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Chapitre L'action européenne et internationale

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  • cours - matière potentielle : l' année

  • redaction - matière potentielle : des cctp

  • cours - matière potentielle : des séances tech - niques


Chapitre 4 L'action européenne et internationale 82 e LCPC, notamment par les activités du Service d'études et recherches internationales, apporte un soutien à l'exportation de la technologie et de l'ingénierie françaises, dans les domaines de compétences du réseau des laboratoires des Ponts et Chaussées (LPC). Depuis 1971, l'ensemble de ces activités a fait l'objet de près de 1 000 contrats, impliquant environ 350 agents du réseau technique. En 2001, le LCPC a ouvert vingt et un nouveaux contrats, parmi lesquels seize ont fait l'objet de missions à l'étranger au cours de l'année, totalisant six hommes-mois, pour trente et une missions dans quinze pays. .L Les actions internationales opérationnelles Études, mesures et contrôles de travaux Ces activités opérationnelles ont fait l'objet en 2001 de seize contrats nouveaux, réalisés dans dix pays : Belgique, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Kosovo, Maroc, Ile Maurice, Niger, Suède, Suisse. Cette activité opérationnelle affiche une augmentation quantitative du nombre des interventions, mais la durée des missions est de plus en plus courte. L'évolution de la demande se traduit également par l'apparition de marchés dans lesquels les noms des experts sont fixés, mais où les interventions sont programmées en fonction de l'avancement du chantier ou du projet pour lequel ils sont sollicités Recherche et développement L'activité 2001 dans ces domaines est restée réduite, à un niveau comparable au niveau des années précédentes.

