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L'analyse de deux personnages du cycle Rougon-Macquart d'Emile Zola

De
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Ajouté le : 11 novembre 2011
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                                               Masarykova univerzita   Filozofická fakulta   Ústav románských jazyků a literatur          L’analyse de deux personnages du cycleRougon-Macquartd’Emile Zola   Bakalářská práce             Vypracovala : Eva Kešnerová  Vedoucí bakalářské práce : doc. PhDr. Petr Kyloušek, CSc.      Brno   2006   
                        Prohlašuji, že jsem vypracovala bakalářskou práci na téma L’analyse de deux personnages du cycle desRougonMacquartd’Emile Zola samostatně a že jsem použila pouze uvedenou literaturu.    V Brně 14. dubna 2006   ………………………………  
 
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                             Děkuji tímto doc. PhDr. Petru Kylouškovi, CSc. za vedení práce, konzultace, připomínky a cenné rady, které mi poskytl.    
 
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V. ANNEXE 1. La préface deDocteurPascald’Emile Zola……………………29 2. L’arbre généalogique ……….………………………………….30 3. L’arbre généalogique original……...…………...………………31 4. La répartition des influences héréditaires………………………32  VI. BIBLIOGRAPHIE………………………………………………………33    
        
 
 
                 
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 I. ITNCTIORODUN  Ce mémoire traite l’analyse de deux personnages du cycleRougonMacquartde l’un des plus connus auteurs français et l’inventeur du naturalisme – Emile Zola. Zola s’inspire dans son œuvre de la science et applique les méthodes scientifiques à la littérature. En utilisant la méthode de la transmission mécanique des lois naturelles à la société humaine, il crée les personnages détérminés par l’environement et par l’époque. Il se préocuppe avant tout de la physiologie en décrivant dans son œuvre les effets de l’héridité dans une famille.  Le romancier, dit1il, est fait d’un observateur et d’un expérimentateur. L’observateur donne les faits tels qu’il les a observés, pose le point de départ, établit le terrain solide sur lequel vont marcher les personnages et se développer les phénomènes. Puis, l’expérimentateur paraît et institue l’expérience, je veux dire fait mouvoir les personnages dans une histoire particulière, pour y montrer que la succession des faits y sera telle que l’exige le déterminisme des phénomènes mis à l’étude.1  Il s’insuit que le procédé utilisé par Zola dans le cycle desRougonMacquart est plutôt scientifique. Zola renferme ses personnages dans un déterminisme préfixé. Il crée les personnages strictement déterminées par l’héridité qui ne peuvent pas dépasser leurs raisons d’être. Ils ne sont que les éléments de la chaîne qui s’appelle Rougon6Macquart.  Dans mon mémoire je voudrais répondre à la question qui porte sur les personnages de Zola. Sont6ils seulement le résultat d’application de sa méthode scientifique? Peut6on les considérer seulement comme une partie du système scientifique?  Je voudrais trouver le fil qui lie deux représentants principaux desRougonMacquart – Pierre Rougon et Gervaise Macquart. Je vais comparer ces deux personnages sous différents aspects, je vais trouver ce qui les lie et en quoi ils diffèrent. Je voudrais trouver et montrer les filaments qui les mettent en contact et qui, tour à tour, apparaissent et se cachent dans les deux romans de ce cycle.  
                                               1Michel Euvrand,Emile Zola,Classiques du XX siècle, Editions Universitaires, pp.06
 
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 Pour cet analyse j’ai choisi deux romans du cycle desRougonMacquartLa fortune des Rougonetl’Assommoir.Le premier romanLa fortune des Rougonet en même temps le premier roman de tout le cycle.   le livre de la jeunesse, du rêve, et de la folie. Mais aussi le roman vrai d’une histoire pleine deVoici bruit et de fureur, où le désir cupide et la volonté de puissance triomphent impudemment des naïvetés d’amours adolescent. Et tout cela merveilleusement accordé dans une œuvre complexe et vibrante, où se répondent les chants de la vie et les râles de la mort, où alternent laMarseillaisedu peuple, le glas funèbre des églises de village, et la cadence implacable des soldats en marche.2   Ce roman est devenu un chef6d’œuvre dans la série desRougonMacquart, qui fascine depuis longtemps les lecteurs de Zola. Le deuxième roman que j’ai choisi pour décrire estl’Assommoircomme le septième volume du cycle. Ces deux, avec qui suit Germinal, La Bête humaineetNana sont les romans principaux de la série desRougon Macquart. J’ai choisi justementLa fortune des Rougonetl’Assomoir, parce que ce sont ceux6ci où on rencontre les deux personnages choisis – Pierre et Gervaise.    En ce qui concerne la méthodologie, je vais utitiser la méthode de la comparaison. Je présente deux personnages principaux dans deux romans d’Emile Zola. On observe donc deux milieux de la société, deux ambiances dans lesquelles se rencontrent ces représentants de deux couches diveres. Il s’agit en plus d’une femme et d’un homme. Mais il y a, tout de même, des points qui les joignent. C’est l’époque du Second Empire où se déroule cette histoire et c’est la même famille de la quelle ils descendent. De même, ils possèdent certains traits communs en ce qui concerne leur ambition et leurs facultés. Je voudrais donc mettre en parallèle ces deux existences, ces deux destins de personnages qui ne se sont jamais rencontrés.        
                                               2Auguste Dezaley, préface deLa fortune des Rougon 
 
