La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Idées fausses concernant Paul et l'Église

De
17 pages

L'apôtre Paul aurait condamné l'Église Catholique

Publié par :
Ajouté le : 15 février 2014
Lecture(s) : 0
Signaler un abus
Idées Fausses Paul et l’«
Concernant Église »
ParWilliam Finck
Tant de gens regardent vers ce gigantesque système d’oppression qui se fait appeler L’Église Catholique Romaine et blâment stupidement Paul de Tarse pour la création de ce monstre et de ses rejetons, comme si Paul avait jamais développé une telle chose !En faisant cela, ces gens ne font que répéter les mensonges de l’église romaine par lesquels celle-ci croit pouvoir proclamer une fondation apostolique, et ils lui font créance comme si ces prétentions étaient vraies, ce qu’elles ne sont certainement pas!
Il devrait être évident pour presque tout le monde que les apôtres rédigèrent pro-bablement beaucoup plus d’épîtres que ceux que nous avons dans nos Bibles, et que si nous les possédions toutes, nous pourrions avoir une vision plus complète de leur modèle idéal des fonctions et structures d’une réelle communauté chré-tienne. Cependant, il se pourrait très bien, suivant l’esprit de simplicité de vie qui est l’objet de l’enseignement chrétien, que nous n’ayons besoin de rien d’autre que les maigres instructions que nous possédons déjà. Nous allons examiner ici préci-sément ce que le Nouveau Testament, et spécialement les lettres de Paul, disent vraiment sur l’organisation et la gestion d’une communauté chrétienne.
Dans les livres apocryphes se trouvent certains écrits, par exemple dans les pré-tendus épîtres d’Ignatius, qui essayent de clarifier ou de souligner les instructions contenues dans nos Écritures (i.e. celles dans 1 Timothée). Ces écrits doivent être rejetés et vus avec suspicion, non seulement parce qu’ils entrent souvent en conflit avec ceux de Paul mais aussi parce qu’ils apportent un soutien total à la structure d’organisation de l’église romaine telle que nous la connaissons. Ces écrits sont certainement des contrefaçons, et bien des commentateurs l’ont professé avant nous. Tout écrit post-apostolique sera ignoré dans cet essai.
Aussi bien le prophète Daniel (7:8, 20–26) que Yahshua-Christ Lui-même (Rév. 13:11–18) enregistrèrent d’avance les troubles que la direction de l’église romaine nous causeraient. Une fois que l’on a une solide connaissance de l’Histoire, la si-gnification de ces prophéties et de bien d’autres devient incroyablement claire. Cette pré-connaissance que Yahweh a de l’église romaine ne signifie sûrement pas
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
W. Finck
la bénédiction divine d’une telle organisation, qui pourrait de quelque façon pa-raître légitime et juste (notez Luc 4:5–7), car les prophéties elles-mêmes déclarent exactement l’inverse. Il doit au contraire être bien compris que les Enfants d’Israël devaient être punis pour sept temps à cause de leur désobéissance (Lév. 26). Un « temps » dans la prophétie représentant 360 ans, sept temps représentent 2.520 ans. Cette période commença avec les invasions assyriennes et les déportations du peuple d’Israël, évènements qui eurent lieu de 741 à 676 av. JC (les 65 ans d’Ésaïe 7:8). Les deux bêtes de Rév. 13, entités apparaissant aussi dans Daniel chapitre 7, sont la succession des anciens empires (aussi discutée d’une autre manière dans Daniel chapitre 2), se terminant avec l’empire romain, suivi par la papauté de l’église romaine. Chacune de ces bêtes devait durer environ 1.260 ans (Rév. 13:5 date la première, Daniel 7:25 la seconde), ce qui représente 3,5 « temps » (3,5 x 360 = 1.260), ou encore 42 « mois » d’une année (42 x 30 = 1.260), un jour étant une année dans la prophétie (i.e. Nombres 14:34 ; Ézéch. 4:6). Une étude de l’Histoire révèle de façon sûre que chacune de ces bêtes dura réellement environ 1.260 ans. Il est absolument évident qu’aussi bien la succession d’anciens empires et l’église romaine furent une partie des moyens que Yahweh utilisa pour punir les enfants d’Israël pour leur désobéissance. Nous pourrions en dire beaucoup plus sur ce sujet, mais ce n’est pas le but de cette discussion.
