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Industrialisation et développement en Amérique latine
depuis le début du XXe siècle
Industrie : fait référence à la société industrielle, les conséquences pour l’espace, les politiques conduites
(ouverture/fermeture, secteurs privilégiés…), le rôle de l’Etat…
Développement : niveaux de vie, répercussions sociales en termes de bien-être… modèles de développement.
Problématique :
Double paradoxe : des politiques souvent similaires, alors que les conditions nationales
sont assez différentes. De plus, l’Amérique latine a conduit une industrialisation lente, donnant l’image d’un
« continent qui ne se développera jamais », contrairement à l’Asie, qui n’avait a priori pas plus d’atouts que
l’Amérique latine. Pourquoi ?
I – Une industrialisation globalement sacrifiée au profit du modèle néo-colonial jusque dans les années 1930.
II – Un modèle de développement autocentré qui finit par apparaître comme une impasse au tournant des années
1970 et 1980.
III – L’abandon d’un modèle autocentré au profit d’un modèle libéral et ouvert à la mondialisation à partir des
années 1980
I – Une industrialisation globalement sacrifiée au profit du modèle néo-colonial jusque
dans les années 1930.
A – L’industrialisation du continent n’est pas une priorité apparente pour différentes raisons
1°) La simple exploitation de matières premières rapporte beaucoup dans le cadre de la DIT
Ressources agricoles et forestières : agriculture de plantation (grandes exploitations : haciendas, fazendas,
estancias) :
- sucre : îles à sucre (Cuba, Saint-Domingue) + Nordeste brésilien
- café (Colombie, Sao Paulo, Terras roxas)
- bananes et agrumes (Amérique centrale)
- exploitation du bois (ornement, bois d’oeuvre, caoutchouc)
- ressources minières : cuivre (Chili), zinc (Brésil), argent, potassium (Pérou, Mexique), or, nickel, mercure,
platine, uranium, fer (Brésil : Minas Gerais et Carajas). Peu de charbon (sauf Mexique et Colombie)
- hydrocarbures : Venezuela, Mexique, Equateur, Argentine, Brésil (au large de Rio)
- potentiel hydroélectrique (Iguaçu)
2°) Des raisons politiques et sociales
Début du XXe siècle : ordre colonial, pouvoir oligarchique. Fortunes liées à la terre et au modèle exportateur et
agricole. L’intérêt pour l’industrialisation est donc faible. Les sociétés latifundiaires ou minières veulent
maintenir le libre-échange et refusent l’industrialisation. La masse de pauvres empêche de plus la constitution
d’un marché national.
3°) Des raisons géopolitiques