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N° 2 -Mars 2003
MONTPELLIER FAIT DU LANGUEDOC-ROUSSILLONUNE RÉGION ATTRACTIVE POUR LES ÉTUDIANTSFrançoise AUZEBY - Héléna RAJABALY
En mars 1999, 80 000 jeunes poursuivaient leurs études en Languedoc-Roussillon, soit 3,6 % de la population régiona-le Accueillant plus des deux tiers d#entre eux, Montpellier compte 12 étudiants pour 100 habitants et se hisse ainsi au2èmerang des aires urbaines nationales (après Poitiers) du point de vue de la concentration estudiantineEntre 1990 et 1999, alors que dix jeunes ont quitté le Languedoc-Roussillon pour poursuivre leurs études ailleurs enmétropole, douze autres sont venus y étudier Ainsi, en termes d#attractivité étudiante, la région Languedoc-Roussillonse situe au quatrième rang des régions françaises après Ile-de-France, Midi-Pyrénées, et Nord-Pas-de-Calais Leséchanges migratoires d#étudiants entre le Languedoc-Roussillon et les autres régions françaises se font au profit de lapremière dans la grande majorité des cas Ils sont déficitaires avec seulement deux régions, l#Ile-de-France bien sûr,mais aussi Midi-Pyrénées
En mars 1999, au moment du recense-ment de la population, plus de 80 000 jeu-nes déclaraient poursuivre leurs étudessupérieures en Languedoc-Roussillon (cfencadré méthodologique page 10) Cesétudiants étaient inscrits dans des facul-tés, des IUFM, des IUT, des écoles din-génieurs ou de commerce, mais égale-ment dans des classes préparatoires auxgrandes écoles, des BTS, des écoles juri-diques, paramédicales ou socialesLes étudiants représentent 3,6 % de lapopulation régionale, au même niveauque la moyenne nationale La région seplace en 3èmeposition après lIle de Franceen nette position dominante (4,8 %) etMidi-Pyrénées (3,9 %), mais au mêmeniveau que Rhône-AlpesUne fois leur baccalauréat obtenu, lesjeunes du Languedoc-Roussillon sont glo-balement plus nombreux quailleurs à sui-vre un enseignement supérieur : le tauxde poursuite détudes supérieures danslacadémie de Montpellier est largementsupérieur à la moyenne nationale (52,9 %contre 47,8 %)Du fait de la présence dun nombreimportant duniversités, de formationspost-baccalauréat, décoles et dinstituts
divers, laire urbaine de Montpellier devant Grenoble, Rennes ou Nancy etaccueille les 2/3 des étudiants de la Toulouserégion Elle concentre à elle seule près de Les deux autres grandes aires urbaines55 000 étudiants (au lieu détudes), soit de la région, Perpignan et Nîmes,12 étudiants pour 100 habitants Ainsi, la accueillent chacune entre huit et neufcapitale régionale se hisse au deuxième mille étudiants et concentrent trois foisrang des aires à plus forte concentration moins détudiants que celle deestudiantine après Poitiers (13,6 %) et MontpellierRépartition des étudiants en Languedoc Roussillon en 1999Unités : nombre et %Nombre Part des Densité Rangd'étudiants étudiants d'étudiants par ordre(au lieu d'étude) en France pour 100 décroissanten % habitants de densitéAires urbaines 1999 Montpellier 54 139 10,3 11,8 2Nîmes 8 431 3,5 3,8 38Perpignan 8 993 3,2 3,6 40Castelnaudary 478 2,0 2,5 67Narbonne 1 007 1,7 1,4 142Alès 1 223 1,7 1,4 151Carcassonne 1 039 1,6 1,3 166Comparaison avec Toulouse 90 958 8,0 9,4 6des aires urbaines Marseille-Aix en Provence 79 877 4,8 5,3 27voisines Avignon 8 748 2,6 3,0 51Départements Aude 2 714 1,4 0,9 75Gard 10 235 2,2 1,6 48Hérault 56 710 5,9 6,3 6Lozère 1 088 1,7 1,5 51Pyrénées-Orientales 9 468 2,6 2,4 36Languedoc-Roussillon 80 215 3,6 3,5 4France 2 043 716 3,5 3 5 -,Source : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principale
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Qui sont les étudiants du Languedoc Roussillon ?