Il est évident que l’organisation de l’église romaine était une copie conforme du gouvernement impérial romain. Les papes étaient très semblables aux empereurs romains dans bien des aspects et ils exercèrent leur autorité sur les rois d’Europe pour de nombreux siècles. Le titre de « pontife », du latinpontifex, est dérivé du latinpontisou « pont ». Ce titre était utilisé par les prêtres païens romains et il im-plique que le tenant de ce titre était un pont entre les gens du peuple et leur dieu. Le titre « Pontifex Maximus », qui appartenait à la direction religieuse de la Rome païenne dès les temps anciens, était un titre que les empereurs se donnaient à eux-mêmes. Les édifices (temples) des « églises », les « prêtres », les « nonnes » (vierges vestales) et la plupart de leurs cérémonies et rituels, ainsi que leurs costumes co-lorés et autres symboles, sont tous dérivés directement des religions païennes de l’ancienne Rome. Les prétendus « saints », « canonisés », remplacèrent le panthéon romain païen, qui incluait une collection d’idoles prises à différentes nations lors des diverses conquêtes romaines. L’idée d’un « saint-patron » de ceci ou cela, d’un endroit ou d’un métier, vient directement du paganisme gréco-romain, et on don-nait aux dieux ou démons les mêmes rôles dans la poésie païenne. Le « collège de cardinaux » est une image du sénat romain. Le système diocésain est tout-à-fait semblable au système de gouvernement provincial, chaque évêque étant un pro-consul ou un procurateur. Le terme « clerc » signifie « propriétaire d’une parcelle de terre », le mot étant dérivé du grecληκ¯υροοχς, signifiant «un qui possède une portion de terre, spécialement des citoyens dans un pays étranger» (Liddell & Scott, à partir d’ici L&S). Par le langage même qui est utilisé, l’église romaine se proclame propriétaire du monde entier! Bien sûr, rien de tout ceci n’est supporté dans le Nouveau Testament, ni dans les Évangiles, ni dans les lettres de Paul, ni ailleurs
2
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
dans la Bible. En étudiant les épîtres des apôtres, nous voyons émerger une image très différente de la vie de l’« église », telle que la voulaient le Christ et les apôtres.
Partout où le mot « église » apparaît dans les traductions standards du Nouveau Testament, le mot grec estvίακλησκâ(1577, ekklesia). Difficile à discerner dans ces traductions, et empoisonné par le faux concept d’« église », l’κκâσvληίαest «une assemblée de citoyens régulièrement convoqués» (L&S), ce qui, en aucun cas, ne dé-note un édifice ou une quelconque organisation systématisée avec une hiérarchie professionnelle, mais bien plutôt simplement l’assemblée, celle des enfants d’Is-raël convoquée par Yahweh (i.e. Ésaïe 42:16; 43:1–7; 44:6–7, 21–23; 48:12–14; 49:1–7 ;Joël 2:32; Matt. 15:24; Jean 10:3), un corps de vrais Israélites chrétiens, soit dans le monde ou dans une communauté particulière, selon le contexte. Ils sont appelés l’ακλâκvίησqu’ils soient ou non assemblés physiquement en un endroit (i.e. Actes 8:3; 9:31; 1 Cor. 14:23). Beaucoup de personnes dans l’Identité Chré-tienne préfèrent traduireâκvίακλησpar ses composants, « les convoqués » ou « les appelés », ce qui ne serait pas incorrect.
Les premiers Chrétiens ne se rassemblaient pas dans le but de participer à des rituels ou à un quelconque programme rigide, écrit à l’avance et répété de se-maine en semaine. Ils ne se rassemblaient pas non plus pour participer simple-ment au « souper du Seigneur » (i.e. 1 Cor. 11:22), ce que l’église romaine a également transformé en un vain rituel (voir 1 Cor. 11:17–26). Yahshua nous a donné l’exemple de la communion — dans une maison privée, en dînant avec Ses bien-aimés. Nous devrions suivre Son exemple. Un exemple enregistré de com-munion avec Paul se trouve dans Actes 27:33–36 (comparez avec Luc 24:30), où, louant et remerciant Yahweh, il coupe le pain et le partage avec ses compagnons, sans aucune pompe ou rituel. En réalité, les premiers Chrétiens se réunissaient pour apprendre. L’outil de base essentiel de la connaissance était le Verbe. Du fait que les livres étaient rares et très coûteux à produire, ils devaient se réunir pour pouvoir recevoir le Verbe (Actes 17:2, 11; Rom. 15:4; 16:26). Paul mentionne souvent les Écritures dans ses lettres, et celles-ci montrent qu’il s’attendait à ce que chaque Chrétien soit à même d’y accéder. En contraste, l’église romaine a expressément confisqué les Écritures au peuple pendant presque un millier d’an-nées, mettant même à mort ceux qui osaient les traduire du grec ou du latin dans le simple but qu’elles soient compréhensibles au peuple. Paul n’aurait certaine-ment pas approuvé un tel comportement! Jusqu’aux années 1960, les cérémonies et les rituels de l’église romaine furent conduites entièrement en latin d’« église », langage que la grande majorité des fidèles ne comprenaient absolument pas, une pratique totalement contraire aux paroles mêmes de Paul en 1 Cor. 14:9, 19.