  • développement d'outils et de méthodes

  • association des laboratoires du bâtiment et des travaux publics

  • travail quotidien d'assistance

  • aipcr

  • modèle hdm

  • tion du modèle hdm

  • réunions de l'association des directeurs africains des routes

  • épaisseur moyenne

  • séminaire annuel de l'association des direc- teurs des routes africains


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4_LCPC 08-07-2002 4:22 Page 82
Chapitre 4 L’action européenne et internationale
Les actions internationales
opérationnelles
e LCPC, notamment par les activités du Service d’études etL recher ches internationales, apporte un soutien à l’exportation de la.
technologie et de l’ingénierie françaises, dans les domaines de compétences
du réseau des laboratoires des Ponts et Chaussées (LPC).
Études, mesuresDepuis 1971, l’ensemble de ces acti vités a fait l’objet de près
et contrôles de travaux
de 1 000 contrats, impliquant environ 350 agents du Ces activités opérationnelles ont fait
réseau technique. l’objet en 2001 de seize contrats
nouveaux, réalisés dans dix pays :En 2001, le LCPC a ouvert vingt et un nouveaux contrats,
Belgique, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée,
parmi lesquels seize ont fait l’objet de missions à l’ étranger Kosovo, Maroc, Ile Maurice, Niger, Suède,
au cours de l’année, totalisant six hommes -mois, pour Suisse.
Cette activité opérationnelle affiche unetrente et une missions dans quinze pays.
augmentation quantitative du nombre des
interventions, mais la durée des missions
est de plus en plus courte. L’évolution de
la demande se traduit également par
l’apparition de marchés dans lesquels les
noms des experts sont fixés, mais où les
interventions sont programmées en
fonction de l’avancement du chantier ou
du projet pour lequel ils sont sollicités
Recherche et développement
L’activité 2001 dans ces domaines est
restée réduite, à un niveau comparable au
niveau des années précédentes. Elle a fait
l’objet de cinq contrats et concerne
principalement :
• une étude expérimentale sur les
colonnes chaux-ciment, en Suède,
menée en collaboration avec une
entreprise suédoise ;
• un soutien à des recherches menées au
Brésil, à l’université fédérale de Rio
Grande do Sul (UFRGS), sur l’adaptation
du modèle HDM-4 au contexte local. Ce
soutien est assuré dans le cadre d’une
convention de partenariat entre le LCPC
et l’UFRGS, qui a permis d’accueillir au
LCPC pendant deux mois un chercheur
de cette université ;
824_LCPC 08-07-2002 4:23 Page 83
• des actions de formation à l’intention de
stagiaires étrangers, menées en France
et à l’étranger ; Réunions de l’Association des directeurs
• Une mission d’appui à l’AIPCR, pour la africains des routes (ADAR) etdiffusion du modèle HDM-4.
de l’Association des laboratoires
Assistance et conseil du bâtiment et des travaux publics
Les contrats sont l’aboutissement le plus
(ALBTP), N’Djaména, octobre 2001achevé d’un travail quotidien d’assistance
à l’export. Le SERI est souvent consulté Par l’intermédiaire du SERI, le LCPC a Le thème de la réunion de l’ADAR
pour des questions diverses dont été présent lors du séminaire était « La Gestion de l’entretien rou-
certaines peuvent se traiter par un simple annuel de l’Association des direc- tier par niveaux de service ». Il a été
échange téléphonique, tandis que teurs des routes africains (ADAR) à illustré très complètement par la
d’autres nécessitent une instruction plus N’Djaména, ainsi qu’à l’assemblée présentation du projet en cours au
importante. générale des Directeurs des Tchad, pour lequel l’entretien d’une
Entre le début de l’année 2001 et la fin du Laboratoires africains (ALBTP, route en terre est confié pour quatre
mois de novembre, cinquante et une Association des laboratoires du bâti- ans à une entreprise, rémunérée sur
affaires ont été ainsi instruites, ment et des travaux publics) qui a la base de prix forfaitaires, le contrô-
auxquelles on peut ajouter dix autres, suivi. Au cours des séances tech- le étant effectué par des mesures
ouvertes en 2000 mais ayant connu une niques, le SERI a présenté trois com- régulières du niveau de service.
suite en 2001, ce qui fait un total de munications, l’une sur le projet Ce type de contrat a déjà été utilisé
soixante et une affaires traitées. SOURCE (ADAR) et les deux autres pour des routes revêtues en
sur les mesures au radar géotech- Amérique du Sud. Il constitue
nique et le modèle une première pour les routes non
HDM-4 (ALBTP). revêtues.
Route N’Djaména-Djermaya (Tchad) :
effet du retrait des karals sur une grave.
834_LCPC 08-07-2002 4:23 Page 84
La diffusion du modèle HDM-4
Contact : Pierre.Joubert@lcpc.fr
Le modèle HDM-4, dont la version de formation à destination des
1.0 est parue en mars 2000, a bailleurs de fonds (Banque ouest
continué à évoluer en 2001 : africaine de développement) à
la version 1.2 est parue en avril, et Lomé, en décembre 2001, mais
une version 1.3 devrait paraître en aussi par exemple un contrat avec
décembre. Ces développements le BCEOM pour le plan directeur de
techniques ont nécessité un effort l’entretien routier au Kosovo ;
non négligeable sur la traduction • contrat spécifique avec l’AIPCR
du logiciel. pour les fonctions de « coordonna-
Parallèlement à la production des teur associé ». Ce contrat a provo-
nouvelles versions, l’année 2001 a qué quatre missions à l’étranger,
vu une modification profonde du financées par l’AIPCR, qui ont
projet HDM de l’AIPCR : aussi été l’occasion de mettre en
• effort accentué sur la diffusion, avant le savoir-faire français en
avec de nombreuses opérations de général et celui du LCPC et du
