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Lexicon manuale ad scriptores mediae et infimae latinitatis : ex glossariis Caroli Dufresne, D. Ducangii, D.P. Carpentarii, Adelungi, et aliorum, in compendium accuratissime redactum ; ou, Recueil des mots de la basse latinité, dressé pour servir à l'intelligence des auteurs, soit sacrés, soit profanes, du moyen âge

De
1176 pages
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LEXICON
MANUALE
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m\mm mëdii et m\u
iatinitatis.
AVIS IMPORTANT.
, i^.>iunoc nui r^tTUspnilp niniule D'après une deslojs P^^/';;^"^^ f, .«^^'^t^.S^^ plus ou ,a,:s conlradirnons ;^;ts^^^^^^^ ^^f f^/ '^^"^^^'^^^j

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raremeiil les œuvres au-dc'^su» de l'ordinaire «e font Calholûjues ne pouvaient gu^re échapper à ce in.poM.nce ; lanUM on a dit qu'.ls étaient fermas ans, el,les productions qn, en sortent d'evenemonlsqu aucune prudence aussi parait-il certain qu'a moins „ uibliolUque du Cleraé sera l>ven.r, pour ce qu il y a a _es(.éren)^u^ Le passé parait un sûr gar.nt,de
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?yan,^rcé TEditeur de
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en sort, sans cHe au luxe, aueiuu qu« .e luxe jur^^iaii oans les rapports. Quant a la correction, il est ^si narfaileraent convenable sous tous
le leur.
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nos épreuves de deux épreuves
lîicommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sous !hns ;;f;SL;rc:;/);o7S<^Ta'di¥rTnce"Vsrp.^^^ pillé pour les autes, on commence par préparer la copie d un tvpog.aphique est sans . s et S; m le ccmp d'œil 1. n en première épreuve avec a copie ainsi préparée. On lu ,1 -mue s.ns en excepter un seul mot. On lit ensuite M coUationnani avec la première. On ait la même ...
Voir plus Voir moins

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LEXICON
MANUALE
ÂDm\mm mëdii et m\u iatinitatis.IMPORTANT.AVIS
au-dc'^su» de l'ordinaireœuvres «e font
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deslojsune P^^/';;^"^^ ne pouvaient gu^re échapper àD'après Calholûjues ce
f, .«^^'^t^.S^^plus ouconlradirnons lanUM on a dit qu'.ls étaient fermasin.poM.nce,a,:s ;J^ ;^;ts^^^^^^^f^/ '^^"^^^'^^^j^^f
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la même chose en lierce.^en coila-On aitavec la première.coUationnanimanière, mais enrdebiSuerL' in lala tierce On renouvelle même ope-collalionnant avecquarte, ende même enOn af:itseconde.larin^faïuvec voir aucune desont pour but de si fautesco;Utionnemenlsquarte. Cescollalionnant avecialuh'te enSn en MM les corr.geursn a échappe a s.;r lela marge des épreuves,correcteurs, surMM. lesparau bureausfi a ées
e. en dehors de la préparationpar I autre,contrôlées l'unecinn lectures entièresr.^l !o.. .1 mi.^i A nrès ces
ar
11
que la composition, tandiscoûie-t-elle autan! qu'ailleurscorrectionl'AusTi encore, la yParTs^rélmiesimonmeries de
paraître téméraire, exactitude obtenuepuisse 1 parenfin, bien que i'a^serlion
1 Aus-^ile dixièmeelle ne coule ciue
laissenl loinCdlhohques. bien derrière ellesdes Alclkrsque la plupart des Editionssoins lail-elledet- ni ,1e fr lis et
Jésuites Petau et Sirmond.célèbres Que l'onMontfaucon et d.-sBèuLdictins Mabillon etcélèbresmême descelles
uôires qui leur correspondent,celles des en grecfouilles de leurs éditions avecquellesn'importecompare en eiïet
réalité.que l'invraisemblable est uneconvaincraon secomme en latin, . ... .que de la p.irlie typographique et ndes textes étantplus préoccupés du senséminenls,D'iil'eur^ ces savants
épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, leurque portaient leslisaient, noncede profession,eor-ecteurspoint
Uriiédiclins, comme les Jés-iites, opéraient presquel'édition. IJc plus lesaux fautes desuppléanthaute intelligence
que lesdes fautes, pendant Alehers Calltolniufs,perpétuelle de la multiplicitécausemanuscrits,toujours sur des
que sur desle plus souvent imprimés.ressusiiter la Trndilirn, n'oiièienlsurtout depropre estdont le
quelque temps, n'avoir trouver ennous ('cri\ail, il a puBollandiste de Bruxelles, yJésuiteI e H l' De Buch,
Denzinger, iirofesseur de Théologie l'Lni-noire Fulroloçiie Uiline. M. àfaute dansd'étude, une bculedix-huit mois
ville, nous mandaient, la date du 11» juillet,Vicaire Général de la même àBcissmann,versiié de Wurzbourg, et M.