Il n’est mentionné nulle part dans le Nouveau Testament (Matt. 16:18 ne signi-fiant pas ce que l’église romaine veux nous faire croire, voir ci-dessous) qu’il y a une tête à l’assemblée (un corps d’Israélites chrétiens), excepté Yahshua-Christ Lui-même, et nulle part dans les Écritures il n’est mentionné qu’une quelconque assemblée locale de Chrétiens serait sujette à une autorité étrangère (i.e. Éph. 5:21
3
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
W. Finck
et suiv.). Paul lui-même rejetait l’idée de posséder une autorité quelconque sur la foi d’autrui (2 Cor. 1:24). Les papes ont toujours proclamé le titre deVicarius Filii Dei(dont le total des lettres est 666, en comptant les lettres d’après le système latin), qui signifieSubstitut pour le Fils de Dieu. En contraste, Paul écrit en Gal. 3:28 : « vous êtes un dans le Christ Yahshua », et en Éph. 5:23 : « Christ est le chef de l’assemblée », où le verbe est au temps présent, non pas au passé ou au futur. Lorsque Paul dit en Col. 1:24 « Maintenant, je me réjouis dans les souffrances pour vous, et j’accomplis dans ma chair ce qui reste [encore à souffrir] des afflictions de l’oint pour son corps, qui est l’assemblée », le terme « oint » est simplement un autre terme pour les enfants d’Israël, comme je le démontre dans mon pamphlet «Les Oints de Yahweh : Les Enfants d’Israël». Paul n’a jamais rien écrit laissant penser que Yahshua-Christ a besoin d’un substitut! Il devrait être apparent que seuls deshommes mortsont besoin de successeurs commesubstituts! Yahshua-Christ, qui est vivant, n’a certainement pas besoin d’une telle chose! Il n’existe aucun support pour une papauté, nulle part dans le Nouveau Testament — et spé-cialement dans les lettres de Paul — à moins de considérer un petit nombre de déclarations disjointes, mal interprétées et prises hors contexte afin de « prouver » un tel support. Concernant Matt. 16:18 et le changement de nom de Simon en « Pierre », men-tionné en Marc 3:16, Luc 6:14 et Jean 1:42, notons que seul l’Évangile de Matthieu attribue cette déclaration au Christ, en Matt. 16:18–19. Même si c’est le cas, il n’y a aucune indication que ces déclarations peuvent servir d’interpolation et elles ne devraient pas être considérées telles. Elle doivent, néanmoins, être examinées 1 de plus près. L’A.V.traduit Matt. 16:18 en partie : « Et je te le dis, tu es Pierre (πέτρος), et sur ce rocher (πέτρα) je bâtirai Mon église ... ». Il y a une distinction entreπέτροςetπέτρα(petrosetpetra) qui est perdue dans la traduction. L&S défi-nissentπέτρος«une pierre, à distinguer deπέτρα» etπέτρα«un rocher, une saillie rocheuse ou corniche... Littéralement,πέτραest un rocher fixe,πέτροςune pierre, un cailloutraduirai cette partie de Matthieu 16:18 : « ...tu es». En conséquence, je un caillou, mais sur ce rocher je bâtirai Mon assemblée ... » de façon à maintenir cette distinction et en même temps à démontrer que les affirmations mensongères de l’église romaine ne sont que vanité. Même la traduction de l’A.V. deπέτρος en Jean 1:42 indique la signification correcte du mot, « pierre », où Jean donne l’équivalent hébreu, épelé « kephas » en anglais, et sa signification grecque. Pierre, lorsqu’il devint connu, était certes une pierre et pas ce rocher sur lequel Yahshua bâtit Sonσvίακκληâ(assemblée). Même Pierre fit cette distinction, lorsque dans sa propre épître il appelle à son tour ses lecteurs « pierres vivantes » et se réfère à Yahshua-Christ comme la « maîtresse pierre de coin » (1 Pierre 2:5–6). Paul dé-crit Yahshua-Christ comme la fondation de Son propre bâtiment (1 Cor. 3:9–11). L’autorité donnée à Pierre par Yahshua (Matt. 16:19) fut aussi donnée aux autres disciples (Matt. 18:18). Le culte papal romain proclame une chaîne de succession de Pierre et Paul à travers 1. A.V.: Authorized Version of the King James Bible.
4
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
une lignée d’évêques de Rome jusqu’à aujourd’hui, et proclame que son autorité lui vient de Pierre, celui-ci étant le « rocher » sur lequel l’église catholique est bâtie. Un examen de l’Histoire révèle que la première affirmation est un mensonge : les premiers évêques de Rome furent martyrisés dans des persécutions et plus tard les évêques ne furent rien d’autre que des opportunistes politiques. Un examen des Écritures, incluant les lettres de Paul, révèle que la seconde affirmation est aussi un mensonge. En réalité, l’église romaine est bâtie sur les ossements des saints, à la fois d’une manière figurative (i.e. Daniel 7:25; Rév. 6:9; 12:17) et littéralement : car le temple le plus fameux de ce culte, appelé « Basilique Saint-Pierre », est bâti sur une énorme nécropole (voirArchæology Odyssey, mars–avril 2001, page 60, « City of the Dead »)! À partir des édits de Justinien, et armée de la prétendue « Donation de Constantin », l’église romaine gagna la domination sur toutes les assemblées chrétiennes de l’οÊκουmένη(le monde adamique), et persécuta tous ceux qui refusaient de se prosterner devant elle, comme par exemple les Waldenses (Vaudois) et l’église celte des Îles Britanniques. L’église romaine ne fut rien d’autre qu’un outil pour le dragon dans sa guerre contre la femme, le vrai Israël.
