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PULCINELLA 2006.pub

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PULCINELLA 2006.pub

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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BALLET DE L’OPERA DE NICE REPRESENTATIONS SCOLAIRES Mardi 26 septembre 10 h et 15 h Jeudi 28 septembre 10 h et 15 h Vendredi 29 septembre 10 h et 15 h CHOREGRAPHIE NILS CHRISTE PRESENTATION ISABELLE BOURGEAIS A. J-P2006/2007
P U L C I N E L L A
 STR A V I N S K Y- D I A G H ILEV- P ICA S S O« D’ A P R È SP U L C I N E L L AP E R G O L E S E»
Serge Diaghilev, directeur desBallets russes,songe à un spectacle chorégraphié sur des fragments manuscrits de Pergolèse (ou écrits par d’autres musiciens, tels Gallo ou Monza, et attribués au compositeur) découverts dans les archives des conservatoires italiens et complétés dans les bibliothèques de Londres. En effet, malgré la vigilance de Stravinsky, certains fragments retenus pourPulcinellaont été composés par d’autres musiciens. Il faut dire queGiovanni Battista Pergolèsea eu une carrière brillante, mais très courte : né à Ancona en 1710, il est mort à Naples en 1736. Son destin, sa renommée et l’abondance de sa production ont fait le tour de l’Europe dès sa disparition, et on lui a attribué, de ce fait, nombre d’œuvres qu’il n’avait jamais composées. C’est à Paris, place de la Concorde, un après-midi de printemps, en 1919, que le directeur desBallets Russesdemande àIgor Stravinskyde jeter un œil sur les quelques charman-tes pièces du XVIIIè siècle qu’il a envie de faire orchestrer pour un ballet... Diaghilev se doute certainement que le compositeur ne se contentera pas d’une simple be-sogne d’adaptation et que sa personnalité dominera l’œuvre finale. Stravinsky est intéressé par ce matériel considérable qu’on lui propose et il écrit dans les Chroniques de ma Vie :« Diaghilev me le montra et m’engagea beau-coup à m’en inspirer pour composer la musique d’un ballet dont le sujet était tiré d’un recueil contenant de nombreuses versions des aventures amoureuses dePulcinella. Cette idée me séduisit énormément. La musique napolitaine de Pergolèse m’avait toujours charmé par son caractère popu-laire et son exotisme espagnol. La perspective de travailler avec Picasso, qui devait faire le décor et les costumes et dont l’art m’était infiniment précieux et proche, le souvenir de nos promenades et multiples impressions de Na-ples, le vrai plaisir que j’avais goûté à la chorégraphie de Massine pourles femmes de bonne humeur, tout cela parvint à vaincre mon hésitation de-vant la tâche délicate d’insuffler une vie nouvelle à des fragments épars et de construire un tout avec des morceaux détachés d’un musicien pour qui j’avais toujours ressenti une inclination et une tendresse particulière ».D I A G H I L E VE TP I C A S S O Les premières ébauches du décor de Picasso n’ont pas séduit Diaghilev qui s’attendait à un décor typiquementCommedia dell’arte. Picasso, d’a-bord offensé par l’accueil que le chorégraphe ré-serve à son décor, propose alors la maquette d’une petite salle à l’italienne du XVIIIème siècle avec lustres, loges, etc... qui figure un théâtre dans le théâtre. Finalement les maîtres d’œuvre se mettent d’accord sur un décor unique, représentant une rue de Naples au clair de lune, avec vue sur la baie de Naples et le Vésuve fumant.