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Les évolutions récentes de population dans les départements et les régions

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Depuis le début des années quatre-vingt-dix, la population française a continué à augmenter au rythme de 0,5 % par an, un rythme identique à celui de la décennie précédente. Les grandes tendances régionales ont persisté : les régions méditerranéennes restent les principales terres d'installation, l'Auvergne et le Limousin continuent de se dépeupler, et l'Île-de-France maintient un fort excédent des naissances sur les décès qui compense, et au-delà, les pertes de résidents.
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N° 511 FÉVRIER 1997
Prix : 15 F
Les évolutions récentes de population
dans les départements et les régions
Bruno Lutinier, Division des statistiques et des études régionales, Insee
Arnaud Stéphany, Pôle estimations localisées d popule ation, Insee Pays de la Loire
peuplé avec 73 000 habitants, diminue dansepuis le début des années quatre
la Creuse, le Cantal et le Gers.vingt-dix, la population françaiseD a continué à augmenter au rythme
Le Centre de la France se dépeuplede 0,5 % par an, un rythme identique à
celui de la décennie précédente. Les Alors que la Lorraine retrouve une évolution
grandes tendances régionales ont per- positive de 0,1 % par an depuis 1990, la po
pulation de l’Auvergne et du Limousin conti sisté : les régions méditerranéennes
nue lentement à diminuer ( 0,1 % par an). Aurestent les principales terres d’installa-
cours des années quatre vingt, l’Auvergne
tion, l’Auvergne et le Limousin conti-
était la seule région qui enregistrait à la fois
nuent de se dépeupler, et l’Île-de-Franceplus de décès que de naissances et plus
maintient un fort excédent des naissan- d’émigrants que d’immigrants. Depuis 1990,
ces sur les décès qui compense, et au- aucune région ne cumule déficit migratoire et
déficit naturel ( graphique), et même treize desdelà, les pertes de résidents.
vingt deux régions profitent simultanément
d’excédents migratoire et naturel. Elles
De 1990 à 1995, la population métropolitaine n’étaient que onze dans ce cas au cours des
s’est accrue de 1 443 000 habitants, soit années quatre vingt. Les régions d’émigration
0,5 % par an d’augmentation. L’accroisse ont un taux de croissance naturelle assez éle
ment naturel ne contribue qu’aux trois quarts vé pour qu’elles ne se dépeuplent pas. Celles
de cette progression contre 80 % dans les an à faible accroissement naturel bénéficient
nées quatre vingt (Pour comprendre ces ré d’un excédent migratoire plus important.
sultats). Dans la plupart des régions, les Seuls désormais l’Auvergne et le Limousin en
rythmes d’évolution subissent peu d’in registrent plus de décès que de naissances et
flexions. Les régions méditerranéennes et un apport migratoire insuffisant pour empê
Rhône Alpes conservent les premiers rangs cher leur dépeuplement. En Auvergne, le dé
de l’accroissement démographique, rejointes ficit des naissances sur les décès se creuse
par l’Alsace devenue depuis 1990 une terre encore un peu plus, essentiellement dans le
d’immigration. Au sein de Rhône Alpes, le dé Cantal. Le Limousin parvient à limiter la dé
partement de la Haute Savoie continue à croissance de sa population ( 0,1 % contre
afficher une des plus fortes croissances des - 0,2 % antérieurement), principalement grâce
départements français (+ 1,7 % par an) ( carte 1 à la Haute Vienne, seul département de la ré
et tableau ). A l’opposé, le Limousin et l’Auver gion dont la population ne diminue plus. La
gne continuent de perdre des habitants. Creuse, qui perd chaque année 0,7 % de sa
Dans les départements les plus peuplés, à population, est le département français qui se
l’exception notable de Paris, la population dépeuple le plus, malgré un léger excédent
augmente ; mais c’est souvent à un rythme migratoire : la population de ce département
inférieur à celui de l’ensemble métropolitain, est particulièrement âgée.
malgré un excédent naturel important. Ainsi le
Nord, département le plus peuplé de France Déficit naturel dans 28 départements
avec 2 557 000 habitants, ne s’est accru que
de 0,2 % l’an depuis 1990. A l’autre extrémité, Le taux annuel de croissance naturelle en
les départements les moins peuplés connais France métropolitaine est resté constant
sent des évolutions diverses. Le nombre d’ha (+ 0,4 % par an) sur les quinze dernières an
bitants des Hautes Alpes, des Alpes de nées. Depuis 1990, il ne fait au mieux que se
Haute Provence, de la Corse du Sud et de lamaintenir dans la plupart des régions, en par
Haute Corse croît, et même plus rapidement ticulier dans celles qui bénéficient, comme
que la moyenne nationale en raison d’un cou dans le passé, d’une croissance naturelle
rant migratoire très favorable. Il stagne en forte. C’est le cas en Alsace, en Rhône Alpes
Ariège et en Lozère, département le moins ou en Picardie, où ce taux atteint 0,5 % par an.