Paul n’écrivit pas à une papale « seule vraie église » à Rome mais bien à « tous ceux à Rome qui sont les bien-aimés de Yahweh et qui sont appelés saints » (Rom. 1:7) et qui étaient en fait distribués parmi plusieurs assemblées différentes, ou « églises » (i.e. Rom. 16:5), comme ils l’étaient aussi en d’autres lieux (i.e. 2 Cor. 8:1 ; Gal. 1:2). Nulle part Paul ne reconnaît un dirigeant unique des Chrétiens romains. Dans la Révélation, Yahshua-Christ envoie des messagers vers sept assemblées dif-férentes, toutes indépendantes, et pas vers une « vraie église » (Rév. 1:11), et Rome n’est même pas considérée parmi ces sept! Comment les ennemis de la papauté ou « romanité » eux-mêmes peuvent-ils blâmer Paul pour cette bête appelée église catholique romaine? Nous allons examiner maintenant précisément ce que Paul a dit concernant l’organisation des assemblées auxquelles il écrivit. Nous verrons que Paul ne peut en aucun cas être tenu responsable de l’existence du monstre catholique.
Paul était reconnu comme unπσότvολος(652,apostolos), qui signifie «un mes-sager, ambassadeur, envoyé» (L&S). En dépit de ses critiques modernes, nous ne trouvons aucune indication que les onze apôtres originaux dénièrent jamais ce titre à Paul, mais nous voyons plutôt qu’ils le respectaient en tant que tel (i.e. Actes 15, 2 Pierre 3:14–16). Une fois que les nations « perdues » d’Israël reçurent l’Évangile, il n’y eut plus besoin de messager et il n’y eut aucun « apôtre » ap-pointé comme successeur. Paul se voyait lui-même comme un simple « serviteur » ou « ministre » (i.e. 1 Cor. 3:5; 2 Cor. 6:4; Éph. 3:7; 1 Tim 1:12), même si son soucis unique en tant qu’apôtre était pour toutes les assemblées (2 Cor. 11:28), la plupart d’entre celles-ci ayant été d’ailleurs fondées par lui-même. Paul n’avait pas de subordonné, seulement des collègues : Rom. 16:3, 7, 21; 1 Cor. 3:5, 21–23; 4:1 ;16:10 ;2 Cor. 1:19, 24; 6:1–4; Phil. 4:3; Col. 1:7; 4:7; 1 Thess. 3:2; Phil. 1, 2, 24; et des partenaires : 2 Cor. 8:23; Phil. 17. Le mot grecνυρεvσγός(4904, sunergos) est «travailler ensemble, joindre ou aider dans le travail, et en tant que
5
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
W. Finck
substantifun compagnon de travail, aide... » (L&S). L’A.V. le traduit par « aide » en Rom. 16:3 et 2 Cor. 1:24, mais plus correctement comme « compagnon de tra-vail » en Phil. 4:3; 1 Thess. 3:2 et Phil. 1 et 24, car « aide » pourrait impliquer une subordination à quelqu’un, ce que le mot grecργόςυvενσn’implique pas. Paul ne pensait certainement rien de bon de l’auto-promotion (i.e. Phil. 2:3, 7–8) et écrivit toujours dans l’esprit du Verbe de Yahshua-Christ, comme on le voit en Luc 13:30 et 22:26–27. Il est évident que les membres individuels d’une assemblée communiquaient avec Paul directement (i.e. 1 Cor. 1:11), et ses épîtres étaient écrites pour pouvoir être lues par l’assemblée entière, non résumées ou interpré-tées par un quelconque « prêtre » mais bien lues en entier (1 Thess. 5:27; 2 Thess. 2:15), et même être lues par des assemblées voisines au-delà de celles à qui les lettres étaient adressées (i.e. Col. 4:16), ce qui certainement encouragea la copie et la distribution de ces lettres. Paul écrivit sans doute beaucoup plus d’épîtres que celles que nous possédons de nos jours, et d’ailleurs celles que nous avons indiquent elles-mêmes que d’autres sont manquantes, i.e. 1 Cor. 5:9 et Col. 4:16.
Bien que Paul dans son ministère alloua des ressources, à la fois humaines (i.e. 1 Cor. 4:17) et monétaires (Rom. 15:31; 2 Cor. 8 et 9), il ne força personne (1 Cor. 16:12). Son « service aux saints » à Jérusalem doit être compris dans le contexte du climat social dans cette ville à cette époque et ne donne pas une raison ou une excuse pour un « travail missionnaire » dans des pays étrangers à des peuples non-blancs, comme nous en sommes témoins aujourd’hui. L’exemple donné par Paul était de travailler pour gagner son pain afin de gagner sa vie (Actes 18:3; 1 Cor. 4:12), ce qu’il recommandait d’ailleurs aux autres également (1 Thess. 4:11; 2 Thess. 3:9–12; 1 Tim. 5–8). Paul ne laissa aucun modèle pour une prêtrise professionnelle vivant sur le dos de la communauté comme des parasites (Matt. 23:14 ;Marc 12:40; Luc 20:47), comme nous le voyons dans l’église catholique et tous ses rejetons. Il n’existe même pas une mention d’un mot signifiant « prêtre » en connexion avec une assemblée de la Nouvelle Alliance dans tous les écrits de Paul !Seuls les plus ignorants et injustes peuvent accuser Paul de l’existence de ce monstre qu’est devenue l’église romaine, ou du pseudo « Judéo-Christianisme » moderne, abominations que l’on ne trouve certainement pas dans les instructions de Paul.
