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LA CULTURE GENERALE, VECTEUR ESSENTIEL

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LA CULTURE GENERALE, VECTEUR ESSENTIEL

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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INTRODUCTION
« Se former tout au long de la vie » est, à la fois, un principe
philosophique universel et une réalité ou une absence de
réalité selon les pays et leur situation historique et politique.
Comment prétendre évoquer ce précepte, aujourd’hui,
dans des pans entiers du monde où règnent la misère,
l’analphabétisme, la guerre ou l’occupation d’une puissance
étrangère ?
Il n’en demeure pas moins que ce thème « se former
tout au long de sa vie reste, aujourd’hui, d’une brûlante
actualité et le fil rouge des générations futures.
J’ai titré ma communication : « La culture générale,
vecteur essentiel de la formation permanente ».
Dans une première partie, j’aborderai la nature et les objectifs
fondamentaux de la formation permanente.
Dans un deuxième temps, j’essaierai de montrer que la culture
générale est bien au coeur de ce processus avec, pour
corollaire,
le
plaisir
d’apprendre,
notion-clef
de
toute
pédagogie initiale ou continue.
Ma conclusion –mais peut-on conclure sur un sujet, par
définition, inépuisable ? insistera sur la notion de citoyenneté.
Ière PARTIE :
LES OBJECTIFS DE LA FORMATION
PERMANENTE
Avant d’aborder les objectifs (ou l’objectif) de la formation
permanente, il nous apparaît nécessaire d’essayer de cerner ce
que recouvrent les notions de formation des adultes et
d’éducation permanente.
S’agissant de la formation, nous retiendrons d’abord la
définition
donnée
par
COOLIE
VERNER
(« ADULT
EDUCATION, THERORY AND METHOD…) qui nous
semble précise et globale. Elle met l’accent sur les éléments
systémiques suivants :
L’existence d’un contenu (acquisition de connaissances)
L’importance de la relation suivie « éducateur/éduqué »
L’aspect systématique et organisé de la formation
Le rôle d’un agent « externe » qui oriente et contrôle le
processus éducatif
Quant
à
l’éducation
permanente,
on
suivra
les
réflexions qui ont progressivement imposé cette notion en
France notamment sous l’impulsion de B. SCHWARTZ.
La première des ruptures fut celle des actions
collectives. Le changement était quantitatif et qualitatif. En
passant de l’individu au groupe, on passait du savoir
individuel à un savoir-pouvoir agir collectif à une action
possible sur l ‘environnement.
Une seconde rupture s’est opérée, au niveau théorique,
dans les années soixante dix-quatre vingt, notamment au
niveau du Conseil de l’Europe. Certains chercheurs ont insisté
sur le fait que l’éducation permanente n’était pas un simple
« retour à l’école » mais bien une réalisation à travers la vie
quotidienne. Le rôle de la formation est de permettre aux
individus de transformer leur vécu en expérience, leur
expérience en savoirs et savoir-faire.
Dans son ouvrage « Une nouvelle
chance
pour
l’éducation
permanente »,
B.
SCHWARTZ
insiste
sur
l’évolution de cette dernière à partir de 1982 en France (JE
CITE) : « Associer la globalisation et le changement collectif,
investir le savoir sur le changement, telle est la dernière
rupture : il n’y aura pas de formation sans transformation, pas
de transformation sans formation. C’est cela qui est, c’est cela
qui sera, la véritable éducation permanente ».
Cette conception large et humaniste de l’éducation
permanente et de la formation continue tranche, en fait, avec le
système réellement appliqué en France qui privilégie la
formation professionnelle, dans un contexte dominé, ces trente
dernières années, par la crise économique et la relation emploi-
formation-chômage.
LA CULTURE GENERALE,
VECTEUR ESSENTIEL
« Se former tout au long de la vie »…
Guy LACOUR
Maître de Conférences
de Lettres
IUT Bordeaux Montesquieu
Université Bordeaux IV
Un pour Un
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