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Exposition d'Astérix à la BnF

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22 pages
DOSSIER DE PRESSE Sommaire Communiqué de presse 3 Renseignements pratiques 4 Présentation 5 Parcours de l’exposition Le berceau d’Astérix 6 L’univers d’Astérix 9 Le « phénomène Astérix » 11 La potion magique d’Astérix 13 Scénographie 16 Publication 17 Autour de l’exposition 18 La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, partenaire de l’exposition 20 Mappy, mécène de l’exposition 21 La Caisse d’Epargne, mécène de l’exposition
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Sommaire
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SIER DE P
Communiqué de presse 3
Renseignements pratiques 4
 
 
Présentation 5 
Parcours de l’exposition
Le berceau d’Astérix                                                            6     L’univers d’Astérix                                                                              9 Le « phénomèneAstérix»11 La potion magique d’Astérix13      
Scénographie                                                                                      16
Publication 17 
Autour de l’exposition18 
La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image,
partenaire de l’exposition 20 
Mappy, mécène  de lexposition                                                  21
 
La Caisse d’Epargne, mécène de l’exposition 22                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
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|François-Mitterrjaannvdier 201 16 octobre 2013 - 19 4
Communiqué de presse
Astérix à la BnF !
La BnF consacre une grande exposition àAstérix,la célèbre bande dessinée plébiscitée depuis plus de 50 ans par petits et grands au fil de 34 albums, bientôt 35, traduits en 111 langues et dialectes et vendus à plus de 350 millions d’exemplaires à travers le monde. Embrassant l’œuvre dans sa genèse, son univers, sa dimension phénoménale et son universa-lité, cette rétrospective, destinée à tous, propose sur le mode ludique un voyage aux sources, une immersion dans le monde de ces irréductibles Gaulois et une analyse de la potion qui fait l’incroyable succès de leurs aventures.
En mars 2011, Albert Uderzo faisait don à la Bibliothèque nationale de France des planches originales de trois albums d’Astérix :Astérix le Gaulois, premier titre de la série, publié dans le journalPiloteà compter du 29 octobre 1959 ;La Serpe d’or,deuxième épisode ; enfinAstérix chez les Belges, vingt-quatrième album dont René Goscinny, décédé le 5 novembre 1977, ne vit jamais la publication. Ce don exceptionnel est au cœur de l’exposition qui met en scène une veine comique sans cesse à redécouvrir, appréhendée ici au plus près du processus créatif. Rendant hommage au dessina-teur Albert Uderzo autant qu’au scénariste René Goscinny, elle restitue l’alchimie de leur profonde amitié.
L’exposition s’ouvre sur le berceau d’Astérix, retraçant parallèlement l’enfance et la jeunesse des deux auteurs, leur rencontre, leurs créations communes, le lancement dePilotepour lequel ils se mirent en quête d’un nouveau personnage et le choix de « nos ancêtres les Gaulois » qui s’impose alors comme une évidence. La naissance actée par la toute première planche originale ouvre une bulle qui immerge le visiteur dans l’univers d’Astérix,dressant une véritable galerie de portraits hauts en couleurs ainsi qu’une revue des voyages à la découverte de l’autre. Planches originales ou imprimées, notes manuscrites et scénarios dactylographiés dialoguent ici avec des pièces archéologiques qui sont autant d’attributs emblématiques de la série rappelant son ancrage historique mais aussi sa distanciation parodique. La troisième partie mesure le « phénomèneAstérix» à travers son rayonnement national et inter-national, les adaptations cinématographiques, l’exploitation publicitaire, la déclinaison en jeux et jouets, jusqu’à la création d’un parc d’attractions. Vient alors le temps d’analyser ce succès sans égal. De manière ludique, l’exposition décortique l’humour désopilant porté par les scénarios, les dialogues et le graphisme. Elle met également en exergue la force des valeurs incarnées par cette épopée parodique. Le parcours s’achève sur une incursion dans l’intimité des auteurs au travail symbolisant l’osmose entre deux génies du neuvième art, résumée dans cette formule : « Moi, c’est l’autre ».
Exposition réalisée avec le soutien de Mappy, de la Caisse d’Epargne Ile-de-France Avec l’aimable autorisation des Éditions Albert René. En partenariat avec le CIBDI, MK2, la RATP et le Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême En partenariat avec France 2, Le Parisien, Le Point, Arte, France Inter
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Astérix à la BnF !
