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Déplacements des actifs du Nord lorrain vers le Luxembourg : pour une mobilité transfrontalière durable

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Luxembourg-Ville et un secteur restreint dans le sud-ouest du Grand-Duché sont les destinations privilégiées des actifs du Nord lorrain qui travaillent au Luxembourg. La voiture individuelle reste leur moyen de transport dominant. La présence d’une gare près du domicile ou du lieu de travail ne garantit pas l’utilisation du train. Le recours au train n’est significatif que pour les frontaliers qui habitent dans la communauté d’agglomération de Metz Métropole et dans la communauté de communes du Sillon mosellan et pour ceux qui travaillent à Luxembourg-Ville. Pourtant, face aux flux grandissants et aux difficultés d’accessibilité au Grand-Duché qui en découlent, la mise en œuvre d’une politique de mobilité transfrontalière durable devient nécessaire. Cette politique passe par l’accroissement de la fréquentation des transports en commun, où les parkings-relais peuvent jouer le rôle de lieux de rassemblement. De nouvelles offres de transports tels le covoiturage ou le véhicule partagé peuvent réduire le nombre de véhicules sur les routes. Ces offres doivent aussi se rendre attractives en développant par exemple l’usage de véhicules électriques, projet-phare de la démarche «Moselle Nouvelles Mobilités». C’est une des conditions pour que les usagers se rallient à l’initiative de mobilité transfrontalière durable et procèdent peu à peu à un nécessaire changement de leurs habitudes, avant que la saturation prévisible des réseaux ne les y contraigne. Sommaire Destination Luxembourg-Ville dans un cas sur deux La voiture mode de transport dominant très prisée des indépendants et des ouvriers Encadré : «FlexWay» : l’abonnement mensuel transfrontalier Lorraine-Luxembourg Encadré : Trains et bus transfrontaliers Les transports en commun surtout pour rallier Luxembourg-Ville La présence d’une gare ne fait pas tout Pour une politique de mobilité transfrontalière durable Des parkings-relais (P+R), lieux de rassemblement Des nouveautés ferroviaires attendues au Luxembourg d’ici cinq ans Promouvoir le covoiturage Objectif : moins de voitures Projet «Moselle Nouvelles Mobilités» et véhicule partagé Inciter avant de contraindre Destination Luxembourg-Ville dans un cas sur deux La voiture mode de transport dominant très prisée des indépendants et des ouvriers Encadré : «FlexWay» : l’abonnement mensuel transfrontalier Lorraine-Luxembourg Encadré : Trains et bus transfrontaliers Les transports en commun surtout pour rallier Luxembourg-Ville La présence d’une gare ne fait pas tout Pour une politique de mobilité transfrontalière durable Des parkings-relais (P+R), lieux de rassemblement Des nouveautés ferroviaires attendues au Luxembourg d’ici cinq ans Promouvoir le covoiturage Objectif : moins de voitures Projet «Moselle Nouvelles Mobilités» et véhicule partagé Inciter avant de contraindre
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www.insee.fr/lorraine
° Déplacements des actifs du Nord294N lorrain vers le Luxembourg :
Philippe DEBARD Luxembourg-Ville et un secteur restreint dans le sud-ouest du Grand-Duché sont
les destinations privilégiées des actifs du Nord lorrain qui travaillent au Luxembourg.
La voiture individuelle reste leur moyen de transport dominant. La présence
d’une gare près du domicile ou du lieu de travail ne garantit pas l’utilisation du train.
Le recours au train n’est significatif que pour les frontaliers qui habitent
dans la communauté d’agglomération de Metz Métropole et dans la communauté
de communes du Sillon mosellan et pour ceux qui travaillent à Luxembourg-Ville.
Pourtant, face aux flux grandissants et aux difficultés d’accessibilité au Grand-Duché
qui en découlent, la mise en œuvre d’une politique de mobilité transfrontalière durable
devient nécessaire.
Cette politique passe par l’accroissement de la fréquentation des transports
en commun, où les parkings-relais peuvent jouer le rôle de lieux de rassemblement.
De nouvelles offres de transports tels le covoiturage ou le véhicule partagé peuvent
réduire le nombre de véhicules sur les routes. Ces offres doivent aussi se rendre
attractives en développant par exemple l’usage de véhicules électriques, projet-phare
de la démarche «Moselle Nouvelles Mobilités». C’est une des conditions
pour que les usagers se rallient à l’initiative de mobilité transfrontalière durable
et procèdent peu à peu à un nécessaire changement de leurs habitudes,
avant que la saturation prévisible des réseaux ne les y contraigne.
La croissance économique du Luxem- Destination Luxembourg-Ville
bourg depuis une vingtaine d’années s’accom- dans un cas sur deux
pagne d’une augmentation du nombre d’emplois,
En 2009, parmi les 64 000 actifs lorrains qui tra-
qui engendre toujours plus de déplacements
versent chaque jour la frontière pour aller tra-
quotidiens d’actifs vers le Grand-Duché, notam-
vailler au Luxembourg, 51 000 résident dans le
ment de travailleurs frontaliers du Nord lorrain .
Nord lorrain (*). Ils étaient 28 000 en 1999 et
11 000 en 1990, soit une progression annuelleLes voies routières sont saturées aux heures de
moyenne de 2 000 frontaliers en vingt ans.pointe, avec à la clé des pertes de temps dans
les embouteillages. L’impact est négatif sur l’é-
(*) Le Nord lorrain correspond ici aux territoires d’inter-conomie, la qualité de vie et l’environnement.
vention des Schémas de Cohérence Territoriale (Scot)
Assurer l’accessibilité au Luxembourg et à ses
suivants : Scot de l’agglomération messine, Scot de l’ag-
principaux pôles d’emplois oblige de fait à re- glomération thionvilloise et Scot Nord 54. Ainsi que des
penser les déplacements dans une stratégie de communautés de communes du Bouzonvillois et du Pays
Boulageois, et des de Batilly et Saint-Ail.mobilité transfrontalière durable.
VLuxembourg-Ville, capitale du diale du réseau luxembourgeois, recours chaque jour. À l’inverse, les
Grand-Duché, est la première des- axé sur la capitale où se concen- cadres et professions intellectuelles
tination de ces frontaliers : environ trent les emplois, aggrave encore supérieures, ainsi que les employés,
25 000 d’entre eux, soit presque la la situation. Et ce n’est pas la ti- plus tournés vers les transports en
moitié, s’y rendent chaque matin. mide progression, de deux points commun, en sont moins adeptes
Ils rejoignent notamment un des en dix ans, de la part occupée par (82% et 76%). Cette situation dé-
six pôles de développement de la les transports en commun, qui coule en partie du fait que les ca-
ville : le Quartier gare, la Ville change le rapport quasi exclusif dres et professions intellectuelles
haute, le Kirchberg, le Findel, la qu’ont les frontaliers avec leur voi- supérieures sont plus nombreux à
PortedeHollerich ou le Bande ture. habiter dans l’agglomération mes-
Gasperich. sine. Ils sont aussi, avec les em-
ployés, proportionnellement plus... très priséeSix autres communes, regroupées
nombreux à travailler à Luxem-des indépendantsdans un triangle très restreint du
bourg-Ville, où l’usage du train est lesud-ouest du Grand-Duché, polari- et des ouvriers
plus courant. Chez les ouvriers quisent 13 000 déplacements. Il s’agit
L’usage de la voiture est particuliè- viennent travailler dans la capitalepar ordre décroissant de Esch-
rement développé parmi deux caté- notamment, des pratiques de covoi-sur-Alzette, Dudelange, Bertrange,
gories sociales : les travailleurs turage plus développées explique-Bettembourg, Mondercange, et Hes-
indépendants (artisans, commerçants, raient qu’ils demeurent plus souventperange.
chefs d’entreprise) et les ouvriers : que les autres des utilisateurs de la
Au total, 26 communes luxembour- respectivement 90% et 94% y ont voiture.
geoises constituent la destination de
96% des frontaliers du Nord lorrain.
Communes de travail au LuxembourgLorsqu’ils se rendent au nord de la
des frontaliers du Nord lorrain
capitale, ils ne dépassent que très
rarement Strassen, Mamer ou Nie-
Commune de travail Nombre de frontaliersderanven.
Luxembourg-Ville 24 870
Esch-sur-Alzette 4 040La voiture mode
Dudelange 2 380de transport dominant...
Bertrange 2 180
La voiture est de loin le premier
Bettembourg 1 580
mode de transport. Elle est utilisée
Mondercange 1 560par 43 000 frontaliers (soit 84%), de-
Hesperange 1 370vant les transports en commun,
train ou bus, utilisés par 7 600 Strassen 1 050
d’entre eux (soit 15%). L’usage d’un
Differdange 1 010
véhicule à deux roues, moins adap-
Leudelange 970
té pour de longs trajets, reste confi-
Mamer 870dentiel (1%).
Bascharage 790En dix ans, le nombre de déplace-
Mondorf-les-Bains 700ments en voiture a progressé de
72%, conséquence de l’évolution Niederanven 650
générale du nombre de frontaliers,
Schifflange 650
mais aussi des modes de vie, mar-
Sanem 640
qués par l’exode urbain vers le pé-
Roeser 610riurbain voire le rural, où le réseau
Pétange 580des transports collectifs est moins
dense et moins cadencé. De fait, Contern 470
96% des frontaliers résidant par
Rumelange 340
exemple dans le SCoT Nord 54,
Sandweiler 340
les communautés de communes
Schuttrange 340(CC) des Trois Frontières ou du
Bouzonvillois, ont recours à leur Remich 290
automobile. Grevenmacher 240
Cette situation, encouragée par Bourscheid 200
l’augmentation de l’offre routière Walferdange 200
avec le développement du réseau
Autres communes 2 000
routier et autoroutier luxembour-
Total 50 920geois, conduit à des congestions
régulières du trafic. La forme ra- Source : Insee, recensement de la population 2009
2Trains et bus transfrontaliers
Depuis le Nord lorrain, l’accès ferroviaire repose sur quatre lignes de chemin de fer : trois au départ de Metz, de Volmerange-lès-Mines et
d’Audun-le-Tiche, et à destination de Luxembourg-Ville ; plus la liaison Thionville-Longwy, via notamment Bettembourg, Esch-sur-Alzette et
Belval (L). S’y ajoute la ligne voisine Longwy-Luxembourg-Ville.
Quatre lignes ferroviaires transfrontalières au départ du Nord lorrain
Lignes ferroviaires et gares ouvertes au trafic voyageurs en 2011
LUXEMBOURG
BELGIQUE LUXEMBOURG-VILLE
ALLEMAGNE
PÉTANGE
BETTEMBOURG
ESCH-SUR- DUDELANGE
ALZETTE
LONGWY BELVAL
Apach
AUDUN-LE-TICHE
Sierck-lès-Bains
VOLMERANGE- Hettange-Grande
LES-MINES Malling
Koenigsmacker
Basse-Ham
Yutz
THIONVILLE
Audun-le-Roman Kuntzig
Distroff Kédange-sur-
Hayange Metzervisse Canner
Uckange Bouzonville
Freistroff
Hombourg-Budange
Gandrange-Amnéville Ebersviller
Rombas-Clouange Anzeling
HagondangeMoyeuvre-Grande
Joeuf Walibi-Schtroumpf
Auboué Maizères-lès-Metz
HomécourtValleroy-Moineville
Hatrize
WoippyConflans-Jarny
Metz-Nord
Lignes ferroviaires
METZ
Gare Peltre Courcelles-sur-Nied
Ars-sur-Moselle
Sanry-sur-Nied
Ancy-sur-Moselle
Rémilly
Novéant-sur-Moselle
Source : mobiliteit.lu
Il est ainsi possible de rallier par train au
Six lignes de bus transfrontalières au départ du Nord lorrain départ de Lorraine l’intégralité des 28
gares situées dans le sud du Grand-Du-Lignes de bus transfrontalières en 2011
ché, entre la frontière française et
Luxembourg-Ville. De là, le réseau
Luxembourg- luxembourgeois, organisé en étoile à
Ville
partir de la capitale, permet une corres-
BELGIQUE LUXEMBOURG pondance vers les 37 autres gares du
pays.
Le bus concerne généralement des
Pétange trajets plus courts. Six lignes de bus
Mont-Saint-Martin Rodange desservent le Grand-Duché au départ
Saulnes
du Nord lorrain : Hettange-Grande-Saint-Charles
Rédange
Gasperich ; Thionville/Hayange-Kir-Hussigny-Godbrange Esch-sur-Alzette
Villerupt chberg ; Ottange-Luxembourg-gare
Audun-le-Tiche
MEURTHE-ET-MOSELLE routière ; Rédange-Esch-sur-Alzette ;
Ottange
Villerupt-Luxembourg-Charlys gare ;
Hettange-Grande et Piennes-Kirchberg.
Les frontaliers peuvent également em-
MOSELLE prunter les quatre lignes voisines : Hus-
Lignes de bus
signy-Godbrange-Luxembourg-Charlystransfrontalières
Thionville/Hayange
gare ; Saint-Charles (commune de Hau-
court-Moulaine)-Rodange ; Saulnes-
Piennes
Rodange ; et Mont-Saint-Martin-Pé-
tange.
Source : mobiliteit.lu
3
IGN - Insee 2012
IGN - Insee 2012geois qui sont 20% à emprunter les ou de la CC du Sillon mosellan, enLes transports
transports en commun, alors même sont des adeptes.en commun surtout pour
qu’il n’y a pas de gare sur leur terri- Ce constat ne se vérifie pas partout.rallier Luxembourg-Ville
toire de résidence. Dans la CA du Val de Fensch no-
Les transports en commun, notam- À l’inverse, la part des usagers des tamment, malgré la présence de la
ment le train qui se joue des embou- transports en commun tombe à 6% gare d’Hayange, le taux de recours
teillages, retrouvent un avantage dès qu’ils travaillent en dehors de la aux transports en commun ne dé-
concurrentiel sur la voiture lorsqu’il capitale. Dans ce cas, cette part passe pas 11%. Plus encore dans
s’agit de se rendre à Luxem- n’est significative que chez ceux qui les CC du Bouzonvillois et du Pays
bourg-Ville. Ils se posent alors ont un emploi dans le nord du de l’Orne, pourtant dotées respecti-
comme une alternative forte au Luxembourg, à Ettelbruck, Lorent- vement de quatre et cinq gares, le
«tout automobile». Ils sont ainsi le zweiler ou Lintgen par exemple, où taux de recours aux transports en
mode de déplacement retenu par 20% à 40% des frontaliers optent commun n’est que de 4%. Peut-être
6 000 frontaliers, soit 24% de ceux pour autre chose que la voiture. faut-il y voir des problèmes de posi-
qui travaillent dans la capitale. Mais cela ne concerne que 150 per- tionnement des gares, de liaisons,
sonnes. de cadencements, de correspon-
Cette proportion culmine à près de
dances ou de simples habitudes ?
43% pour les frontaliers de la Com-
La présence d’une gare
munauté de communes (CC)duSil- Par ailleurs, la présence d’une gare
ne fait pas toutlon mosellan ou de la communauté àproximité du lieudetravail n’est
d’agglomération (CA)deMetzMé- La présence d’une gare à proximité pas toujours déterminante, comme
tropole, où la distance, et donc le du domicile et le recours aux trans- le prouvent les déplacements vers
temps de transport, interviennent ports en commun semblent a priori Bettembourg, nœud ferroviaire
également dans le choix. On re- liés. Ainsi 20% des frontaliers de la luxembourgeois pourtant desservi
trouve sans doute la même motiva- CA Portes de France-Thionville ou par trois lignes de chemin de fer. La
tion due à la distance parmi les de la CC du Val de Moselle, et 33% part des frontaliers arrivant en trans-
frontaliers de la CC du Pays Boula- de ceux de la CA de Metz Métropole ports en commun n’y excède pas
«FlexWay» : l’abonnement mensuel transfrontalier Lorraine-Luxembourg
Pour se rendre au Luxembourg, les frontaliers peuvent opter pour les transports en commun. Issu d’un partenariat entre la Région Lorraine et
des autorités organisatrices de transports du Grand-Duché et de Lorraine, «FlexWay», abonnement mensuel transfrontalier, leur est particu-
lièrement destiné. Il symbolise l’offre intermodale et internationale de déplacement entre la Lorraine et le Luxembourg.
Il se compose de deux supports : un abonnement TER rechargeable sur la carte SimpliCités (trajet gare lorraine-point frontière de Bettembourg
ou de Rodange) et une contremarque papier pour l’accès aux transports luxembourgeois (trains, bus urbains, bus interurbains, tramway) sur
tout le territoire du Grand-Duché, sans restriction de parcours, et sans limitation du nombre de voyages.
Il peut être considéré comme le pendant à «FlexFahrt», abonnement de même type pour les déplacements entre la Lorraine et la Sarre.
FlexWay : une baisse des abonnements depuis 2008
Base 100 en 2004
170
Nombre de FlexWay vendus
160
150
140
130 Nombre de frontaliers
vers le Luxembourg
120 (ensemble de la Lorraine)
110
Trafic moyen journalier
100 annuel de véhicules légers
sur l’A31 à la frontière luxembourgeoise (Kanfen)
90
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Source : Cesel, Dreal - Dir
En 2009, 71 500 abonnements mensuels de type «FlexWay» (Lorraine-Luxembourg) ont été vendus. La moyenne est de 6 000 ventes par
mois, voire 6 500 si on considère que certains usagers ne le prennent que sur onze mois, un chiffre en augmentation de 55% entre 2004 et
2009.
Malgré ses atouts, depuis 2008, le nombre d’abonnements «FlexWay» vendus diminue.
Nombre d’abonnements FlexWay (Lorraine-Luxembourg)
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
46 100 50 700 59 900 66 800 76 000 71 500 72 100 69 500
Source : Cesel, Rapport «Mobilités métropolitaines : nouveau regard», juin 2012
45%. Le constat est similaire pour les Le Smot passe par le déploiement té est d’être exploitée par les Che-
déplacements vers les autres de modes de transports collectifs mins de Fer Luxembourgeois (CFL),
grands pôles d’emploi luxembour- capables d’assurer la fluidité du tra- et qui elle aussi encourage à recou-
geois que sont Dudelange, fic, tout en étant plus économes en rir au train.
Esch-sur-Alzette (*) ou Monder- émission de gaz à effet de serre et
cange, pour lesquels l’accès en voi- moins polluants, et par des modes Des parkings-relais (P+R),
ture reste la règle. L’absence de de transport partagés ou technologi- lieux de rassemblement
relais de transports en commun en quement novateurs.
Un des éléments clés de la stra-sortie de gare ou l’éparpillement des
Depuis 2009, un abonnement tout tégie de mobilité transfrontalièrezones d’activité en sont peut-être la
public simplifie déjà les déplace- durable est l’accroissement de lacause ?
ments des usagers du Transport fréquentation des transports en
Au final, parmi les neuf grands pôles Express Régional (TER). L’initiative commun.
d’emploi luxembourgeois employant a été suivie d’une démarche d’inté-
Ceci passe entre autres par la créa-plus de 1 000 frontaliers du Nord gration billettique Lorraine-Luxem-
tion de lieux de rassemblement dé-lorrain, seuls ceux de Strassen, Ber- bourg, du lancement de nouvelles
diés spécifiquement aux navetteurstrange et Hesperange voient arriver fréquences, de l’acquisition de nou-
qui jouent le jeu de la mobilité col-de 9% à 13% de leurs travailleurs velles rames, de la création de nou-
lective. Ces lieux prennent la formeen transports en commun. velles lignes ferroviaires.
