La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Partagez cette publication

Psychologie cognitive
Sabine Schmid







°
°
Plan du cours
Définition d’un texte
La compréhension de texte, historique et
fondements
L’analyse propositionnelle
Notion d’inférences
I Les modèles compréhension de textes :
Le modèle de situation Kintsch et Van Dijk 1983
La structure de surface
La base propositionnelle
La représentation mentale du texte
Le modèle de construction-intégration 1988-98"





"
°
Plan du cours
Les modèles mentaux Johnson-Laird
Le modèle « Structure Building Framework » de
Gernsbacher

Limites de ces modélisations théoriques
Influence de la mise en forme des textes sur la
compréhension
Précurseurs
Présentation d’expériences
Interprétations
ConclusionDéfinition du texte
• pas de définition par rapport à ses composants :
nombre de mots, de phrases
• objet physique : déformation d ’un support par
apposition de signes.
• L’existence d ’un texte commence dans
l’intention de son auteur d’en faire un texte
même s’il ne remplit pas toutes les fonctions
d ’un texte ensuite.
• Il peut y avoir plusieurs acteurs textuels : l’auteur,
l ’éditeur, le maquettiste...L’analyse propositionnelle
• La notion de proposition est empruntée à la
logique elle permet de décrire le contenu
sémantique des textes. Une proposition est
définie comme un couple formé d’un prédicat et
de un ou plusieurs arguments
• La proposition comme unité cognitive de
traitement des textes
• = proposition sémantique : le lecteur utilise la
proposition pour construire le sens du texteL’analyse propositionnelle
• 1) Proposition à 1 argument P(a)
P : prédicat a : argument
Exemple : Pierre se promène
Q : qu’est ce qui est dit de Pierre ?
R : qu’il se promène
Prédicat : se promener
Argument : Pierre
Ecriture propositionnelle : SE PROMENER(a)
a=Pierre
a peut prendre d’autres valeursL’analyse propositionnelle
• 2) Proposition à plusieurs arguments
L’enfant mange la pomme
MANGER(a1,a2) a1=l’enfant, a2=la pomme
un argument peut être indéterminé
L’enfant mange
MANGER(a1,a*)
Le marchand vend une chaise à Bernard
VENDRE(a1,a2,a3)L’analyse propositionnelle
• 3) liaisons interpropositionelles simples
Nicole a une voiture neuve
P1 POSSEDER(a1,P2) a1=Nicole, a2=voiture
P2 NEUVE(a2)
La salade niçoise comporte du thon
a1= salade, a2= du thon
P1 COMPORTER(P2,a2)
P2 Niçoise (a1)
Le géant s’assied puis regarde l’horizon
P1 s’asseoir(a1) a1=le géant
P2 regarder(a1,a2) a2=l’horizon
P3 puis(P1,P2)L’analyse propositionnelle
I. P1 AVANCER (a1) a1 : train
P2 LENTEMENT (P1) a* : indéterminé
P3 NE RIEN VOIR (a*) a2 : vitres
P4 PRESQUE (P3)
P5 A TRAVERS (P4,a2)
II.
P6 OBSERVER (a3, a4+a5) a3 : inspecteur
P7 EN FACE (a4+a5, a3) a4 : Capitaine Joris
P8 DORMIR (a4) a5 : Julie
P9 REGARDER PAR (a5,a6) a6 : Fenêtre
P10 POSSEDER (a5,a7) a7 : sac
P11 SUR (a8,a7) a8 : mainsL’analyse propositionnelle
Exemple de texte :
Le train avance lentement, on ne voit
presque rien à travers les vitres.
L’inspecteur observe le capitaine Joris et
Julie en face de lui, le capitaine Joris dort,
Julie, les mains sur son sac, regarde par
la fenêtre