Dates
Lieu
Horaires, tarifs
Commissariat
Coordination
Scénographie et Graphisme
Visites guidées
Publication
Contacts presse
16 octobre 2013 I 19 janvier 2014
Grande Galerie BnF I François-Mitterrand Quai François-Mauriac - Paris XIIIe Métro : Bibliothèque François-Mitterrand (14), Quai de la Gare (6) Bus : 62, 64, 89, 132 et 325
Du mardi au samedi 10h -19h Dimanche 13h -19h Fermé lundi et jours fériés Entrée euros, Tarif réduit : 5 euros: 7 Réservations FNAC tél : 0892 684 694 (0,34 euro TTC/mn), www.fnac.com
Carine Picaud,conservateur, Réserve des livres rares, BnF
Elisabeth Lourme,chargée d’expositions, BnF
Je formule - Juliette DupuyetEstelle Maugras
Jeudi et vendredi à 16h, samedi à 11h Renseignements et réservations au 01 53 79 49 49
  Astérix de A à Z  208 pages, 220 illustrations Prix : 35Coédition BnF / Hazan
Claudine Hermabessière chef du service de presse et des partenariats médias 01 53 79 41 18 - 06 82 56 66 17 claudine.hermabessiere@bnf.fr Hélène Crenon chargée de communication presse 01 53 79 46 76 - helene.crenon@bnf.fr
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Présentation
Les 120 planches originales de trois albums d’Astérix-Astérix le Gaulois, La Serpe d’or,Astérix chez les Belges -données par Albert Uderzo à la BnF en 2011 sont au cœur de l’exposition, qui en présente une large sélection. État antérieur à la mise en couleurs, ces planches encrées avec lettrage, de grand format, donnent à voir le dessin à nu avec ici et là des substrats de crayonnés, la subtilité du trait, la force du mouvement, lavis comica, la verve grotesque, autant d’ingrédients qui caractérisent le des-sin de l’artiste. Elles permettent également d’apprécier l’évolution du style qui s’élabore, s’expérimente dans le premier album pour parvenir à une parfaite maîtrise dont témoigne le vingt-quatrième titre de la série. La mise en valeur de ce don exceptionnel est l’occasion pour la BnF de célébrer une œuvre phénoménale et de rendre hommage à l’immense talent du dessinateur Albert Uderzo autant qu’à celui du scénariste René Goscinny.
Albert Uderzo et René Goscinny en compagnie d’Astérix et Obélix, photomontage, Dargaud, 1975 BnF, département Littérature et art © Dargaud © 2013 Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo
Par une heureuse coïncidence, l’ouverture de cette rétrospective intervient à quelques jours de la parution du 35èmealbum,Astérix chez les Pictes,écrit par Jean-Yves Ferri et dessiné par Didier Conrad. Ce double événement montre qu’Astérixappartient à notre patrimoine autant qu’à l’avenir. L’exposition présente quelque 400 pièces, parmi lesquelles près de 80 planches originales d’Astérix,partie prêtées par Albert Uderzo, avec des crayonnés,en partie issues du don et en des esquisses et des couvertures originales. À ces documents s’ajoutent des notes manus-crites, des synopsis et scénarios dactylographiés par René Goscinny et prêtés par sa fille Anne. Autant d’archives qui donnent accès à l’élaboration d’une œuvre à quatre mains. La reconsti-tution du bureau de René Goscinny jouxtant la table à dessin d’Albert Uderzo complète cette plongée dans la fabrique d’Astérix. Des fascicules du journalPiloteégalement le propos, ainsi que des albums en éditionillustrent originale, des photographies, figurines de collection (Leblon-Delienne, PIXI, Attakus), disques, celluloïds, objets publicitaires, jeux et jouets. Un tableau monumental de Lionel Royer emprunté au Musée Crozatier du Puy-en-Velay, ainsi que des sculptures du XIXesiècle de Louis Kley, Aimé Millet et Auguste Bartholdi, représentant Brennus et Vercingétorix, rappellent le mythe gaulois aux sources de la série. Par ailleurs, l’exposition souligne l’ancrage historique d’Astérixet sa mise à distance pleine d’humour à travers des pièces archéologiques provenant de différentes collections publiques : Musée de Louviers, Musée de Préhistoire de Carnac, Musée Vivenel de Compiègne, Service régional de l’archéologie de Bretagne, département des Monnaies, médailles et antiques de la BnF, Musée de Bibracte, Musée historique et archéologique de l’Orléanais, Musée d’archéolo-gie nationale de Saint-Germain-en-Laye.