Nous avons mentionné certaines des assemblées (ιâηλκκαίvσ) auxquelles Paul écri-vit. Paul fonda des assemblées chrétiennes dans beaucoup de cités du monde gréco-romain, comme l’attestent les Actes et ses épîtres. Notez que Paul ne fonda pas les assemblées à Rome auxquelles il écrivit avant même de les visiter. Les as-semblées que Paul fonda en Anatolie étaient des assemblées valides; c’est vérifié par Pierre qui leur écrivit (1 Pierre 1:1) et par Yahshua-Christ Lui-même (Rév. 1:11 ;2:1 ;3:22) qui s’adresse à elles et félicite même certaines. Quiconque met-tant en question la validité du travail de Paul remet aussi en question la validité de 1 Pierre, de 2 Pierre (3:14–16) et de la Révélation. Seul unfoupourrait faire cela. Il s’ensuit que tous ceux qui, de leur propre volonté, attaquent Paul font d’eux-mêmes desfous!
6
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
Paul ne laissa pas de successeur [contrairement à la succession des papes] et il mit en garde les assemblées qu’elles seraient livrées à elles-mêmes après sa mort, ce qui est illustré en Actes 20:17–38. Ici, Paul dit aux dirigeants des assemblées, rassemblés autour de lui, qu’ils sont eux-mêmes des surveillants (κοποςâπίσv, 1985, episkopos, le mot d’où provient « évêque ») de l’« église de Dieu » (les assemblées de Yahweh), et personne d’autre! Ceux qui lisent cela et blâment Paul pour la papauté et l’église romaine sont desfous! Étant donné que Paul ne voulait pas diriger les assemblées du Christ (2 Cor. 1:24), il ne recommandait sûrement pas non plus que quiconque le fasse, excepté Yahshua-Christ Lui-même, pour lequel il n’existe pas de substitut (1 Cor. 11:3; Éph. 1:22; 4:15; 5:23; Col. 1:18)! Il est donc évident que Paul laissa derrière lui une collection d’assemblées chrétiennes indépendantes, autonomes, que Pierre comme Yahshua reconnurent et admirent également. En ce qui concerne la structure interne d’une assemblée, nous allons examiner les épîtres de Paul et d’autres parties des Évangiles, en commençant par une compilation des termes employés pour décrire la gouvernance dans une assemblée ou communauté chrétienne. L’usage des termes soulignés ici peut être vérifié avec une concordance de Strong.
âπίσvκοπος(1985,episkopos) est un nom, et le mot même duquel le termeévêque est dérivé par la voie du latin vulgaireebiscopuset de l’anglais médiévalbisceope. âπίσvκοποςapparaît cinq fois dans le N.T., et dans l’A.V. il fut traduit une seule fois, en Actes 20:28, par « surveillants » au pluriel. Autrement il apparaît en tant que terme d’égliseévêque; 1 Tim. 3:2en Phil. 1:1; Tite 1:7 et 1 Pierre 2:25. Un âπίσvκοποςest littéralement «un qui surveille, un surveillant, gardien ... un officier public, intendant... » (L&S). Le nom qui y est relié,κvποήπâσι(1984,¯eopeskpi) est « une surveillance, visitation ...la fonctiond’σίκvπâοςοπ... généralement,une fonction» (L&S). Dans l’A.V.,πιâκοσvπήest « la fonction d’évêque » en 1 Tim. 3:1, « évêché » en Actes 1:20 (comparez Ps. 109:8), et « visitation » en Luc 19:44 et 1 Pierre 2:12.
Les verbes reliés àσίπâποκvοςsontίσvκοπέωâπ(1983,siokepo¯pe) etαιοmπτκέσvπίâ (1980,episkeptomai). Le verbeπίσvâωοκέπest dans l’A.V. le « veillant diligemment » de Héb. 12:15 et « prendre la surveillance » de 1 Pierre 5:2.έπτοmαιπâσίκvest dans l’A.V. « jeter les yeux » en Actes 6:3, et « visiter » en dix autres occasions.
Mes propres traductions pour le motκοποςvσίπâsont soitsurveillantousuperviseur. Le motήποκâσvπιest soitfonctionou plus précisémentfonction de superviseur. J’ai soigneusement évité la translittération « évêque », qui n’est pas une traduction mais plutôt un mot emprunté et injecté dans le langage pour le seul intérêt des « églises ».
πρεσvβύτερος(4245,presbuteros) est la forme comparative deπέρvσυβς, qui est «un vieil homme... comparatif deςοπρβvσερετύ...ancien... » (L&S), et apparaît plus de 60 fois dans le N.T. comme nom, unancien, comme on le trouve usuellement dans l’A.V. Le nom relatifπσvρετέβυονρι(4244,presbuterion) est «un conseil d’an-ciens» (L&S). L’A.V. traduitνοιρέτυvβεσπρen « anciens » dans Luc 22:66, et « corps
7
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
W. Finck
des anciens » dans Actes 22:5. Cependant, en 1 Tim. 4:14, l’A.V. se contente de translittérer le mot en utilisant un autre terme d’église emprunté du grec : « pres-bytère ».
διάκονος(1249,diakonos), un nom, est «un serviteur, servant, latinministre... » (L&S) et apparaît 30 fois dans le N.T. En translittération, ce mot est la source du terme d’église empruntédiacre, de l’ancien latindiaconus.διάκονοςest traduit dans l’A.V. par « ministre(s) » 20 fois et « serviteur(s) » 7 fois, et l’une ou l’autre de ces translittérations est acceptable du moment que le motministreest compris dans le sens deserviteuret pas pris dans le sens de position d’autorité, ce que le mot grec ne signifie certes pas. En 3 occasions, le terme est traduit dans l’A.V. par « diacre(s) », en Phil. 1:1 et en 1 Tim. 3:8 et 12, ce qui n’est pas acceptable car ces traductions manipulent le mot en vue de supporter la structure artificielle de l’« église » organisée.διάκονοςdans ces passages ne devrait pas être traduit différemment des 27 autres passages dans lesquels le mot apparaît.
Le mot relatifδιακονία(1248,diakonia) est «la fonction deδιάκονος,fonction... 2. présence au devoir, administration... » (L&S) et apparaît 34 fois dans le N.T. L’A.V. le traduit par « administration » 2 fois, « ministère » ou « administrer » 25 fois, « service » 3 fois, « servir » 1 fois et « fonction » 1 fois.
Le verbeδιακονέω(1247,e¯onakdio) est «accomplir un ministère, servir, accomplir un service...II.fournir, suppléeret apparaît dans l’A.V. 37 fois. L’A.V. a... » (L&S) traduit le mot deux fois paradministrer, dix fois par servir et 23 foisaccomplir un ministère; toutes ces traductions sont bonnes, pour autant que l’on comprenne le motministrecomme verbe dans le sens de pratiquer un service pour l’assemblée, et pas gouverner ou régner sur elle, le mot grecδιακονέωne contenant pas ce sens. Pourtant, comme pourδιάκονος, l’A.V. a traduitδιακονέω« être un diacre » deux fois, en 1 Tim. 3:10 et 13, que Liddell & Scott mentionnent aussi, suivant en cela les « églises ». Bien entendu,διακονέωpeut signifierêtre unδιάκονος, mais « diacre » est un mot d’église emprunté au grec et pas un mot anglais.
Dans mes traductions,διάκονοςest usuellementserviteur, mais presque autant de foisministre.διακονέωest d’habitudeservir, mais souvent aussiaccomplir un mi-nistère,διακονίαest très souventun service, mais aussi en plusieurs contextesune administration, assistance, ministère, fonctionouaide.
Il doit être mentionné que dans l’A.V., un groupe de douze autres mots grecs ont été traduits en 28 occasions par « administrer » ou une terme proche, aucun d’entre eux ne pouvant être pris dans le sens de « avoir une fonction ou une position quelconque à l’intérieur d’une assemblée », et ils ne seront donc pas discutés ici.
Maintenant que les termes de base décrivant des fonctions dans une assemblée chrétienne organisée ont été définis et que la façon dont l’A.V. a traité ces mots a été observée, leur application dans le N.T. peut être discutée, une fois que la signification d’un dernier mot grec aura été examinée.
8
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
χειροτοvέω(5500,eno¯hcieorot) apparaît seulement deux fois dans le N.T., cepen-dant c’est un mot très important. Son interprétation détermine si oui ou non une assemblée chrétienne doit sélectionner ses propres dirigeants et rester ainsi au-tonome, ou bien si une quelconqueautorité supposée, externe, sélectionne ces dirigeants, rendant alors l’assemblée sujette de cetteautorité supposée.
Liddell & Scott définissentοvοτέωριεχ«lever la main, dans le but de voter ... II. ...voter pour, élire, littéralementà main levée... Passifêtre élu...χειροτονηθ¨ναι, élection, était opposé àαλι¯εχv,nomination par tirage au sort... » et ceci est le sens naturel du mot puisque ses composants,χείρetτόνος, sontune mainetune élon-gationrespectivement. Cette définition a été dérivée de la septième édition du Greek-English Lexiconde Liddell & Scott. La neuvième édition ajoute «appointer» à cette définition, mais il est clair que cela est ajouté pour suivre l’église, car ils citent des passages du N.T. où le mot apparaît, mais aucune autorité séculaire permettant de montrer que ce mot était utilisé dans la vie réelle.
