoup moins de personnes iso-que côtoient, à Saint Gobain Clair Verrerie, Saint Jean des Vignes et le
lées, de familles monoparentales etLogis des cadres et des contremaîtres.Plateau Saint Jean, rassemblant
d’étrangers. Aussi, les allocationsC’est là qu’on trouve le plus de couples7 500 habitants en 1990. Mixité sociale
sans conditions de ressources se con sans enfant, de propriétaires et, partout d’abord : les professions intermé
centrent elles ici principalement. Lesconséquent de stabilité dans les loge diaires y côtoient les employés et les
indicateurs de la CAF révèlent des si ments. Plus de la moitié des habitants
ouvriers. Mixité du logement ensuite :
tuations de pauvreté moins fréquen n’a aucun diplôme ou le seul certificatles immeubles collectifs voisinent ici
tes qu’en ville : un dixième desde fin d’études primaires. En revan avec des maisons individuelles, de
bénéficiaires de prestations vit sous leche, le taux de scolarisation des 15 24
même que les propriétaires avec les
seuil de bas revenus, contre plus d’unans se situe parmi les plus forts delocataires, notamment à Saint Jean
quart à Chalon. Chalon.des Vignes.
Note de méthode
* Les quartiers IRIS 2000 et leur définition
Les quartiers faisant l’objet de cette étude sont ceux qui ont été retenus pour la diffusion des résultats du recensement de 99 au ni19 veau
infracommunal. Après autorisation de la CNIL, l’INSEE, en concertation avec les mairies, a procédé à un découpage du terri des toi creommunes de
plus de 10 000 habitants en quartiers d’environ 2 000 habitants, selon des critères de cohérence physique (limites naturellesu arti o ficielles) et
socio économique. On a distingué de la sorte des quartiers d’habitat et des zones d’activité économique.
Chalon sur Saône a ainsi été découpée en 20 quartiers d’habitat et trois zones d’activité économique. Ces dernières ne fi t pasguren dans cette
étude : elles comportent trop peu d’habitants. Aussi, les résultats ne portent que sur l’ensemble des 20 quartiers obsnon servés et ur l’ensemble de la
commune.
* Sources et méthodologie
Cette étude repose sur deux sources : le recensement de la population de 1990 et le fichier des allocataires de la Cai osse dcation’As Famll iliales
(CAF) de la Saône et Loire au 31 décembre 1997. A partir de procédures d’analyse de données et de classification autom pliquéesatique ap aux variables
du recensement, une typologie des quartiers et communes de l’agglomération chalonnaise a été réalisée. Les "portraits" tenusainsi ont ensob uite été
complétés par des indicateurs extraits du fichier CAF, qui permettent une approche des phénomènes sociaux, et notamment de lprécarité.a
4Chalon sur Saône, quartiers et banlieue : photo d’identitésAu delà de ces traits communs, La dernière classe englobe La banlieue de Chalon-sur-Saône
trois classes se distinguent. La pre les cinq communes qui entou
mière se compose de deux petites rent Chalon du nord ouest au La Loyère
communes, rassemblant un peu plus sud est : Champforgeuil, Chate Fragnes
de 1 000 habitants en 1990 au nord denoy le Royal, Saint Rémy, Lux
Chalon. Fragnes et La Loyère, sous et Saint Marcel. Ce sont les plus
Crissey
Champforgeuill’effet d’une extension sont passées peuplées de l’agglomération ;
d’un statut de communes rurales à ce 17 600 personnes y vivaient en
lui de communes périurbaines. Elles 1990. La population et l’habitat Chatenoy-en-BresseChalon-Chatenoy-
sur-se caractérisent par une proportion im offrent plus de contrastes que le-
SaôneRoyal
portante de professions intermédiai- dans les autres communes de la Oslon
Saint-Marcel
res, d’employés et d’ouvriers qualifiés, périphérie : on y trouve davan
vivant en couple avec des enfants, tage de personnes âgées, Saint-Rémy
ayant fait construire ici leur maison in d’étrangers et de cadres. Les
Lux
dividuelle. C’est dans cette catégorie locataires et les immeubles col
de communes que les allocations re lectifs y sont également plus
Une périurbanisation en 3 phasesprésentent la plus faible part dans le nombreux. Ces communes ont
Périurbanisation anciennerevenu des bénéficiaires ; làégalement été les premières à absorber récenteation en coursque la proportion des minima sociaux, l’extension de Chalon-sur-
Source : INSEE - Recensement de la population 1990.
