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n°46 octobre 2010

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n°46 octobre 2010

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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La Lettre Alter&Go propose chaque mois un décryptage de l'ac-tualité et des enjeux du management. Son objectif ?Offrir à ses lecteurs un panorama des idées et pratiques émergentes, fournir des repères, ouvrir des perspectives sur les nouveaux défis qu'im-pose un monde en perpétuelle évolution.
ÉDITO Plus que jamais, l’entreprise a besoin de “vrais patrons” ! Le fantasme d’une entreprise sans leaderdent qu’à une partie du problème. Ils per-n’est pas prêt de se réaliser. Selon une étudemettent certes de relever le défi de la com-réalisée par l’IBM Institute for Businessplexité organisationnelle, mais laissent de Value auprès de 700 entreprises dans lecôté les aspects humains et managériaux monde, quelque 69 % des directeurs desentraînés par une telle configuration. En ressources humaines estiment que“le lea-effet, l’erreur principale consisterait, selon dership sera une question particulièrementnous, à oublier que l’entreprise, si flexible importante dans les trois prochaines années”. soit-elle,reste constituée d’hommes et de femmes dont l’engagement et la motivation DES LEADERS CRÉATIFS détermineront la performance globale. POUR UN MONDE EN MUTATION Leur conviction : dans un environnementVOÛTEL’HOMME RESTE LA CLEF DE instable, le salut passe notamment par des Voilà pourquoi, les leaders de demain ne leaders créatifs“capables d’affranchir leurs devront pas seulement faire preuve de créa-équipes des frontières géographiques, fonction-tivité organisationnelle. Ils devront aussi, et nelles et générationnelles de l’organisation. Ils même surtout, faire preuve de grandes permettent ainsi à leurs équipes d’être plus capacités managériales. En d’autres termes, agiles et de mieux faire face à la complexité de comme le suggère Robert Sutton, profes-l’environnement”, écrivent les auteurs de seur de management à Stanford, ils devront l’étude. être de“vrais patrons”dotés d’un grand sens Il s’agit aussi d’une nouvelle quête de flexi-des rapports humains.“Lorsque les gens bilité. Plus de la moitié des responsables disent “mon chef”,écrit-il dans son dernier interrogés estiment qu’ils devront mettre ouvrage,cela évoque une voix, des expressions, en œuvre des solutions comme l’externa-l’image d’une relation humaine[…].Même si lisation, les délocalisations, le travail intéri-cette relation passe, pour une large part, par le maire ou à temps partiel… Seuls 10 % téléphone, le courrier électronique, les SMS ou considèrent au contraire qu’ils recourront les visioconférences, plus qu’elle ne repose sur le moins à ces procédés. Le tableau est donc contact personnel. Être un chef, c’est gérer la celui d’une entreprise plus éclatée entre confiance, l’amertume, la confusion et les différents pôles fonctionnels ou géogra-moments de colère et de découragement.” phiques et appelée à se reconfigurer au fil Salutaire rappel : même dans les entreprises des contraintes, des opportunités et des dotées d’une architecture complexe, l’hom-projets qui vont rythmer son existence. me reste l’indispensable clef de voûte sans laquelle toute l’organisation s’effondre. Le LE RÔLE DES LEADERS : vrai leader est donc celui qui le maintiendra MAINTENIR LA MOTIVATION au centre de ses préoccupations. Cette configuration est bien entendu sour-ce de complexité. Pour y faire face, l’étudeAlter&Go Groupe d’IBM suggère bien sûr de recourir aux (1)Working Beyond Borders. Insight from the Global Chief outils collaboratifs permis par les nouvelles Human Resource Officer Study, septembre 2010, consul-technologies. Toutefois,de notre point de table surwww.ibm.com.(2)Petit chef ou vrai patron ?,par vue, si utiles soient-ils, ces outils ne répon-Rober tSutton, Editions Vuibert, octobre 2010, 260 p.
vu d'ailleurs “La création est bien loin de l’image qu’on en aL’auteur insiste ainsi sur la nécessité de valo-encore souvent, avec le mythe romantique duriser toutes les personnes parties prenantes créateur solitaire produisant au gré d’une capri-au processus de création, des stars jusqu’aux cieuse inspiration dans une chambre mansar-simples techniciens. Enfin, il souligne que l’en-dée”treprise créative n’est pas une machine àThomas Paris, dans un récent essai, écrit consacré au managament de la créativité.produire des idées et des concepts : elle doit Après avoir observé des entreprises mon-aussi être capable de leur donner corps ! dialement connues pour leur créativité,Au final, le processus créatif n’est donc pas comme Pixar, les Ateliers Jean Nouvel ousans rappeler les projets de changement. Il Hermès, il démontre que“l’alchimie qu’ellenécessite en effet de créer une dynamique implique suppose au contraire de parvenir à encollective en mêlant harmonieusement la faire à la fois un processus et individuel et col-vision de quelques-uns avec la mobilisation lectif ”.Si bien que la créativité dépend ausside tous, pour transformer l’inspiration en… du management de l’organisation.action ! (1)Manager la créativité, par Thomas Paris, Editions Pearson Education, août 2010, 207 p.
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