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Les services de proximité se développent au profit des enfants

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En 1999, le quart environ des ménages d'âge actif reçoivent une aide extérieure de façon régulière pour l'entretien domestique courant du logement ou pour s'occuper des enfants. Ces services de proximité peuvent relever de l'entraide gratuite ou être rémunérés. Lorsqu'ils sont payants, ils concernent 15 % des ménages d'âge actif. Ces derniers versent directement aux prestataires près de 40 milliards de francs par an pour un volume horaire correspondant à environ 500 000 équivalents temps-plein. Depuis 1996, l'aide rémunérée a progressé à travers les services destinés aux enfants.
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N°704 - Mars 2000
Prix : 15 F (2,29€)
Les services de proximité se
développent au profit des enfants
Christel Aliaga, Division Conditions de vie des ménages,
Anne Flipo, Division Redistribution et politiques sociales, Insee
n 1999, le quart environ des ména- une aide destinée à leurs enfants. Par ail-
leurs, un peu plus de 10 % des ménages dontges d’âge actif reçoivent une aide
la personne de référence est âgée de moinsEextérieure de façon régulière pour de 65 ans recourent régulièrement à un ser-
l’entretien domestique courant du loge- vice domestique. Au total, un quart des mé-
nages d’âge actif recourent à une aidement ou pour s’occuper des enfants. Ces
extérieure régulièrement, gratuitement ou
services de proximité peuvent relever de contre rémunération (tableau 1). Le re-
l’entraide gratuite ou être rémunérés. cours payant concerne 60 % des ménages
utilisateurs, soit 2,6 millions deLorsqu’ils sont payants, ils concernent
d’âge actif.
15 % des ménages d’âge actif. Ces der-
niers versent directement aux prestataires 2,6 millions de ménages d’âge actif
recourent à un service de proximitéprès de 40 milliards de francs par an pour
régulier et payantun volume horaire correspondant à envi-
ron 500 000 équivalents temps-plein. De- Les services de proximité payants destinés
aux enfants de moins de 11 ans correspon-puis 1996, l’aide rémunérée a progressé à
dent essentiellement à des services de
travers les services destinés aux enfants. garde (crèche, halte-garderie, garderie sco-
laire, assistante maternelle, baby-sitter,
etc.), d’accompagnement (ramassage sco-
Assurer la garde de leurs enfants et faire ef- laire, cantine, etc.), ou d’activités diverses
fectuer des tâches domestiques courantes à (centre aéré, club sportif, etc.). En 1999, 1,7
leur domicile (ménage, entretien du linge, jar- million de ménages y ont recours de façon ré-
dinage, etc.) sont des services de proximité aux- gulière. Ils versent en moyenne pour cela
quels recourent les ménages d’âge actif. Ces aux prestataires 1 100 francs par mois. La
services peuvent être publics comme la crèche moitié des ménages verse moins de 800
ou la garderie scolaire, ou privés l’emploi francs par mois.
d’une femme de ménage. Ils peuvent égale- Pour s’occuper de leurs enfants, les familles
ment relever de l’entraide familiale. peuvent s’adresser à un service collectif
En 1999, plus de la moitié des ménages qui (crèche, halte-garderie, garderie scolaire,
ont des enfants de moins de 11 ans reçoivent centre aéré, etc.) ou recourir à un service in-
Les services de proximité réguliers de la vie quotidienne en 1999
Ménages ayant recours à un Dont ménages ayant recours
service payant ou non à un service payant
En % Nombre En % Nombre Dépenses
Nature du service 3
des d’heures de d’heures annuelles
ménages annuelles ménages annuelles (milliards de
concernés (millions) concernés (millions) francs)
1
Aide domestique courante 12 520 6 340 14,4
2
Aide aux enfants de moins de 11 ans 52 2 550 35 1 620 25,1
Ensemble 25 3 070 15 1 960 39,5
1. Champ : ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans, soit près de 18 millions en 1999. Dans cette étude, l’aide domestique cou-
rante ne prend pas en compte l’aide des travailleuses familiales et des aides ménagères.
2. Champ :ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans et qui comprennent au moins un enfant de moins de 11 ans, soit environ 5
millions en 1999.