du RMI et des bas revenus est la moinsSaône et constituent une sorte
élevée de toute l’agglomération. d’intermédiaire entre la ville et
Plus à l’est, Crissey, Chatenoy en les autres communes. La part des allo différentes situations de précarité, el
Bresse et Oslon constituent le groupe cataires de la CAF apparaît moindre les donnent aussi des indications sur
le plus homogène. Encore marquées, que dans ces dernières et leurs carac les évolutions intervenues depuis
du moins en 1990, par leur vocation téristiques plus proches de ceux de 1990.
agricole, elles abritent par ailleurs une Chalon. Ainsi, la pauvreté épargne A Chalon, la population des Zones
population d’artisans, de commerçants moins les allocataires de ces communes ; Urbaines Sensibles a vieilli. Les phé
et d’ouvriers non qualifiés. Les carac la part des bénéficiaires des minima so nomènes de précarité s’y sont renfor
téristiques des allocataires de la CAF ciaux est la plus importante de la péri cés, au Stade davantage qu’à la
les rapprochent de la catégorie précé phérie chalonnaise, mais elle concerne Fontaine aux Loups, toujours particu
dente, bien que la proportion des bé surtout des adultes handicapés. lièrement marqués par le chômage. La
néficiaires des minima sociaux y soit Les informations de la CAF ne per précarisation semble avoir essaimé
plus importante. mettent pas seulement de repérer les sur le quartier voisin de Saint Gobain
La source CAF
* Les prestations
La vocation initiale des CAF, et qui demeure prépondérante, concerne le soutien aux familles. Dans ce cadre, elles servent, sans condition de
ressources en 1997, des allocations familiales aux familles d’au moins deux enfants.
Avec l’évolution des politiques sociales, elles assurent deux autres missions : l’aide au logement et la solidarité nationalEn ple. us des prestations
familiales, elles versent donc des allocations logement, exclusives l’une de l’autre, accordées sous condition de ressourc l’Aeside P : ersonnalisée au
Logement (APL), l’Allocation de Logement Familiale (ALF) et l’Allocation de Logement Sociale (ALS) dont bénéficient de nom étudibreux ants.
Si ces prestations, familiales et de logement, représentent une aide non négligeable aux familles les plus pauvres, elvlesant tout une voc ont a ation
redistributive. Les allocations de solidarité constituent, elles, en tant que prestations de subsistance, le dernier filet de s écurité avant la grande pauvreté :
- l’Allocation de Parent Isolé (API) assure un revenu familial minimum aux personnes se trouvant seules pour élever un ou plusieu rs enfants ;
- l’Aide aux Adultes Handicapés (AAH) s’adresse à des personnes ayant un fort taux d’incapacité et disposant de faibles revenus ;
- le Revenu Minimum d’Insertion (RMI) est versé à des pers ou des familles à très faibles revenus, sous réserve pour l’alataire d loc’avoir
au moins 25 ans, ou d’assurer la charge d’un ou plusieurs enfants.
Les autres prestations, avec ou sans conditions de ressources, concernent essentiellement les familles avec des enfants.
* Les allocataires
Un allocataire est une personne seule, ou bien chef de ménage, percevant une ou plusieurs prestations décrites précédemment. s alloLecataires
concernés par cette étude sont ceux qui figuraient dans le fichier de gestion de la CAF de Saône et Loire au 31 décembre 1997.
Afin d’estimer la représentativité du fichier CAF dans la zone étudiée (le "taux de couverture"), le nombre d’allocataié rapporté au nomres a ét bre
de ménages du recensement de 1990. Le résultat apparaît forcément approximatif, notamment en raison des écarts de dates ableau page 2). De (voir t
plus, ces notions de ménages diffèrent un peu.
La population bénéficiaire comprend les allocataires et l’ensemble de leurs ayants droit. De la même façon que pour les alairesloca, et avt ec la
même approximation, un "taux de couverture" a été calculé, en rapportant la population bénéficiaire de la CAF à la popul otal ati e du recon t ensement
de 1990 (voir tableau page 2).
5Chalon sur Saône, quartiers et banlieue : photo d’identitésClair Logis, pour une partie des habi
Lexique des principaux indicateurs
tants tout au moins. Cette cité pavillon
* Recensement de 1990
naire ancienne paraît compter plus de
- Taux d’activité : part de la population active (actifs ayant un emploi + chômeurs) dans
couples avec des enfants, voire de fa la population de 15 ans et plus.
milles nombreuses, plus d’étrangers - Taux de chômage : part des chômeurs dans la population active.
qu’en 1990 et une population active - Chômeurs de longue durée : part des chômeurs depuis 2 ans ou plus parmi
l’ensemble des chômeurs.plus importante. Parallèlement, les ac
- Taux de scolarisation : part des personnes en cours d’études dans la population descédants à la propriété sont nombreux,
15 24 ans.
tout comme les allocataires percevant
- Personnes peu ou pas diplômées : part des personnes ne déclarant aucun diplôme
les minima sociaux. Sans doute, la po ou le seul CEP dans la population des 15 ans et plus n’étant pas en cours d’études.
pulation de ce quartier vieillissant est * CAF
elle en train de se renouveler. - Minima sociaux : cette appellation regroupe l’AAH, l’API et le RMI.
