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1er cycle PCEM2 MB7 Parasitologie P5 Bases et principes du diagnostic biologique des protozooses

De
3 pages
Niveau: Elémentaire, GS, CP, CE1

  • mémoire


1er cycle – PCEM2 – MB7 – Parasitologie – P5 – Bases et principes du diagnostic biologique des protozooses 2007-2008 BASES ET PRINCIPES DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DES PROTOZOOSES 1. Introduction Le diagnostic biologique vise à confirmer une suspicion diagnostique basée sur la clinique, c'est-à- dire sur l'interrogatoire et l'examen du patient. Pour ce qui concerne les maladies parasitaires, cette confirmation est le plus souvent indispensable. Elle peut être directe ou indirecte (selon la maladie ou selon son stade), c'est-à-dire qu'elle va être basée : Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes Y. STERKERS et P. BASTIEN Février 2008 - soit sur la mise en évidence directe du parasite sur des prélèvements adaptés ( = examen micros- copique, recherche d'antigènes ou de l'ADN du parasite, cultures), - soit sur des preuves indirectes mais spécifiques de sa présence dans l'organisme ( = recherche d'anticorps spécifiques). Or, en Parasitologie (et Mycologie) peut-être plus qu'ailleurs, le contexte clinique et les indications que le clinicien donne au biologiste sont essentiels pour parvenir à effectuer l'examen complémentaire le mieux adapté à la suspicion de diagnostic clinique. En effet, les techniques mises en œuvre sont souvent spécifiques du parasite recherché. Or chaque techni- que va « consommer » une partie du prélèvement adressé au laboratoire, alors que la quantité de maté- riel correspondant est limitée (ex : LCR).

  • prescription correcte d'examens complémen- taires

  • méthodes moléculaires

  • sérologie spécifique

  • plasmodium

  • logique de la prescription de la recher- che

  • principes du diagnostic biologique des protozooses

  • examen


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er 1 cycle– PCEM2 – MB7 – Parasitologie– P5– Bases et principes du diagnostic biologique des protozooses20072008 BASES ET PRINCIPES DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE DES PROTOZOOSES examens ciblés constitue une attitude responsable et 1. Introduction satisfaisante pour l’esprit, car plus adaptée : à la réalité de la maladie, au respect du patient, et au coût de la  Lediagnostic biologique vise à confirmer une santé dans la société. suspicion diagnostique basée sur la clinique, c’est-à-dire sur l’interrogatoire et l’examen du patient. Pour ce qui concerne les maladies parasitaires, cette confirmation est le plus souvent indispensable. Elle2. Les bases de la stratégie de diagnostic peut être directe ou indirecte (selon la maladie ou biologique desProtozooses selon son stade), c’est-à-dire qu’elle va être basée : soit sur la mise en évidence directe du parasite 2.1. Le raisonnement sur des prélèvements adaptés ( = examen micros- Selonla maladie suspectée, le raisonnement du copique, recherche d’antigènes ou de l’ADN du clinicien doit viser à : parasite, cultures), (1)déterminer si recherche directe ou indirecte (2)soit sur des preuves indirectes mais spécifiquesdéterminer le prélèvement le plus adapté selon de sa présence dans l’organisme ( = recherche la pathologie ; d’anticorps spécifiques). (3)estimer le délai de rendu de la réponse de  Or,en Parasitologie (et Mycologie) peut-être plus l’examen. qu’ailleurs, le contexte clinique et les indications que  Cedernier va dépendre en premier lieu du degré le clinicien donne au biologiste sont essentiels pour d’urgence de la pathologie, et en second des techni-parvenir à effectuer l’examen complémentaire le ques utilisées pour cette recherche. Ainsi, pour un mieux adapté à la suspicion de diagnostic clinique. En accès de paludisme (risque d’aggravation rapide et effet, les techniques mises en œuvre sont souvent fatale), il y a urgence et l’organisation du laboratoire spécifiques du parasite recherché. Or chaque techni-et les techniques (frottis sanguin) sont adaptées à ce que va «consommer »une partie du prélèvement degré d’urgence, avec un délai de réponse court (1 à 2 adressé au laboratoire, alors que la quantité de maté-heures). A l’inverse, pour une leishmaniose viscérale riel correspondant est limitée (ex : LCR). Si ces indi-(évolution subaiguë), on peut attendre un délai plus cations font défaut (et c’est souvent le cas), il peut en long (quelques jours), temps nécessaire pour pouvoir résulter une orientation inadéquate ou incomplète du réaliser une sérologie spécifique et une PCR au labo-prélèvement et, par conséquent, une perte ratoire ;le résultat de la culturein vitro, lui,ne peut d’informations néfaste à la prise en charge du patient. être obtenu qu’au bout de 1 à 6 semaines. Tous ces éléments sont évidemment tout aussi vala-A noter : chaque type d’examen a ses avantages et ses 1 bles pour les protozoairesque pour les helminthes. inconvénients, aucun n’est fiableà 100%.  Laprescription correcte d’examens complémen-2.2. Recherche (directe) du parasite taires adaptés en Parasitologie est basée sur la  Ellepossède l’énorme avantage d’apporter une connaissance de l’épidémiologie de la maladie et de la preuve directe de la présence du parasite dans le tissu biologie du parasite, en particulier de son cycle. Plus concerné. Elle couvre plusieurs types de méthodes précisément, cette connaissance va indiquer au prati-différentes. Elle peut ainsi être très simple et bon cien : marché (examen direct au microscope) ou plus com-la distribution géographique de la maladie – s’ilplexe et coûteuse (recherche d’antigènes et méthodes s’agit d’une parasitose à distribution spécifiquemoléculaires). (par opposition à "cosmopolite") ;Elle est indispensable si il s’agit : le mode de transmission de la maladie ;; ex :d’une maladie aiguëpaludisme (Plasmodium), la durée d’incubation – bien que le cycle n’indiquetoxoplasmose (Toxoplasma gondii) chez l’immuno-pas toujours cette notion ;déprimé ; la localisation préférentielle du parasite dansd’une infection subaiguë ou chronique mais sans l’organisme ;traces immunologiques spécifiques (en général sans invasion de tissus)le moment où le parasite ou bien sa trace immu-;giardiose (Giardia lam-nologique sont détectables, ou bien ne le sont plus.  Ainsi,loin de constituer une charge inutile pour la1 la fiabilité d’un examen est la résultante de la sensibilité, spécificité,, reproduc-mémoire, la connaissance du cycle parasitaire consti-tibilité,… tue un allié précieux pour une mémorisation plus Lasensibilitéd'un test réfère au pourcentage d'individus ayant une maladie logique des stratégies diagnostiques (et thérapeuti-spécifique pour qui le test est positif. ques) et donc pour une prescription intelligente au Laspécificité réfèreau pourcentage d'individus qui n'ont pas la maladie sens large. En effet, la prescription de un ou quelques pour qui le test est négatif.
Février 2008Y. STERKERS et P. BASTIEN
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Faculté de Médecine MontpellierNîmes
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