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corpus article roumanie

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corpus article roumanie

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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+ Encart sur Greco Catholique
Charles et Gabriel sont deux jeunes
diplômés,
amis
depuis
toujours.
Ensemble et à bicyclette, ils sont partis
un an pour découvrir l'Eglise catholique
partout dans le monde. Sur les chemins
de Roumanie, ils ont croisé le Père Alin
Cindea. Jeune prêtre de la petite ville de
Beclean, cet homme de Dieu se bat pour
la paix et l’unité dans un pays qui se
réveille difficilement. Gréco-catholique,
il nous livre sans tabou son histoire
douloureuse et la spécificité de sa
vocation de prêtre marié.
Dites-nous un peu qui vous êtes !
Je m’appelle Alin Cindea, j’ai 31 ans et je
suis prêtre depuis 3 ans et demi à Beclean,
en Transylvanie (Roumanie). J'ai fait 5 ans
d’études de théologie en France, à Paray le
Monial et à Paris.
Je suis né dans une famille peu chrétienne,
à l'époque de Ceaucescu. Seuls mes grands
parents allaient à l'église orthodoxe. A 7
ans, j'ai décidé de devenir prêtre. Je suis
alors rentré au petit séminaire orthodoxe
de Baia Mare. Après avoir appris à mieux
connaître l'Eglise orthodoxe, j’ai réalisé
que mes formateurs avaient un idéal qui ne
me convenait pas, et j’ai renoncé à devenir
prêtre de cette Eglise. J’ai alors commencé
à travailler et ai mis ma vocation de côté.
C’est le Seigneur qui est venu me trouver,
avant que je ne me remette à Le chercher.
J’ai rencontré un prêtre gréco-catholique,
qui m’a réappris à écouter ce que nous
transmettait Jésus-Christ.
Il y avait une petite église dans mon
village. En 1998, aidé par mes parents que
j'avais convaincus, nous avons réussi à la
récupérer et à y faire venir un prêtre gréco-
catholique. Nous avons alors été les
victimes d’une persécution moderne : la
police, le maire, des prêtres orthodoxes se
sont organisés pour nous humilier. Nous
avons été enfermés dans l'église, nous
avons même été battus… C'est difficile de
vous parler de cela. Entendre que des
Chrétiens sont persécutés par des athées
ou des musulmans, c’est fréquent. Mais
lorsque la persécution est le fait d’autres
Chrétiens, de nos propres frères, les choses
sont bien plus difficiles à comprendre.
Nous nous sommes accrochés, accrochés
au Christ. Toutes ces difficultés nous ont
en fait rapprochés de Lui. Mon père, qui
d'habitude n'allait jamais à la messe, est
aujourd'hui l'un des plus fervents fidèles
du village.
Je suis entré au séminaire gréco-catholique
de Cluj. Plus tard, mon évêque m'a envoyé
en France.
L’année 1948 a marqué un tournant
dans l'histoire de la Roumanie et de son
Eglise. Que s’est-il passé?
En 1948, les communistes arrivés de
Russie se sont servis de l'Eglise orthodoxe
comme d’un moyen de propagande. Ils ont
ainsi véhiculé leur idéologie dans les
villages
les
plus
perdus.
Largement
appuyée par les communistes, l'Eglise
orthodoxe en a alors profité pour régler
une vieille rancoeur : celle du détachement
en
1700
de
l’Eglise
orthodoxe
de
Transylvanie qui, ayant reconnu l’autorité
du Pape, devint l’Eglise gréco-catholique.
Tous les évêques gréco-catholiques furent
emprisonnés. L'un d'eux, Vasile Aftenie,
fut battu à mort par la police de Bucarest.
De nombreux prêtres finirent leurs jours
en prison. Tous les biens de l'Eglise gréco-
catholique furent confisqués par le régime
communiste pour être confiés à l'Eglise
orthodoxe.
Attention, je ne dis pas que toute l’Eglise
orthodoxe de Roumanie a collaboré avec
le parti communiste. Nous reconnaissons
Un pour Un
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