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Parcours de l’exposition
Le berceau d’Astérix
L’exposition reconstitue d’abord les parcours des deux auteurs de leur naissance respective en 1926 et 1927 jusqu’à la publication de la première planche d’Astérixdans le premier numéro dePilote le 29 octobre 1959 : leur jeunesse, leur rencontre, leurs créations communes, le lancement dePilote pour lequel ils se mirent en quête d’un nouveau personnage et le choix final des « irréductibles Gaulois » qui s’impose comme une évidence ite au re ar tghaéulmoiastieq iunes tiitnuééde au XIXegde d.  al htymgolo eiècle siesagnnsoérstA dbO te xirap xiléert  AlbzoCrUdere  tyano,eé nerc 1té995E des persquisses  Collection Albert Uderzo © 2013 Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo
Influences et premières réalisations respectives de René Goscinny et Albert Uderzo
L’exposition raconte l’enfance, la jeunesse et les premières œuvres respectives des deux auteurs, tous deux fils de l’immigration (ukraino-polonaise pour René Goscinny né en 1926, italienne pour Albert Uderzo né en 1927), tous deux influencés par Walt Disney, dont ils peignent adolescents les personnages à la gouache, mais aussi par lesPieds Nickelésde Forton, les illustrés américains, le cinéma burlesque. Les débuts d’Albert Uderzosont évoqués par son premier dessin publié à la SPE (Société parisienne d’édition) en 1942, ses bandes dessinées(Flamberge gentilhomme gasconen 1945, suivi desAventures de Clopinarden 1946, et deZidore l’homme macaqueen 1947) puis ses contributions à l’hebdomadaireO. K. :Arys Buck, Rollin,Belloy. Le style graphique du jeune dessinateur affectionne déjà les personnages à gros nez, dont certains semblent tout droit échappés de cartoons, et les héros super musclés. En 1950, Albert Uderzo devient reporter-dessinateur àFrance Dimanchequitte en 1951 pour revenir à la bande dessinée dans unequ’il agence de presse belge. Il y fait la connaissance du scénariste Jean-Michel Charlier avec lequel il entreprendBelloy, chevalier sans armure, dont une planche originale est exposée. De son côté,René Goscinny,passe son enfance et son adolescence en Argentine, remplitqui à partir de 1940 des carnets de portraits et caricatures en lien avec l’actualité. Il crée des revues de collégiens qui préfigurent déjà certains thèmes chers au futur scénariste (telle la « potachologie » dansQuartier latinpère en décembre 1943, il quitte). Après le décès de son Buenos Aires pour New York. Commencent les années de vache maigre mais ô combien formatrices puisqu’il travaille dans un studio avec le futur fondateur du magazineMad,Harvey Kurtzman. C’est aux États-Unis qu’il fait la rencontre d’un certain Georges Troisfontaines, propriétaire de l’agence belge World Press. Il entreprend alors sa première bande dessinée, Dick Dicks,qu’il porte à Bruxelles fin 1950. Elle est publiée à partir de septembre 1951 dansLa Wallonie, partageant la page deBelloyde Charlier et Uderzo. René Goscinny abandonne définitivement le dessin avec les dernières planches duCapitaine Bibobupubliées en 1956 et se consacre entièrement à l’écriture de scénarios, avec profusion. L’exposition présente, entre autres, une planche originale deModeste et Pompondessinée par Franquin, accompagnée d’une lettre du dessinateur au scénariste au sujet du personnage de Dubruit. Sont également exposés le premier scénario de René Goscinny pourLucky Luke ainsi que la version bande dessinée duPetit Nicolasavec Sempé, qui précède la forme histoire illustrée.
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Rencontre et premières créations communes
C’est en 1951 que les chemins de René Goscinny et d’Albert Uderzo se croisent pour la première fois au sein des deux agences belges World Press et International Press qui cohabitent dans le bureau parisien des Champs-Élysées. Une première collaboration les unit dansLes Bonnes Soirées,un magazine féminin belge,au tournant des années 1951-1952, Albert illustrant des textes de René. Suit la première bande dessinée créée par les deux auteurs,Jehan Pistolet corsaire prodigieux, publiée dansLa Libre Belgiqueà partir de juin 1952, puisLuc Junior, travail de commande pour le même journal sur un schéma tintinesque (1954). Suite à une réunion tenue en janvier 1956 entre scénaristes et dessinateurs franco-belges en vue d’organiser leurs professions, René Goscinny est renvoyé de la World Press. Solidaires, Albert Uderzo, Jean-Michel Charlier et Jean Hébrard, le responsable de la publicité, donnent leur démission. Les quatre mousquetaires décident alors de fonder leurs propres agences de presse et publicité :Édifrance etÉdipresse. Ils publient des journaux pour la jeunesse tels PistolinetJeannotet conçoivent unSupplément illustré, dont un rare exemplaire est présenté, réunissant les signatures de Goscinny, Uderzo, Charlier, Gill, Sempé, Will, Morris, Jijé, Peyo, et Franquin. En 1958, le tandem Goscinny-Uderzo donne une seconde chance àOumpah-Pah le peau-rouge, dont le synopsis de la première mouture, datant de 1951-1952 et restée inédite, est confronté à celui de la seconde version publiée dans le journalTintin, qui apparaît comme un véritable laboratoire « pré-astérixien ».