INSEE
PREMIEREPopulations départementales et régionales avec les composantes de leur évolution
Population au Taux d’évolution annuel Population au Taux d’évolution annuel
er er1 janvier... moyen entre 1990 et 1995 (en %) 1 janvier... moyen entre 1990 et 1995 (en %)
Régions et Régions et
dû au dû audépartements départementsdû au solde dû au solde
1990 1995 Total solde 1990 1995 Total solde
migratoire migratoire
naturel naturel
Métropole 56 577 000 58 020 079 0,5 0,4 0,1
Île-de France 10 644 665 10 981 819 0,6 0,8 -0,2 Bretagne 2 794 317 2 845 618 0,4 0,2 0,2
Paris 2 150 147 2 130 973 -0,2 0,5 -0,7 Côtes-d’Armor 538 443 536 219 -0,1 -0,1 0,0
Seine et-Marne 1 077 206 1 179 794 1,8 0,8 1,0 Finistère 838 366 840 189 0,0 0,0 0,0
Yvelines 1 305 076 1 368 010 0,9 0,9 0,0 Ile et-Vilaine 797 785 836 571 1,0 0,5 0,5
Essonne 1 083 245 1 146 975 1,2 0,9 0,3 Morbihan 619 723 632 639 0,4 0,1 0,3
Hauts-de Seine 1 389 416 1 405 280 0,2 0,8 -0,6 Poitou-Charentes 1 595 217 1 618 152 0,3 0,0 0,3
Seine Saint-Denis 1 378 576 1 406 156 0,4 1,0 -0,6 Charente 342 041 341 126 0,0 0,0 0,0
Val-de Marne 1 213 446 1 235 951 0,4 0,8 -0,4 Charente Maritime 527 186 539 963 0,5 0,0 0,5
Val-d’Oise 1 047 553 1 108 680 1,2 1,0 0,2 Deux-Sèvres 346 027 346 660 0,0 0,1 -0,1
Champagne-Ardenne 1 346 963 1 352 407 0,1 0,4 -0,3 Vienne 379 963 390 403 0,5 0,1 0,4
Ardennes 296 150 292 086 -0,3 0,3 -0,6 Aquitaine 2 795 610 2 866 600 0,5 0,0 0,5
Aube 289 138 293 155 0,3 0,3 0,0 Dordogne 386 690 388 574 0,1 -0,4 0,5
Marne 557 636 567 222 0,4 0,5 -0,1 Gironde 1 213 540 1 264 528 0,8 0,2 0,6
Haute Marne 204 039 199 944 -0,4 0,2 -0,6 Landes 311 507 318 215 0,4 -0,2 0,6
Picardie 1 808 968 1 855 474 0,5 0,5 0,0 Lot-et-Garonne 305 797 303 281 -0,2 -0,1 -0,1
Aisne 536 896 539 346 0,1 0,4 -0,3 Pyrénées-Atlantiques 578 076 592 002 0,5 0,0 0,5
Oise 724 587 763 272 1,1 0,7 0,4 Midi-Pyrénées 2 431 081 2 493 926 0,5 0,0 0,5
Somme 547 485 552 856 0,2 0,3 -0,1 Ariège 136 681 136 610 0,0 -0,4 0,4
Haute Normandie 1 735 969 1 776 980 0,5 0,5 0,0 Aveyron 270 408 266 512 -0,3 -0,3 0,0
Eure 513 465 535 536 0,8 0,5 0,3 Haute Garonne 925 116 991 325 1,4 0,5 0,9
Seine Maritime 1 222 504 1 241 444 0,3 0,5 -0,2 Gers 174 746 172 259 -0,3 -0,3 0,0
Centre 2 369 808 2 433 211 0,5 0,2 0,3 Lot 155 970 156 900 0,1 -0,3 0,4
Cher 321 487 321 089 0,0 0,0 0,0 Hautes-Pyrénées 224 919 223 718 -0,1 -0,1 0,0
Eure-et-Loir 395 683 410 643 0,7 0,4 0,3 Tarn 342 946 341 711 -0,1 -0,1 0,0
Indre 237 609 234 241 -0,3 -0,3 0,0 Tarn-et-Garonne 200 295 204 891 0,5 0,0 0,5
Indre et-Loire 529 150 545 537 0,6 0,3 0,3 Limousin 723 460 718 731 -0,1 -0,4 0,3
Loir-et-Cher 305 869 312 350 0,4 0,0 0,4 Corrèze 238 051 236 206 -0,2 -0,4 0,2
Loiret 580 010 609 351 1,0 0,5 0,5 Creuse 131 585 126 977 -0,7 -0,8 0,1
Basse Normandie 1 390 890 1 412 064 0,3 0,3 0, 0 Haute Vienne 353 824 355 548 0,1 -0,3 0,4
Calvados 618 117 633 696 0,5 0,4 0,1 Rhône Alpes 5 346 407 5 571 885 0,8 0,5 0,3
Manche 479 579 483 878 0,2 0,3 -0,1 Ain 470 651 500 608 1,2 0,4 0,8
Orne 293 194 294 490 0,1 0,2 -0,1 Ardèche 277 651 282 839 0,4 0,0 0,4
Bourgogne 1 609 399 1 623 383 0,2 0,1 0,1 Drôme 413 829 426 765 0,6 0,4 0,2