notredans le grec de double Vnirologie. Kufin,seule Imite, sou <i;uis le latin soitsurprendre umn'a\oir pu é"-alpmeni
d's AwtalesSolesme, et lionetty, directeur de pliilosoi)hie cbié-Bénédictin de M.le cardinal Pilra,.Son Kmineirce
lorcés d'avouer que nouserreur typoL'rapliique, ont été n'avionsnous convaincre d'une seuledéli deticunc, mis au
bons latinistes et de bons hedénisles,correction. Dans le Cierge se trouvent denotre parfaitefuère'trop présumé de
bien ! nous leur piometlons une prime de 10hommes très-positifs et t: ès-praticpies, ehplus rare, deset, ce qui est
volumes,n'importe lequel de nos surtout d.ms les grecs.véritable qu'ils découvriront danscentimes ique fauteparch
l'imporlancecomplets, sentant de plus en plus et même la nécessitel'Editeur des Cours.Malgré ce qui précède,
se livre depuisqu'un ouvrage soiL véritablement utile et estimable, plus d'un an, etparfaite pourd'une correclidU
coûteuse, savoir, la révision entièrefin à une opération longue, pénible et ellivrer jusqu'à laest résolu de se
mesure qu'ilAinsi chacun de ses volumes, au fur et à les remet sous presse,clichés.universelle de ses innombrables
seront occupésà l'autre. Quarante hommes sont ou pendant 10 ans, et unecorrigé pour mol d'un bout y yest mot
consacrée cet important contrôle.d'un demi million de francs est à De cellesomme qui saurait être moindrene
distinguaient enlre toutes par la su|)ériorité de leurAteliers Catholiques, qui déjà semanière, les l'ublicalions des
pays; carce rapport, dans aucun temps ni dans aucun quel est l'éditeurcorreciion, de rivales, sous quin'auront
'gigantesques et d'un prix si exorbitantlivrer Al'UES COL l' à des travaux si ? Ilpourrait et voudrait se
porleror - , ...„„.
Nousprendre que ceux qui porteront en lêle ra\is ici tracé. ne reconnaissons quede la correciion, il ne laudra celle
croyaitsuivront sur nos planches de mêlai ainsi corn^ées. On autrefois que la sléréotypieédition el celles ^ni
pas du tout,attendu qu'un cliché de métal n'est point élastique; il introduit la perfection,immobilisait les fautes,
corriger jusqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a été revu parrar on a trouvé le moyen de le M. Drach, le Grec
Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.par des Grecs, le Latin et le
suivantes Enfin,consolation de pouvoir tinir cet avis par les réflexions : notre exempleNous avons la a fini par
Italie, en Allemagne, Belgique en France, par lesébranler grandes publications en en et Cauous grecs de Hoine,les
Thomas de Parme, VEmyciopéilie reliyicuse de Munich, le recueille Gerdil de Naples, le Soint des décloralions det
Jusqu'il!, onles Bollaudistes , le Surirez et le Spiciléqe de Paris, n'avait suriles de Bruxelles, réimprimer que des
où faisaient peur,ouvrages de courte haleine. Les in-4", s'engloulissent les in-folio, et on n'osait loucher,y par
abîmes sans fond et sans rjves; mais on fini par se risquercrainte de se noyer dans ces a à nous imiter. Hien plus,
sous d'autres Editeurs se préparent, sous notre patronage el notre direction,notre impulsion, au liuUaire universel,
à une générale des Conci.es, aux Décisions de toutes les ( oiigré;,'ations, à une Biographie eiHistoire à une Histoire
la plupart des déjà font,universelle etc., etc. Malheureusement, éditions faites ou qui se .sont sans autorité, pano
qu'elles la correction semble en avoir éié l'aile par des aveugles, sni|sont sans exactitude; qu'on n'en ail pas senii
ia gravité, soit qu'on ait reculé ^'c^anl les frais; mais patience ! une reproduction ctirede surgira bieulùt, ne
iûl-ce Quii lumière écoles qui -se sont faites ou qui se ferontla des ciu'ore.LEXicoivr-^
MANUALE
AD SCRIPTORES MEDII ET IMMI lATINITATIS,
KX GLOSSARUS
CAROU DUFRESNE D. DUCANGII, D. P. CARPENTARn, ADELUNGU, ET ALIORUM.
COMPENDIUMm ACGURATISSIME REDAGTUM;
00
RECIEIL DE MOTS DE LA BASSE LATIMTÉ,
DBCSSâ
POUR SERVIR A L'INTELLIGENCE DES AUTEURS, SOIT SACRÉS, SOIT PROFANE», DU MOYEN AGE,
PAD
Cliaqne auteur avait ties habitudes de vocabulaire et de
stvle qui lui étaient propres; et ce serait renoncera
toute criiique que d'accepter, comme une eipbcaliou de
la valeur des mots, la signiîicalion qu'un écrivain né
dauK un dilTcrentpa}$ avait donnée à des formes
seiub.ables.
UÉML.){E. DU
PUBLIÉ
PAR M. L'ABBÉ MIGNE,
ÉDITKUR DE LA BIBLIOTHÈQUE UNIVERSELLE DU CLERGÉ,
ou
DRS COURS comrbBTfl son cuaqi;e duancue de la sciemcc relkisvw.
'0-»CH
TOME UNIQUE,
i-»»««
lo FR. GALLICIS.VENIT
SMMIMUME ET SE VEND CHEZ J.-P. MIGNE, EDITEUR,
AUX ATELIERS CATHOLIQUES, RUE THIBAUD, PETIT-MONTROUGE,20, AU
AUTKEfOlS DARRIÈHE DENrER DE PAHIS, MAINTENAJIT DANS PARIS.
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Paiisiis. — Ex Typib J. P. MICNE.^
'*nimmButisi^ÊÊÊBmtBmmtmmBmaammmmmÊimmmm^atMimàimmÊÊm^ma^mmmt*Êmiamm^aiiea\iTmmmtaiÊ^ma£M
AVERTISSEMENT.
— Dans les villes fondées,!. « comme Rome, par des aventuriers sortis de vingt pairies
différeulos, la langue ne peut avoir d'ubord ni unité ni harmonie. Tant qu'elle n'a pas
une longue habitude,élédxée par elle reste ouverte à toutes les importations et
suborintluencesdonnée à toutes les successives que développe l'hisloiie. Les femmes
étrangères auxquelles s'unirent les premiers Romains et les populations des villes conquises
eux,qu'ils obligèrent de s'agglomérer avec amenèrent donc nécessairement de grands
changements dans leur langage. Plus tard leurs succès militaires, et la ()répondéranc(î
qui eu fui la suite altiièrent à Rome tous les ambitieux et les mécontents de l'Italie, et
chacun apportait des formes [)articulières de langage qui influaienty insensiblement sur
ridiome public. Cicéron, qui ne se rendait un compte exact que des changements qui
s'étaient opérés sous st^s yeux, disait, en parlant des contemporains de Leelius et d.»
Recte loquebantur, scdPiiblius Scipion : kanc ccrte rem dcteriorem vetuslas fecit, et Romœ,
confluxeruid aiim et Allunos cl in hune urbem midtiet in Grœcia : inquinate loguentes ex
reconnnis.saiontlocis. Tous les critiques celle modificaliondiiersis du Inlio par les lan^-uc^
Isidore disait dans ses Origines Uaaqaœqueétrangères. Saint : gens fucta Romanorum
et verborum etcum suis opibus vitia qnoqne morum transmisit, et l'exact Qui'itilieu
icrmes aussi posiliis Verba, aut Latina, auts'exprimait en : peregrina sunt peregrina;
porro om7iibus prope dixeriin gentibiis ut Itomines, institulaex , ctiutn mulla vent-,
runt. il ii'csl pas même resté dans ces généraliiés il indiqué; a des moîs gaulois,
['Oniques espagnol.--, (jui avaient pénélré dans la langue.et
ces« Toutes les (lasses n'acceptaient pas cependant corruptions avec la mènie facililé
;
enlôt il .s'en était formé une dont l'habitude des grandes affaires1) avait ren.lu le goût plus
di-licile et la pensée plus active et plus exigeante. Elle avait insensiblement poli cet idiome
grossier dvs [premiers temps qui sentait l'ail; el effacé de son vocabulaire des archaïsmes
qu'Hnnius encore dans vers. Alors,emijjo^ait ses comme le dit Cliarisius, le latin
regendum se regulœ trcdidit et illam liccntiamloquendi servituti rationis addixit. L'imitation
passionnée du grec finit môme })ar lui donner une consistance et une fermeté qui lu;
préservaient du moins des plus brusques et des plus [irofondes altérations. Mais le peuple
était resté étranger à ces doctes perfectionnements l'habitude était la seule loi; qu'il
rf'coimûl.et les incohérences de sa langue la disposaient à se grossir, sans examen, de tous
les mois nouveaux que les autres habitants de l'Italie introduisaient à Rome,elqueles vétérans
rapportaient continuellement des j)ays les plus éloignés.y Avec le temps, il s'y établit donc,
(omme partout, deux langues, l'une |)olitique et littéraire, que des règles positives et d(s
modèles universellement acceptés, retenaient dans une certaine fixité l'autre, beauco'.'p;
plus floUante, que les écrivains sermonomment rusticus, pleheius, quotidianus, usualis
et pedestris, où [luisail ce jeune homme vetemm verborum cupidissimus, et plerasque
voces niinis priscas et ignotissimas in quotidianis commnnibusqae sermonibus
exprornens doiit il c.sl jiarlé (ians le., Au!u-Ge Dès le tenjps de Cicérou, elle ne consisiait n-s
seuieuieiil dans inie mauvaise prononciation, (jue les lettrés eux-mêmes atreciaiejil
quelquefois, mais .inns l'empoi de mots tomliés en empruntés à des languesdésuétUfJe ou
étrangères, et de (ormes plus régulières aucunen apparence, qui ne tenaient co.npte des
xiÂceplions consacrées par l'u.-age »— <«et l'aulnriié des grammairiens. Dans celle langue
rustique, ilit« a un nîcujbreile TancienneAcadémie jnscrinlions, » on n'a lier i,i il !>as dedes
Lexicon mpd. et infim. lat. 1'
«^2AVEilTISSEUENT.t!
poiiU hdécliiier un nom .surdans K-s phruses; l'oniie s'astreignail« inversionsfiicllrodes
même des verbes par rapportet il en était deplulôl que sur une autre,« une déclinaison
numsnon-seulement devant lesles prépositions,on employait toujours« flux conjugaisons ;
ablalifs,.qiinencore auxon les joignait« con^menous le faisons en français, maisde lieu,
sous-ou des prépositionsgouvernés par des verbesgramm.iirions supposent être« les
nugis, cœlera delibri referti de.> exemple, impletus de vino,« entendues. On disait, par
implelus vino, libri refertilieu degénère hoc, caput de aqiiila, inter Aommimjs, etc., au
servait des moiscaput nquilœ, inter homines, etc. On secœlera hujus generis,hugis,
baltnere (battre), etc., domenare (mener),impolionare (empoisoiuier), cambiare (changer),
comme liosesse /iaftcre étaient emjdoyéspréférence h ceux de la bonne latinité. Enfin, et
e//e, elia, ellos,illa, «7/o*, liansformés ené/re et flVoi>,etles pronoms ille,auxiliaires
l'ofllce de nos articles le, la, les.faisaient
c'est unebesoin d'aucune preuve t)articulière ;«L'existence d'un patois romain n'a
les pre-idiomes. Il suffit de comparernécessaire de l'histoire de tous lesconséquence
certain que deslittéraires ouvrages du siècle d'Auguste [)our êtremiers monuments aux
On est allé jusqu'àcapitales séparaient la langue du peuple de celle des lettrés.dilTérences
intelligibles qui n'enassez profondément distinctes pour avoir cessé d'être àles supposer
qnoappris qu'une. La langue populaire semblait même au Pogge plus vivaceavait
retrouvé l'italienl'autre; il alfirhiail en avoir des mots qui n'étaient point entrés dans ;
la plupart des savants reconnaissaient d'un patois de la lan-mais que celte séparation
littéraire avait été l'origine et le commencement la formation des idiomes vul-gue de
»gaires.
des soldats étrangers dans les armées romaines, h la faveur desL'introductionII.
vint introduire une quantité prodigieuse de mois nouveaux dans l'idiomeciviles,guerres
fit admettre en même temps des tournures insolites, de grossiers barba-populaire, et y
choses qui ne lardèrent pas à réagir violemment sur la langue des classesrismes, toutes
devint môme si que, Quintilien, lotus pêneéclairées. La corruption prompte du temps de
sermo.mutatus (eral)
défaut de l'arrivée des étrangers à Rome, la propagation de la langue latine auraitA
d'ailleurs sufli pour l'altérer. Les Romains s'élant fait de leur langue un nioyen d'unité
cl fuco, l'imposôi'eiit aux nations vaincues; mais, comme on l'a remanjuédo plus d'une
peuple n'abandonne un idiome pour adopter un autre, qu'enfois, un en opérant en
quelune es|'ère deque sorte compromis tacite entre les deux idiomes qu'en conservant dans,
l'un, sous une lorme plus ou njoins des mots, des tournures, desdénaturée, flexions de
C'est en elfct ce qui arriva: le latin, fois répandu dans les provinces,l'autre. une éprouvay
corruptions considérables et d'aulanî profondes que l'étude journalièredes plus des bons
écrivains ne pouvait pas en arrêter, modérer les etfets.ou du moins en Le mal était
grand du leuips de Cicéron, qui recoiinaîl une physionomie toute paiticulièredéjà à la
puigue latine (jue l'on parlait en Espagiie. Il était à son comble à l'époque de saint
Jérôme, qui déclare ne pouvoir réi)ondi-e de l'ignorance de ses copistes. Ces altéralioiis
<in'obéissaient aucune règle bariolait son langage con.me il l'entendait,; chacun
imayinaii les formes les plus bizarres, les étranges. A la languebarbarismes les plus de la ville
éternelle avait succédé une langue flottante, sans principesarrôlés, donnant droit de cité
acquisitionà loule nouvelle, indépendante dans allures, et faisant fi desses eniravis
im[msées par les gramujairiens. « Selon les convnnances du moment, chacun empruntait
d'aulres idiomes des]\ mots dont il déguisait à peine l'origine étrangère par une
terminaison latine. D(;s différences de jour plus profondes lardèrenten jour ne pas à
caractériser la langue de chaque province. Elle s'éloignait davantage du latin là lesoù barbares
éla-ienl plus rapprochés de la population romaine par leurs mœurs, leurs croyances et
leur influence dans le pays. Des circonstances purement locales, qui agissaient chacune
o'uih' riianière diilérenle, modifiaienl même la nature des corruptions. L'empire de
iiab.lud ' est si
1 p-uissant sur le langage que les altérations dépendaient en grande partie

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