Davantage détudiants dedeuxième et troisième cyclesque la France de provinceUn étudiant sur deux, poursuivant sesétudes dans la région, possède un diplô-me au moins égal au 1ercycle universitai-re Cette part est supérieure de plus de 4points à celle de France de provinceCes diplômés de lenseignement supérieuront à 21 % un diplôme de premier cycle(y compris BTS, DUT et diplôme des pro-fessions sociales et de la santé) et à 28 %un diplôme de deuxième ou troisièmecycle (y compris diplôme dingénieurdune grande école) Cette dernière pro-portion est particulièrement élevée, latroisième de France après Midi-Pyrénéeset lAlsace, et dépasse de plus de troispoints celle de la France de ProvinceA linverse, un étudiant sur deux possèdecomme dernier diplôme le seul baccalau-réat, quil soit général (38 %) ou profes-sionnel ou technologique (13 %)Qui vivent plus souventquailleurs seuls dans leurlogementNeuf étudiants sur dix vivent dans unlogement ordinaire Parmi eux, plus duntiers vit seul dans son logement Cettedernière proportion est une des plus éle-vée des régions métropolitaines (5,5points au-dessus de la moyenne deFrance de province)Dautre part, 8,4 % des étudiants de larégion vivent en cité universitaire ou enfoyer Cest une part relativement impor-
tante (la sixième place au classement desrégions) même si ce nest quun point audessus de la moyenne de France de pro-vinceQui sont moins souventsalariés quailleursSeulement un étudiant sur sept déclareexercer une activité rémunérée au coursde lannée : cest peu en comparaisonavec lIle-de-France où près dun quartdéclare travailler, et cest inférieur à laFrance de province (15,5 %) Les emploisoccupés sont à 61 % à temps complet,légèrement en dessous de la moyenne deFrance de province La proportion de ceuxqui travaillent augmente avec lâge et, àpartir du baccalauréat, augmente égale-ment selon le dernier diplôme obtenuSeuls 1,5 % des étudiants se déclarentchômeurs (1,2 % au niveau national)Mais ceux qui travaillentoccupent plus souventquailleurs des emplois aidéspar lEtatEn effet, la proportion demplois aidés(CES, emplois jeunes) et de stagiairesrémunérés (SIFE) est très supérieure àla moyenne nationale Ainsi, un emploiétudiant sur quatre bénéficie-t-il de cetype de dispositifs contre un sur six auniveau nationalA linverse, la part des contrats à duréeindéterminée y est plus faible (24,5 %contre 28,5 % à léchelle nationale), maisnest que légèrement inférieure à celle de
la France de province (25,5 %)Il semble donc que les étudiants soienteux aussi touchés par la situation écono-mique particulière de la région, et plusprécisément par les formes précairesdemploiIls sont relativement plusâgés quailleursLa population étudiante du Languedoc-Roussillon est plutôt féminisée, mais pasdavantage que celle des autres régionsfrançaises Par contre, elle est relative-ment plus âgée quailleurs, du fait de laproportion plus élevée de 2èmeet 3émecycles Lâge moyen des étudiants est de23 ans, au-dessus de lâge moyen desétudiants de France de province La quasi-totalité des étudiants a moins de 35 ans,et trois quarts dentre eux ont moins de 25ans De ce fait, ils sont à 94 % célibatai-resRépartition des étudiantsselon leur lieu d#étude en 1999NarbonneAlèsCarcassonneCastelnaudaryPerpignanNîmesMontpellierSource : INSEE, recensements de la population 1999,exploitation principale
Principaux traits des étudiants inscrits en Languedoc-Roussillon en 1999Unités : nombre et %Ensemble des étudiants Etudiants arrivés dans la région Etudiants ayant quitté la régiondu Languedoc-Roussillon entre 1990 et 1999(1)entre 1990 et 1999(2) Nombre % Nombre % Nombre %Ensemble 80 215 100,0 30 363 100,0 19 514 100,0Titulaire d'un baccalauréat uniquement 40 420 50,4 13 650 45,0 8 756 44,9Titulaire d'un diplôme universitairede 1° cycle uniquement 17 141 21,4 6 860 22,6 3 992 20,5Titulaire d'un diplôme universitairede 2° ou 3° cycle 22 076 27,5 9 649 31,8 6 646 34,1Femme 44 952 56,0 16 694 55,0 10 276 52,7Marié 4 299 5,4 1 974 6,5 1 616 8,3Moins de 25 ans 59 491 74,2 21 252 70,0 13 047 66,9Exerce une activité 11 265 14,0 4 391 14,5 4 100 21,0dont activité à temps partiel 4 374 5,5 1 515 5,0 1 201 6,2Vit en cité universitaire ou en foyer 6 742 8,4 2 686 8,8 1 460 7,5(1) : habitaient en 1990 dans une autre région de France métropolitaine, dans les Dom-Tom ou à l'étranger(2) : pour rejoindre une autre région de métropole ou les Dom-Tom (départs vers l'étranger non compris)Source : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principale
