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Les entreprises de services : concentration accrue sous l'influence des groupes

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4 pages
En termes de chiffre d'affaires, la concentration des entreprises de services s'est accentuée entre 1993 et 2003. Dans le même temps, les groupes ont augmenté leur emprise dans ce secteur. Entre 1994 et 2002, la part du chiffre d'affaires réalisé par les groupes est ainsi passée de 41 % à 64 %. La taille moyenne des plus grandes entreprises a beaucoup augmenté, tandis que celle des moins de 250 salariés a tendance à diminuer. La part des entreprises individuelles se réduit. La grande variété des activités de services peut être regroupée en six profils de concentration selon trois critères : concentration financière, concentration économique et proportion d'entreprises individuelles par rapport au nombre de sociétés. Des secteurs très concentrés comme les télécommunications ou le travail temporaire s'opposent ainsi aux services aux particuliers, souvent constitués d'activités libérales et artisanales qui se maintiennent et sont très peu contrôlées par des groupes.
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N° 1038 - SEPTEMBRE 2005
PRIX : 2,20€
Les entreprises de services :
concentration accrue
sous l’influence des groupess
Pierre Berret, division Services, Insee
ntermesdechiffred’affaires, la légales juridiquement autonomes, qui peuvent
être des entreprises individuelles, des sociétésconcentration des entreprises de
indépendantes ou des sociétés appartenant àEservices s’est accentuée entre
un groupe (définitions). Une autre approche
1993 et 2003. Dans le même temps, les
consisterait à regrouper toutes les entreprises
groupes ont augmenté leur emprise dans d’un secteur appartenant à un même groupe,
ce secteur. Entre 1994 et 2002, la part du pour atteindre la concentration financière.
chiffre d’affaires réalisé par les groupes Cette analyse n’est pas abordée ici.
En 2003, le secteur des services le plusest ainsi passée de 41 % à 64 %.
concentré est celui des télécommunications :La taille moyenne des plus grandes entre-
les plus petites des entreprises de télécommu-
prises a beaucoup augmenté, tandis que
nications selon leur chiffre d’affaires, qui en
celle des moins de 250 salariés a ten- constituent la moitié en nombre, cumulent seu-
dance à diminuer. La part des entreprises lement 0,06 % du chiffre d’affaires sectoriel,
individuelles se réduit. tandis qu’à l’opposé 1 % des entreprises du
secteur, les plus grandes, réalisent plus deLa grande variété des activités de servi-
90 % de celui-ci. Le secteur des services leces peut être regroupée en six profils de
moins concentré est celui du contrôle tech-
concentration selon trois critères :
nique automobile : les 50 % plus petites entre- financière, concentration prises cumulent 24 % du chiffre d’affaires total
économique et proportion d’entreprises du secteur.
individuelles par rapport au nombre de
sociétés. Des secteurs très concentrés Augmentation de la concentration du chiffre
comme les télécommunications ou le tra- d’affaires dans le secteur des services
vail temporaire s’opposent ainsi aux servi-
en%cumuléduchiffred'affaires
ces aux particuliers, souvent constitués 100
d’activités libérales et artisanales qui se
Droite d’équirépartition
maintiennent et sont très peu contrôlées
80
Gini 1993 = 83,8par des groupes.
Gini 1998 = 85,8
Gini 2003 = 87,2
60
1993La concentration économique (définitions) rend
1998
compte de la répartition plus ou moins égali- 2003
40taire du chiffre d’affaires ou des effectifs des
entreprises au sein d’un secteur de l’économie.
Mesurée sur les chiffres d’affaires, la concen-
20
tration dans les services est plus faible que
dans l’industrie, mais elle augmente sur les dix
dernières années. La concentration écono-
0
0 1020 30405060 708090 100mique dans les services, mesurée par l’indice
en % cumulé des entreprisesde Gini (définitions) des chiffres d’affaires, est
ainsi passée en dix ans, de 1993 à 2003, de Lecture : en 2003, les 90 % plus petites entreprises réalisent 18 % du
chiffre d’affaires du secteur des services. L'indice de Gini varie de 0 à83,8 à 87,2 (graphique 1). La concentration
100 proportionnellement à la surface comprise entre la courbe et la
économique est mesurée ici sur la base des
droite d'équirépartition (partie hachurée du graphe).
entreprises (sources), au sens des unités Source : enquêtes annuelles d'entreprise dans les services, Insee.
INSEE
PREMIEREEn termes de nombre de salariés, en la mesure où des structures toujours services a nettement augmenté entre
2003, les deux tiers des entreprises de plus grandes, filiales ou têtes de 2000 et 2001, elle a depuis tendance à
services emploient moins de trois sala- groupe pour la plupart, côtoient des plafonner (graphique 3). En revanche,
riés, mais elles ne réalisent qu’un sixième unités plus petites, dont la taille la taille moyenne des autres sociétés,
du chiffre d’affaires total (tableau). À moyenne, en termes d'emplois, a globalement celles employant moins
l’autre extrémité, seulement 0,2 % des elle-même tendance à diminuer (gra- de 250 salariés, a eu tendance à dimi-
entreprises de services ont plus de phique 3). En effet, le chiffre d’affaires nuer, passant de 6,7 emplois en équi-
250 salariés, mais elles sont à l’origine de réalisé reste fortement corrélé à la valent temps plein en 1993 à 5,4 en
35 % du chiffre d’affaires total. taille de l’entreprise. Si des inégalités 2003.
de taille entre les entreprises s’accen- Du côté des plus petites entreprises, le
tuent, des inégalités de chiffres d’affai- modèle de l’entreprise patronale fami-
Les plus grandes entreprises res se creusent en général aussi. liale est encore répandu : le nombre
Le nombre de sociétés a crû de d’entreprises individuelles se situesont liées à des groupes
manière dynamique et continue en dix autour de 300 000 depuis dix ans, mais
La concentration progressive du chiffre ans (+ 70 % au total). Dans le même la part de ces entreprises individuelles
d’affaires des entreprises s’est déroulée temps, l’emploi en équivalent temps parmi l’ensemble des entreprises de ser-
sur les dix dernières années en même plein a crû dans une moindre mesure. vices est en constante diminution. La
temps que la prise de contrôle des plus Cependant entre 1999 et 2001, une taille moyenne des entreprises indivi-
grandes entreprises par des groupes. En embellie de l’emploi s'est produite et a duelles reste stable, d’environ 2 person-
1994 en effet, les 0,2 % des entreprises de profité surtout aux plus grandes entre- nes occupées par entreprise (soit
services les plus grandes étaient à l’origine prises : celles des télécommunica- 1,1 salarié).
de 23 % du chiffre d’affaires total, 60 % tions, des services opérationnels
d’entre elles appartenaient à un groupe. (sécurité et nettoyage industriel), des
En 2002, la même proportion d’entrepri- activités informatiques et de conseil,
Taille moyenne des 0,2 %ses cumule 36 % du chiffre d’affaires et de la restauration collective.
des entreprises de services les plus85 % d’entre elles appartiennent à un Dans ce contexte, la taille moyenne
grandes, et des autres sociétésgroupe, signifiant ainsi que les plus gran- des 0,2 % plus grandes entreprises de
des entreprises concentrent davantage
750
702 693 688de chiffre d’affaires en 2002 qu’en 1994,
700 667 La percée des groupeset qu’elles sont plus fréquemment contrô- 650 607 602594 590 586
579lées par des groupes. De toutes les en % 567600Nombre de
Nombre personnes Chiffreentreprises de services, seulement 3 % 550
d'entreprises occupées d'affaires
6,73appartenaient à des groupes en 1994 ; 6,6100 6,56 7
6,0 6,1 6,0 5,9cette proportion a doublé en 2002 (gra- 5,7
5,428 38 641 64 5,3 5,480phique 2). Sur la même période, la part
5
44 50des emplois de ces groupes est passée
60
de 28 % à 38 %. De même, la part du
53 48
chiffre d’affaires (non consolidé) du sec-
40
Nombre moyen de personnes occupées par grande
teur réalisée par les entreprises de servi- entreprise (hors secteur intérim et France Télécom)47 29
ces appartenant à des groupes a crû Nombre moyen de personnes occupées dans les20
autres sociétés (hors secteur intérim et France Télécom)
fortement : 41 % en 1994, 64 % en 2002.
53 44 20 14 12 70 Lecture : en 1993, la taille moyenne des 0,2 % plus grandes
1994 2002 1994 2002 1994 2002
entreprises était de 607 personnes en équivalent temps
sociétés appartenant à un groupe plein. En 1993, la taille moyenne des autres sociétés (parmiLes inégalités de taille indépendantes d'une structure de groupe les 99,8 % des autres entreprises, hors entreprises indivi-
entreprises individuelles duelles) était de 6,7 ETP.s’accentuent
Les entreprises de services étudiées, ici hors secteur de l' in-
Sources : enquêtes sur les liaisons financières (Lifi), sys- térim, ont été triées selon l’effectif salarié.