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II. L’IDÉE DE ROUGON-MACQUART  C’est à la fin de 1867 et au début de 1868 que Zola établit le plan d’une série de romans dans laquelle il démontrait l’influence de l’environnement social et de l’héridité sur la formation du comportement humain. Zola songe à étudier les fatalités de la vie, les fatalités du tempérament et du milieu. Il ne veut pas peindre toute la société contemporaine, mais une seule famille en montrant le jeu de la géneration modifiée par les milieux. Sa grande ambition est d’être purement naturaliste et physiologiste.  Pendant les années 1871 et 1893 Zola a publié vingt volumes de la série desRougon Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire.Dans la préface du premier roman de ce cycleLa fortune des Rougon3 l’auteur dégage son intention de montrer les comportements des membres d’une famille, cela veut dire d’un groupe des gens génétiquement homogène où chacun aboutit à une situation différente dans la société.  Zola essaie dans son œuvre de rechercher les effets de l’héridité qui apparaissent dans les générations suivantes. Chaque épisode, chaque volume contient une action dramatique, sous laquelle on peut retrouver la grande idée de l’ensemble.  L’auteur consacre aussi son temps à lire de nombreux ouvrages de physiologie, parmi lesquels laPhysiologie des passions4 de Charles Letourneau, leTraité philosophique et physiologique de l’héridité naturelle5 de Prosper Lucas etL’introduction à l’étude de la médecine expérimentale6 de Claude Bernard. Celui6ci fonde la médicine sur les bases expérimentales en la présentant comme science. L’œuvre de Bernard dépasse la frontière de la médicine et touche aussi le domaine de la philosofie. Zola s’en inspire et classe le roman dans les structures scientifiques. Le roman devient donc l’œuvre scientifique qui se base sur la physiologie.                                                   3Emile Zola,La Fortune des Rougon,Le livre de poche, Paris 994 4Charles Letourneau,Physiologie des passions,Libraires1Éditeurs, 878. In: Jean1Pierre de Beaumarchais, Dictionnaire des œuvre littéraires de la langue française 5Prosper Lucas,Traité philosophique et physiologique de l’héridité naturelle,Paris, 847 6Claude Bernard,L’introduction à la médecine expérimental,Paris, 865
 
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 Ce savoir scientifique qu’il fait passer dansles RougonMacquart, représente à peu près l’état contemporain du savoir. Michel Serres explique:„Je ne dis pas que la série des RougonMacquart, munie de son texte réflexif, constitue un ensemble de résultats purement scientifique. Je dis seulement que les thèses, la méthode et l’épistémologie que je découvre ici sont fidèles à ce que nous jugeons le meilleur, dans les travaux dits scientifiques de ce temps.“7 ne décrit pas des singularités individuelles, mais ce qui les enferme, les Zola fabrique et les produit.  Zola applique donc la méthode expérimentale à la litérature, il met en place le principe de la physiologie. En conséquence de cette méthode il s’agit de la transmission mécanique des lois naturelles à la société humaine. Le personnage de l’œuvre littéraire est interprété comme l’être humain détérminé physiologiquement. Sa propre volonté et son comportement individuel sont réduits à la verve, à la passion. Celles6ci sont données par l’élément de l’héridité et par l’influence du milieu social. Le personnage principal du roman naturaliste est le plus souvent l’homme du peuple travailleur ou un représentant de la classe moyenne. Ses instincts biologiques et les manières sont observés à travers une thématique accentuant les moments bas et vils; il en résulte une anthropologie pessimiste de l’homme.  Excepté la physiologie, Zola s’inspire de la sociologie évolutionniste d’Herbert Spencer d’après laquelle la société se comporte comme un organisme vivant et la raison se forme en fonction de l’environement. Il s’inspire aussi de la théorie de l’art d’Hippolyte Taine qui juge l’œuvre artistique determinée par trois facteurs – la race, cela veut dire par l’élément biologique de l’héridité, par le milieu et par l’époque.  Zola applique tous ces éléments dans sa grande œuvre desRougonMacquart. Il veut démontrer le comportement et développement de la famille de vingt personnes qui ne connaissent pas, dans certains cas, l’un l’autre. Alors qu’une analyse en détail montre leur relation réciproque. On voit clairement que l’héridité a ses propres lois qu’on ne peut pas omettre.  
                                               7Michel Serres,Feux et signaux de brume, Zola, Grasset, 975
 