Côte-d’Or 493 471 507 307 0,6 0,4 0,2 Isère 1 015 238 1 064 854 1,0 0,6 0,4
Nièvre 233 450 230 250 -0,3 -0,4 0,1 Loire 746 101 748 550 0,1 0,2 -0,1
Saône et-Loire 559 360 554 451 -0,2 0,0 -0,2 Rhône 1 507 113 1 563 088 0,7 0,6 0,1
Yonne 323 118 331 375 0,5 -0,1 0,6 Savoie 348 089 366 952 1,1 0,4 0,7
Nord-Pas-de-Calais 3 961 703 3 994 379 0,2 0,5 -0 ,3 Haute Savoie 567 735 618 229 1,7 0,7 1,0
Nord 2 529 495 2 556 579 0,2 0,6 -0,4 Auvergne 1 321 761 1 315 215 -0,1 -0,1 0,0
Pas-de Calais 1 432 208 1 437 800 0,1 0,4 -0,3 Allier 357 952 352 344 -0,3 -0,3 0,0
Lorraine 2 304 291 2 311 262 0,1 0,4 -0,3 Cantal 158 840 155 146 -0,5 -0,4 -0,1
Meurthe et-Moselle 711 367 716 140 0,1 0,4 -0,3 Haute Loire 206 658 206 602 0,0 -0,2 0,2
Meuse 196 282 193 994 -0,2 0,2 -0,4 Puy-de Dôme 598 311 601 123 0,1 0,1 0,0
Moselle 1 010 514 1 015 929 0,1 0,4 -0,3 Languedoc-Roussillon 2 115 168 2 221 405 1,0 0,1 0,9
Vosges 386 128 385 199 0,0 0,2 -0,2 Aude 298 917 305 305 0,4 -0,2 0,6
Alsace 1 622 810 1 689 707 0,8 0,5 0,3 Gard 584 982 607 562 0,8 0,2 0,6
Bas-Rhin 952 158 994 324 0,9 0,5 0,4 Hérault 794 642 859 674 1,6 0,3 1,3
Haut-Rhin 670 652 695 383 0,7 0,4 0,3 Lozère 72 863 72 841 0,0 -0,3 0,3
Franche Comté 1 096 427 1 113 240 0,3 0,4 -0 ,1 Pyrénées-Orientales 363 764 376 023 0,7 -0,1 0,8
Doubs 484 264 494 219 0,4 0,6 -0,2 Provence-Alpes-Côte d’Azur 4 257 244 4 426 261 0,8 0,2 0,6
Jura 248 707 252 096 0,3 0,2 0,1 Alpes-de Hte Provence 130 911 138 504 1,2 0,1 1,1
Haute Saône 229 478 229 856 0,0 0,1 -0,1 Hautes-Alpes 113 265 118 784 1,0 0,3 0,7
Territoire de Belfort 133 978 137 069 0,5 0,5 0,0 Alpes-Maritimes 972 380 1 012 168 0,8 0,0 0,8
Pays de la Loire 3 055 197 3 138 678 0,5 0,4 0,1 Bouches-du Rhône 1 758 064 1 797 678 0,4 0,3 0,1
Loire-Atlantique 1 050 539 1 089 356 0,7 0,4 0,3 Var 815 714 869 676 1,3 0,2 1,1
Maine et-Loire 704 668 720 790 0,5 0,5 0,0 Vaucluse 466 910 489 451 0,9 0,3 0,6
Mayenne 277 748 281 723 0,3 0,4 -0,1 Corse 249 645 259 682 0,8 0,1 0,7
Sarthe 513 280 521 425 0,3 0,3 0,0 Corse du Sud 118 452 124 371 1,0 0,1 0,9
Vendée 508 962 525 384 0,6 0,2 0,4 Haute Corse 131 193 135 311 0,6 0,0 0,6
Source : Estimations localisées de population, InseeÉvolution annuelle moyenne de laToutefois, illustration de la baisse conti ment est également net et continu en
population départementale entrenue de la natalité depuis 1990, il faiblit Franche-Comté, tout particulièrement
1990 et 1995 (en %)
dans un ensemble de régions de l’Ouest dans le Doubs, qui reste toutefois un dé
(comme la Bretagne et la Basse Nor partement d’émigration, et la Haute
mandie) et de l’Est (la Champagne Ar Saône, où le bilan migratoire est
denne et la Lorraine). La Haute récemment redevenu positif. Au total,
Normandie et le Nord Pas de Calais quarante départements avaient enregis
sont affectés par ce mouvement mais tré davantage de départs que d’arrivées
leur population, plutôt jeune, continue de résidents au cours des années qua
de présenter un excédent naturel supé tre vingt. Une dizaine d’entre eux ont in
rieur à la moyenne nationale. versé ce mouvement.
