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Présentation générale

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  • fiche - matière potentielle : inventaire
Chapitre 1 Présentation générale « Parmi les grandes nécropoles antiques explorées à ce jour dans la région Languedoc-Roussillon, peu ont donné lieu aux publications précises et rapides que l'on pouvait en attendre. » Ce bilan d'André Nickels dans l'avant-propos de sa publication sur la nécropole du premier âge du Fer d'Agde (Nickels 1989,7) pouvait s'appliquer à tout le Midi de la Gaule pour l'époque gréco-romaine.
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  • cadre
  • secteur
  • secteurs
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Chapitre 1
Présentation générale
« Parmi les grandes nécropoles antiques explorées à ce
jour dans la région Languedoc-Roussillon, peu ont donné
lieu aux publications précises et rapides que l'on pouvait
en attendre. »
Ce bilan d'André Nickels dans l'avant-propos de sa
publication sur la nécropole du premier âge du Fer
d'Agde (Nickels 1989,7) pouvait s'appliquer à tout le
Midi de la Gaule pour l'époque gréco-romaine. La publi­
cation de la nécropole de Sainte-Barbe à Marseille consti­
tue l'une des premières contributions à l'étude du monde
des morts dans l'Antiquité qui ne permettra plus ce
constat dans notre région. En outre de nombreux travaux
sont en cours sur les découvertes récentes et quelquefois
anciennes d'ensembles funéraires toujours inédits.
1. LE SITE
La nécropole de Sainte-Barbe a été découverte en
1991 dans le cadre d'une fouille de sauvetage au cœur de
Marseille 1 (fig. 1). À l'occasion de ce chantier archéolo­
gique urbain, ont été mis au jour des sépultures antiques,
objet de cette publication, mais également un quartier
artisanal du Moyen Âge auquel ont succédé des îlots
Fig. 2. Localisation de la nécropole de Sainte-Barbe à Marseille.
d'époque moderne (Marchesi, Thiriot, Vallauri 1997).
1.1. Le cadre géographique et historique
d'un ancien îlot sis dans la section C de la feuille des
Cette intervention d'archéologie préventive était située Grands Carmes du cadastre de 1950, parcelles 201 et 212
au quartier Sainte-Barbe, aujourd'hui dans le centre ville à 222.
de la cité phocéenne, entre la Porte d'Aix au nord et le La fouille s'est déroulée sur une partie d'îlot vétuste,
au sud (fig. 2). Les recherches archéo­Jardin des Vestiges créé à partir du XVIIe s. et rasé dans le cadre de la réno­
logiques ont été entreprises en raison de l'excavation du vation du quartier Sainte-Barbe (fig. 3). En 1660, après la
sous-sol prévue dans un projet immobilier. Le site, un ter­ publication des lettres patentes de Louis XIV, ordonnant
à unrain en pente douce vers le Vieux-Port, correspond l'agrandissement de la ville et l'érection de nouveaux
ancien vallon, peu marqué dans le paysage urbain actuel, remparts, un faubourg est inclus dans la nouvelle ville
séparant la butte des Carmes à l'ouest de la colline Saint­ intra-muros. Ces constructions n'apparaissent pas sur la
Charles à l'est. gravure de l'architecte-ingénieur Ercole Nigra de 1591
La zone à explorer était délimitée en partant de la (fig. 4): les terrains y sont vierges, tandis que le faubourg
Porte d'Aix: par la place Jules-Guesde, puis par la rue est bien représenté sur un plan postérieur à 1644 dessiné
d'Aix, la Faculté des Sciences Économiques Pierre Puget par Maretz (fig. 5). Ce secteur va connaître ensuite une
(ancien Hospice des Incurables) et enfin par la rue Sainte­ transformation radicale avec une urbanisation planifiée en
Barbe. Ce périmètre était inscrit dans la partie médiane N. de Fer deîlots intra-muros comme le montre le plan de
Les coordonnées Lambert III zone Sud sont pour les points opposés: au nord Ax =846,48; Ay =3115,75 et au sud Bx =845,46; By =3115,69.
L'altimétrie générale du site était comprise entre 23 m NGF au nord et 18 m NGF au sud.16 LA NÉCROPOLE DE SAINTE-BARBE
Fig. 3. Carte des découvertes archéologiques
du quartier Sainte-Barbe.
1702 (fig. 6). Ce bâti d'époque moderne ne disparaîtra du
paysage urbain qu'à partir de la fin des années 1970.
L'état de délabrement des immeubles sera la cause de leur
démolition progressive. Les bâtiments de l'alignement
occidental de l'actuelle rue d'Aix et la façade de l'ancien Fig. 4. Gravure d'E. Nigra, 1591.
hospice des Incurables, dans la partie méridionale, en
constituent les derniers témoins.