Le lancement dePilote
Lorsque le publicitaire François Clauteaux décide de créer un nouvel hebdomadaire français pour la jeunesse, illustré de bandes dessinées typiquement françaises, c’est à ces créatifs jeunes gens qu’il s’adresse pour en remplir les pages. L’exposition marque ici un temps d’arrêt sur l’été 1959, quand René Goscinny et Albert Uderzo, compte à rebours enclenché, cherchent une nouvelle histoire comique pour remplir les pages du premier numéro dePilote. Après avoir d’abord songé auRoman de Renart, écarté en raison d’un précédent, ils balancent entre préhistoire et monde gaulois comme le montrent des esquisses dessinées par Uderzo. « Nos ancêtres les Gaulois » l’emportent finalement. La seconde maquette du journal, contenant la planche 1 deRenart, le numéro 0 et le numéro 1 dePilote, exposé et reproduit intégralement en fac-similé, témoignent des débuts de ce magazine pionnier, qui vit naîtreAstérix.
Couverture du 1er numéro dePilote 29 octobre 1959 BnF, département Littérature et art, CNLJ
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Une évidence inédite : le mythe gaulois
Le choix de « nos ancêtres les Gaulois » s’impose comme une évidence à Uderzo et Goscinny eu égard au poids de la mythologie gauloise forgée au XIXesiècle, instituée en creuset de l’identité nationale. Ce que montrent la sculpture et la peinture des années 1860 notamment le gigantesque tableau de Lionel Royer,-1900, Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César, qui date de 1899, ou le plâtre de la statue équestre de Vercingétorix par Bartholdi (1866). Témoignent également de cette imagerie gauloise : les manuels scolaires, la bande dessinée -Alixde Jacques Martin bien sûr, mais aussiTotorixde Jean Nohain et Poléon,Aviorixde Moniquet - et jusqu'à la chansonFaut rigoler,écrite par Boris Vian et interprétée par Henri Salvador.
Vercingétorix jette ses armes aux pieds de César, Lionel Royer Huile sur toile, 1899 Musée Crozatier, Le Puy-en-Velay
Naissance d’Astérix
Cette genèse s'achève avec les toutes premières notes manuscrites de René Goscinny, les premières esquisses d’Astérix et d'Obélix par Albert Uderzo, le synopsis et le scénario de la planche 1, enfin la première planche originale d’Astérix le Gauloisqui fait écho au tableau de Royer. Pour la première fois, le sacro-saint mythe gaulois est tourné en dérision.
Premières notes manuscrites de René Goscinny pourAstérix le Gaulois été 1959 Archives Anne Goscinny
Astérix le Gaulois,scénario de la planche 1 Tapuscrit de René Goscinny, 1959 Archives Anne Goscinny
Astérix le Gaulois,planche 1 Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo planche originale, 1959 BnF, Réserve des livres rares © 2013 Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo
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L’univers d’Astérix
Ce second temps de l’exposition propose une immersion dans l’univers d’Astérixà travers ses 34 albums. Est ainsi mise en scène une véritable galerie de portraits hauts en couleurs, Gau-lois, Romains, barbares et alliés, présentés à travers des planches originales et des planches en couleurs publiées dansPilote, des notes manuscrites préparatoires aux aventures et des tapuscrits de scénarios.
Statère d’or au nom de Vercingétorix 52 av. J.-C. BnF, département des Monnaies, médailles et antiques
Le village
La Grande Traversée,planche 22 Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo Édition originale, Paris, Dargaud, 1975 BnF, département Littérature et art © 2013, Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo
Le village est représenté par neuf personnages principaux - Astérix, Obélix, Idéfix, Abraracourcix, Panoramix, Assurancetourix, Cétautomatix, Ordralfabétix et Agecanonix - appréhendés dans leur historique, leur évolution graphique, leurs caractéristiques. Leur sont associées des pièces archéologiques, emprun-tées à différentes collections publiques, instaurant un dialogue avec l’Histoire : le casque du Vaudreuil, un lec’h gaulois, un umbo de bouclier, la statue du barde à la lyre de Paule, un statère de Vercingétorix, un marteau et une pince de forgeron ou encore une enseigne sanglier du trésor de Neuvy-en-Sullias. Planches originales ou impri-mées dialoguent avec ces antiquités qui sont autant d’at-tributs emblématiques de la série, rappelant l’ancrage historique d’Astérixtout en soulignant sa distanciation parodique. Une place est faite à la gent féminine ainsi qu’à l’évoca-tion de certains thèmes itératifs, typiques de la vie dans le village gaulois : la bagarre, l’amitié, le rire, le bien-boire et le bien-manger, le banquet, la religion.