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants
© INSEE 2003
Attractivité de la région et aires d'influence des pôles universitaires30 000 étudiants 199nhabitaient pas la régionImplantation des étudiants de la région en 9Unité : %en 1990Répartition des éetun d1ia9n9t9sdes Réétupdairtaitnitosn  q ugi éno'ghraabpithaiiqeunetselon le lieu détudes pas la région en 1990Près de 38 % des étudiants languedociensrésidaient 9 ans auparavant dans uneAires urbaines Montpellier 67,5 74,0autre région française ou à létranger Le1999PNîermpeigsnan1110,,25170,,00Languedoc-Roussillon figure de ce faitCastelnaudary 0,6 1,0parmi les régions ayant le plus fort tauxNarbonne 1,3 1,0dentrée pour les étudiants, seule Midi-AClaèrscase11,532,0Pyrénées la devançant avec 40 %Autressonn6,,114,,00Les trois quarts des étudiants qui nhabi-DépartementsAGuadrde132,,48132,,00taient pas la région en 1990 étudient dansHérault 70,6 76,0le département de lHérault, puis dans leLozère 1,4 1,0Gard (12 %) en privilégiant respective-Pyrénées-Orientales 11,8 8,0ment les aires urbaines de Montpellier etEnsemble Languedoc-Roussillon 100,0 100,0de Nîmes La part de ceux qui étudientSource : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principaledans laire urbaine de Montpellier est bienplus élevée pour les immigrants (74 %)que pour lensemble des étudiants de la Corse devient de loin la première région7 % viennent des DOM-région (67 %) émettrice avec une propension à émigrerTOM, pour suivre dans laAinsi, 40 % des étudiants de laire urbaine de 112 pour 100 000 étudiants Viennentplupart des cas lintégralitéde Montpellier sont originaires dune autreepnuissu iteM ildai -rPéygriéonn éPeAs C(A 3(446ppoouurr110000000000)),,de leurs études supérieuresrégion, voire dun autre pays, contre un lA ergne (22,8 pour 100 000) et Rhône-sur trois pour celle de Nîmes et un sur uv 2 200 étudiants de la région habitaientquatre pour PerpignanAlpmebsl e( 2d1o,n8c ipnoteurrve1n0i0r 0d0e 0f)a çoLna  ipmropxoirtmaitné-dans les DOM-TOM en 1990 Ils rerprriévsaennt-sse tent ainsi 7 % des nouveaux ate dans les migrations détudes étudiants de la région Bien que faible,Les trois quarts viennentCorollaire, les étudiants des régions lescceetlltee  dpeasr ti mesmti gtrraoinst sf odies s plDuOs Mé-lTeOvéMe  dqaunesdune autre régionplus éloignées géographiquement ont une lensemble des nouveaux arrivants de lade France métropolitainePprooupr ecnestitoen  rabiiseonn , plluIlse -fdaei-bFler anàc ei mnmipgrpear-Iplso psuolantti oans sreézg ijoenuanlees (plus de 80% ontaLes principales régions de provenance raît quen 19èmeposition De plus, il y a moins de 25 ans) et 98 % sont célibatai-sont Provence-Alpes-Côte dAzur, Rhône-peut-être une préférence des étudiantsrderse  lVeennsues mebnl e mdéet rolepuorlse  pétouudr ees,n tirles prseonn-tAlpes, Midi-Pyrénées et lIle-de-France issus dune région «héliotrope» à venir rel ti nt nombreux (50 %) à êtreMais ces régions sont également les plussinstaller dans une région qui profite desavemepeuplées En corrigeant par la taille de lamêmes avantages climatiquesdpiopulôrvmues  dUunne  bpacetciatlea umriénaot rictoé memxee rdcee rnuineerrégion dorigine (cf méthodologie), la activité en parallèle (5 %) Lorsquils tra-vaillent, le temps de travail est réduit etles emplois occupés sont stables, avecProportion, par aire urbaine, des étudiants arrivés en Languedoc-Roussillonune dominante de CDD, de stages rému-entre 1990 et 1999nérés ou demplois aidés70 060,,0Un sur six vient de létranger50,0pour, le plus souvent, finir40,0ses études30,0Plus de 5 000 