La concentration des emplois et du tème unifié des statistiques d’entreprises (Suse), enquê- Source : enquêtes annuelles d’entreprise dans les servi-
tes annuelles d’entreprise dans les services - Insee.chiffre d’affaires se renforce aussi, dans ces, Insee.
Nombre d'entreprises et chiffre d'affaires selon la taille de l'entreprise en 1993, 1998 et 2003 (en %)
Ventilation en % selon le nombre de salariés (au 31 décembre)
Total
0 salarié 1 à 2 3 à 9 10 à 19 20 à 49 50 à 99 100 à 249 250 à 499 500 et +
1993 533 000 45,4 26,7 21,3 3,7 1,9 0,49 0,29 0,08 0,08
1998 646 000 38,1 29,7 24,7 4,1 2,4 0,56 0,30 0,09 0,08Nombre d'entreprises
2003 723 000 38,5 29,4 24,4 4,4 2,3 0,51 0,30 0,11 0,09
1993 229 11,8 8,2 18,1 9,4 12,9 7,5 10,0 5,6 16,5
Chiffre d'affaires 1998 367 9,1 6,9 16,8 8,7 13,3 6,5 8,4 5,8 24,5
(milliards d'€) 2003 476 9,2 6,4 15,2 7,8 11,2 5,9 9,0 6,9 28,4
Source : enquêtes annuelles d'entreprise dans les services, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
INSEE
PREMIEREappartiennent à des groupes dans le de l’administration d’entreprises fontLa variété des activités
secteur ; l’indicateur de concentration également partie de ce sous-ensemble.de services en six profils
économique, mesuré par l’indice de Gini Le sous-ensemble 2 regroupe des acti-de concentration
du chiffre d’affaires ; et enfin la propor- vités de services assez souvent externa-
Dans l’ensemble, l’économie des servi- tion de sociétés (complémentaire de la lisées : conseil, ingénierie, nettoyage
ces a évolué entre 1993 et 2003 dans le proportion d’entreprises individuelles). industriel, sécurité, réparation de machi-
sens d’un renforcement de la concentra- On obtient ainsi six sous-ensembles nes de bureau, courrier privé et routage,
tion, avec une part accrue des sociétés, d’activités présentant des profils voisins agences de presse, essentiellement des
concomitante à l’expansion des groupes. selon ces trois critères (graphique 4 a). services aux entreprises. La part des
Mais la concentration se révèle très Une quatrième dimension est ajoutée entreprises individuelles y reste relative-
variable d’un secteur à un autre, à l’image par le temps : les activités de services ment élevée. En moyenne, la part de
du tissu productif qui les constitue. En d’un même sous-ensemble selon ces marché des sociétés liées à un groupe
outre, la prééminence des groupes dans trois critères ont évolué parallèlement avoisine 60 %.
certaines activités de services ne saurait vers plus de concentration entre 1994 et Le sous-ensemble 3 ressemble au
masquer l’existence d’autres formes de 2002 (graphique 4 b). 2 en ce qui concerne la
relations entre les entreprises : systèmes Le premier sous-ensemble (1) est présence des groupes et la concentra-
de franchise (coiffure, hôtellerie) ou formé de secteurs de services où la tion du chiffre d’affaires. Mais les entre-
réseaux d’enseigne (services de dévelop- concentration du chiffre d’affaires et des prises du sous-ensemble 3 sont plus
pement photographique, pressing, activi- emplois est très élevée, où la part des fréquemment des sociétés, de taille
tés de location, contrôle technique groupes dépasse 75 % et où les entre- modeste, et dégagent des chiffres
automobile, agences immobilières…). De prises individuelles sont très rares. Les d’affaires moyens plus élevés. On y
même, des ententes et alliances stratégi- oligopoles de groupes y sont fréquents. trouve les agences de voyage et de
ques peuvent exister entre firmes. Pour Il s’agit en grande majorité de secteurs publicité, la plupart des activités audio-
une approche plus large du pouvoir de dégageant d’importants chiffres d’affai- visuelles (sauf la télévision et la vidéo,
marché exercé, il faudrait tenir compte de res, où les firmes peuvent être de taille classées dans le sous-ensemble 1), et
ces formes de regroupements, mais l’ap- très élevée, comme les services de télé- la promotion immobilière.
