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Banque filière PT
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Epreuve de Français II
Durée 4 h
Conformément à l'idéologie dominante que j'ai plusieurs fois évoquée, il est admis une fois pour
toutes que les connaissances dites scientifiques sont objectives, transcendantes par rapport aux opinions
philosophiques ou politiques.
Aussi « la science » est-elle neutre. Ce qu'on appelle la méthode
scientifique, c'est précisément l'ensemble des normes et des procédures grâce auxquelles on s'assure de
l'adéquation entre la théorie et la réalité.
Il n'y a donc qu'une « science » ; et Bogdanov, par exemple,
avait tort de distinguer entre une « science bourgeoise » et une « science prolétarienne ». C’est d'ailleurs
pour cela que les scientifiques de tous bords peuvent coopérer et promouvoir le progrès du savoir, qu'ils
soient chrétiens ou athées, réactionnaires ou révolutionnaires.
Récemment, dans un article du
Monde
que
j'ai déjà cité, Paul Caro le réaffirmait solennellement « Il n'y a rien de métaphysique dans la science. »
Les défenseurs de la « science pure », notons-le, font généralement des concessions de détail.
Ainsi il ne leur échappe pas que la recherche scientifique est économiquement et socialement
conditionnée.
Il faut de l'argent, des équipements, des institutions ad hoc.
Tout cela, selon les lieux et
les époques, peut influer sur le rythme de développement et sur les orientations de telle ou telle
discipline. De même, il est difficile de nier que « la science » mette en jeu certaines options
philosophiques.
Faire de la science, cela suppose en effet qu'on accepte sans réserves un minimum de
Un pour Un
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