La Serpe d’or,planche 1 Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo Planche originale, 1960 BnF, Réserve des livres rares © 2013, Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo 
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Les Romains
Ceinturant le village comme dans la bande dessinée, l’espace consacré aux Romains aborde successivement les quatre camps que sont Aquarium, Babaorum, Laudanum et Petibonum, puis la légion avec ses formations (en tortue, encuneusou bien façon lièvre), ses mémorables légionnaires et centurions, ses collecteurs, gouverneurs et préfets, enfin César, le personnage historique, le coléreux, le magnanime, représenté par une monnaie portant son effigie. Un mannequin grandeur nature réalisé en 1876 pour la galerie des costumes de guerre du mu-
sée de l’Armée donne à voir un légionnaire romain portant pilum et chaussé des fameuses caligae.
Les voyages
Les voyages fournissent la trame d’un album sur deux. Un tour du monde complète donc l’évocation de cet univers. Planches, scénarios et notes manuscrites nous transportent sur les pas des héros en Gaule, en Corse, chez les Bretons, les Ibères, les Helvètes, les Belges, mais aussi à Rome et, plus au loin, enÉAfrique, en Amérique, en Perse, jusqu’au paysgypte, en de l’Atlantide. Sans oublier les rencontres avec les brigands de grand chemin, les pirates et les barbares. C’est aussi l’occasion d’un panorama des stéréotypes : la « prononchiachion » arverne, les urnes pleines avant les élections corses, la ponctualité suisse, lefive o’clock tea, etc.
Astérix chez Rahàzade,planche 23 Texte et dessin : Albert Uderzo Planche originale, 1987 Collection Albert Uderzo © 2013, Les Éditions Albert René / Goscinny-Uderzo
Astérix et Cléopâtre,planche 17 Texte : René Goscinny. Dessin : Albert Uderzo Édition originale, Paris, Dargaud, 1965 BnF, département Littérature et art © 2013, Les Éditions Albert René / Goscinny-Uderzo (rééd. chez Hachette)
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Le « phénomène «Astérix »
Le succès phénoménal d’Astérixse mesure à l’aune des éditions en albums et livres dérivés, des traductions, de la couverture médiatique, des adaptations cinématographiques, de l’exploitation publicitaire et de la déclinaison en jeux et jouets, jusqu’à la création d’un parc d’attractions. À ce titre, les années 1965-1966 ont eu un rôle charnière.
Modèles pour l’animation du personnage d’Astérix dans Les Douze Travaux d’Astérix Dessins d’Albert Uderzo pour les Studios Idéfix janvier 1974 Collection Albert Uderzo © 2013 Les Éditions Albert René/ Goscinny – Uderzo
Crayonné réalisé par Albert Uderzo pour la promotion du film Astérix et Obélix contre César, 1999 Collection Albert Uderzo © 2013 Les Éditions Albert René/Goscinny - Uderzo
Albums, traductions et éditions dérivées
Les 35 albums parus (le 35èmeparaîtra le 24 octobre 2013), sont présentés dans leurs éditions originales en regard de leurs traductions en 35 langues et dialectes, sur les 111 au total, du japonais à l’espéranto en passant par l’italien, le romanche, le polo-nais, le chinois, l’hébreu ou le picard, sans oublier le latin. Les problèmes de traduction sont soulevés à travers les exemples du détournement très politique du magazine alle-mand pour la jeunesseLupoet de la remarquable adaptation par les traducteurs anglais. Les éditions dérivées, albums pop-up, mini-livres et autres livres d’images témoignent éga-lement du succès éditorial. Mais avant même cette diffusion sous forme d’albums dont les tirages sont allés croissant,Astérix conquiert un public élargi sur les ondes de Radio Luxembourg puis de France Inter tandis que la première aventure contée sur disque vinyle paraît en décembre 1960.
Asterîks wa-Klîûbâtra Le Caire, Dar al-Maaref, 1980 Collection particulière photo Bertrand Huet © 2013 Les Éditions Albert René/ Goscinny – Uderzo
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