Pour le Moyen Âge, aucune représentation graphique
celle-ci, abritée dans ses remparts à l'ouest, sur l'anciennede cette partie de la ville n'est connue. C'est grâce aux
falaise des Présentines, d'une hauteur voisine, la collinerecherches en archives que nous connaissons la physiono­
Saint-Charles qui culminait à 54 m NGF à l'est. La fouillemie générale du site localisé à l'extérieur des remparts
des niveaux médiévaux de Sainte-Barbe a permis le déga­dont la gravure d'Ercole Nigra est une fidèle reproduc­
gement d'un quartier artisanal de potiers et de forgeronstion 2. Les textes nous apprennent l'existence d'un "burgo
des XIIIe et XIVe s. qui comprenait une rue, des maisons,olerii", ou bourg des Olliers 3 attesté au XIIIe s. hors les
13 fours de potiers et de riches dépotoirs de céramiques.murs. Des fouilles récentes ont permis de situer immédia­
tement au sud de la fouille le rempart médiéval du XIIIe s.
1.2. Un chantier archéologique urbaindont aucun tronçon n'est connu dans la ville 4 (Gantès,
Moliner 1990, 172). Le bourg médiéval puis moderne s'est
Dans le cadre de la Zone d'Aménagement Concertéedéveloppé dans une zone à l'extérieur de la fortification,
de Sainte-Barbe, décidée en 1972, comprise entre la Portedans un vallon toujours représenté sur l'iconographie anté­
d'Aix et le quartier Belsunce, un promoteur immobilier arieure à l'agrandissement de 1666. Cette dépression natu­
obtenu un permis de construire pour un projet de construc-relle à l'extérieur de la ville antique et médiévale séparait
2 Les fouilles récentes dans le quartier, chantier de l'îlot N en 1989 (Gantès, Moliner, Boiron 1990, 19-21) et chantier de l'îlot Puget III en 1989-90
(Gantès, Moliner, Martin 1990, 45-46 et 53-58) ont confirmé l'exactitude du rendu des fortifications par cet architecte-ingénieur italien dont la
vue cavalière de Marseille a été retrouvée en 1969!
3 Mention d'un "burgi Oleriorum" et d'un "burgo olerii" aux Archives Communales de Marseille en avril 1264, série BB 22, folio 68 (Marchesi,
Thiriot, Vallauri 1997, 105 et 108) et en mars 1279, série DD nO 131 (Gantès, Moliner 1988, 8).
4 Ce mur retrouvé sur plus de 40 m de longueur a été conservé (une partie de l'élévation est visible) dans le sous-sol du bâtiment construit après
la fouille.171 : PRÉSE TATIa GÉNÉRALE
Fig. 5. Extrait du plan Maretz, vers 1643. Fig. 6. Extrait du dessin de N. de Fer, 1702.
tion qui comprenait un parc de stationnement enterré de programme, le coût et l'intérêt scientifique de l'opération
plus de 500 places sur un terrain appartenant à Marseille ont été développés dans le rapport de diagnostic archéolo­
Aménagement (alors SOMICA), Société d'Économie gique (Moliner, Gantès, Cognard 1990) qui a servi de base
Mixte agissant pour le compte de la Ville de Marseille en de discussions avec toutes les parties concernées par cette
tant que concessionnaire de la ZAC Sainte-Barbe. fouille. Les conclusions de ce document ont fixé les
grandes lignes de l'intervention des archéologues.
1.2.1. Les campagnes précédentes Cette campagne a été guidée par les résultats acquis
sur les divers chantiers conduits par les archéologues de
Le périmètre concerné a été libéré des bâtiments la Ville dans ce secteur (Gantès, Moliner 1988; Gantès,
vétustes par différentes opérations de démolition entre Moliner, Moerman 1989; Moliner, Moerman, Martin
1976 et 1990. Cette zone et les alentours immédiats qui 1993). Les principales découvertes révélaient le riche
correspondent à l'ancien quartier Sainte-Barbe ont fait potentiel d'une zone jusqu'alors vierge de toute investi­
l'objet de plusieurs campagnes de reconnaissances et de gation archéologique: des niveaux d'époque hellénis­
fouilles archéologiques, soit dans le cadre du projet de la tique, des tombes romaines, un habitat de l'Antiquité tar­
ZAC, soit dans le cadre d'autres opérations immobilières. dive, une structure de cuisson de poteries, des pièces
Elles ont révélé des vestiges enfouis inédits de l'histoire de artisanales, un rempart et une nécropole médiévale.
la ville. Une campagne de reconnaissances archéologiques À ces résultats scientifiques récents 5 s'est ajoutée une
préliminaires a été lancée durant l'hiver 1989-1990 dans relecture détaillée des forages géologiques du quartier,
la partie sud du projet sur le secteur dit "cœur d'îlot". Le réalisées dans les années 1970 pour la création du Métro
5 On trouvera une présentation de chacune de ces opérations dans le catalogue de l'exposition Marseille, Itinéraire d'une mémoire (Gantès, Moliner
1990). Un bilan synthétique par époque sera publié dans les prochaines chroniques de la revue Gallia Informations (Moliner à paraître).18 LA NÉCROPOLE DE SAINTE-BARBE
de Marseille et ceux programmés dans le
cadre du projet. L'interprétation de ces don­
nées a confirmé la topographie naturelle des
lieux, un vallon orienté nord-sud et une sédi­
mentation naturelle et humaine de plusieurs
mètres d'épaisseur.
1.2.2. Les modalités
Le chantier archéologique a été préparé et
mis en place d'un commun accord entre l'État
- Ministère de la Culture, Sous-Direction de
l'Archéologie, Service Régional de l'Archéo­
logie de PACA - et la Ville de Marseille
- Secrétariat Général, Atelier du Patrimoine.
La direction de la fouille a été confiée à un
archéologue municipal, M. Moliner. Les
recherches se sont déroulées sous la tutelle
Fig. 7. La fouille de la nécropole dans la zone 2.scientifique du directeur des Antiquités,
J.-P. Jacob.
La prise en charge financière a été assurée
par Marseille Aménagement qui a sollicité le concours de médiévaux. Cette équipe permanente a reçu l'aide d'étu­
l'Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales diants et de nombreux bénévoles venus de Marseille, de
(AFAN), aujourd'hui INRAP, pour la mise en place de France mais aussi de l'étranger (Portugal, Espagne,
l'équipe archéologique et la gestion de l'opération. Le Belgique, Autriche, etc.) (fig. 7).
délai imparti était de huit mois pour une superficie d'en­ Le périmètre dévolu à l'investigation archéologique
2viron 2 000 m • Le périmètre retenu était compris dans la était inscrit dans un quadrilatère d'environ 35 m de large
partie sud du projet de parc de stationnement, limité par sur 60 m de long. Ce terrain présentait, après des déca­
les pieux d'implantation de la paroi de béton et dans la pages préliminaires, deux niveaux altimétriques de 13 et
partie nord par la rampe d'accès au chantier de terrasse­ 16 m NGF. C'est à partir de ces niveaux qu'ont été
ment. Les fouilles ont commencé le 18 février 1991 et le implantés les pieux de fondation de la paroi dite "berli­
terrain a été libéré à la date prévue, le 18 octobre 1991. noise", qui ont fixé la limite d'emprise de la fouille et les
problèmes de compatibilité techniques entre la fouille
1.3. Une fouille de sauvetage stratigrapruque et la réalisation de ce type de paroi 6.
Ces conditions de terrain, le délai global, la qualité des
1.3.1. Organisation de lafouille découvertes nous ont amené à mettre en place une straté­
gie adaptée, où la mise en œuvre des méthodes de travail
Les accords passés lors des réunions préparatoires au propres à la fouille de sauvetage urbain a permis de gérer
chantier ont été mis en œuvre sur le terrain par le direc­ le chantier et les découvertes archéologiques. Nous avons
teur de la fouille. Nous avons réalisé une fouille stratigra­ dû faire des choix quant aux techniques de fouilles à
pruque en aire ouverte par secteur, planifiée durant les tra­ mettre en place selon la qualité et la nature des vestiges,
vaux de terrassement et de mise en place des parois mais aussi en fonction des échéances à respecter. Ainsi
étanches du parc de stationnement souterrain, non sans certains secteurs ont fait l'objet d'une fouille minutieuse
aléa. tandis que d'autres connaissaient un traitement plus
Une équipe importante a été placée sous la direction rapide.
de l'archéologue municipal présent à plein temps sur le
terrain pour la durée de la fouille: une vingtaine d'ar­ 1.3.2. Méthode scientifique
chéologues contractuels de l'INRAP, responsables de sec­
teurs, techniciens et ouvriers de fouilles. Deux chercheurs Les fouilles que nous avions précédemment dirigées à
du CNRS (LAMM) ont été détachés sur cette opération Marseille 7 nous avaient conduit à prendre comme sys­
pour encadrer le personnel travaillant sur les vestiges tème de référence l'enregistrement continu des données et
6 La circulation des engins mécaniques lourds sur pneus et sur chenilles et les projections de béton sur des terrains archéologiques étant catastro­
phiques pour les vestiges, malgré les tentatives de protection des couches.