A l’inverse, les décès sont peu ou pas Ces évolutions ne sont cependant pas
totalement compensés par les naissan de nature à modifier les grandes tendan
ces dans 38 départements sur 96 ces constatées antérieurement. Aux ré
(carte 2). Ceci touche essentiellement gions d’émigration du Nord de la France
les départements de Corse, de Bourgo s’opposent les régions méridionales qui
gne et de l’ensemble des régions d’un continuent d’enregistrer des mouve
grand quart Sud Ouest englobant ments migratoires fortement positifs
l’Aquitaine, le Midi Pyrénées, le Poitou- (carte 3). Dans ces dernières régions
Charentes, le Limousin, l’Auvergne et le (comme l’Aquitaine, le Midi Pyrénées, Source : Estimations localisées de population, Insee
Languedoc Roussillon. Les populations le Languedoc-Roussillon et la Pro
de ces régions sont plutôt âgées. vence Alpes Côte d’Azur), le bilan mi Évolution annuelle moyenne due au
gratoire explique d’ailleurs plus de solde naturel par département entre
1990 et 1995 (en %)70 % de l’évolution de la population de Atténuation des mouvements
puis 1990 (contre 26 % au niveau natio migratoires
nal). Il représente, depuis cette date, un
Dans de nombreuses régions, les modi apport de 0,9 % de population par an en
fications du taux de croissance qui Languedoc-Roussillon, 0,6 % en Pro
interviennent depuis 1990 résultent es vence-Alpes-Côte d’Azur et 0,5 % en
sentiellement de l’évolution du solde mi Aquitaine. Les taux de croissance les
gratoire. Certes, les taux d’évolution de plus forts sont principalement rencon-
population les plus forts continuent à trés dans des départements de la
être observés dans les régions où l’ac façade méditerranéenne, comme l’Hé
croissement démographique était déjà rault (+ 1,3 % par an), le Var (+ 1,1 %)
supérieur à la moyenne nationale. Mais et les Alpes de Haute Provence (+ 1,1 %).
les régions les plus attractives entre
1982 et 1990 le sont moins depuis cette Moindre croissance de la
date alors que, parallèlement, les ré population de l’Île-de-France
gions de forte émigration (Nord Pas de
Calais, Champagne Ardenne, Lorraine, Le taux de croissance de la population
Franche Comté) parviennent à limiter de la région Île de France baisse et se Source : Estimations localisées de population, Insee
leur déficit migratoire. Ainsi, au recul re rapproche de la moyenne nationale
latif de la Provence Alpes Côte d’Azur (+ 0,6 % par an depuis 1990 contre Évolution annuelle moyenne due au
solde migratoire par départementou du Languedoc Roussillon (en retrait + 0,7 % avant cette date). Les départe
entre 1990 et 1995 (en %)respectivement de 0,1 % et 0,2 % par ments franciliens enregistrent des évo
an) s’oppose le nouveau solde positif delutions très différentes. Paris perd
l’Alsace. Ailleurs, le déficit migratoire se désormais 0,2 % de sa population cha
réduit, parfois de manière sensible. Il neque année. La Petite Couronne continue
représente chaque année plus que à progresser au rythme annuel de
0,3 % de la population du Nord Pas de 0,3 %. C’est dans la Grande Couronne
Calais contre 0,5 % auparavant. L’amé qu’apparaissent les modifications les
lioration est de même ampleur en plus notables. Dans le Val d’Oise, le
Champagne Ardenne. En Lorraine, une taux annuel de croissance faiblit nette
évolution dans le même sens profite à ment (1,2 % contre 1,7 % précédem
l’ensemble des départements : alors ment). Quant à la Seine et Marne, qui
qu’elle représentait chaque année affichait une progression annuelle de
0,6 % de la population au cours des an 2,5 % dans les années quatre vingt, elle
nées quatre vingt, l’émigration nette reste, avec désormais 1,8 % par an, le
s’est réduite à 0,3 %. Cette améliorationdépartement français à la croissance la
sensible permet à cette région, qui con plus rapide. La forte croissance de la po
serve un excédent naturel, de regagner pulation de la Grande Couronne dé
désormais des habitants. Le redresse borde les frontières franciliennes et se Source : Estimations localisées de population, Insee
`´?Évolution des soldes naturel et migratoire par région entre 1990 et 1995 Marne (+ 1 % par an contre 1,7 % pré
cédemment) et du Val d’Oise (+ 0,2 %
par an contre + 0,7 %).