étudiants venant de létran-20,0ger sont inscrits dans un établissementdenseignement supérieur de la région Le10,0taux détudiants en provenance de létran-0ger (17 %) est ainsi le troisième plusMontpellier Perpignan Narbonne Carcassonneimportant parmi les régions métropolitai-Nîmes Castelnaudary Alèsnes, derrière lIle-de-France et lAlsaceNote de lecture :La grande majorité dentre eux (65 %)40 % des étudiants habitant laire urbaine de Montpellier en 1999 ny résidaient pas en 1990viennent dun pays hors Union européen-Source : INSEE, recensements de la population 1999, exploitation principalene, dont 47 % dafricains La proportion© INSEE 2003Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants3
dafricains parmi les étudiants venant delétranger est ainsi la plus importante deFrance Au sein de cette population enprovenance dAfrique, les maghrébins sontminoritaires : 4 étudiants sur 10 seule-ment contre 6 sur 10 pour lensemble dela population languedocienne qui résidaiten Afrique en 1990 Les étudiants origi-naires du Maghreb viennent le plus sou-vent suivre un complément détudes supé-rieures, la moitié dentre eux ayant déjàun diplôme de deuxième ou troisièmecycleRépartition selon leur origine des étudiantsen 1999 habitant à l#étranger en 1990Amérique Afrique horsAsie et Océanie MaghrebEuropehors UEUnion Européenne MaghrebSource : INSEE, recensements de la population 1999,exploitation principaleLes africains en provenance des pays horsMaghreb sont les plus nombreux, ilsreprésentent même un étudiant venant delétranger sur trois, soit deux fois plus queleur part dans lensemble de la populationimmigrante en provenance de létrangerIls sont relativement plus âgés et viennenten général en France pour poursuivre,voire terminer leurs études et accéder àune formation particulière Ainsi, 40 %dentre eux sont titulaires dun diplômeuniversitaire de deuxième ou troisièmecycle, contre 28 % pour lensemble desétudiants de la région De plus, ils sontbien plus nombreux à être mariés (15 %),puisque la proportion est 3 fois plusimportante que pour les autres migrantsDe fait, ils sont plus nombreux à exercerune activité et lexercent le plus souvent àtemps complet35% des étrangers viennent dEurope(notamment des Allemands, des Anglaiset des Espagnols) Ils poursuivent diversniveaux détudes, lattraction de la régionétant facilitée par les programmes dé-changes européens La répartition desdiplômés entre baccalauréat, diplôme depremier cycle et diplôme de niveau supé-rieur est équilibrée Les femmes sont lesplus nombreuses (2 sur 3)Les étudiants sont néanmoins très peunombreux (9 %) à exercer une activitéparallèlement à leurs études Parmi ceuxqui travaillent, un sur trois a un contrat àdurée déterminée
Quelle que soit leur origine, la proportiondétudiants étrangers vivant dans une citéuniversitaire, un foyer ou un internat estle double de celle des étudiants de larégion20 000 jeunes résidant enLanguedoc-Roussillon en1990 sont partis étudierdans une autre régionLa part des étudiants qui résidaient dans larégion en 1990 et qui sont partis étudierailleurs en 1999 est relativement faible(28 %) comparativement aux autresrégions de métropoleMidi-Pyrénées est la première région dedestination (elle en accueille plus du quart)suivie ensuite par Provence-Alpes-CôtedAzur et Ile-de-France (près de 20 % cha-cun) puis par Rhône-Alpes (à peine 10 %)La préférence est accordée aux régionsproches géographiquement, à lexceptionde la région parisienne qui offre la totalitédes formations disponiblesEn tenant compte de la population étu-diante de la région daccueil, les cinq pre-mières régions de destination pour lesjeunes du Languedoc-Roussillon sontMidi-Pyrénées, PACA, Auvergne, Rhône-Alpes et Poitou-CharentesLes étudiants qui ont quitté la région poursuivre leurs études ailleurs sont plus âgés
