Cette publication est accessible gratuitement
Lire

corrigé Bac L 2017 Pondichéry - Histoire Géographie

De
6 pages
Coesérie L : 4 / Série ES : 5fficient : Baccalauréat Pondichéry Session 2017 Série L et ES PREMIERE PARTIE COMPOSITION D'HISTOIRE 1 PROPOSITION DE CORRIGÉ Durée de l’épreuve : 4 heures Épreuve :Histoire-Géographie Sujet 1 Le Proche-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale Un plan chronologique est conseillémais attention aux bornes du sujet qui ne commence qu'en 1945 tandis que le programme débute en1918. Attention à ne pas se centrer uniquement sur les guerres et le conflit israëlo-palestinien maisaussi sur les tensions liées aux ressources. Il y a tout juste 70 ans en 1947, était créé l'Etat d'Israël au cœur du Proche-Orient. Cette expression désigne l’ensemble des pays de la Méditerranée orientale (Turquie, Syrie, Liban, Israël, Egypte) auquel est ajoutée la Jordanie. Mais l’expression anglo-saxonne « Moyen-Orient », plus large, lui est de plus en plus préférée ; elle inclut en plusIran, Irak et péninsule arabique (y compris les émirats). Un conflit est une tensionpour le contrôle d’un espace ou d’une ressource. Mais dans quelle mesure les conflits déstabilisent-ils cette région jusqu’à nos jours? Il convient de voir la fin de l'ère des mandats (1945-1948) puis le Proche-Orient, un arc de crises (1948-1979) et enfin les tentatives de résolution des conflits et leurs limites depuis les années 1980. 1. La fin de l’ère des mandats (1945-1948) 1.1 .
Voir plus Voir moins

Coesérie L : 4 / Série ES : 5fficient :

Baccalauréat Pondichéry

Session 2017

Série L et ES


PREMIERE PARTIE COMPOSITION D'HISTOIRE

1

PROPOSITION DE CORRIGÉ

Durée de l’épreuve : 4 heures



Épreuve :Histoire-Géographie




Sujet 1 Le Proche-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale

Un plan chronologique est conseillémais attention aux bornes du sujet qui ne commence qu'en 1945
tandis que le programme débute en1918. Attention à ne pas se centrer uniquement sur les guerres
et le conflit israëlo-palestinien maisaussi sur les tensions liées aux ressources.

Il y a tout juste 70 ans en 1947, était créé l'Etat d'Israël au cœur du Proche-Orient. Cette expression
désigne l’ensemble des pays de la Méditerranée orientale (Turquie, Syrie, Liban, Israël, Egypte) auquel
est ajoutée la Jordanie. Mais l’expression anglo-saxonne « Moyen-Orient », plus large, lui est de plus
en plus préférée ; elle inclut en plusIran, Irak et péninsule arabique (y compris les émirats).

Un conflit est une tensionpour le contrôle d’un espace ou d’une ressource. Mais dans quelle mesure
les conflits déstabilisent-ils cette région jusqu’à nos jours? Il convient de voir la fin de l'ère des
mandats (1945-1948) puis le Proche-Orient, un arc de crises (1948-1979) et enfin les tentatives de

résolution des conflits et leurs limites depuis les années 1980.

1. La fin de l’ère des mandats (1945-1948)
1.1 . Vers la fin des mandats (1945-1948)
Les mandats sont d’anciennes colonies de l’empire ottoman, allié de l’Allemagne durant la 1ère GM
accordées, par la SDN à l’Angleterreet la France. La 2ème GM marque la fin du prestige pour les
métropoles britannique et française. Ainsi, la Jordanie (mandat anglais) etla Syrie (mandat français)
accèdent à l’indépendance en 1946.

1.2 Le problème du mandat en Palestine
Mais le principal problème est le mandat GB en Palestine. En effet, 2 communautéscoexistent :
en1946, on compte 2/3 de musulmans (1,4M) et 1/3 de Juifs. Or chaque communauté revendique
un Etat en Palestine. Le sionisme est unmouvement qui revendique un Etat juif enPalestine.
Le plan de partage de 1947 de l’ONU prévoit 2 Etats en Palestine (55% du territoire aux Juifs).

1.3. La naissance d’Israël (1948) et ses conséquences
Si les Juifs acceptent le plan de partage en proclamant la naissance d’Israël (mai 1948), la Ligue
arabe(organisation de défense des intérêts des pays arabes du Proche-Orient) le refuse. La guerre
qu’ils lancentà Israël estun échecmême si des territoires sont récupérés ; Jerusalem, carrefour
religieux, est divisée en 2 entre Israël et Jordanie.


