La lecture en ligne est gratuite
Lire Télécharger

Introduction
ourquoi s’intéresser aujourd’hui aux personnes en situation d’illettrisme à la
Martinique ? Dans une société de communication où chaque pays s’ouvreP sur l’extérieur, où le multilinguisme est de plus en plus nécessaire, celles et
ceux qui ne maîtrisent pas les savoirs élémentaires dans leur propre langue s’expo-
sent au risque de devenir les exclus de la société de demain. Diagnostiquer rapide-
ment le phénomène pour apporter des solutions adaptées à chacun est indispensa-
ble à la cohésion sociale future. La lutte contre l’illettrisme et pour la maîtrise des
savoirs de base par tous est d’ailleurs inscrite dans la loi du 29 juillet 1998 relative à
la lutte contre l’exclusion, et réaffirmée dans la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des
chances.
A cet effet, la mission régionale de lutte contre l’illettrisme en Martinique a fédéré les
(1)moyens d’un grand nombre de partenaires afin de réaliser sur la période 2006-
2007 une enquête Information et Vie Quotidienne (IVQ) similaire à celle menée en
France métropolitaine en 2004. L’adaptation des questions à l’environnement socio-
culturel de la Martinique a été assurée par un comité d’experts regroupant des repré-
sentants de l’Université Antilles-Guyane, du Rectorat, du Centre Ressources Illettrisme,
de la mission régionale de lutte contre l’illettrisme, de centres de formation et de
l’INSEE.
Cette enquête est la première sur ce thème dans les Départements Français
d’Amérique. Comme elle est de conception identique à celle réalisée en France
métropolitaine, il est possible de mettre en perspective les résultats martiniquais avec
ceux d’autres régions françaises.
_______
(1) Outre la Préfecture de Région, la Mission régionale de Lutte Contre l’Illettrisme et l’Institut National de la Statistique et des Etudes
Economiques (INSEE), les partenaires sont la Direction du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DTEFP), la Direction de la
Santé et du Développement Social (DSDS), le Groupement d’Intérêt Public de Formation Continue et d’Insertion Professionnelle (GIP-FCIP),
l’Agence d’Insertion de la Martinique (ADI), la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM), la Caisse d’Allocations
Familiales de Martinique (CAF), la Caisse d’Epargne de la Martinique et la Fondation des Caisses d’Epargne. L’enquête a également été co-
financée par le Fonds Social Européen.
7