de parkings-relais (en anglais P+R :
En décembre 2009, la ligne Thion- Park + Ride) où les usagers conver-Pour une politique
ville-Longwy, via notamment gent et laissent leur véhicule indivi-
de mobilité Esch-sur-Alzette et Belval, est ou- duel pour rejoindre un transport en
transfrontalière durable verte. En septembre 2010, une aug- commun (train ou bus) avec lequel ils
mentation des allers-retours y porteÀ l’heure où l’attraction du marché du entament la seconde partie de leur
à quatre les liaisons quotidiennes.travail luxembourgeois déborde large- trajet. Ils peuvent aussi à partir de
En décembre 2011 est créée lament de ses frontières pour s’étendre ce lieu pratiquer le covoiturage ou
ligne ferroviaire Audun-le-Tiche-sur les territoires limitrophes, le re- avoir recours à un véhicule partagé,
Esch-sur-Alzette, dont la particulari-cours aux transports en commun au de préférence électrique.
départ du Nord lorrain pour rejoindre
le Grand-Duché reste limité. Il ne L’usage de la voiture domine très largement
concerne qu’un frontalier sur sept au Frontaliers du Nord lorrain vers le Luxembourg, selon leur lieu de domicile par EPCI
total, et un sur quatre pour Luxem- et leur lieu de travail, et par mode de transport en 2009
bourg-Ville. Cette situation pose des
LUXEMBOURGproblèmes quotidiens quant à l’acces-
sibilité même au Grand-Duché, et nuit
à l’environnement.
BELGIQUE
Dès lors, il convient de s’interroger
sur les méthodes et outils à mettre ALLEMAGNE
Luxembourg-Villeen œuvre pour développer une nou-
Reste du Luxembourgvelle offre de transports et aboutir à Sud-Ouest
du Luxembourgune politique de mobilité transfron-
talière durable.
CC de Cattenom
Une réflexion a été engagée en et environs
CC du Pays Haut CC des Trois Frontières
Val d’Alzette Scot de l’Agglomération2008 par le Ministère des Trans-
Thionvilloise
CA Portes de France-ports luxembourgeois, la Région CC du Pays Audunois
Thionville
Lorraine et l’État français, dans le
CC du Bassin CC de l'Arc Mosellan CC du
cadre d’un Schéma de mobilité de Landres Bouzonvillois
CA du Val de Fensch
SCot Nord 54transfrontalière (Smot). Celui-ci pré-
voit une complémentarité entre le CC du Pays
CC du Sillon Mosellan
de Brieyrail et la route. L’ambition est d’aug- Nombre de frontaliers CC du Pays CC de Maizières-les-Metz
par mode de transport Orne Mosellementer progressivement la part des
Total : 50 920 Reste du Nord lorrainReste du SCot Nord 54
Scot de l’Agglomérationtransports alternatifs à la voiture in- 8 500
Messine
dividuelle (transports ferroviaires et col-
2 200lectifs, covoiturage). Cette part devrait
CA de Metz Métropole Reste du ScotamTransports en communpasser à 20% en 2020, puis 25% en
Voiture
2030, de l’ensemble des déplace-
ments Lorraine-Luxembourg.
Guide de lecture : 50 920 frontaliers habitant le Nord lorrain se rendent chaque jour au Luxembourg, dont 43 000 en voiture et
7 600 en transports en commun.
(*) hors impact des liaisons ferroviaires Ceux qui résident par exemple dans la CA Portes de France-Thionville, sont 8 500 à prendre la voiture et 2 200 à opter pour
les transports en commun.Thionville-Longwy et Audun-le-Tiche-
Ceux qui travaillent par exemple à Luxembourg-Ville, sont 19 000 à y arriver en voiture et 6 000 en transports en commun.
Esch-sur-Alzette trop récentes pour être
Source : Insee, recensement de la population 2009
prises en compte ici.
5
IGN - Insee 2012À ce jour, plusieurs P+R existent Son ouverture prévue pour fin 43 000 frontaliers du Nord lorrain
de manière officielle côté lorrain, 2012 et suivie de travaux de fini- qui se rendent au Grand-Duché en
notamment : sur l’axe Metz- tion, va significativement augmen- voiture, le covoiturage pourrait en
Luxembourg à Kanfen, à Veyme- ter la capacité du réseau, concerner 38 000 : ils vivent dans
range et à Fameck (qui commute sur voyageurs et fret, entre la capitale une commune où au moins une
une ligne de bus) avec une cinquan- et le sud du Grand-Duché, mais autre personne se rend chaque
taine d’emplacements chacun ; à aussi vers la Lorraine et l’interna- jour dans la même commune du
Crusnes, Landres et Buchel non tional via le TGV. Luxembourg qu'eux.