que lensemble des étudiants inscrits enLanguedoc-Roussillon (un sur trois a plusde 25 ans, contre un sur quatre pour len-semble des étudiants de la région) maisaussi plus diplômés (34 % sont titulairesdun diplôme de deuxième ou troisièmecycle, contre 28 %) En parallèle, ils sontplus nombreux à exercer une activitérémunérée (le taux dactivité est de21 %), qui se révèle être à temps completpour sept étudiants sur dix, au lieu de sixsur dixLorsque 10 étudiantsquittent la région pourétudier ailleurs en métro-pole, 12 viennent étudierdans le Languedoc-RoussillonSur les 80 000 étudiants du Languedoc-Roussillon en 1999, 23 000 habitaient uneautre région de France métropolitaine en1990 En sens inverse, 19 500 jeunesvivant dans la région en 1990 étudientdans une autre région en 1999 Enmoyenne, dans ses échanges avec lesautres régions métropolitaines, la régionaffiche donc un solde positif de 3 500 jeu-nes et a donc gagné 1,2 fois plus détu-diants quelle nen a perdus Si lon rajou-te les échanges avec les DOM-TOM, large-ment en faveur de la région (35 arrivées
Soldes de flux d#étudiants entre 1990 et 1999entre le Languedoc-Roussillon et les autres régions
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144 256187- 535 196 244 88 103410309387213Note de lecture :Le solde de - 2 340 représente la différence entre les arrivées en14Languedoc-Roussillon détudiants168 53venant de Midi-Pyrénées (étu-1 541diants languedociens en 1999 quirésidaient en Midi-Pyrénées en1990) et les départs détudiantslanguedociens vers Midi-Pyrénées328(étudiants en 1999 en Midi- 2 340-Pyrénées qui résidaient enLanguedoc-Roussillon en 1990)
Sources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999
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pour un départ), le solde des échangesdétudiants pour la période 1990-1999entre le Languedoc-Roussillon et lensem-ble du territoire national sélève alors+ 5 800 et le ratio entrées/sorties passe à1,3Les échanges sont déficitaires avec seule-ment deux régions : Midi-Pyrénées et Ile-de-France Les départs en direction de larégion Midi-Pyrénées sont deux fois plusnombreux que les arrivées des étudiantsde cette région vers le Languedoc-Roussillon De la même façon mais dansune moindre mesure, alors que 10 étu-diants partent du Languedoc-Roussillonvers lIle-de-France, seuls 8 effectuent lamigration inverseEn revanche, avec les dix-neuf autresrégions de France, le solde est positif,notamment avec Rhône-Alpes avec qui larégion comptabilise 17 arrivées pour 10départsLe Languedoc-Roussillon auquatrième rang des régionsfrançaises en terme dattrac-tivité étudianteEn considérant les soldes des migrationsrésidentielles interrégionales, leLanguedoc-Roussillon se positionne donc
en première approximation en 3èmeplace(après Midi-Pyrénées et Ile-de-France)pour son pouvoir dattraction sur les étu-diants Or, les migrations détudiants de1999 dune région où ils résidaient, à unâge moyen de treize ans en 1990, versune autre région peuvent navoir rien despécifique à leur qualité détudiants Il sepeut quils aient suivi leurs parents ouquils aient été sensibles à des attraitssimilaires à ceux qui motivent lensemblede la populationPour évaluer la migration propre à lapopulation étudiante, il convient disolerleffet dattraction qui joue sur lensemblede la population En effet, le Languedoc-Roussillon se classe en première place desrégions pour son attractivité sur lensem-ble de la population résidant en FranceDevançant Midi-Pyrénées, la région a unsolde migratoire positif avec lensembledes autres régions métropolitainesAfin disoler les migrations spécifiques auxétudiants, on calcule un effet net dattrac-tion des régions pour les étudiants endéfalquant de chaque flux ce quil auraitété si les étudiants avaient migré commelensemble de la population LeLanguedoc-Roussillon recule alors duneplace, devancé par lIle-de-France, Midi-
Pyrénées et le Nord-Pas-de-Calais Ainsi,la région se classe au 4èmerang lorsquontente destimer limportance de la migra-tion liée aux étudesAu sein même de la région, le seul dépar-tement qui affiche un «solde migratoire»positif avec les autres régions estlHérault, avec un gain de plus de 10 000étudiants, alors que dans les départe-ments voisins, les étudiants qui partentsont plus nombreux que ceux qui arriventCest naturellement la capitale duLanguedoc-Roussillon qui attire une gran-de partie des étudiants des autres dépar-tements Pour lHérault, 73 % des étu-diants qui y résidaient en 1990 y étudienten 1999, et cette proportion est de 55 %pour les Pyrénées-Orientales Pour tousles autres départements, la proportion deceux qui restent étudier dans le départe-ment où ils résidaient 9 ans auparavantest minoritaire, la plus faible étant celleobservée dans lAude où à peine 17 % deceux qui habitaient en 1990 y étudient en1999 Ce sont également dans ces dépar-tements que la propension à changer derégion est également la plus forte pourétudier dans une ville souvent plus pro-che, telles Avignon et Toulouse
5illeptnoM3002EENSI©lruésevitcopeaonratteungiréssliolndecoR-uoduLanguerfait
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Une autre approche des migrations des étudiantsselon l#analyse du lieu de résidence des parents(statistiques du Rectorat de Montpellier *)
Le Recensement de la Population permet détudier les flux détudiants entre régions, par comparaison de leurs lieux derésidence à deux dates (1990 et 1999)Les données de lEducation Nationale, quant à elles, renseignent sur lorigine géographique des étudiants selon le lieude résidence de leurs parents Elles permettent détudier les flux détudiants par comparaison à la même date du lieude résidence des parents et du lieu détudes Le champ est plus réduit (il couvre 73 % du champ des étudiants de larégion) puisquil se limite aux étudiants inscrits dans les universités, les IUT, les IUP, les divers instituts ainsi que les éco-les rattachées aux universités De plus, sur ce champ réduit, le taux de non réponse est de 17 % Au total, on disposedu lieu de résidence des parents pour seulement 49 000 étudiants de la région, soit pour 6 étudiants sur 10 Ces réser-ves étant posées, léclairage demeure intéressant Les données utilisées portent sur lannée universitaire 1998-1999,afin de concorder avec celles du Recensement de la population de mars 1999nSelon les données de lEducation Nationale, près de 72 % des étudiants de la région ont leurs parents qui résidentdans la région Autrement dit, la migration pour motif détudes ne concernerait que 28 % dentre eux (à rapprocher du38 % que donne le recensement de la population)Pour 10 étudiants inscrits dans la région,5 ont leurs parents qui résident dans le même département, 2 ont leurfamille hors département au sein du Languedoc-Roussillon, 2 ont leur famille dans une autre région de France et moinsde un est originaire des DOM-TOM ou de létranger, soit une proportion de près de 3 étudiants sur 10 non-originairesdu Languedoc-RoussillonLa proportion détudiants originaires de la région est plus élevée pour ceux inscrits en premier cycle universitaire(77,5 %) Pour lensemble des autres étudiants (2èmeet 3èmecycles, IUT, écoles et instituts) seuls 66 % sont originairesde la région, la spécificité de leurs formations impliquant donc plus souvent une migrationPlus la formation est spécifique, plus les étudiants sont mobiles Ceci explique quen Lozère, du fait de la présence dunInstitut Universitaire Professionnel (IUP), 65 % en moyenne des étudiants sont originaires dune autre région ou dunautre pays,
Répartition des étudiants du Languedoc-Roussillon en 1999selon le lieu de résidence de leurs parents
22,5 %
77,5 %
34,0 %
66,0 %
Etudiants de 1ercycle Etudiants de 2èmeet 3èmecyclesEtudiants languedociens dont les parents résident dans la régionEtudiants languedociens dont les parents ne résident pas en Languedoc-RoussillonSource : Rectorat de Montpellier - année universitaire 1998 - 1999