2. Le Proche-Orient : un arc de conflits (1948-fin des années 1970)
2.1 Crise de Suez et fin del’influence franco-anglaise
En 1956, dans le contextede la GF, les USA mécontents annulent l’aide promise
à l’Egypte pour financer un barrage. En réponse, le Président égyptien Nasser,
furieux, annonce la nationalisation du canal de Suez, voie commerciale majeure.
En octobre 1956, une opération militaire (soutenue par Israel) est lancée par le
Royaume-Uni et la France, détenteurs majoritaires du Canal. Mais les troupes
sont retirées sous pression des 2 Grands (USA/URSS)
2.2 La Guerre des 6 Jours (1967) et ses conséquences

2

Dans une logique d’opposition aux l’URSS appoUSA qui soutiennent Israël,rte un soutien financier
et militaire aux pays arabes frontaliers d’Israël (ex Egypte). Une attaque est menée contre l’Egypte
qui se solde par une victoire israëlienne et d’importants gains territoriaux :Cisjordanie,
bande de Gaza, Sinaï, Golan. Israëlétant intervenue malgré l’opposition américaine, elle est
condamnée par l’ONU en 1967 par larésolution 242qui reconnaît le droitde chaque Etat de vivre à
l’intérieur de ses frontières. L’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine), créée en 1964,
avec Arafat à sa tête dès 1969, recourt au terrorisme (ex : prise en otage d’athlètes israëliens JO
Munich1972, détournements…)
2.3 La Guerre du Kippour (1973) et ses conséquences
Après une attaque surprise menée par la Syrie et l’Egypte de Sadate, Israël remporte une
nouvelle victoire et entraîne l’exil de centaines de milliers de Palestiniens ; ce qui déstabilise
les Etats voisins (guerre civile au Liban 1975-1976 entre chrétiens et musulmans). En
réaction, les pays arabes de l’OPEP s’accordent pour diminuer la production pétrolière
d’où le 1er choc pétrolier. Des efforts sont néanmoins faits ex rapprochement Sadate/Israël
(accords deCamp David1978)qui restitue le Sinaï (1982) mais ce geste inédit est mal
accepté et le président égyptien estassassiné en 1981.

3. Des tentatives pour résoudre lescrises de 1980 à nos jours
3.1 L’intérêt occidental dans la résolution de conflits (1980-1991)
Le Proche-Orient dispose de2/3 des réserves mondiales de pétrole.
Or depuis les chocs de 1973 (lié à laguerre du Kippour) et 1979 lié à la révolution de
Khomeiny en Iran, , les prix du pétrole se sont envolés (X30). Jusque là, l’ancien chef
d’Etat iranien (le Shah) laissait les USA s’approvisionner en pétrole; ce qui prend fin
avec Khomeiny.
Officiellement pour assurer la paix au nom de l’ONU, les Occidentaux s’impliquent pour
résoudre la guerre entre Iran et Irakpour le pétrole. Mais elle est renforcée par la division
chiite/sunnite de 1980 à 1988. Or les ressources pétrolières sont un motif officieux.
Le même décalage entre intentionsofficielle et officieuse explique l’intervention des USA au
ère
Koweït en 1990 face à la tentative d’annexion par Saddam Hussein, président de l’Irak (1
guerre du Golfe).
©SK
3.2 Les accords d’Oslo et leurslimites : vers l’enlisement (de 1993 à l’aubedu XXI
En 1993, Bill Clinton préside les accords d’Oslo scellant une reconnaissance mutuelle entre
l’IsraëlJȑ?OZN`GQ8GHHOTKZRȑ526Jȑ'XGLGZ3GOY8GHHOTKYZGYYGYYOTªVGX[T
K^ZXªSOYZKP[OL2GIXªGZOUTJȑ[TS[XKTZXK/YXG¬RKZRG)OYPUXJGTOKRKYGZZKTZGZY
ZKXXUXOYZKYJ[.GSGYKZRG\OIZUOXKJKIKVGXZOOYRGSOYZKG[^RªMOYRGZO\KYJGTYRGHGTJK
JK-G`GKTSUTZXKTZG[YYORȑªINKIJKYGIIUXJY;THRUI[YKYZOTYZG[XªY[OZK¡
RGVXOYKJKVU[\UOXJKYOYRGSOYZKYJ[.GSGY¡-G`G
Ainsi, si les accords d’Oslo semblaient marquer un progrès en reconnaissant une

3

©XK
Autorité palestinienne sur la bande de Gaza et la Cisjordanie et mettent finà la 1/TZOLGJG
l Xª\URZK JKY VOKXXKY|YU[R©\KSKTZJKY6GRKYZOTOKTYKTZKXXOZUOXKUII[VªORYTȑUTZ
VGYK[RKY[II©YGZZKTJ[JȑG[ZGTZ
©SK
qu’une 2OTZOLGJGKYZRGTIªK

3.3 De nouvelles tensions depuis le début du XXIème siècle

L’intervention des USA dans ladéstabilise2ème guerre en Irak en 2003 à nouveau cette
région,SGRMXªRȑUVVUYOZOUTLXGT¨GOYK¡IKZZKM[KXXK+TKLLKZORTKYȑGMOZVGYJȑ[TK
M[KXXKJKJXUOZ-=([YNGVX©YRKYKVZKSHXKINKXINK¡GZZKOTJXKRȑ/XGQ
IRGYYª IUSSK GVVGXZKTGTZ¡Rȑl'^K J[ 3GR|KZY[YVKIZª¡ZUXZJKVUYYªJKXJKY
GXSKYJKJKYZX[IZOUTSGYYO\KVGXRKY;9'
Saddam Hussein est exécuté en 2006.
Enfin, l'émergence de l'Etat islamique (Daesh) en Irak et en Syrie contribueà toujours plus
JªYZGHOROYKX IKZZK XªMOUTM[KXXKKT9_XOKG\KIJKTUSHXK[^IO\ORYZ[ªY

ème
Ainsi, le Proche-Orient, reste encoreun foyer de conflits géopolitiques au XXI.

L’eau, ressource de plus en plus rare, devient une nouvelle source de conflit dans la région.
Les pays en amont des fleuves, comme la Turquie, profitent de leur situation pour utiliser l’eau
comme une arme géopolitique dans des régions qui sont en déficit hydrique (=manque d’eau).

OU Sujet 2 Media et opinion dans les grandes crises depuis l'affaire Dreyfus

Un plan chronologique est conseillé. Il faut définir les termes media et opinion. Il convient de
souligner le rôle des media dans l'opinion mais attention à ne pas négligerqu'en retour l'opinion a
une influence réciproque sur les medias qui propagent l'information en fonction de l'opinion
majoritaire. On attend du candidat qu'il montre pour chaque crise la manière différnte d'appréhender
un même événement selon le pointde vue de l'auteur. Comme crises on attendait l'affaire Dreyfus, la
crise du 6 février 1934, la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d'Algérie, Mai 68, lesattentats de
Charlie Hebdo...

Les attentats de janvier 2015 ont montré l'influence réciproque entre media et opinion. Mais ce
constat remonte à la fin du XIXe avec l'affaire Dreyfus. Les medias sont des techniques de diffusion
massive de l'information (presse, radio, télé, internet) alors que l'opinion publique désigne les
attitudes dominantes dans une société sur un sujet. Mais dans quelle mesure les media
influencentils l'opinion publique depuis la fin du XIXe ? On verra l'hégémonie de la presse sur les crises début Xxe
puis la radio à la conquête des masses des années 40 aux années 1960 et enfin la «culture de
l'écran » depuis les années 1960.

I/ L'hégémonie de la presse sur les crises début Xxe

A la fin du XIXe, un premier media émerge : la presse. Autorisée dès 1881,elle est un moyen de
diffuser des informations ou de mobiliser l'opinion, qu'elle soit neutre ou engagée (Canard Enchaîné

4

1915, L’Humanité). Lors de la 1ère GM, elle est un instrument de propagande, de «bourrage de
crâne ».De plus, la censure, abolieen 1881, est éphémèrement rétablie de 1914 à 1918. Elle est
surtout au cœur de l'affaire Dreyfusoù un juif est accusé à tort d'espionnage; ce qu'on sait par une
lettre d'aveu. La presse est utilisée tant par les dreyfusards (L’Aurore) que les antidreyfusards

(exLa Libre Parole,journal antisémite ultraconservateur fondé par Drumont ). Une caricature
représente ainsi Dreyfus avec les stéréotypes du juif (nez crochu...) et il est accuséd'être un
« Judas ».
Le rôle de la presse est ensuite mis en évidence lors de la crise du 6 février1934. Il s’agit d’une
insurrection de l’extrême-droite. Lacrise économique dès 1929 et l’arrivéeau pouvoir d’Hitler en
Allemagne (30 janvier 1933)déstabilisent le pouvoir en France, alors secouée par des scandales
financiers (Stavisky) qui provoquent un antiparlementarisme.Une insurrection éclate; elle se solde
par une quinzaine de morts. Or la presse traite ce même événement de manière opposée. SiLe
Populaire, journal de gauche, assimile cet événement à un coup d'Etat fasciste, L'Action française,
journal d'extrême-droite, accuse les gouvernants d' « assassins ». Mais avec le second conflit mondial
un autre media émerge : la radio.

II/ La radio à la conquête des masses
Cette invention début Xxese diffuseprogressivement durant l'entre-2-guerres: on parle de transistor.
Pendant la 2ème Guerre Mondiale, une « guerre des ondes » oppose résistants et
collaborateurs. De Gaulle lance son célèbre « appel du 18 juin » depuis la radio de Londres, la
BBC tandis que Pétain radiodiffuse son allocution où il appelle à collaborer avec l'Allemagne
nazie la veille. Ce rôle majeurde la radio se renforce lors d'un autre conflit : la guerre d'Algérie.
En effet, grâce à la radio, De Gaullemobilise l'opinion pour dénoncer la tentative deputsch des
généraux en avril 1961. Suiteau « oui » au referendum sur l'autodétermination, les
colonialistes furieuxtentent de faire sécession à Alger. La radio sert donc à dénoncer cette
révolte et l'anihiler. Un nouveau media apparaît dans les années 1960: la télévision et plus
généralement la « culture de l'écran » avec internet ensuite, révolution de la fin du Xxe.

III/ Une « culture de l'écran» depuis les années 1960
Cette culture émerge en mai 68, crise à la fois étudiante, ouvrière et politique. A l'époque, les medias
et notamment la télé sont sous contrôle du Ministère de l'Information qui peut censurer (Ofice de
Radiodiffusion Télévisée Française dès 1949). La télévision devient le media privilégié sous De Gaulle
mais du fait de la censure les radios périphériques ont une forte audience (puisqu'elles
émettent en Francedepuis l'étranger ex RTL depuis le Luxembourg).En mai 68, l'ORTF se met
en grève du fait de la censure. Une affiche de l'Ecole des Beaux-Arts, «La Police vous parle tous
les soirs à 20h » dénonce cette mainmise du gouvernement sur la télévision de l'époque. Enfin,
dès la fin du Xxe, unnouveaumedia : internet révolutionne les rapports entremedias et
opinion.
Ainsi en 2002, les media sont accusés d'avoir dramatisé les problèmes d'insécurité; contribuant ainsi
nd
à l'accès au 2tour de l'extrême-droite. Surtout les attentats terroristes de 2013 et2015 mettent en
avant un rôle nouveau pour les media : l'info en continu mais aussi le rôle nouveau des réseaux
sociaux qui ont pour atout defavoriser la mobilisation de l'opinion mais sont dangereux
(embrigadement, appels à la haine). L'opinion est de plus en plus demandeuse de sondages ;
ainsi elle influence de plus enplus réciproquement aussi les medias.

Ainsi les medias ont influencé l'opinion depuis l'affaire Dreyfus, qu'il s'agisse de la presse puyis de la
radio, de la télé pui internet. Cet élan ne se limite pas à la France comme le prouve l'élan de solidarité
sur les réseaux sociaux suite aux attentats de Berlin en décembre dernier.

5


ANALYSE DE DOCUMENTSGEOGRAPHIQUES

Attention à bien confronter les documents et non les étudier séparément.

1/ Présentation

Les deux documents ont pour source la Banque Mondiale et sont à l'échelle mondiale. Le premier est
une carte en anamorphose et date de 2015 tandis que le 2ème est un planisphère de 2014.

2/ Intérêt et choix cartographique

Si le premier document utilise des valeurs relatives, le second utilise des valeurs absolues. Ces deux
documents témoignent d'une «fracture numérique » entre les Etats les mieux connectés à internet
et les moins connectés. En effet, si le monde fonctionne désormais en réseau (support qui permet à
des flux de circuler), grâceaux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, la
mondialisation renforce les inégalités entre les territoires puisque la Triade mise en évidence dans le
doc 1 est la mieux connectée. Ainsi87,36% des Américains disposent d'une connexion contre 0,99%
des Erythréens. Au niveaudes choixcartographiques, les 2 documents utilisent des dégradés.

3/ Limites et critique

Mais toute carte est une vision subjective de son auteur. L'anamorphose document 1 déforme la
taille pour mettre en évidenceun paramètre : la connexion à Internet. La discrétisation (découpage
en classes statistiques) est aléatoire.

6