Pour comprendre
ces résultats :
Au cours d’une période donnée, l’évolution
de la population d’une zone géographique
résulte de deux facteurs :
- le solde naturel, différence au cours de la
période entre les nombres de naissances et
de décès domiciliés dans la zone géogra
phique ;
le solde migratoire, différence au cours de
la même période entre le nombre de per
sonnes venues résider dans la zone (les
immigrants) et le nombre de celles qui l’ont
quittée pour résider ailleurs (les émigrants).
Si l’accroissement naturel est connu avec
précision par les statistiques d’état civil,
seules des estimations permettent d’appré
hender le solde migratoire.
L’Insee met en œuvre une nouvelle mé
thode d’estimation de ce solde, méthode
s’appuyant sur l’exploitation statistique d’un
nombre de sources plus variées qu’anté
rieurement. En plus des données fiscales
(taxe locale d’habitation) et des informa
tions fournies par les distributeurs d’énergie
électrique (EDF et régies) sur le nombre deLecture : Les régions situées au dessus de la diagonale principale possèdent un taux annuel d’évolution migratoire supé
rieur à leur taux annuel d’évolution naturelle. Les régions situées au dessous de l’autre diagonale se dépeuplent. leurs abonnés, la méthode utilise désor
Source : Estimations localisées de population, Insee
mais des données issues du fichier général
des électeurs, les statistiques d’enfantsretrouve, un peu atténuée toutefois, plus de 60 ans y est la plus faible des
scolarisés (ministère de l’Education natio dans l’Oise et le Loiret. Comme au cours régions françaises) et de la présence
nale) et des informations des organismesdes années quatre vingt, la population d’une population étrangère nombreuse
versant des prestations familiales (Alloca de ces deux départements augmente dedont la fécondité est plus élevée.
tions familiales, Mutualité sociale agricole).plus de 1 % par an. Dans l’Eure et Ses échanges migratoires, déficitaires
Les populations départementales au 1erl’Eure et Loir, autres départements bor depuis 1975, se dégradent encore. Le
janvier 1995 indiquées dans ce documentdant l’Île de France, le taux annuel de solde migratoire représente désormais
peuvent donc différer des estimations pu croissance, qui était également élevé chaque année 0,2 % de la population
bliées précédemment.(respectivement 1,3 % et 1,1 % par an),contre 0,1 % antérieurement. Paris et
diminue depuis 1990 (désormais 0,8 % les départements de la Petite Couronne
Pour en savoir pluset 0,7 % par an). sont tout particulièrement concernés :
La région maintient son taux d’accrois l’excédent des départs sur les arrivées
Vous trouverez les estimations locali-
sement naturel antérieur (+ 0,8 % par atteint ainsi 0,6 % de la population des
sées de population par département,
an). Ses sept départements (hors Paris)Hauts-de-Seine et de la Seine Saint sexe et âge, de 1975 à 1995 dans la
restent ceux où la croissance naturelle Denis, et 0,7 % à Paris. Dans les dépar nouvelle disquette Estimations de popu
lation (code SAGE : ELP7595) disponi est la plus forte en France, du fait d’unetements habituellement plus attractifs,
ble dans les directions régionales destructure par âge de la population plus le solde migratoire positif se réduit net
l’Insee et à Insee Info Service à Paris.
favorable qu’ailleurs (la proportion des tement : c’est le cas de la Seine et
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01
75675 Paris cedex 14
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Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
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