nInversement, dans le sens des départs, 22 % des étudiants dont les parents résident dans la région sont partis étu-dier dans une autre région de France métropolitaine (à rapprocher du 28 % que donne le recensement de la popula-tion) Ainsi,sur 10 étudiants dont les parents résident dans le Languedoc-Roussillon,6 étudient dans le mêmedépartement (notamment en premier cycle universitaire), 2 étudient dans un autre département du Languedoc-Roussillon, et 2 étudient dans dautres régions de France La part de ceux qui étudient hors de la métropole est ici trèsfaible (moins de 1 %) étant donné que lEducation Nationale ne comptabilise pas ceux qui sont partis étudier à létran-ger (mais seulement ceux partis dans les Dom-Tom)Les étudiants inscrits en premier cycle universitaire sont moins enclins à émigrer hors de leur région dorigine que lesplus diplômés Deux facteurs peuvent expliquer ce phénomène La région propose dune part la quasi-totalité des for-mations de premier cycle, ce qui est de moins en moins le cas au fur et à mesure que les études se spécialisent Dautrepart, les étudiants de premier cycle universitaire sont plus jeunes, moins autonomes financièrement, ce qui peut freinerla tendance à émigrer
*les données présentées dans cet encadré ont été fournies par le service statistique du Rectorat de MontpellierNous remercions, en particulier, Mmes Josiane Alberti et Caroline Hocquaux pour leur aide précieuse
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants© INSEE 2003
Les aires d#influence des différents pôles de la régionMontpellier n#est pas l#unique bassin de recrutement de la régionLa comparaison du lieu détudes en 1999 au lieu de résidence en 1990 met en évidence des zones dattraction constituant desbassins de recrutement pour lenseignement supérieur Il ne sagit pas seulement de lenseignement universitaire mais ausside celui dispensé dans les classes post-baccalauréat des lycées, les instituts de formation des maîtres, les écoles dingénieursou de commerce, les écoles paramédicales ou sociales, certaines écoles militairesSur lensemble du territoire de France métropolitaine, 47 pôles denseignement supérieur ont été ainsi formés, dont trois dansla région Languedoc-Roussillon : Montpellier, Nîmes et Perpignan Autour de ces pôles, on a dessiné des zones dinfluenceselon différents seuils, dont les contours définissent les bassins de recrutement(1)Les bassins de recrutement de la population étudiante ainsi définis correspondent à deux logiques : celle de la proximité etcelle de la concurrence à léchelle nationaleSi les bassins de recrutement respectent globalement sur lensemble du territoire national assez bien les contours des régions,il nen est pas de même en Languedoc Roussillon puisque le très grand bassin de recrutement de Toulouse empiète très net-tement sur le département de lAude A linverse, laire de recrutement du bassin de Montpellier, bien que largement dominan-te au sein de notre région, ne déborde que très légèrement sur Midi-PyrénéesSuivant le seuil choisi, le bassin de recrutement de Montpellier est le 7° ou 8° au niveau national par son effectif Sur dix étu-diants qui y résidaient en 1990, sept y ont poursuivi leurs études en 1999 Le noyau dur (seuil à 50 %) est centré sur le dépar-tement de lHérault et au fur et à mesure que le seuil dinfluence décroît, le pôle universitaire de Montpellier accroît son influen-ce et déborde sur les autres départements du Languedoc-Roussillon
Les zones d#influence des pôles de Perpignan et de Nîmes sont distinctes de celle de MontpellierLe bassin de recrutement de Nîmes, même sil a une toute petite zone dinfluence, reste indépendant du bassin de MontpellierLe bassin de recrutement de Perpignan, pour sa part, couvre une grande moitié est du département des Pyrénées OrientalesAinsi, Perpignan attire les étudiants des Pyrénées-Orientales, qui ne vont pas à Montpellier, tandis que Nîmes a, au curmême de la zone dinfluence de la capitale régionale, son propre bassin de recrutement A peine 40 % des étudiants qui rési-daient dans le bassin de recrutement de Nîmes en 1990 y étudient en 1999
Bassins de recrutement selon différents seuils d#inflence(1) Les contours des bassins de recrutement au seuil de x % sont définis par lensemble des communes dont au moins x %de la population étudiant en 1999 dans le pôle résidaient déjà en 1990 dans ce pôle, ou dans une des communes attiréespar celui-ci Les différents seuils expriment ainsi lintensité de cette attractivité : plus de 50 % (noyau dur), de 40 %, de 33 %,de 25 %, ou plus de 0 % (sans limite de seuil)Seuil à 33 % Seuil à 50 %Ly nges Clermont-Ferrand Lyon Limoges Clermont-Ferrand oLimoSaint-ÉtienneSaint-ÉtienneGrenobleGrenobleValenceValence
Toulouse
Toulouse
Avignon NîmesNîmes AvignonMontpellierMontpellierMarseilleAix-MarseilleToulonToulonContour départementContour département Contour bassin de recrutementContour bassin de recrutementPerpignanLes différentes couleurs correspondentPerpignanLes différentes couleurs correspondent aux différents bassins de recrutementaux différents bassins de recrutementSources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999 Sources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999
© INSEE 2003
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants
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Les soldes des déplacements d#étudiants en 1999entre le lieu de résidence et le lieu d#étudespar rapport au Languedoc-Roussillon
Etudier en Languedoc-Roussillon tout en résidant dans une autre région française
18Source : © IGN - INSEE, recensement de la population 1999 Taux de fuite et d#attraction des étudiants par aire urbaine70LUNELBAGNOLS-SUR-CEZE60CASTELNAUDARY50BEZIERS40SETELIMOUXNIMES NARBONNE CARCASSONNE30ALESMENDEPERPIGNAN AGDE20MONTPELLIERBEAUCAIRE1000 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100Taux de fuite en %Taux d#attraction :part des étudiants qui résident dans une zone et étudient dans une autreTaux de fuite :part des étudiants qui étudient dans une zone mais qui ny résident pasNote de lecture :42 % des étudiants de laire urbaine dAlès résident hors de laire urbaine30 % des étudiants domiciliés dans laire urbaine dAlès étudient ailleursSources : INSEE, recensements de la population 1990 et 01999
- 20- 27 513 - 312- 410 45- 729- 1 4211ec-NLeo tseo lddee  ldet-u r1e  0:98 représente la 211différence, en 1999, entre les étu-10 - 64diants résidant en Languedoc--80Roussillon qui vont étudier enMidi-Pyrénées, et les étudiantsrésidant en Midi-Pyrénées quiviennent étudier en Languedoc-58Roussillon- 443- 1 098
seseLovsnisiréuxongieuriareolsrvre-rentnassetouétudianttnem-engiesnedesôlpestraudsorhpmitisnlgéoiesrurdériesupFdencraDoepntoserevulselIavecMidi-PyrénéèrsedlaomtiéislesetigsusplédseLsensticifstreregivecntaacitinife-nsfsées(11,di-Pyrénlpsuqeu%5m)iasAle-s-peroPncve(ruz%8,4etôCAd-e,8verslin)Aaitntédueds7,%lnsdantdesirésnsiamnoigéraytédueitnpsaLàencore,cetteporpitroenoftsblaicoea-mptiratnaevemtuerxuagionsrétropsméniat-ilosiam,seemèréglpésutenR-uodeconaugudLEstdelhestropimilsnoigérselcveagetaanavcdrteépraemtnépénntlargeAudeétaseénl,-idiéryPaqucMveilssnlodépdesmentarteesAluuoevuauinatntueéqTodeniossabelrfedniionnéparlaprésalgrmenetocdntiétsiaudsnttesl,srdeaniaedeg-Ceslp-AceenovPrelIteruzAd-etôs(-énée-PyrMidievcsia,)up1100nttaveasteurpoA-ecseplrPcnevoce(-400-de-FranaMsiccahuc)nuqseénélfseleoresduxonsesti-edC-tôtenzAruvecona-PyrMididseuténaidsstquéibilntreondtelslpsuipmrotantsLeséchangérenoigiM(P-idfèréntreneutraujaueerprait)eyrénéespourlamslHdanltnérautnqeos%àeu6rieudétddurshoemetrapésrolatnencedespôlesuinevsrtiiaerdseernvregule:étsaidustnisértnadeloianrgéatelesé5%di,2Ainsadisérstnaid-utpdeAulsandntostn4%7qulisudeToudanslAruottnenensesaslpicaasperv,i61,%st)iAsnonnespodespersueltésrusrunavianLedgudetuensrnsélioluosscoR-neansutdaideneCnoigérertuntmevetia-elrstfaibleparrapprotuaxuartseérongidesraFencrtémlopoiati,enarraetptaupporignoxérsinisovesc,es-caubetniompuoiMeuqsitabperenid,hceedusérrueleilrlieudndeleuiosnlioulsuomgirésorhmemêsiofrap,sedut-éemenégèralilytn,elemolabnoGstnaiuquténeidmotsiné-dditusnasrysédireqtdanslarégionséryiutetnedituédueqtsandi3200s-(idnaéutientétudleurailnaidutéseleriudrhercheecràtsetdsriupuostaLconpeutdesétungienemeruelsnenspeMéestistdegemtnrpnuhbérelieuoùochedusoairescoednsecnanevnnosrepsilsaisentpeuvmenegélarud,topluruieétddeu-apsarrroppàt-nellesoudaccseisibilétdeelLpéalseded2300éutidnaunsoldenégatifueilédedut:smecesdnticome-il