Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

La litterature de jeunesse

De
15 pages
Publié par :
Ajouté le : 21 juillet 2011
Lecture(s) : 0
Signaler un abus

Vous aimerez aussi

 
LA LITTERATURE DE JEUNESSE Un continent à explorer ?  Cet article constitue une réflexion sur la littérature à l’école, à partir des programmes 2002 et des documents d’accompagnement, principalement ceux du cycle III, 2002 et 2004. Il s’adresse à tous ceux qui ont ou auront prochainement à mettre en œuvre ces programmes et à faire découvrir aux élèves le « continent-littérature »    Préambule                                              De la sphère privée à la sphère scolaire : Si la présence des livres « pour enfants » - ou reconnus par ceux-ci - dans le paysage culturel est ancienne, l’évolution considérable de la littérature « de jeunesse », son explosion éditoriale depuis une trentaine d’années, puis son entrée dans les programmes de collège en 1995 et désormais sa place dans les programmes du premier degré, incitent à la réflexion, ne serait-ce que pour tenter de saisir ce déplacement de la sphère privée à la sphère scolaire. Un nouveau  statut : Au cœur des programmes 2002 pour l’école élémentaire, elle accède au statut de support et vecteur de la « culture littéraire » des élèves du premier degré, déclarée « riche en chefs d’œuvres depuis deux siècles », la littérature de jeunesse est devenue en dix ans un ensemble de références incontournable. Pour les documents officiels, « elle constitue véritablement le domaine littéraire de l’écolier ». Elle « s’explore comme un continent ». Explorer est toujours une activité excitante, mais non dépourvue d’aléas. Où est la boussole ? Où sont les repères ? Tentons donc une exploration.  Trois parties  I - DE L’EDIFICATION A L’IDENTIFICATION : rappel historique en quelques étapes. II- LA LITTERATURE DE JEUNESSE AUJOURD’HUI : définitions, caractéristiques, catégories. III - LA LITTERATURE DE JEUNESSE A L’ ECOLE : nouveau statut, nouvelles exigences, nouvelles interrogations.    I)  DE L’ EDIFICATION A L’IDENTIFICATION : rappel historique .  A- La littérature de jeunesse jusqu’en 1970 : présence discrète et considération mitigée  Deux axes peuvent aider à s’orienter : édifier/enchanter. Le désir d’inculquer aux enfants des valeurs morales, de les « édifier » c’est-à-dire littéralement de les construire et de les « élever » est évidemment très ancien, comme en témoignent les traces des activités des pédagogues antiques et, pour faire court, au XVII° siècle, le Télémaque  de Fénelon et les Fables  de La Fontaine destinées au jeune dauphin. Par ailleurs, la présence des contes de fées et du merveilleux en général dans le paysage enfantin, est une constante. Mais ces deux axes se mêlent : on ne peut édifier sans séduire et les contes de fées, même s’ils ne sont pas toujours destinés aux enfants, permettent d’avertir et d’instruire. Du XIX° siècle à l’invention des « comics » et de la presse enfantine Si les premiers jalons de la littérature enfantine telle que nous la connaissons aujourd’hui, sont tracés, en Europe, par les Fables de La Fontaine, les Contes de Perrault ( 1691) et ceux des frères Grimm ( 1820), il faut
 
1
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin