Cet ouvrage et des milliers d'autres font partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour les lire en ligne
En savoir plus

Partagez cette publication

 Chapitre 8 : LE DEFI ASIATIQUE : INDE, CHINE ET JAPON AU DEBUT DU XXIème SIECLE  Trois puissances qui s'adaptent à la mondialisation ce qui redéfinit les rapports de force économiques mais également la place qu'elles occupent et le rôle qu'elles jouent dans l'espace asiatique et mondial.  I/ L'INDE, UNE GRANDE PUISSANCE PAUVRE  Certes les réformes sont importantes depuis les années 1980, la croissance économique s'accélère et l'Inde s'intègre de plus en plus à l'économie mondiale. Mais les défis de la pauvreté, de l'aménagement du territoire ou de la modernisation restent encore à relever. L'Inde est peut-être une puissance émergente mais elle est encore pauvre.  1/ Un nouveau capitalisme indien émerge des années de transition.    Le capitalisme indien est encore fortement marqué par les héritages d'un système entrepreneurial autocentré, subventionné et surprotégé, mais il s'adapte à l'ouverture et à la mondialisation :  Les structures capitalistiques indiennes restent marquées par un dualisme profond entre petites et moyennes entreprises et grandes entreprises publiques nationales, jouissant les unes comme les autres de rentes de situation qui tendent à disparaître. Cette situation peut être interprétée à la fois comme une source d'adaptabilité, et comme une marque du mal développement.  Big is powerful : l'importance des grandes entreprises :  - l'entrée dans la mondialisation se fait par le biais de grands groupes puissants où l'Etat est encore très présent, malgré la vague de privatisation menée dans le milieu des années 1990 (suite au constat des gaspillages dans le secteur public). L'économie mixte reste une réalité et l'Etat est encore très présent dans des entreprises travaillant dans des secteurs comme : - les infrastructures de transport et de communication ou les produits de base. - les secteurs de l'innovation exigeant des capitaux importants - dans des secteurs encrise (éviter les faillites) : filatures de la région de Bombay par exemple.  - les groupes publics géants ont été les fers de lance de l'économie indienne : Hindustan Antibiotics (pharmacie), Hindustan Aircrafts (aéronautique), Hindustan machin tools, Heavy Electricals (construction électrique), Nalco (aluminium), Sail (sidérurgie), Indian Railways (chemin de fer)  - les grandes entreprises privées indiennes, souvent fondées sur une base familiale, s'internationalisent, mais ne peuvent plus compter sur un soutien aussi large de l'Etat. En revanche, elles peuvent s'émanciper de la législation du travail par le recours à la sous-traitance.  - de nombreux groupes indiens anciens fonctionnent toujours sur une base familiale : Tata et Wadia à Mumbai, Mafatlal à Ahmedabad, Shri Ram en Inde du NOrd, la plupart sont d'origine marwari à l'image de Birla, deuxième groupe du pays ou parsi comme Tata  Small is beautiful : le capitalisme indien, au début du XXIème, reste moléculaire :  - les petites entreprises ou industries gardent un rôle essentiel dans le secteur manufacturier et des services, au même titre qu'un vaste secteur d'artisanat familial peu modernisé (originalité du capitalisme indien). Cela s'explique en partie par l'ancien mode de développement qui prônait une économie décentralisée dans les petites villes ou les villages. Elles sont fortement présentes dans le secteur informel. Ces SSI : small scale industries , sont un gage de compétitivité et une manière d'échapper aux réglementations sociales.  - plus de 800 produits sont encore soumis à réservation  (ne peuvent être produits que par les PME indiennes). Les PME réalisent 40% de la production manufacturière nationale et des exportations.   L'Etat, autrefois protecteur, interventionniste et tutélaire, a redéfini son action au gré des réformes des années 1990 : il est devenu un Etat régulateur
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin