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Groove, baby groove (pas de chichis sur le dancefloor)
La musique s'annonce et les premières notes font vibrer mes gencives. Mes cuisses se raffermissent et je suis prêt à prendre ton envol. Je te regarde au milieu du dancing. Tu ressembles à cet ensemble mauve que j'ai longuement regardé dans cette boutique de Mourmelon. Un pas vers toi, mes yeux sur ton eye-liner. Le groove se fait plus pressant et mon nombril prend feu. Tu es à un souffle de moi. Poser ma main sur ta faille et oublier le prix du gasoil. Juste le temps d'une chanson pour respirer ton aisance. Le temps s'écrit pour nous sur une partition pressée. Et je suis ton tueur à qui ne tu ne diras jamais pardon. La basse nous tasse comme un canon à mélasse. La fièvre de ce samedi férié perle sur mes tempes et je serai inconscient d'ignorer ton brasier. Tu finiras bien par me dire comment tu fais ce truc. Ce truc qui me jette du haut des falaises et me met en nage. Je te poursuis et mon costume me suit. Tu fuis et ta robe me supplie. Appelle moi John devant les nonnes car c'est en moi que tu crois. Sur la piste, les sunlights singent les étoiles de Détroit comme si l'univers se résumait à ta calandre. C'est l'heure de ton disco.Tes idées macèrent depuis trop longtemps dans ma poitrine. Laisse moi exulter et j'existerai sûrement. Ta joue, ma hanche, ton talon. Puis l'assaut de tes jambes qui finissent de redonner un nom aux damnés de la danse. Le temps d'un soir, notre gloire pour référence...