3. Il s’agit des montants versés directement aux prestataires par les ménages, avant déductions fiscales et hors subventions directes (aides for-
faitaires de l’Afeama par exemple).
Source : Enquête sur les services de proximité de mai 1999, Insee
INSEE
PREMIEREdividuel en employant quelqu’un direc demande d’environ 900 000 particu en équivalent temps-plein : un peu- -
tement (assistante maternelle, garde à liers, essentiellement pour le ménage moins de 200 000 pour les services
domicile, baby-sitter, etc.). Le coût des courant et l’entretien du linge. Elles in d’aide domestique courante, et 300 000-
prestations varie sensiblement selon le terviennent en moyenne 6 heures par pour les services destinés aux enfants.
mode de recours. En effet, le recours à semaine payées un peu plus de 40 Cette estimation est faite sous l’hypo-
un service collectif engendre moins de francs nets de l’heure. thèse que chaque prestataire privé est
dépenses pour le ménage (sommes Au total, pour s’occuper de leurs en responsable de deux enfants à la fois-
versées directement aux prestataires) fants de moins de 11 ans ou pour entre et que chaque employé des services-
que le recours à un service individuel : tenir leur logement, ce sont environ 2,6 collectifs est responsable de six en-
en moyenne 600 francs par mois pour millions de ménages d’âge actif, soit fants.
le premier, et 1 500 francs par mois 15% de ces ménages, qui rémunèrent L’ensemble de ces emplois est financé
pour le second. La durée du service ex un service de proximité régulier. Ils bé par les ménages utilisateurs d’une- -
plique en partie cet écart. Ainsi, la moi néficient de presque 2 milliards d’heures part, et par la collectivité d’autre part,-
tié des ménages qui payent un service de services qui sont en grande partie dans un rapport plus ou moins grand
collectif y recourent moins de 30 heu destinées aux enfants (tableau 1). selon le type de service considéré et le-
res par mois, alors que la moitié des niveau de revenu des ménages. La col-
Les services de proximitéménages qui payent un service indivi lectivité prend en charge une partie du-
duel y recourent plus de 70 heures par financement des services de garde desréguliers et payants
mois. enfants de moins de 11 ans par le biaisreprésentent environ 500 000
Pour faire effectuer à leur domicile des d’équipements publics tels que laéquivalents temps-plein
tâches domestiques, un peu plus d’un crèche ou la garderie scolaire par
million, soit 6 % des ménages d’âge ac Le recours des ménages d’âge actif à exemple. Par ailleurs, depuis le début-
tif, dépensent en moyenne 1 100 une aide rémunérée pour effectuer des des années 90, de nombreuses politi-
francs par mois. L’aide la plus sollicitée tâches domestiques ou pour s’occuper ques publiques font bénéficier les ména-
est celle des employées de maison. de leurs enfants de moins de 11 ans re ges employeurs d’avantages fiscaux, de-
Ces professionnelles répondent à la présenterait environ 500 000 emplois subventions ou de simplifications ad-
ministratives lorsqu’ils déclarent un re-
cours à un service de proximité :
réduction d’impôt pour emplois fami- Taux de recours à un service pour les enfants selon le revenu des parents
liaux, réduction d’impôt pour gardes
1996 1999 d’enfants, allocation de garde d’enfant
% % Aide gratuite à domicile (Aged), aide à la famille pourAide payante
5050
l’emploi d’une assistante maternelle
4040
agréée (Afeama), utilisation du chèque
3030
emploi service. Ces mesures se diffu-2020
sent progressivement. Ainsi, dans l’en-1010
quête « Services de proximité », la
00
12 34 proportion de ménages qui déclarent123 4
Quartiles de revenu Quartiles de revenu spontanément bénéficier d’une sub-
vention publique pour faire garderChamp : ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans et qui comprennent au moins un enfant de
leurs enfants (Aged, Afeama, réducmoins de 11 ans, soit environ 5 millions. -
erLecture : parmi les 25 % de ménages ayant les revenus les plus bas (1 quartile), 20 % ont recours à un service tion d’impôt) augmente entre 1996 et
payant pour s’occuper de leurs enfants ; cette proportion passe à 46 % pour les 25 % de ménages ayant les reve- 1999, passant d’environ un tiers à près
enus les plus élevés (4 quartile).