La traduction de l’A.V. de Actes 14:23 : « Et lorsqu’ils les eurent ordonnés anciens dans chaque église, et qu’ils eurent prié en jeûnant, ils les recommandèrent au Seigneur en qui ils avaient cru » contientplusieurs erreursqui ne seront pas examinées en détail ici mais qui sont discutées dans les notes pour ce passage dans ma traduction des Actes, qui est une partie de ma prochaine édition deThe Records of Luke14:23 se lit ainsi : « Et des anciens. Ma propre traduction de Actes étantéluspar eux dans chaque assemblée, priant avec jeûne, ils les présentèrent car ils avaient confiance dans leur autorité ». Ce qui est important de noter ici est queεχριτοvοωέest traduit «élus» (apparaissant ici au passé)et pas « ordonnés ».
La seconde occurrence deωέvοτορειχdans le N.T. se trouve dans 2 Cor. 8:19, un verset traduit en partie dans l’A.V. par : « Et pascelaseulement, mais qui fut aussi choisi par les églises pour voyager avec nous dans cette grâce ... », langage qui est assezambiguma propre traduction des épîtres de Paul, cette péricope se. Dans lit : « Et pas seulement, mais notre compagnon de voyage a aussi été choisi par les assemblées pour être doté de cette faveur ... », et «choisi» peut être aussi bien traduit «élu». Les assemblées choisissaient qui allait les représenter pour voyager vers Jérusalem avec Paul afin de présenter leur dons aux nécessiteux là-bas; Paul ne fit pas ce choix lui-même. Cela devient encore plus évident en lisant le verset précédent, 8:18, que je traduis : « Et nous avons envoyé avec lui ce frère qui a obtenu l’approbation dans le bon message de toutes les assemblées ».
Il existe beaucoup de mots grecs pouvant être traduits parappointé,choisiouor-donnéen anglais. L’utilisation deωέvοχειροτpar Luc et Paul dans ces deux passages montre très clairement à la fois dans le contexte et dans la définition que les di-rigeants et les serviteurs d’une assemblée chrétienne devraient êtreéluspar cette assemblée. L’assemblée choisit ses propres dirigeants. Personne ne lui impose ses dirigeants, comme ces prétendues « églises » le font aujourd’hui, et il n’existe au-cun autre passage dans le Nouveau Testament qui donne créance à une telle idée.
9
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
W. Finck
L’église romaine a bâti son autorité sur les décrets de Justinien et ses propres fausses déclarations, et les masses ignorantes furent amenées à les croire, exac-tement comme tant de gens aujourd’hui. Seuls les hommes les plus fous peuvent mettre le blâme de cet état de fait sur Paul de Tarse.
Dans les définitions des mots utilisés dans le N.T., que j’ai données précédem-ment, nous avons vu ce qui paraît être deux positions d’autorité à l’intérieur d’une assemblée chrétienne. Il y aâςοvκσοίππ(episkopos:surveillantousuperviseur) et πρεσvβύτερος(presbuteros:ancien). Que ces positions d’autorité soient légitimes est clair non seulement parce que Paul utilise ces termes dans un tel contexte, mais Pierre, Jacques et Jean le font aussi, et leur dires vérifient beaucoup de dé-clarations de Paul pour nous (i.e. 1 Pierre 5:1, 2; Jacques 5:14; Rév. 4:4, 10 et autres). Que ces deux fonctions n’en font en réalité qu’une seule est pleinement évident d’après les explications de Actes chapitre 20, versets 17 et 28, de Tite 1:5– 7 et 1 Pierre 5:1–2. Là où l’A.V. traduit « ordonne » en Tite 1:5, le mot grec est καθίσvτηmι(2525,kathistâmî) qui peut signifier «ordonner, appointer», mais aussi « établir» (L&S). Bien que la signification de ce mot à cet endroit peut être discuté, nous avons déjà vu la manière dont les anciens étaient sélectionnés, par élection de l’assemblée en Actes 14:23 et 2 Cor. 8:19 (même si l’élection ici était faite dans un but différent), si bien qu’ici je dois lireιmητvσίθακcomme signifiantétablir.
Pierre discute le rôle d’un ancien en 1 Pierre 5:1 et suivants, où il déclare que ceux-ci doivent mener par le bon exemple, et pas par contrainte (devenir un dictateur) sur l’assemblée. De la même façon, Paul discute le rôle du superviseur (« évêque » dans l’A.V.) en 1 Tim. 3:1–7. Joseph Thayer argumente longuement dans le but de savoir si « ancien » et « superviseur » sont une seule et même chose dans son Greek-English Lexicon Of The New Testamentsousσvβύτεροςερπ(4245) : « Qu’ils [οÉ πρεσvβύτεροι, les anciens] ne diffèrent en rien des (οκοπίπvσâι) évêques ou respon-sables (comme il est reconnu aussi par Jérome en Tit. i. 5 ...) est évident du fait que les deux mots sont utilisés indifféremment, Actes xx. 17, 28; Tit. i. 5, 7, et que les devoirs des presbytères est décrit par le termeν¯ιεποκvσιπâ, 1 Pierre v. 1. sq., etâπισvκοπή; de cette manière, seuls deux officiers ec-, Clem. Rom. 1 Cor. 44, 1 clésiastiques,σίπâÉοιοποκvetοÉ διάκονοι[responsables ou superviseurs et ministres ou serviteurs] sont reconnus en Phil. i. 1; 1 Tim. iii. 1, 8. Le titreποκvσίπâοςdé-note la fonction,ρεςοβvτύρπσεla dignité; le premier fut emprunté des institutions grecques, le second des Judéens » [les crochets sont de moi, pas les parenthèses]. Jacques mentionne également les anciens dans son épître (5:4), et ils sont encore discutés par Paul en 1 Tim. 5:17 et suivants.
