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La France dans la nouvelle économie mondiale, J.-F. Eck Cha . 3 – Les Fran ais : une mutation ? Po ulation société et économie I.La croissance démo ra hi ue e e • démographie : 20 rang mondial et 2 rang dans l’Union Européenne 1/ Lon tem s élevée la natalité fléchit de uis le milieu des années 1960 • Les fluctuations de la natalité demeurent mal connues. On n’a pu prévoir la hausse d’après-guerre ni la baisse depuis 1965.  ∙ Taux de natalité :  1939 ~ 15 ‰ 1947 ~ 21 ‰ 1964 ~ 18 ‰ 1996 ~ 13 ‰ 2004 ~ 13 ‰ Cet indicateur reflète mal la crise démographique actuelle car il est d’autant plus élevé que la population est jeune et faible qu’elle augmente. ∙ Indice conjoncturel de fécondité (Σtaux de fécondité par âge) : 1942 1950 1955 1965 1975 puis alternance hausses-baisses tous les 2 à 3 ans Aujourd’hui, cet indice est de 1,9 enfant par femme âgée entre 19 et 49 ans et ne permet pas d’assurer le remplacement des générations. Un des plus élevés d’Europe (après l’Irlande). Mais c’est toute l’Europe qui traverse une crise, donc c’est l’indice le moins mauvais. • Comme le baby-boom, le recul de la fécondité est indépendant de l’évolution économique intérieure et de la politique internationale. Les vraies causes sont :  ∙ la politique suivie par l’État  ∙ la transformation des valeurs familiales  ∙ et la modification des comportements au sein des couples 1939: Politique familiale du gouvernement Daladier (Code de la famille) poursuivie jusqu’à aujourd’hui allocations familiales proportionnelles à la taille des familles, primes de naissance, allégements des impôts (quotient familial depuis 1945),…  et pour les pauvres : aides à la scolarisation, aides au logement,… Elles ont représenté un soutien substantiel jusqu’en 1955, puis ont décliné ou pour certaines, disparues. De plus, les allocations familiales n’ont pas été suffisamment revalorisées (à partir de 1969) parallèlement à l’inflation. Dans leur ensemble, elles représentaient :  en 1950, 40 %  en 1960, 30 % des dépenses sociales de la nation  en 1975, 20 %