de la moitié. De même, parmi les mé-
Source : Enquêtes sur les services de proximité de 1996 et 1999, Insee
nages d’âge actif qui payent un service
à domicile, la part de ceux qui utilisent
L’évolution des services de proximité réguliers de la vie quotidienne depuis 1996 le chèque emploi service s’est élevée
Variation de la proportion des mé Variation des dépenses- en trois ans, pour atteindre plus de
nages qui recourent à un service annuelles engagées par
10 % en 1999.1
(en points de %) les ménagesNature du service
(en milliards de francs
Payant Gratuit Depuis 1996, les services1999)
payants destinés aux enfants seAide domestique courante ns -4 points [±1] ns
Aide aux enfants de moins de 11 ans +7 points [±3] ns +8 milliards [±4] sont développés
Ensemble +3 points [±1] -2 points [±1] +9 [±4]
L’aide informelle, à savoir celle qui est
1. Il s’agit des montants versés directement aux prestataires par les ménages, avant déductions fiscales et hors subventions di- déclarée « gratuite » par les ménages,
rectes (aides forfaitaires de l’Afeama par exemple).
est principalement offerte par des
Lecture : la variation depuis 1996 est estimée par intervalle de confiance lorsqu’elle est significative au seuil de 5 %. Par
membres de la famille, et dans uneexemple, le taux de recours à une aide payante aux enfants de moins de 11 ans est estimé à 28% en 1996 et à 35 % en 1999, ce
qui correspondrait à une évolution de +7 points de pourcentage. Cette estimation est donnée à 3 points près, c’est-à-dire qu’on moindre mesure par des voisins ou
peut raisonnablement penser que cette évolution est comprise entre 4 et 10 points de pourcentage. « ns » signifie que l’ écart est
amis. Cette forme d’entraide reste très
non significatif au seuil de 5%.
répandue : en 1999, elle représenteSource : Enquêtes sur les services de proximité de 1996 et 1999, Insee40 % du volume horaire annuel fourni vent que les ménages aisés à une Par ailleurs, le recours payant varie
aux ménages pour les tâches domesti aide bénévole (graphique 1). En re également selon le mode de garde. Les- -
ques courantes et l’aide aux enfants de vanche, les ménages recourent d’au ménages modestes utilisent en effet-
moins de 11 ans. Ainsi, 1,2 million de tant plus à une aide payante qu’ils ont plus souvent des services collectifs
ménages d’âge actif reçoivent un ser un revenu élevé. En effet, parmi les (crèche, garderie scolaire, etc.) que-
vice gratuit pour effectuer à leur domi ménages les plus modestes (apparte des services individuels (garde à domi- - -
cile des tâches domestiques courantes. nant au premier quartile de revenu), cile, assistante maternelle, baby-sitter,
Cette aide concerne des activités près de 20 % recourent à une aide etc.). De ce fait, les effets revenus ap-
beaucoup plus variées que les servi payante en 1999, alors que les ména parents sont de moindre ampleur par- - -
ces payants : entretien du linge (près ges les plus aisés (du dernier quartile mi les ménages qui utilisent un service
de 50% des recours), courses, jardi de revenu) y recourent dans une pro collectif directement subventionné par- -
nage, etc. Par ailleurs, 1,3 million de portion de plus de 40 %. la collectivité ; l’écart entre le taux de
ménages se font aider gratuitement
pour s’occuper de leurs enfants, princi-
Les services de proximité réguliers et payants pour les enfants de moins depalement pour les garder dans la
11 ans depuis 1996journée, mais aussi le soir, pendant les
vacances scolaires ou encore les ac- Dépenses annuelles engagées par
1 3compagner dans leurs trajets quoti En % des ménages concernés les ménages-
(en milliards de francs 1999)diens.