C’est aussi par le biais de l’acces - Poids des prestations dans l’ensemble des revenus : part des prestations de la CAF
dans l’ensemble des revenus (revenus bruts + ensemble des prestations).sion à la propriété que Saint Jean des
- Bas revenus : le seuil de bas revenus est fixé en 1996 à 3 734 francs pour uneVignes a, semble t il, vu également
personne seule, 5 601 francs pour un couple sans enfant ou une personne élevant
changer une partie de ses habitants, seule un enfant de moins de 14 ans, 7 840 francs pour un couple avec deux jeunes
dans un parc immobilier collectif occu enfants... Ce seuil est déterminé par la demi médiane des revenus disponibles,
calculée à partir de l’enquête "Budget des familles" de l’INSEE.pé en majorité par des propriétaires.
Dans le décompte des allocataires à bas revenus ne figurent pas les étudiants, ni lesCe quartier de cadres et de profes
personnes de plus de 65 ans.sions intermédiaires, peu touché par le
chômage et la précarité, attire surtout
des couples avec des enfants. informations de la CAF laissent à pen
Cette publication a pu être réaliséeBoucicaut Saint Cosme apparais- ser que la majeure partie de ces nou
grâce à la collaboration de la CAFsait en 1990 comme un quartier d’ha veaux résidents sont des adultes d’âge
de Saône et Loire, qui a mis àbitat collectif ancien, abritant actif, vivant en couple avec des en
disposition de l’INSEE son fichierbeaucoup d’artisans et de commer- fants et accédant à la propriété. On
d’allocataires au 31 décembreçants plutôt âgés. Il a fait récemment retrouve ces même tendances à Cha
1997, dans le cadre d’une conventionl’objet d’une rénovation qui a transfor tenoy en Bresse, et elles semblent se
agréée par la CNIL.mé sa physionomie et celle de sa po poursuivre à Fragnes et à La Loyère,
pulation. Le développement du rapprochant ainsi les deux catégories
secteur locatif social a apporté des ha de communes.
bitants nettement plus jeunes, vivant Ces hypothèses restent bien sûr à
souvent seuls, dont bon nombre sont confronter aux résultats détaillés du
étudiants. recensement de 1999, lequels se s Thème du prochain numéro :
Quant aux communes deagglomé l’ ront disponibles progressivement en
ration, leur développement en a conduit 2000 et 2001. Premiers résultats provisoires
certaines à demander des recense- du recensement de la
ments complémentaires. C’est le cas population 1999
notamment à Crissey et à Oslon. Les Annick Détroit.
INSEE BOURGOGNE
POUR EN SAVOIR PLUS
2 bis, rue Hoche 21000 Dijon
- Les zones urbaines sensibles INSEE Première n° 573 avril 1998. Tél : 03 80 40 67 67
- Le pacte de relance pour la ville en Bourgogne INSEE Bourgogne - Résultats Fax : 03 80 40 67 40
statistiques n° 8 décembre 1997.
Directeur de la publication : Alain Ravet
- Fiches profil "Quartiers de la politique de la ville" (6 fiches thématiques par quartier) Rédacteur en chef : Lionel Espinasse
INSEE Délégation Interministérielle à la Ville.
Assistante de rédaction : Martine Molet
- En marge de la ville, au coeur de la société : ces quartiers dont on parle - collectif Maquette PAO : Maryvonne Poisot
éditions de l’aube 1997. Abonnement :
11 numéros par an + Bilan économique- Tableaux de bord socio démographiques des quartiers Guide méthodologique
et social annuel : 150 F, 22,87 eurosINSEE GUIDES n° 4 (INSEE DIV) juillet 1996.
15 F, 2,29 euros le numéro
- Des quartiers pauvres aux banlieues aisées : une représentation sociale du
Impression : Imprimerie 21 Dijon
territoire N. Tabard INSEE Économie et Statistique n° 270 octobre 1993.
Dépôt légal : à parution
- Quartiers fragiles en quête d’équilibre A.Détroit, D.Bondu et D.Truchot. INSEE ISSN 1246 483 X
Bourgogne Dimensions Economiques de la Bourgogne n° 87 novembre 1992.
Code Sage D996316
© INSEE 1999
6Chalon sur Saône, quartiers et banlieue : photo d’identités