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Corrigé Bac S 2017 Pondichéry - Histoire Géographie

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Extrait du sujet :
Sujet 1 : Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation (espaces maritimes y compris)
Sujet 2 : Japon/Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales
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=Baccalauréat Pondichéry



Session 2017



Épreuve :Histoire-Géographie

Série S




Durée de l’épreuve : 3 heures

Coefficient : 3

PROPOSITION DE CORRIGÉ

1

PREMIERE PARTIE COMPOSITION DE GEOGRAPHIE

Le candidat traite un des 2 sujets decomposition

Sujet 1 : Des territoires inégalement intégrés à la mondialisation (espaces maritimesy compris)

Ce sujet centré sur la notion de mondialisation invite à mettre en évidence une hiérarchie et une
sélection des espaces à différentes échelles. Un schéma (d'une façade maritime ou d'une ville
mondiale par ex) est bienvenu dansla copie. Voici une proposition de corrigé.

Dans de nombreuses métropoles mondiales, des quartiers d'affaires jouxtent des bidonvilles (à Rio ou
Mumbai par exemple). Ainsi, à différentes échelles ,les territoires sont inégalement intégrés dans la
mondialisation. Elle désigne le processus d'extension du capitalisme qui aboutit à une mise en
relation des différentes parties de laplanète. Ainsi, loin d'homogénéiser laplanète, dans quelle
mesure la mondialisation renforce-t-elle les inégalités entre les territoires ? On verrales aspects de
l'intégration avec les centres du monde puis les bases de cette intégration et enfin les limites avec un
reste du monde inégalement intégré à toutes les échelles.

I/Les espaces au cœur de la mondialisation : les centres du monde

a) Les centres anciens : Triade (groupe de 3 pôles qui dominent la mondialisation) et villes mondiales
(villes qui ont des fonctions de commandement insérées dans les réseaux mondialisés)

b) De nouveaux centres : les BRICS (1/5 de l'éco mondiale en 2025), NPIA (Taïwan, Singapour, Corée
du Sud, Hong Kong) et pays pétroliers (2/3 des réserves mondiales de pétrole dans 5Etats : Arabie,
Iran, Irak, E.A.U, Koweit).

II/ Les bases de l'intégration

a) La connexion au réseaude transport maritime mondial : façades maritimes (ensemble de ports
connectés entre eux qui s'appuie sur un hinterland)

b) La connexion au réseaude transport aérien mondial (hubs)

c)La connexion au réseau de communication (NTIC, « fracture numérique »: inégal accès aux réseaux
de communication entre les territoires)

2


III)

Un reste du monde inégalement intégré à toutes les échelles

a) Une diversité de situations: à l'échelle mondiale, périphéries intégrées ou en voied’intégration
(états-ateliers : dumping eco, social), délaissées : PMA qui cumulent les handicaps, Corée du Nord qui
refuse la mondialisation par choix idéologique

b) A l'échelle locale, des bidonvilles= quartier fait de matériaux de récup (Rocinha, Dharavi)

Ainsi, la mondialisation accentue les inégalités entre territoires à toutes les échelles. Si certains sont
toujours plus intégrés à lamondialisation, d'autres sont toujours plus marginalisés. Cette
mondialisation se traduit par ailleurs par une multiplication des flux (qu’ilssoient humains, matériels
ou immatériels), des acteurs (Etats,FTN, organisations).

OUSujet 2 : Japon/Chine : concurrences régionales, ambitions mondiales

La notion de puissance est au cœurde ce sujet qui invite à varier les échelles. Il convient d'aborder les
différents aspects de ces 2 puissances (hard et soft power)selon une approche comparative(il faut
absolument traiter les 2 Etats ensemble et non les dissocier). Voici une proposition de corrigé même
si plusieurs plans sont possibles.

ème
Depuis quelques années, le PIB de la Chine a dépassé celui du Japon ; elle est devenue la 2
puissance mondiale. Il s’agit de la capacité d’un Etat à influencer les autrespar le Hard power
(militaire et économique) et le soft power (culturel et diplomatique). La rivalité entre ces puissances
s’inscrit à différentes échelles, qu’elles soient régionale ou mondiale. Dansquelle mesure le Japon et
la Chine s'affirment-ils comme des puissances concurrentes à diverses échelles ?
Il convient de voir que ces2 Etats sont des puissances économiques voisines puis qu’elles ont un rôle
militaire inégal et enfin qu’elles ontles attributs de « puissances douces ».