Type de service
Variation 1996-1999Depuis 1996, le recours des ménages
Variation 1996-1999
1999 1999 (en milliards deà une aide informelle est resté relative- (en points de %)
francs 1999)
ment stable (en légère diminution pour
Services collectifs 23 +8 points [±3] 9,6 +4 milliards [±2]l’aide domestique courante). Dans le
crèche, halte garderie 7 ns 4,6 +2 [±1]même temps, le recours à une aide
2
garderie scolaire, etc. 19 +7 points [±2] 5 +2 milliards [±1]
payante destinée aux enfants de moins
Services individuels 17 ns* 15,5 +3 [±2]
de 11 ans a crû de façon significative
au domicile de l’enfant 4 ns 2,7 ns
(tableau 2). Ainsi, alors que le nombre
hors de l’enfant 13 ns 12,8 +3 milliards [±2]
de ménages ayant au moins un enfant Ensemble 35 +7 points [±3] 25,1 +8 [±4]
de moins de 11 ans n’a presque pas
:1. Champ ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans et qui comprennent au moins un enfant de moins de 11
augmenté sur la période, la proportion ans, soit environ 5 millions.
de ménages qui recourent à un service 2. Cette nomenclature regroupe : garderie scolaire, étude du soir, ramassage scolaire, cantine scolaire, centre aéré, centre de
loisirs, colonies, centre d’activités culturelles ou sportives.de proximité payant pour leurs enfants
3. Il s’agit des montants versés directement aux prestataires par les ménages, avant déductions fiscales et hors subventions di-
a progressé. Cette évolution est princi- rectes (aides forfaitaires de l’Afeama par exemple).
palement le fait des services périphéri Lecture : la variation depuis 1996 est estimée par intervalle de confiance lorsqu’elle est significative au seuil de 5 % (cf note de-
lecture du tableau 2). « ns* » signifie que l’écart n’est pas significatif au seuil de 5%, mais qu’il l’est au seuil de 10%. « ns » si-ques de la scolarité (garderie scolaire,
gnifie que l’ écart est non significatif au seuil de 10%.
études du soir, etc.). Dans le même Source : Enquêtes sur les services de proximité de 1996 et 1999, Insee
temps, les sommes globales versées
Taux de recours à un service payant pour les enfants selon la nature du service etpar les ménages aux prestataires de
le revenu des parentsservices pour les enfants ont crû de fa-
çon significative pour tous les types
% Collectif % Individueld’aide, excepté les gardes d’enfants au 3030
domicile des parents (tableau 3). 2525
2020
15 15Les ménages recourent d’autant
10 10plus à un service de proximité
5 5payant qu’ils ont un revenu
0 0
élevé 1 2 3 4 1 2 3 4
Quartiles de revenu 1996 Quartiles de revenu
Pour les tâches domestiques couran- 1999%%Individuel hors domicile Individuel à domiciletes, les ménages d’âge actif recourent
30 30
d’autant plus à un service payant qu’ils
25 25
ont un revenu élevé. Ainsi, parmi les
20 20
25 % des ménages les plus modestes,
15 15
moins de 2 % rémunèrent un presta- 10 10
taire pour les aider à entretenir leur
55
maison, alors qu’environ 20 % des mé-00
1 2 3 4nages du dernier quartile de revenu 1 2 3 4
Quartiles de revenu Quartiles de revenu(les 25 % les plus aisés) le font.
Pour ce qui est des services destinés
Champ : ménages dont la personne de référence a moins de 65 ans et qui comprennent au moins un enfant de
aux enfants, les ménages au revenu
moins de 11 ans, soit environ 5 millions.