promotion ; réseau des LPC en particulier ;
• réorganisation de la structure du • conseil et encadrement de stagiai-
projet : retrait progressif de Neil res étrangers : c’est le cas pour
Robertson, nomination de deux Alle Ould Guig (Mauritanie), dont
« coordonnateurs associés » ; une partie du travail de CESROUTE
• prise en compte des conclusions comprenait une analyse avec
de l’étude « Mac Coubrey » (fon- HDM-4, et de Rafael Lerch (Brésil),
dée sur une enquête auprès des venu spécifiquement sur les
utilisateurs), avec la définition des aspects de la modélisation des
contours d’une version 2 et l’enga- effets des rechargements en enro-
gement de mener ce projet jusqu’à bés sur l’uni des chaussées dans
la fin 2003 (Conseil de Rome). l’État du Rio Grande do Sul.
Formation HDM: stage anglophone à l’intention
Outre les activités de suivi technolo- d’ingénieurs de Hongrie, Serbie, Bénin.
gique sur ce modèle (francisation du
logiciel et de la documentation, avis
divers), ce contexte a entraîné pour
le SERI une activité spécifique dont
certains aspects risquent de devenir
pérennes :
• renforcement des activités liées à
des contrats comprenant l’utilisa-
tion du modèle HDM : contrat PFE
(Ponts formation éditions) bien
sûr, avec notamment une session
84
Les actions internationales opérationnelles4_LCPC 08-07-2002 4:23 Page 85
Développement d’outils et de méthodes :
où on reparle du radar !
point de mesure tous les mètres,
sur deux files, soit environ
500 000 points de mesure.
Le matériel utilisé pour cette secon-
de intervention est identique au pré-
cédent : un radar SIR2 de marque
GSSI avec une seule antenne de
1500 MHz. Cependant, son environ-
nement mécanique a été modifié
pour le rendre moins lourd et plus
maniable : il rentre entièrement
dans une valise ordinaire et permet
néanmoins de travailler à une vites-
se de l’ordre de 25 à 30 km/h. La
cadence de travail a été élevée :
environ 125 km par jour sur la base
de 25 km de relevés par heure, soitSuite à une première intervention de
quatre jours pleins pour le relevémesure en continu d’épaisseur de
proprement dit. La moyenne globalechaussées par radar réalisée en
est évidemment différente puisque,2000, le LCPC et le LRPC de Saint-
au total, la mission aura duré douzeBrieuc sont intervenus en 2001 sur
jours ouvrables comprenant, outreune route de 250 km de longueur
la mesure in situ, les temps de voya-pour laquelle la maîtrise d’œuvre et
ge en avion pour rejoindre la capitalele bailleur de fonds souhaitaient
du pays et les temps de déplace-connaître les épaisseurs de la cou-
ment en voiture pour aller sur leche de base de manière continue. La
chantier, situé à 250 km de la capi-structure de la chaussée est peu
tale, le montage du matériel et dudifférente de celle de la première
topomètre sur le véhicule de mesu-intervention : fondation en graveleux
re, les étalonnages avec mesurelatéritique, base en granite concas-
radar et sondages. Les étalonnagessé, roulement en enrobé 0/10.
ont donné une précision identique àIl s’agissait donc cette fois-ci de
celle du premier chantier, inférieureréaliser des mesures dans un
ou au pire égale à 1 cm.contexte de routine, à raison d’un
854_LCPC 08-07-2002 4:23 Page 86
Développement d’outils et de méthodes :
où on reparle du radar ! (suite)
Les mesures radar effectuées à rai- réflexions auront une conséquence
son de deux points tous les mètres directe sur la rédaction des CCTP
(soit 2 000 points par kilomètre) (cahier des clauses techniques par-
apportent un nouvel éclairage à la ticulières) des marchés des
notion d’épaisseur d’une couche par bailleurs de fonds, en particulier au
rapport aux contrôles actuels qui niveau du choix des matériels de
sont discontinus et effectués, sur ce répandage, ainsi que sur la
chantier du moins, à raison d’une tolérance sur la dispersion
mesure tous les 250 mètres (quatre des épaisseurs, sur la
mesures par kilomètre à comparer à méthode la mieux appro-
2 000 mesures avec le radar). priée pour satisfaire simulta-
Les développements de l’analyse nément et au moins mal les
visent en particulier la recherche tolérances de nivellement et
d’une méthode statistique pour d’épaisseur, ou encore sur la
déterminer des zones homogènes dimension maximale de la
significativement différentes entre grave. En ce qui concerne le
elles et relevant d’épaisseurs de matériel de répandage, on a
renforcement différentes ou de comparé, sur ce chantier, la
durées de vie différentes. Ceci sous- mise en œuvre de la grave
tend que l’on fixe le pourcentage de 0/30 à la niveleuse ou au finisseur.
points plus grands ou plus petits Avec le finisseur, l’étendue des
que les bornes que l’on peut accep- mesures se situe entre plus ou
ter pour qualifier une zone « homo- moins 3 cm autour de l’épaisseur
gène », l’incrément de différencia- moyenne (plus ou moins la taille
tion des zones et la longueur mini- maximale de l’agrégat) alors qu’a-
male d’une zone compatible avec la vec la niveleuse on atteint 6 cm.
nature des travaux. Certes, il ne faut pas perdre de vue
À un moment où les chantiers de que la mesure des épaisseurs au
grande longueur se développent en radar a des limites liées en particu-
Afrique, il est à prévoir que ces lier à la structure, aux propriétés
des matériaux et à la qualité des
interfaces. Cependant, cette tech-
nique et les méthodes d’analyse
développées autour d’elle ouvrent
de nouvelles perspectives pour la
conception et le contrôle de réalisa-
tion des travaux de construction
des routes, pour les grands chan-
tiers africains en particulier.
86
Les actions internationales opérationnelles

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