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FICHES DU BENICHI- Groupe 3 (LE MENN, MOULIN-TYRODE, OLIVIER)  PARTIE 2: LE REPLI DE L'ENTRE-DEUX-GUERRES.   CHAPITRE 1: UN SYSTEME MONDIAL BOULEVERSE PAR LA GUERRE.   A) Le déclin de l'Europe:   L'Europe occidentale, centre et moteur de la mondialisation avant 1914, sort affaiblie du conflit, et doit affronter un traumatisme démographique, des difficultées financières et monétaires et une remise en cause de sa puissance économique.  Plusieures aspects du profond discrédit européen: - technique (destructions du fait de la puissance industrielle) - politique (régimes parlementaires n'ont pas su éviter la guerre) - moral (civilisation européenne n'a pas empêché la boucherie) - traités de paix aggravent la situation:  - Allemagne: Keynes dénonce l'humiliation, l'amputation, les réparations dans Les conséquences économiques de la paix   - Italie: s'estime lésée, "victoire mutilée" - Autriche-Hongrie: division en petits Etats fragiles    Quelques contemporains expriment cette idée de déclin européen: - Oswald Spengler, allemand, Le Déclin de l'Occident, 1919 - Demageon, géographe français, Le Déclin de l'Europe , 1921 - Coudenhove-Kalergi fonde l'Union paneuropéenne, 1922, contre l'emiettement européen et ses risques économiques et politiques   LE TRAUMATISME DEMOGRAPHIQUE   Dès avant la guerre, les pays européens se sont engagés dans la transition démographique (baisse de mortalité au XIXème siècle, puis de la natalité, en France, puis en Angleterre et dans le Nord, à partir de 1880, puis en Allemagne, au XXéme siècle); le conflit accélère la chute de natalité et induit une surmortalité.  Le conflit et ses conséquences font 27 millions de victimes européennes entre 1914 et 1922: - Russie: 11 millions de morts (et un déficit de naissances comparable) occasionés par la guerre, la révolution et la guerre civile, la famine et l'épidémie de typhus (1920-21) ; - France: 1,5 millions de tués (14% de hommes en âge de combattre) ; - Italie: 650 000 tués (6% de la population active masculine) ; - Angleterre: 760 000 tués (5% de la population active masculine); - Allemagne: 1,9 millions de morts (10% des actifs), auxquels s'ajoutent les 6 millions d'allemands qui se retrouvent dans des territoires confisqués...  Le traumatisme des victimes de la guerre est aggravé par les millions de blessés et invalides, la multiplication des familles monoparentales, la disparition d'une partie des élites européennes, le vieillissement des structures par âge (90% des victimes avaient une vingtaine d'années), le phénomène des "classes creuses"...  Le traumatisme est vécu de façons différentes selon les pays: - France: il aggrave le déclin démographique de manière très grave, d'où le pacifisme des anciens combattants et le refus de voir la montée des menaces dans les années 1930 ; - Allemagne: l'humiliation nourrit immédiatement un fort nationalisme et une envie de revanche (réinsertion difficile des anciens combattants) - Italie: frustration (exploitée par les fascistes) causée par le sentiment que les avantages de la victoire sont insuffisants par rapport aux sacrifices.   AIBLISEMENT MONETAIRE ET FINANCI L’AFF ER   Les conséquences de la guerre sont lourdes et durables:  Inflation : avant la guerre, les prélèvements fiscaux restent limités, en-dessous de 10% (doctrine libérale), mais recours aux impôts nouveaux pour financer les dépenses budgétaires décuplées (exemples en France: impôt sur le revenu puis taxe sur le chiffre d'affaires (1917), et prélèvements exceptionnels sur les bénéfices de guerre dans les industries) mais aussi aux emprunts au nom de la Défense nationale (les dettes publiques augmentent entre 1914 et 1918: de 33 à 154 milliards de francs pour la France, de 5 à 140 milliards de marks pour l'Allemagne), dans le carde desquels les Banques centrales fournissent des avances en échange des