loin de Thionville ; au nord-est à
C’est le cas par exemple de 2 200Trois nouvelles gares seront bâties
Sierck-lès-Bains, qui compte une
Thionvillois, 900 Messins et 800à moyen terme autour de Luxem-
centaine de places. D’autres pro-
Yutzois qui vont travailler en voi-bourg-Ville : à Howald au sud, à
jets sont à l’étude, notamment à
ture à Luxembourg-Ville. La for-Hollerich à l’ouest, et sous le
Audun-le-Roman pour accueillir
mule pourrait également intéresserPont-Rouge au nord. Ces pôles d’é-
200 à 300 véhicules, à Briey, à
parmi les Thionvillois, les 300 per-change permettront aux voyageurs
Jarny et à Joeuf-Homécourt. Cela
sonnes qui se rendent en voiture àde changer de mode de transport,
n’exclut pas l’existence de P+R
Esch-sur-Alzette, les 200 qui vontdès leur entrée en ville, sans devoir
«sauvages», notamment près des
à Dudelange ou à Bertrange, etc.obligatoirement transiter par la gare
voies d’accès à l’autoroute A31.
Mais cela suppose que leur desti-centrale saturée ou par Centre Ha-
nation finale soit relativementAu Luxembourg se trouvent cinq milius. La future gare d’Howald qui
proche, ce qui n’est pas forcémentP+R officiels auxquels les frontaliers devrait être mise en service en
le cas à Luxembourg-Ville, et quedu Nord lorrain peuvent avoir re- 2017, permettra par exemple aux
leurs horaires de travail soient lescours : trois associés au train à frontaliers du Nord lorrain d’accéder
mêmes.Esch-sur-Alzette-gare (100 places), à directement aux sites de Gasperich,
Rodange-gare (145 places)etàPé- de Howald et de la Cloche d’Or.
tange-gare (55 places) ; deux asso- Objectif :
Enfin, la mise en œuvre d’un tram-
ciés au bus à Esch-sur-Alzette- moins de voituresway est également envisagée pour
Raemerich (160 places)etàFri-
Dans l’hypothèse où, en 2009, la2017 sur l’axe Gare centrale-
sange (268 places). Enfin, un P+R
moitié des frontaliers vers Luxem-Centre-Kirchberg, avec notamment
sera créé à Belval lorsque la liaison
bourg-Ville auraient adopté le trainun prolongement vers l’aéroport en
Audun-le-Tiche-Belval sera réalisée.
ou le bus, et où le tiers des autres2020.
Il permettra à certains usagers de
qui habitent et travaillent dans la
garer leur voiture pour continuer
même commune auraient eu re-Promouvoirleur trajet en train.
cours au covoiturage, le nombre dele covoiturage
voitures nécessaires à les achemi-
Des nouveautés Malgré le renforcement du réseau ner aurait été de 28 000 ou de
ferroviaires attendues de transports en commun et les di- 26 000, suivant que le taux d’occu-
verses incitations à y recourir, leau Luxembourg pation des véhicules pratiquant le
trafic motorisé devrait continuer à covoiturage oscille entre deux etd’ici cinq ans
jouer un rôle important dans les quatre passagers.
La fréquentation des transports en déplacements quotidiens des fron-
commun passe aussi par la perfor- Si on y ajoute les 5 000 voitures uti-taliers du Nord lorrain. Mais il pa-
mance du réseau en termes de lisées par les frontaliers «isolés»,raît possible de réduire son volet
confort, rapidité, coût, etc. Elle ceux qui n’ont pas d’habitant de leurindividuel, pour soulager les axes
sous-entend de réduire les ruptures commune de résidence qui travailleroutiers et d’une manière générale
de charge ou de combiner au mieux dans la même commune qu’eux aulimiter les nuisances dues à l’auto-
les différents modes de transport. Luxembourg, le nombre total de vé-mobile.
hicules nécessaires à transporter
À ce titre, des nouveautés dans le
Des pistes prennent ainsi forme tous les frontaliers du Nord lorrain
domaine ferroviaire sont attendues
pour développer de nouvelles pra- se serait situé entre 33 000 et
d’ici cinq ans entre Luxem-
tiques d’utilisation de la voiture in- 31 000.
bourg-Ville, le sud du pays et la Lor-
dividuelle, comme le covoiturage,
raine, mais aussi à Luxembourg- Cela représente entre 10 000 et
deuxième élément clé de la stra-
Ville même, auxquelles les fronta- 12 000 véhicules de moins chaque
tégie de mobilité transfrontalière
liers du Nord lorrain usagers régu- jour sur les routes, par rapport à une
durable. Celui-ci existe déjà à tra-
liers du train seront sensibles. hypothèse qui conserverait la fré-
vers des initiatives spontanées
L’idée sous-jacente étant d’en quentation actuelle des trains ou
entre frontaliers, mais il reste diffi-
convertir de nombreux autres parmi des bus, et considérerait le covoitu-
cile à mesurer, et surtout il mérite-
les automobilistes. rage comme inexistant.
rait d’être structuré et optimisé.
Luxembourg-Ville et Bettembourg Les données tirées du recense- Sans viser forcément cet objectif,
vont ainsi être reliées par une nou- ment de la population 2009 présa- l’instance supérieure départemen-
velle ligne ferroviaire, qui longera gent en effet d’un potentiel tale peut toutefois user de son rôle
l’aire de Berchem du côté ouest. théorique important. Parmi les d’entraînement afin de créer les op-
6portunités d’établir un maximum de Le sujet a par ailleurs été relancé Parallèlement, la réflexion évolue
connexions entre utilisateurs de vé- récemment par l’Organisation Mon- autour du concept de véhicule par-
hicules individuels. Diminuer signifi- diale de la Santé qui s’inquiète des tagé : un système de mobilité qui
cativement le nombre de voitures en effets cancérigènes des moteurs fonctionne en réseau sur un même
circulation, sans investissements diesel (60% du parc français). territoire, principalement urbain, et
supplémentaires dans la capacité dont le modèle économique est
du réseau routier, semble en effet a d’assurer la maximisation de l’utili-Projet «Moselle
priori possible. Les frontaliers, dont sation du véhicule au cours de laNouvelles Mobilités»
les trajets sont quotidiens, consti- journée.
et véhicule partagé
tuent un groupe cible par excellence
pour un tel projet. Celui-ci pourrait Offrir aux frontaliers mosellans la Inciter
notamment s’appliquer avec succès possibilité de repenser leur mobilité avant de contraindre
aux frontaliers dont les trajets rou- passe aussi par l’accès à des véhi-
tiers sont les plus longs et donc les Au final, le concept de mobilité du-cules décarbonés. C’est ici qu’inter-
plus onéreux. Et dans les zones ru- rable passe sans doute par unevient un troisième élément clé porté
rales dépourvues de transports en combinaison intelligente du trans-par le Conseil général de la Moselle
commun, le covoiturage pourrait port individuel et collectif, de laet à destination des frontaliers mo-
permettre à des actifs ne possédant route et du rail, du covoiturage et dusellans : le projet «Moselle Nouvel-
pas de véhicule personnel de saisir véhicule partagé, alliée à des tech-les Mobilités».
l’opportunité de trouver un travail au nologies de propulsion et des systè-
Ce projet, pour lequel le départe-
Grand-Duché. mes d’information innovants,
ment se veut territoire-pilote et qui
capables par exemple de calculerLe Conseil général de la Moselle s'inscrit désormais dans un cadre
un itinéraire et un mode de transportdevrait pouvoir également compter transfrontalier associant le Luxem-
optimums en temps réel.dans cette opération sur le soutien bourg, la Sarre et la Rhénanie-Pala-
du Verkéiersverbond du Luxem- Ce système de mobilité doit reposertinat, repose sur l’utilisation de
bourg (Communauté des transports), sur la qualité et l’attractivité devéhicules à propulsion électrique ca-
pour sensibiliser les entreprises l’offre, pour que celle-ci deviennepables de réduire l’empreinte écolo-
luxembourgeoises à établir un plan concurrentielle par rapport à la voi-gique des déplacements. Il fait suite
de déplacement-entreprise et à ture à usage individuel, sans pourau projet CROME, projet franco-alle-
mettre en place des actions de mo- autant vouloir l’exclure.mand de mobilité électrique et pour
bilité. lequel le Conseil général de la Mo- Les pouvoirs publics peuvent ainsi,
selle s'était rapproché de SMART, quiToutefois, malgré un contexte de pour orienter les choix, mettre en
produit en Moselle, à Hambach, lahausse du prix des carburants, le dif- place une voie dédiée pour les vé-
version ED, pour Electric Drive, deférentiel de prix à la pompe en faveur hicules partagés. Ils peuvent aussi
son modèle ForTwo. Le Conseil gé-du Grand-Duché, où les frontaliers suivre l’exemple du Luxembourg
néral de la Moselle a subventionnéont l’habitude de s’approvisionner, a qui, dans sa «stratégie globale
dans ce cadre, la mise en circulationcréé jusqu’ici l’illusion d’un carburant pour une mobilité durable» (Modu),
d'une flotte de 30 véhicules.bon marché, ce qui n’incite pas à prévoit de réguler les flux vers la
prendre les transports en commun ou ville en les canalisant en péri-La mobilité électrique qui vise
à covoiturer. phérie, en augmentant les prix des3 000 véhicules électriques à
stationnements en ville, en limitantmoyen terme reste aujourd'huiCette situation ne va pas dans le
le nombre de places de parkingencore limitée dans son expan-sens souhaité par deux décisions in-
par bâtiment, etc.sion par les coûts relativementternationales : le Traité de Lisbonne
élevés d’acquisition du véhiculequi cherche entre autres à favoriser À ces conditions, les usagers se ral-
et de location de batteries, ainsiles déplacements de main-d’œuvre lieront à l’initiative et procèderont
que par une autonomie limitée.en réduisant les freins à cette mobi- progressivement à un nécessaire
Elle implique le déploiement delité, et le Protocole de Rio (ou changement de leurs habitudes. Car
bornes publiques de rechargeRio+20) sur la diminution des gaz à à ce jour, la mobilité transfrontalière
dans le département.effet de serre. durable n’est encore qu’une alterna-
tive incitative, mais à terme, la satu-
ration prévisible des réseaux
Les vecteurs d’une mobilité transfrontalière durable pourrait la transformer en con-
trainte.
- Transports en commun (train, bus)
- individuels (voiture, deux-roues), intégrant l’électro-mobilité
- Concept de parkings-relais (P+R)
- Offre de covoiturage, véhicule partagé, électro-mobilité
- Priorité sur les routes des bus et des voitures en covoiturage
- Recours généralisé à la télématique
7Savoir plus :
Définitions
- La Grande Région en mouvement.
Le covoiturage est l’utilisation conjointe et organisée d’un véhi-
Mobilité des frontaliers : dynamiques et
cule par un conducteur non professionnel et un ou plusieurs tiersperspectives - Fonds national de la Re-
cherche Luxembourg, Forum Europa, passagers, dans le but d’effectuer un trajet commun.
CNRS, CEPS Instead, octobre 2012.
Il procure des avantages individuels (économiser les dépenses dehttp://mobil-t.ceps.lu/events/
Conference_EMF_2012.cfm carburant et de maintenance, agrémenter les voyages, développer
- Stratégie globale pour une mobilité le lien social) et collectifs (augmenter le taux de remplissage des
durable pour les résidents et les fronta- véhicules, diminuer les embouteillages, la pollution).
liers - Le Gouvernement du Grand-
Duché de Luxembourg, Ministère du Le covoiturage dépend de la motivation des particuliers et repose
Développement durable et des Infras- en grande partie sur un principe collaboratif d’auto-organisation
tructures, avril 2012.
mais peut être encouragé, co-organisé ou aidé par des collectivités
http://www.dat.public.lu/actualites/
ou des entreprises qui y trouvent divers bénéfices.
2012/04/1904_MODU/1904_
Strategie_pour_une_mobilite_
La loi interdit qu’il devienne une pratique professionnelle (qui serait
durable_Version_integrale_MODU.pdf
concurrentielle aux activités marchandes de transports publics ou
privés) : le conducteur ne doit donc pas faire de bénéfices.
Site internet : Un concept intermédiaire entre le covoiturage et la ligne de trans-
- www.insee.fr port public existe : le Vanpool. Il s’agit de minibus affrétés par un
employeur, une collectivité publique ou une société privée et mis à
la disposition d’un groupe de personnes qui effectuent régulière-
ment le même trajet.
Le véhicule partagé est un système dont les adhérents (une socié-
té commerciale, une agence publique, une coopérative, une asso-
ciation, ou même un groupe d’individus de manière informelle)
mutualisent la propriété d’une flotte de véhicules, en partageant les
coûts d’achat, d’assurance et d’entretien.
Plutôt que de disposer d’une voiture personnelle qui reste l’essen-
tiel de son temps au garage, l’utilisateur de véhicule partagé dis-
Insee pose d’une voiture uniquement pour la durée de son besoin. Le
Institut National de la Statistique reste du temps, la voiture est utilisée par d’autres membres.
et des Études Économiques
Direction Régionale de Lorraine Le véhicule partagé réduit le coût d’accès à la mobilité individuelle
15, rue du Général Hulot
sans concurrencer vraiment les transports collectifs, dans la mesureCS 54229
où le véhicule n’y est pas immédiatement et inconditionnellement54042 NANCY CEDEX
Tél : 0383918585 disponible. La clé de son succès repose dans la diversité d’utilisa-
Fax: 0383404561 tion, donc de besoins, sur des créneaux horaires différents selon
www.insee.fr/lorraine
les membres.
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Christian TOULET On distingue :
Directeur régional de l’Insee
- le système de véhicule partagé organisé par des entreprises ou
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
organisations qui achètent des véhicules et les mettent à la loca-Bertrand KAUFFMANN
Jean-Jacques PIERRE tion, généralement de (très) courte durée (à l’heure ou la journée) ;
RESPONSABLE ÉDITORIALE - le système de véhicule partagé dans la sphère privée qui s’orga-
ET RELATIONS MÉDIAS
nise entre particuliers. Il est vu comme moyen de rentabiliser sa voi-
Brigitte VIENNEAUX
ture par un utilisateur qui en reste propriétaire mais la loue quand il
RÉDACTRICE EN CHEF
ne l’utilise pas.
Agnès VERDIN
RÉALISATION DE PRODUITS
ÉDITORIAUX
LesPark+ Ride (P+R) sont des lieux aménagés où les personnesÉdith ARNOULD
Marie-Thérèse CAMPISTROUS qui se déplacent peuvent laisser leur véhicule et/ou accéder aisé-
ment aux transports collectifs, au véhicule partagé, à l’électro-mobi-ISSN : 0293-9657
© INSEE 2012 lité, ou se rencontrer pour pratiquer le covoiturage vers leur lieu de
destination.
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