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Zola essaie de trouver le fil qui lie les figures desRougonMacquartet qui converge vers une seule personne – Adélaïde Fouque – dite Tante Dide. L’héridité de l’aïeule se diversifie grâce aux tempéraments et des milieux, en une infinité de possibles, que l’auteur explore par la construction de l’arbre généalogique de la famille dont chaque feuille deviendra un volume de l’histoire.  Adélaïde née à Plassans en 1768 se marie avec Rougon, jardinier avec qui elle aura un fils Pierre. Quand Rougon meurt elle prend pour amant Macquart et avec lui elle aura deux enfants, un fils Antoine et une fille Ursule. A partir de ce moment la famille se divise en deux branches, Rougon et Macquart.  Les membres de cet ensemble se caractérisent surtout par l’abondance des passions et par le désir des jouissances. A l’égard de la physiologie ils présentent un ensemble qui reste uni par l’héridité, qui vient des mêmes racines. Quelques éléments du comportement percent chez tous les membres cependant qu’ils vivent dans des milieux différents. Si on commence à découvrir les vraies forces qui animent les personnages et les animeront jusqu’au bout du cycle: ce ne sont que des appétits, des désirs de pouvoir, d’argent, de places, avec des nébuleuses de haines, de jalousies, de lâchetés. En face, bien sûr il y a la grandeur des certaines personnes, l’honnêteté, l’ambition de poursuivre son but. Les membres de cette famille pénètrent successivement dans toutes les couches sociales et ils occupent divers postes.  Dans les individus est incarnée la société contemporaine, les criminels autant que les héros, les gens bons et mauvais, les hommes honnêtes autant que les malséants. Il faut chercher la raison de ces tempéraments, parfois semblables, parfois opposés. L’auteur étudie l’humanité elle6même et explique cette apparente confusion des témperaments.  
  
 
   
  
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Il faut voir comment un petit groupe d’êtres, une famille, se comporte en s’épanouissant pour donner naissance à plusieurs individus qui semblent au premier coup d’œil profondément étrangers, mais que l’analyse scientifique montre intimement liés les uns aux autres.  „Je tâcherai de trouver et de suivre, en résolvant la double question des tempéraments et des milieux, le fil qui conduit mathématiquement d’un homme à un autre homme. Et quand je tiendrai tous les fils, quand j’aurai entre les mains tout un groupe social, je ferai voir ce groupe à l’œuvre, comme acteur d’une époque historique, je le créerai agissant dans la complexité de ses efforts, j’analyserai à la fois la somme de volonté de chacun de ses membres et de la poussée générale de l’ensemble.“8   Sauf les racines communes, les figures ont encore une circonstance identique. C’est l’époque du second Empire que Zola a choisi pour cadre. Les personnages s’y développent selon la logique de leur caractère. Ils deviennent des acteurs typiques qui résument cette époque. Zola définit l’œuvre entière par la phrase: „Je désire peindre l’assouvissement d’une famille lancée dans la fièvre d’appétits du second Empire.“   Les désirs, les passions et les déchirements intérieurs se reflètent dans cette époque. La caractéristique du moment est l’impatience de jouir, la bousculade des ambitions, les fortunes et les ruines rapides, toute cette orgie du corps et de l’esprit qui a commencé presque avec le coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte. C’est à l’époque du second Empire où les personnages essaient de s’imposer, de gagner des honneurs et de la gloire.              
                                               8Emile Zola,La Fortune des Rougon,Le livre de poche, Paris, 994, pp.5     
 
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