modeste ne recourent pas plus sou- Source : Enquêtes sur les services de proximité de 1996 et 1999, Inseeailleurs » mettent également en évi catif au seuil de 5 % lorsque les intervalles-Taux de recours à une aide pour les
dence des effets « diplôme », des de confiance calculés au seuil de5%neseenfants parmi les couples biactifs
effets « catégories socioprofessionnel chevauchent pas.-
Type de ménage les », des effets « prix ». Mais surtout,
l’activité professionnelle conjointe des Les données
parents conditionne fortement la de- Les données sur le recours aux services de
Couple biactif mande de garde d’enfants ; par proximité de la vie quotidienne proviennent
exemple, les couples biactifs recourent de l’enquête Permanente Conditions de Vie
davantage que les autres couples à des ménages réalisée en juin 1996 auprès
une aide pour leurs enfants, qu’elle soit d’un échantillon d’environ 6 000 ménages,
Autre couple payante ou non (graphique 3). en partenariat avec le Commissariat Géné-
ral du Plan et la Direction de l’Animation de
la Recherche, des Etudes et des Statisti-
010 20 30 40 50 Pour comprendre ques, et en juin 1999 auprès d’un échantil-
%
ces résultats lon de taille semblable, en partenariat avecAide gratuite Aide payante
la Caisse Nationale d’Allocations Familiales
Champ : ménages dont la personne de référence a
et la Direction de la Recherche, des Etudes,
moins de 65 ans et qui comprennent au moins un en-
Le champ de l’étude de l’Evaluation et des Statistiques. Les ré-
fant de moins de 11 ans, soit environ 5 millions.
Le terme « service de proximité » désigne sultats sont donc issus de déclarationsSource : Enquête sur les services de proximité de mai
1999, Insee des services forts différents les uns des au- spontanées des ménages à un enquêteur et
tres, tant dans leur mode d’organisation que non de déclarations officielles à l’URSSAF.
recours des ménages les plus modes dans la nature de leur prestation. La classifi-- Les ménages ont indiqué aux enquêteurs
tes et celui des les plus aisés cation retenue par la Commission Euro- les dépenses versées directement aux
est plus faible pour les services collec péenne distingue quatre grandes familles- prestataires, avant déductions fiscales et
tifs que pour les services individuels de services de proximité aux ménages : les hors subventions directes (aides forfaitaires
(graphique 2). services de la vie quotidienne, les services de l’Afeama par exemple).
Entre 1996 et 1999, le taux de recours d’amélioration du cadre de vie, les
à des services payants destinés aux culturels et de loisirs et les services d’envi- Pour en savoir plus
enfants semble avoir augmenté dans ronnement.
les trois premiers quartiles de revenu, Cette étude décrit le recours régulier aux
« Activité féminine et garde des jeunes
mais pas dans le dernier. En ce qui services de proximité de la vie quotidienne
enfants : une analyse micro-économé-
concerne les modes de recours, si l’en des ménages d’âge actif (personne de réfé-- trique » Economie et Prévision n°122
semble des ménages semble recourir rence de moins de 65 ans uniquement), re-
« Faire garder ses enfants » Insee pre-davantage aux services collectifs, les groupant les aides domestiques (ménage,
mière n °481, août 1996.
ménages modestes utiliseraient un repassage, jardinage,...) et les aides aux en-
peu plus qu’en 1996 les services indivi fants de moins de 11 ans (services de garde- « Les services de proximité de la vie quo-
tidienne » Insee Première n°491, ocduels. Alors que l’écart entre le taux de par exemple). Les travailleuses familiales et -
tobre 1996recours à un service collectif des mé les aides ménagères ne font pas partie du-
nages les plus modestes et celui des champ de l’étude. “ Faut-il subventionner les services à do-
ménages les plus aisés est relative Les comparaisons entre 1996 et 1999 sont- micile ? » Economie et Statistique
n°316-317, Insee 1998.ment stable entre 1996 et 1999, l’écart délicates, car le nombre réduit d’observa-
des taux de recours à un service indivi tions des enquêtes « Services de Proximi--
Emplois de proximité, Rapport du Con-
duel s’affaiblirait légèrement au cours té » diminue la précision des estimateurs. seil d’Analyse Economique, La Docu-
de cette période. Des intervalles de confiance sont calculés mentation Française, 1998
Toutefois, ces effets revenu apparents pour chaque statistique observée en 1996
L’aide et les soins à domicile, Solidarité
peuvent masquer d’autres effets. Des et en 1999, ainsi que sur les évolutions
Santé, n° 2-3 , DREES 1998.
analyses « toutes choses égales par entre les deux dates. Un écart est dit signifi-
Direction Générale :
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75675 Paris cedex 14A RETOURNER A : INSEE-CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01
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