I) 2 puissances économiques voisines
ème
La Chine est désormais 2puissance mondiale puisqu’elle a dépassé le Japon (PIB de 5500 Mds
dollars). Si pendant longtemps, grâce à son abondante main d’œuvre, la Chine a étél’« atelier du
monde » (assemblage de pièces et produits à faible VA), elle a désormais aussi progressé
dans le processus d’extraversion industrielle au point de rattraper le Japony compris sur le plan
technologique. Mais elle est dépendante en énergie.

ème
II) 2 puissances stratégiques inégaleGMs : un héritage de la 2
Le Japonsubit les séquelles de sa politique lors de la 2ème GM puisqu’il est sous tutelle des USA: ni
arme nucléaire ni membre permanent ONU au contraire de la Chine (depuis 1971).De plus, la Chine
s’impose comme la puissance stratégique de l’Asie Orientale (territoires revendiqués ex îles Senkaku)
pour éclipser les USA ayant tutelle sur le Japon.Mais les 2 puissances participent à des opérations de
maintien de la paix.

III) Les attributs de 2 puissances «douces »
a) CulturelUne « nipponisation» s’opère (cuisine japonaise, mangas, arts martiaux…) mais la
« sinisation » n’est pas absente (confucianisme). De + les JO se dérouleront en 2020à Tokyo, les JO
ont eu lieu à Shanghaï en 2008.b) DiplomatiqueLes 2 puissances sont membres du G20 à l’échelle
mondiale et président des organisations régionales (ASEAN) ; le Japon est aussi membre du G8.

3

Conclusion : Pour Michel Foucher, si les 2 ont un poids économique majeur, le Japonest une
« puissance établie » ancienne, et àhaut niveau de vie alors que la Chine est une
« puissance ascendante »récente où le niveau de vie reste globalement faible. Ainsi la puissance des
Etats masque des disparité à l’échelle locale entre les littoraux et l’intérieur («Japonde l’Endroit » et
« Japon de l’Envers »).

DEUXIEME PARTIE

Le candidat analyse les facteurs de conflits (tensions pour le contrôle d'un espace oud'une
ressource). Il convient d'éviter 2 écueils : la paraphrase (en expliquant les allusions par des
connaissances de cours) et l'absence de référence au document en voulant trop êtreproche du cours
(citer le document). Il est bienvenu d'évoquer les limites du document.

Il s'agit d'un rapport du Sénat français en 2008 sur la situation au Proche-Orient, foyer d'instabilité.

I/ Des facteurs géopolitiques

Des causes géopolitiques existent. La question du programme nucléaire iranien est envisagée comme
source de conflit paragraphe 1. A cejour, seuls 9 Etats dont Israël cité l3 en disposent. D'autres causes
politiques sont abordées :les guerres israëlo-arabes lè « défaites de l'Egypte et ses alliés arabes face
à Israël : 1948-1949, crisede Suez 1956, guerre des Six Jours 1967, guerre du Kippour 1973. Enfin le
paragraphe 5 fait allusion à la menace terroriste.

II/ Des facteurs géoéconomiques

Le paragraphe 4 y fait allusion l13 «énergie (…) importations de pétrole etde gaz. En effet le
ProcheOrient dispose de 2/3 desréserves mondiales de pétrole. Ainsi, l'Arabie Saoudite dispose de 25% des
réserves de pétrole. L'eaun'est pascitée dans le texte mais est une autre source detension,
ressource convoitée.

III/ Des facteurs géoculturels

L'Islam est divisé en plusieurs courants « religion qui divise (…) les pays musulmans de la région ». En
effet, si les sunnites sont majoritaires, la minorité chiite est très présente et religiond'Etat en Iran. Il
existe aussi d'autres minorités (druzes, alaouites). De plus des tensions interreligieuses existent aussi
mais ne sont pas citées (minorités juives et chrétiennes).

Le document est un pointde vue subjectif, vision d'un Etat étranger.

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