7 Tout particulièrement avec mon collègue L.-Fr. Gantès, avec qui dès la première campagne de reconnaissances effectuée en 1985 sur le site de
l'îlot 24N dit Parc des Phocéens, nous avons instauré cette méthode d'enregistrement.l : PRÉSENTATION GÉNÉRALE 19
des archives de fouilles, développé par E. C. Harris 8 et d'époque romaine (Mellinand 1993), un DEA sur l'étude
repris en France par O. Meyer 9. Les difficultés techniques des restes de carpologie (Pradat 1994) et un DEA d'an­
énoncées sur le chantier de Sainte-Barbe, et donc le thropologie sur les incinérations primaires d'époque
déroulement scientifique de l'opération, ont pu être en romaine (Richier 1997).
grande partie maîtrisés grâce au respect de ce système sur Une présentation muséographique a été réalisée en
toute la fouille. 1993 dans le cadre d'une exposition permanente au
Le terrain, dès le début de la fouille, et suite à l'exper­ Musée d'Histoire de Marseille. A cette occasion plusieurs
tise de l'hiver 89-90, avait été délimité en deux zones ayant tombes grecques et romaines ont fait l'objet de restitu­
la forme de deux rectangles nord-sud: la zone l, à l'ouest, tions grandeur nature. Dans les vitrines sont présentés les
renfermait, sous les niveaux de sols des caves modernes, objets les plus significatifs illustrant les pratiques funé­
des vestiges antiques susceptibles de s'étendre vers l'est; la raires. Des panneaux avec photographies et deux mou­
zone 2, à l'est, contenait, à l'intérieur d'un espace non bâti lages de sépultures de nouveau-nés, ainsi qu'une maquette
eà l'époque moderne, des vestiges appartenant au Moyen au 1/20 de l'aqueduc romain réalisés par Christian
Âge et vraisemblablement la suite des niveaux antiques. Dufour (Atelier du Patrimoine) complètent cette première
Les réunions préliminaires entre les archéologues approche de la fouille des niveaux antiques. Des confé­
avaient prévu une intervention de 4 à 6 mois sur la zone 2, rences présentées par le directeur de la fouille et ses col­
2dite zone médiévale, estimée à 800 m soit un peu plus du laborateurs proposent une information régulière et actua­
tiers de la surface à fouiller, et une intervention de 8 mois lisée à propos des recherches sur cette nécropole antique.
pour la zone 1 dite antique et son extension sous le site
2médiéval, estimée à 2000 m , soit la totalité de la fouille. La publication
1.3.3. L'exploitation scientifique • Un programme planifié
Cette publication s'inscrit dans un programme d'études
Les résultats préliminaires et les premières recherches décidé par la Ville de Marseille, à l'initiative des archéo­
logues municipaux, sur trois grands chantiers urbains: la
• Le rapport de fouille fouille de la rue de la Cathédrale (1987, L.-Fr. Gantès,
L'ensemble des données de fouilles a été présenté de M. Moliner dir.), les fouilles de Sainte-Barbe (1991,
manière synthétique dans le cadre du rapport de fouilles M. dir.), les fouilles de la place Général-de-Gaulle
réalisé par une équipe restreinte coordonnée par le direc­ (1992, M. Bouiron dir.). Ces travaux sont régis dans une
teur de la fouille. Ce document (Moliner 1993c) expose convention triennale, Ville de Marseille - AFAN, dont la
un état des recherches et de la documentation et propose définition des objectifs est l'étude en vue de la préparation
une première analyse des données ainsi que le schéma à la publication. Pour la nécropole de Sainte-Barbe, la
d'organisation d'une publication. phase d'étude préparatoire a débuté en septembre 1996 et
La fouille des niveaux antiques a été régulièrement s'est achevée en mars 1998. Durant cette période, plu­
l'objet de communications orales (conférences, sémi­ sieurs archéologues et spécialistes appartenant à des insti­
naires' tables rondes) et écrites qui ont informé les scienti­ tutions différentes ont travaillé sous la direction du res­
fiques et le grand public des découvertes et de l'avance­ ponsable de publication, M. Moliner.
ment des recherches. Ces premiers résultats ont été publiés À la suite de ces travaux, un dossier comprenant un
dans le Bilan scientifique PACA de l'année 1991 (Moliner manuscrit préliminaire, une demande de personnel com­
1992, 113-115), la revue Archéologia (Moliner 1993b), le plémentaire et un planning d'exécution a été présenté à la
catalogue d'exposition du Musée d'Histoire sur "Le temps Commission Inter Régionale de l'Archéologie du Sud-Est
des découvertes" (Moliner 1993d), les pré-actes puis les afin d'obtenir une aide à la publication de la Sous­
actes de la table ronde de Lattes à propos de la signalisa­ Direction de l'Archéologie pour terminer les études enga­
gées. L'avis favorable de la CIRA a permis la mise ention des sépultures protohistoriques (Moliner 1994), un
céramique commune romaine (Mellinand place d'une équipe restreinte de cinq personnes autour duarticle sur la
1998a) et un article d'anthropologie sur la méthodologie directeur de la publication qui a réalisé cette tâche entre
des restes humains incinérés (Richier à paraître). septembre 1998 et mars 1999. Le manuscrit final a été
À ces travaux de diffusion s'ajoutent des travaux uni­ l'objet d'une convention d'édition - cofinancement Ville
versitaires sur les mobiliers découverts dans la nécropole de Marseille 1État Ministère de la Culture - signée en
de Sainte-Barbe: une maîtrise sur le mobilier funéraire septembre 2001.
8 Harris 1979. Ouvrage de base de l'enregistrement continu des contextes pour la mise en place des relations chrono-stratigraphiques des faits
archéologiques.
9 Meyer, Bourgeau, Coxall1983. L'auteur reprend et développe la méthode dite de Harris sur les fouilles archéologiques urbaines de Saint-Denis.
En annexe il présente en simplifié les principes de C. Harris. Son rapport annuel de 1982 nous a servi de travail de référence pour Marseille.20 LA NÉCROPOLE DE SAINTE-BARBE
• Un travail d'équipe complète et interroge lors de sa propre étude cette docu­
Dans le cadre de la convention précitée, la Ville de mentation centralisée. La documentation iconographique
Marseille - Atelier du Patrimoine a engagé les crédits de (plans, coupes, diapositives, dessins d'objets) a également
publication qui ont permis la mise à disposition des per­ fait l'objet de traitements informatiques normalisés (sai­
sonnels de l'INRAP: deux anthropologues (A. Richier et sie, numérisation).
1. Villemeur), une archéologue chargée de la mise en
place de la base de données, de la rédaction du catalogue • La fiche tombe (voir CD-rom)
Ce document informatisé regroupe les principales don­et de l'inventaire du matériel puis de l'étude du petit
nées de terrain issues des fiches manuscrites et la totalitémobilier (L. Naggiar), un céramologue pour l'époque
des descripteurs archéologiques, anthropologiques, etc.romaine (Ph. Mellinand), un spécialiste pour l'étude du
verre (D. Michel) et trois dessinateurs (Ph. Chapon, générés par les études. Constituée de plus de 150 champs,
G. Frornrnherz, J. Isnard). cette fiche se décline en "modèles" dans lesquels les
En outre, des spécialistes ont assuré l'étude d'une par­ rubriques sont regroupées par thèmes: localisation, don­
tie du mobilier dans le cadre de leur fonction. J. Pournot, nées stratigraphiques, caractéristiques de la tombe, élé­
conservateur du Cabinet des Médailles de la Ville de ments chronologiques, objets inventoriés, description
Marseille pour les monnaies, M. Feugère, chargé de générale du point de vue archéologique, références biblio­
recherches au .cNRS (UMR 154 du CNRS) pour les petits graphiques, graphiques, photographiques, observations
objets romains, L.-Fr. Gantès, archéologue municipal diverses, anthropologie des inhumations, anthropologie
(Atelier du Patrimoine de la Ville de Marseille) pour des incinérations, description anthropologique.
l'étude de la céramique grecque, H. Monchot, docteur en Chacun de ces thèmes fait l'objet de rubriques texte,
calcul ou indexées dont certaines disposent de listes dearchéozoologie (Faculté nord de Marseille) pour la faune,
valeur simplifiant les recherches systématiques.N. Weydert, archéozoologue (INRAP), pour les
C'est à partir de ces fiches informatisées qu'a été réa­coquillages. D'autres spécialistes sont intervenus de
lisé, sous des modèles d'exportations automatiques, lemanière ponctuelle, J.-c. Sourisseau (Université de
transfert des rubriques majeures en format texte, présen­Provence) pour les amphores grecques, M.-B. Carre
(Centre Camille Jullian du CNRS) et S. Lang, doctorante tées dans les catalogues des tombes et des objets.
(INRAP), pour les amphores romaines, Fr. Guibal
(CNRS. Institut Méditerranéen d'Écologie et de • La fiche inventaire (voir CD-rom)
Paléoécologie) pour l'étude des bois, J. Rebière (LCCR Parallèlement, un second type de fichier informatisé a
de Draguignan) pour les restaurations et les radiographies été mis au point concernant le matériel pris en inventaire.
des objets. Il contient plus de 1 100 fiches correspondant aux objets
Une fois l'étude terminée, les pièces remarquables inventoriés pendant ou après la fouille. Les principales
(242 objets) ont intégré les collections du Musée rubriques sont:
d'Histoire de Marseille, la plupart sont exposées dans -les références de l'objet comprenant le contexte de
une salle permanente, tandis que les autres mobiliers qui fouille et la tombe si celui-ci a été mis au jour dans une
forment la très grande majorité de la collection sont sépulture,
conservés au dépôt archéologique municipal de la Ville -l'identification de l'objet, sa matière, sa forme, son type,
de Marseille. Les archives de fouilles et de publication, sa fonction funéraire, sa fonction quotidienne,
documents de toute nature et fichiers numériques, sont - la chronologie par époque, période, phase et datation,
déposés à l'Atelier du Patrimoine de la Ville de -les caractéristiques de l'objet c'est-à-dire sa description,
sa composition, son poids, ses dimensions...Marseille.
- la conservation, son état avant et après restauration si
• Une méthode celle-ci a eu lieu, le dépôt de l'objet avec ses mouve­
La gestion des données de terrain ainsi que la multi­ ments de sortie, le nom du chercheur ayant étudié l'objet,
plication des informations durant les études nous a -les références bibliographiques, graphiques, photogra­
conduit à mettre en place un système d'exploitation infor­ phiques,
matisé global, renseigné au fur et à mesure par les inter­ - une illustration de l'objet, puis les observations diverses.
venants. Une base de données sous le logiciel
FileMakerPro a été établie, comprenant deux fichiers • La bibliographie
principaux: le fichier TOMBE qui contient 543 fiches et La de l'ouvrage a été réalisée sous le
le fichier INVENTAIRE dans lequel sont répertoriés logiciel FileMakerPro à partir des références transmises
1114 objets. Ces documents informatiques constituent la par les intervenants. Ainsi, les données bibliographiques
base de saisie ordonnée et la source de renseignements de cette monographie sont consultables par rubriques
normalisés mise à la disposition de chaque intervenant. indexées. Imprimée sous format texte, cette liste est clas­
Chaque spécialiste, à partir du modèle de saisie approprié, sée par ordre alphabétique.211 : PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Colline Saint-Charles2. LA STRATIGRAPHIE
54m
La fouille des niveaux antiques constitue le corps prin­
cipal de cette publication; cependant le site de Sainte­
Barbe a connu une occupation permanente de la fin du
Tapis-vert
ye s. av. J.-c. au XXe s. qu'il est nécessaire de rappeler.
2.1. Topographie et évolution générale
Le cadre physique
VIEUX PORT ../Le chantier de fouilles est situé dans la partie médiane
d'un vallon qui se dirige en pente régulière vers l'actuel
Yieux-Port, l'antique Lacydon. Ce thalweg orienté nord­
Pharo
sud constituait une limite naturelle entre la cité à l'ouest, o 200mBassin de Carénage Nécropole Sud
c'est-à-dire au niveau d'un quartier urbain, actuelle Butte
des Carmes, et une petite colline qui dominait légèrement
Fig. 8. Le site antique de Marseille.
en altimétrie la ville antique, aujourd'hui Butte Saint­
Charles. La fouille a permis de mettre en évidence la pré­
sence d'un ruisseau qui coulait vers le sud, en direction du
port. Le substrat géologique est constitué de marnes argi­ romaine et Il tombes qu'il n'a pas été possible d'attribuer
leuses et gréseuses appartenant à l'étage du stampien de à l'une ou l'autre des deux périodes et qui ont été classées
la période oligocène (ère tertiaire) qui s'est déposé il y a en époque antique indétenninée (fig. 9). Le repérage des
environ 30 millions d'années et qui forme le bassin sédi­ sépultures dans les textes ou dans les fichiers informa­
mentaire de Marseille. La morphologie du terrain était tiques est fondé sur l'enregistrement du carré de localisa­
plus accidentée que ne le rend la configuration actuelle tion désigné par une lettre en abscisse et un chiffre en
du quartier. Cette dépression naturelle associée à l' an­ ordonnée qui correspondent à un carroyage fictif de 10 m
cienne falaise disparue à l'ouest au-dessus de laquelle de côté, calé sur les coordonnées Lambert III zone sud.
courait la fortification présente les caractéristiques de la
défense naturelle de Massalia décrite lors du siège de la La conservation du site funéraire
ville par Jules César dans la Guerre Civile, II 4 (fig. 8).
La fouille des sépultures a porté sur une portion de
L'époque antique l'espace funéraire installé sous la fortification orientale.
Les 543 tombes mises au jour dans l'emprise du chantier
La situation topographique de la fouille, un terrain archéologique ne constituent donc qu'une partie de la réa­
extra-muros en contrebas des remparts, présente le lité de cette nécropole urbaine. Les transformations suc­
schéma type du lieu d'implantation de zones funéraires, cessives du site occupé sans discontinuité jusqu'à nos
à l'extérieur de la cité dans le plus strict respect des tra­ jours ont fait disparaître une part de l'information archéo­
ditions antiques telles que celles édictées dans les lois logique de cette nécropole qu'il est difficile de quantifier.
des douze Tables. Ainsi à l'époque grecque, à la fin de la Néanmoins, le mobilier funéraire retrouvé dans les strates
période classique, les premières sépultures sont creu­ postérieures ne comporte ni vase particulier, ni matériel
sées. Pendant six siècles ce lieu va alors servir de nécro­ en grand nombre, ce qui nous permet d'avancer que le
pole urbaine jusqu'à la fin du Ile s. de notre ère, avec nombre des sépultures disparues est peu élevé.
une interruption entre le milieu du Ile s. av. J.-c. et le
changement d'ère. À l'époque augustéenne, le site 2.2. Chronologie et organisation de la nécropole
connaît un bouleversement de grande ampleur avec la
construction d'un ouvrage hydraulique enterré qui est Dans chaque période les tombes ont été regroupées en
implanté dans l'axe du vallon naturel et dont la tranchée phase chronologique déterminée par l'étude du mobilier
de large de plus de 15 m détruit une partie et la stratigraphie stricto sensu: sédimentation, recoupe­
de la nécropole grecque. Puis immédiatement après ce ment de fosses. Le nombre de groupes ainsi identifiés est
programme hydraulique, une grande nécropole s'installe différent selon la période considérée, 5 pour l'époque
et se développe. grecque et 10 pour l'époque romaine. Ce découpage est
La ville des morts qui se développe connaît une évolu­ fondé sur des fourchettes de datation également distinctes
tion et des changements. Nous avons dénombré 543 sépul­ selon la période, entre 50/100 ans pour les niveaux grecs
tures antiques, 96 d'époque grecque, 436 d'époque et par tranches de 50 ans pour les niveaux romains. Ce22 LA NÉCROPOLE DE SAINTE-BARBE
••

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• romaines • •• • • ••o Sépultures antiques indéterminées • • •
Coupe stratigraphique
•• 0
Hors carte••••
5m
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A c o
Fig. 9. Carte de répartition des sépultures de la nécropole de Sainte-Barbe.
calage dans le temps est "indicatif', il ne saurait corres­ des champs chronologiques définis, l'étude de l'évolution
pondre à un "rythme" de l'occupation du site. Cependant, de cette nécropole urbaine et permet de confronter ces
cette méthode autorise, par la sériation des données dans résultats à ceux d'autres nécropoles antiques (fig. 10).1 : PRÉSE TATIO GÉNÉRALE 23
2.2.1. Des sépultures grecques Époque grecque nombre de tombes
-
fin ve -milieu Ile s. av. J.-c. Phase 1A 14 400/350 av.
Phase 1B 7 350/300 av.
Phase 1ABQuatre-vingt seize sépultures ont été attribuées à la 17 400/300 av.
Phase 2 29période grecque à partir de l'analyse des données de 300/200 av.
Phase 3 29 200/150 av.fouilles qui repose sur l'enregistrement stratigraphique,
Total 96l'étude du mobilier et la mise en séquence chronologique -
Époque romaineLa nature du terrain et la qualité dedes faits (fig. 10). - -
Phase 4A 31 30 av. / 50 ap.conservation de certains secteurs ont autorisé une fouille
Phase 4B 34 50/100 ap.stratigraphique des niveaux grecs de part et d'autre du
Phase 4AB 6 30 av. / 100 ap.
vallon qui séparait en deux cette nécropole fouillée sur
Phase 4C 43 100/150 ap.2environ 250 m , soit un taux de fréquentation d'une tombe
Phase 40 34 150/200 ap.
2 2par espace de 2,5 m ou environ 0,4 tombe au m • Le
Phase 4BC 37 50/150 ap.
recoupement des données des deux zones sur un même
Phase 4CO 32 100/200 ap.
diagramme stratigraphique global a permis de mettre en Phase 4ABC 6 30 av.! 150 ap.
évidence des moments d'ensevelissements scandés par Phase 4BCO 3 50/200 ap.
des rythmes de creusements plus ou moins denses séparés Phase 4 210 30 av. /200 ap.
par des couches de colluvionnements caractéristiques Total 436
d'un milieu à forte hydrographie. Différents groupes de
tombes ont été isolés en chronologie relative grâce à la
Fig. 10. Dénombrement et chronologie des tombes.
présence de certaines couches homogènes sur le site et
des recoupements des fosses, puis mis en relation à partir
des données de datation issues de l'étude du mobilier en
tombe et en contextes stratifiés (cf. étude du mobilier). Les effectifs par phase sont sensiblement équivalents,
Trois phases chronologiques ont été définies: la phase 1, chaque phase comprenant environ 30 % du total des
qui correspond aux premiers temps de l'occupation du tombes. En effet, on dénombre 38, 29 puis 29 sépultures
site, est datée de la fin du Ve s. à la fin du IVe s. av. J.-c., pour les phases 1, 2 et 3. En phase 1, le groupe se scinde
la phase 2 appartient au Ille s. av. J.-c. et la phase 3, qui pour les trois périodes en 14,7, puis 17 sépultures. Le dia­
correspond à la dernière séquence d'occupation de l'es­ gramme stratigraphique présenté rend compte de cet
pace funéraire grec, se place entre la fin du Ille s. et le ordonnancement des niveaux grecs. La spécificité de la
milieu du Ile s. avant notre ère. La phase 1 est subdivisée fouille de sépultures (répétition de contextes clos) nous a
en trois époques mises en évidence à partir de la strati­ conduit à ne présenter qu'un diagramme simplifié, expurgé
graphie: phase lA, première moitié du IVe s. av. J.-c., des centaines de numéros de contextes qui constituent l'en­
phase lB, seconde moitié du IVe s. et phase lA/B tout le registrement intégral des données de terrains (fig. 12).
IVe s. av. J.-c. Les couches primitives de sédimentation La première installation est attestée en phase lA (envi­
du vallon dans lesquelles les premières tombes ont été ron 400-350 av. J.-c.) de part et d'autre du vallon qui des­
cend vers la calanque du Lacydon. Aucune trace humainecreusées (639, 269, 640, et 26412022 qui correspondent
antérieure à ces premières sépultures n'est présente sur leau sol naturel) n'ont livré que de rares fragments de céra­
site. Les 14 tombes s'installent en majorité sur le coteaumiques contemporains du mobilier funéraire de la phase 1
oriental, face à la ville, tandis que 3 sépultures, cependantqui s'installe des deux côtés du vallon. Une deuxième
groupées, sont creusées à l'ouest. Dans la seconde moitiéséquence de sédiments scelle le premier groupe de tombes
du siècle (350-300 av. J.-c.), on assiste à la poursuite deavec les couches 263 et 2090 qui ont livré un matériel
postérieur à la fin du IVe s. Le deuxième groupe de l'occupation du secteur, avec un nombre plus important
tombes est creusé dans ces niveaux puis une troisième de creusements à l'ouest, mais il s'agit de quelques
séquence de remblais couvre ces tombes, les unités strati­ tombes uniquement. Le développement de l'aire funéraire
graphiques 101 et 2018 datées de la fin du Ille s. - début du secteur oriental vers le secteur occidental est certain.
du IIe s. av. J.-c. C'est dans ces couches que sont instal­ La phase INB, dans laquelle il n'a pas été possible de
distinguer les tombes de la première moitié du IVe s. delées les dernières tombes grecques dans la première moi­
celles de la seconde moitié du IVe s. av. J.-c., n'influe pastié du Ile s. av. n. è. Nous n'avons plus de trace d'utilisa­
sur cette tendance avec un nombre égal d'ensevelisse­tion de la nécropole à partir de 150 av. n. è. Le côté
ments d'un côté comme de l'autre (8 à l'est et 9 à l'ouest).occidental de la nécropole est partiellement détruit par un
Dans la phase 2, c'est-à-dire durant le Ille s. av. J.-C., leaménagement d'époque romaine plus tardif (dès l'époque
mouvement s'amplifie avec 24 tombes creusées dans leaugustéenne ?). Nous ignorons si ces travaux ont fait dis­
secteur ouest et seulement 6 dans le secteur est. Les sépul­paraître des tombes de la fin de la période hellénistique ou
tures du versant occidental se répartissent plus largementsi celle-ci n'est pas représentée sur le site.~
NECROPOLE ROMAINE
1
1 1
ZONE 1 ZONE 2
+ 1lers. ap. J.-e 400 2104
1 21~
AQUEDUC S91 2017
vefl'l-150
~
+ <@iD 1 1
T305 T41 T62
1 1 1
T ,- -, T T -T ,
PHASE 3
T1 T19 T16 121 T22 T36 149 T278 T286 T288 T289
1
1
T319
1
T306
J
vers·200--~~~~------~--- 2018
T217 T228 T229T
T48 752 T6'l'<$T64 ~ ~e§D
PHASE 2
361 2019429 428 T545
l+i v..-...3O() 20002.3
T118 T118 T120 T134 1T112
1232 ,--L~
PHASE 18
=I=I=I--=I~I=-I-I-I-I-I-I-I 1-1-1-1-1-1 1-1----
T242
1
T557 T2491 1 1 1 1
T551 T56 1 T119 T132 T129 T553T21:b 1 T230 T244 T233
T122 T250
1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 t 1
T251
PHASE 1AIB
t'""
;l>~
1245
1 ~,
74'
2433 n1 ,----L.,751
T257 T254
1 ë5
T56 "0~61
o
2434PHASE 1A t'""
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2435 T259 en
1 1
2436 T260
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1
§
Fig. 11. Diagramme stratigraphique de la nécropole grecque.
t'Il

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