pareil statistique public ne les observe communications, l’édition et distribution Le sous-ensemble 4 est lui aussi consti-
actuellement que de façon très partielle. vidéo et les chaînes de télévision, la res- tué de secteurs où le chiffre d’affaires est
Les activités de services peuvent être tauration d’entreprises, la gestion de très concentré, comme dans les
regroupées selon trois indicateurs discri- supports de publicité, la location de sous-ensembles 2 et 3, mais où les
minants : l’indicateur de concentration linge, de véhicules ou de machines et entreprises individuelles sont très rares. Il
financière ou part de marché non conso- l’enlèvement des ordures. Les secteurs, rassemble, de plus, des secteurs de servi-
lidée réalisée par les sociétés qui très concentrés, du travail temporaire et ces où les sociétés appartenant à des
Typologie des secteurs des services selon la présence des groupes, la part des sociétés et la concentration du chiffre d'affaires
Graphique 4a : En 2002-2003, les 87 activités de services Graphique 4b : En dix ans, la part de marché des groupes
se répartissent en six sous-ensembles a fortement augmenté (exemple sous-ensemble 3)
Part de marché des sociétés appartenant à des groupes, Part de marché des sociétés appartenant à des groupes,
dans le secteur (%) dans le secteur (%)
100 100
1
Secteurs
très concentrés
80 80
2
Audiovisuel, 3Activités souvent 3
74.4Bpromotion,externalisées Ex. : Situations du en 2002organisation60 60
sous-ensemble 3
Sociétés
à deux datesde services
de proximité
40 40
2002-2003
PetitesServices aux 4 1993-19945 74.4Bparticuliers, atomisés sociétés
en 1994de location ou20 20
de promotion6
0 0
10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
% sociétés dans le secteur % sociétés dans le secteur
Lecture : la taille des points est proportionnelle au degré de concentration du chiffre d'affaires dans le secteur (indice de Gini). Le secteur des agences de publicité (74.4B), qui appartient au
sous-ensemble 3 (graphique 4b), comprend par exemple, en 2003, 78 % de sociétés (contre 22 % d'entreprises individuelles), les agences intégrées à des groupes réalisent 57 % du chiffre d'af-
faires du secteur (cette part incluant les ventes internes au groupe). La part des sociétés était de 70 % en 1993 et celle du chiffre d'affaires réalisé par des groupes de 31 % en 1994. La part de mar-
ché des groupes a augmenté en même temps que la part des sociétés.
Sources : Insee - Enquête Liaisons financières (Lifi) et Système unifié des statistiques d'entreprises (Suse) pour les données sur les groupes (1994 et 2002) ; enquêtes annuelles d'entre-
prises (1993 et 2003) pour les autres données.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREpour toutes les entreprises, et tend vers 100groupes cumulent une moindre part de correspondent à des prestations peu
pour les distributions où cette variable seraitmarché sectoriel (autour de 30 %), con- industrialisées, qu’elles sont réglemen-
répartie de manière très inégalitaire. Gra-
trairement aux sous-ensembles précé- tées et proches de la clientèle.
phiquement, plus la courbe s’éloigne de la
dents. Ce sont des activités où les droite d’équirépartition, plus le secteur est
Sourcessociétés ont souvent une taille très réduite concentré (graphique 1).
Chiffre d’affaires : montant hors taxes des(en général deux ou trois personnes) mais
ventes réalisées par une entreprise avecréalisent d’importants chiffres d’affaires,
Enquêtes annuelles d’entreprise dans les des tiers (y compris des entreprises de son
comme les marchands de biens, les activi- services (1993 à 2003, entreprises de toute groupe) dans l’exercice de son activité.
tés de location de logements ou de terrain, taille), enquête Liaisons financières (Lifi, Groupe (d’entreprises) : ensemble des
1994 et 2002, 1993 et 2003 n’étant pas dis-ou de locations de bateaux et d’avions. sociétés contrôlées, directement ou indi-
ponibles), Système unifié des statistiques rectement, pour plus de la moitié des votesL’activité non salariée y est fréquente.
d’entreprises (Suse, 1994 et 2002). N’ont en conseil d’administration par un même
été retenues de l’enquête Lifi que les socié- centre de décision (la société tête de
tés des groupes situées en France, que le groupe). Le périmètre d’un groupe est dé-
groupe soit français ou étranger.Certains services de proximité fini à partir du taux de contrôle, lequel est
Champ : ensemble des services marchands (et lié à la détention du capital. À la différencerestent atomisés
secteur des agences de voyages). Sont exclus des sociétés qui le composent, le groupe
La Poste, les services financiers, domestiques, n’a pas de personnalité juridique.
une partie des activités culturelles, récréativesLe sous-ensemble 5 se caractérise par Emploi en équivalent temps plein (ETP) :
et sportives (activités de spectacles, activités nombre de personnes qui seraient occupéesdes secteurs de services très peu concen-
culturelles, jeux de hasard et d’argent), ainsi si l’on rapportait l’ensemble des heures tra-trés et peu contrôlés par des groupes. La
que les secteurs des centres d’appel et les vaillées dans l’entreprise à un temps plein
part des sociétés n’est toutefois pas négli- auxiliaires d’assurance, non enquêtés en annuel. Intégrant le caractère plus ou moins
geable, puisqu’elles font jeu égal avec des 1993. France Télécom est entrée complète- saisonnier de l’activité, les emplois à temps
ment dans le champ des enquêtes annuellesentreprises individuelles, et leur taille peut partiel ainsi que les emplois non salariés, il
d’entreprises en 1995. permet de comparer certains secteurs entreêtre assez élevée. Il s’agit surtout des sec-
eux plus précisément que le nombre de sala-teurs de services aux particuliers, tels que la
riés déclaré au 31 décembre.Définitionsrestauration et l’hôtellerie, les pompes funè-
bres. Mais du point de vue de la concentra-
Bibliographietion, quelques secteurs des services aux Concentration économique : répartition
plus ou moins égalitaire d’une grandeurentreprises leur sont proches : activités
économique (chiffre d’affaires, emploi, va-comptables, contrôle technique automobile.
« Le tissu productif : renouvellement à laleur ajoutée, etc.). Cette répartition peut se
Le sous-ensemble 6 rassemble des acti- base et stabilité au sommet », Claude Pi-comparer entre des secteurs différents, ou
vités de services aux particuliers. Ces ser- cart, Économie et Statistique n° 371,pour un même secteur à des dates différen-
2004.vices sont largement atomisés, fournis par tes. Lorsqu’on effectue des comparaisons
« Le poids des grandes entreprises danstemporelles, on s’intéressera à l’évolution desdes entreprises individuelles, très peu con-
l’emploi : baisse dans l’industrie, augmen-parts de marché des plus grandes entitéstrôlés par des groupes, et la concentration
tation dans les services et le commerce »,économiques. Entre deux dates par
du chiffre d’affaires et des emplois y est K. Moussalam, Insee Première n° 683, no-exemple, le chiffre d’affaires peut être réparti
très faible : la coiffure, les cafés-tabac, la vembre 1999.de manière plus égalitaire au sein d’un sec-
« Les services en France, services aux en-blanchisserie, les soins de beauté. Si elles teur donc la concentration est moins forte du
treprises », édition 2005-2006, Insee Ré-fait d’une moindre opposition entre les trèsne sont pas contrôlées par des groupes,
férences, à paraître.petites entreprises et les très grandes (gra-certaines activités de ce sous-ensemble se
Sites Internetphique 1), alors que la part de marché d’un
« concentrent » parfois en réseau ou en Conseil de la concurrence, textes commu-petit nombre de grandes entreprises a aug-
franchise (coiffure, soins de beauté). L’ac- nautaires de droit matériel en matière dementé (graphique 4b).
concentration :tivité non salariée est fréquente. Indice de Gini : indice de concentration, il
http://www.europa.eu.int/comm/competi-met en relation la part cumulée du nombreAu sein des deux derniers sous-ensem-
tion/mergers/legislation/to406489_fr.pdfd’entreprises d’un secteur avec celle de lables, les activités juridiques, d’architecture
Contrôle en France des opérations devariable étudiée (par exemple, l'emploi ou le
ou de géomètre, professions libérales concentration :chiffre d’affaires). L’indicateur vaut 0 pour
intellectuelles, restent faiblement concen- http://www.finances.gouv.fr/dgccrf/des distributions égalitaires, dans le cas
index.html?ru=04trées en 2003, du fait sans doute qu’elles théorique où la variable aurait la même valeur
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