Nous voyons donc que responsable ou superviseur (A.V. « évêque ») et ancien sont une seule et même charge, et nous avons vu que les hommes de l’assemblée sont élus à cette charge par l’assemblée, comme nous l’avons discuté précédemment en nous référant à Actes 14:23 et au verbeέωοvχεοτιρ. Des instructions données par Paul en 1 Tim. 3:1–7 et 5:17–24 et en d’autres endroits, il est également évident qu’une assemblée peut avoir plus d’un ancien à tout moment. Il est aussi évident
10
IDÉESFAUSSESCONCERNANTPAUL ETL’«ÉGLISE»
que l’assemblée doit choisir parmi des hommes qui ont servi, à une époque ou à une autre, d’enseignant dans les Écritures (une fonction accomplie par un mi-nistre) pour qu’ils remplissent les conditions pour être un ancien, comme Paul nous en instruit en Tim. 3:2. L’ancien est un dirigeant et un exemple pour l’as-semblée, mais pas un dominateur ou un législateur (1 Pierre 5:3). Yahshua-Christ est la seule Tête de toutes les assemblées chrétiennes : 1 Cor. 11:3; Éph. 1:22; 4:15 ;5:23 ;Col. 1:18 etc. Il n’existe aucune prescription pour une papauté dans le Nouveau Testament, et spécialement dans les lettres de Paul. En l’absence tem-poraire de Yahshua-Christ, les Écritures sont l’unique autorité valide : Actes 17:2, 11 ;18:24, 28; Rom. 15:4; 1 Cor. 11:2; 14:37 (v. 2 Pierre 3:15–16); Gal. 2:5; 6:6 ;Col. 3:16; 1 Tim. 6:3; 2 Tim. 2:15; 3:15–17; 4:2 etc.
Comme nous l’avons vu, et Thayer agrée, le seul autre office dans une assemblée chrétienne estδιάκονος, ministre ou serviteur (parfois « diacre » dans l’A.V.). De la définition deδιάκονοςdiscutée ci-dessus, nous avons vu que ministre, serviteur et diacre sont une seule et même chose. Paul discute les qualifications d’un ministre en 1 Tim. 3:8–13. Notez qu’en 1 Tim. 3, les instructions de Paul disqualifient tout les cardinaux, évêques et prêtres de l’église catholique romaine, ainsi que la plu-part des ministres des autres dénominations, pour être des serviteurs légitimes d’une assemblée de Yahweh.
Toute personne, à chaque moment, peut servir en tant que ministre dans une as-semblée, et même volontairement (1 Cor. 16:15), bien qu’il soit clair de 1 Tim. 3:8–13 et d’autres déclarations de Paul que ministre peut aussi être une fonction dans l’assemblée à laquelle une ou plusieurs personne peuvent être élues, chacune occupant une certaine fonction spécifique pour une période de temps étendue. Ils peuvent être enseignants, messagers, soignants pour les plus vieux ou toute autre capacité que la communauté chrétienne requiert ou désire. Éph. 4:11–12 liste cer-taines des fonctions qu’un ministre peut être amené à occuper, et d’autres fonctions sont évidentes ailleurs, par exemple en Actes 6:1–7; Rom. 16:1; 2 Tim. 2:2 et 1 Pierre 4:10–11. Un ministre est donc quelqu’un qui sert l’assemblée à travers une certaine tâche, ou même plusieurs, selon ses dons ou capacités. Un ministre est un serviteur, pas une figure d’autorité, et son travail doit certainement être contrôlé par les responsables. Divers dons bénéficiant à l’assemblée sont discutés en Ro-mains 12 et 1 Corinthiens 12. En Rom. 12:7,διάκονία,ministèreouadministration est listé comme l’un de ces bénéfices, sujet pour lequel notez aussi 1 Cor. 12:5. Cependant 1 Cor. 14:26 et suiv. renforce la notion selon laquelle tout membre de l’assemblée, et pas seulement un ministre sélectionné, peut partager ses capacités, dons ou talents avec cette assemblée.
Bien que les femmes puissent servir l’assemblée dans une certaine mesure, et elles étaient vues par Paul comme des collègues (Rom. 16:1, 3; 1 Cor. 16:19; Phil. 4:3), elles n’ont pas le droit de parler dans l’assemblée (1 Cor. 14:34) et elles ne peuvent pas enseigner ni ne peuvent être choisies comme ancien ou avoir une position d’autorité quelconque sur des hommes (1 Tim. 2:12). Donc, bien que
11
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin