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Fais-moi un signe ! Tome 2

134 pages
Ce second volume de "Fais-moi un signe !" poursuit le travail d’introspection du père Théo : c’est la conversion de celui qui croyait convertir. Plus il s’éloigne de l’église plus il se rapproche d’une foi intuitive qui le fait avancer sur le chemin implacable de la transparence…
« Pourquoi douter ? Pourquoi juger ? Pourquoi sur cette terre, chaque individu considère l’autre comme un rival ou un danger ? Pourquoi ne pas transformer chaque rencontre en amitié, chaque regard en compréhension ?
Je dédie le tome 2 aux amours singulières… cachées ou critiquées ou injuriées. En espérant qu’un jour l’humanité passera moins de temps à juger et davantage à comprendre et donc à aimer vraiment.
Soléa
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Publibook
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Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2013
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Je dédie ce récit aux amours singulières… cachées ou critiquées ou injuriées. En espérant qu’un jour l’humanité passera moins de temps à juger et davantage à comprendre et donc à aimer vraiment.
« Pourquoi douter ? Pourquoi juger ? Pourquoi sur cette terre, chaque individu considère l’autre comme un rival ou un danger ? Pourquoi ne pas transformer chaque rencontre en amitié, chaque regard en compréhension ? »
Théo
Mon enfant, ma joie est complète…
vendredi 26 mars 2010 La voiture s’engageait dans un chemin de campagne qui ne laissait guère de place pour le croisement de deux véhicules. Claire n’avait pas exagéré en prévenant Lisane que le domaine était si retiré qu’il était souvent assimilé à une réserve naturelle. Inspiré par la beauté des paysages, Théo retrouvait malgré lui sa tendance à prier tout haut en voiture. Il était habité par un autre amour et elle le partageait avec bonheur en se délectant de sa belle voix de soprano. « Par toutes les montagnes et toutes les vallées, Par l’ombre des forêts et par les fleurs des champs, Par les bourgeons des arbres et l’herbe des prairies, Par le blé en épis, je veux crier : Mon Dieu ! Tu es grand, tu es beau, Dieu vivant, Dieu très haut, Tu es le Dieu d’amour ! Mon Dieu ! Tu es grand, tu es beau, Dieu vivant, Dieu très haut, Dieu présent en toute création. » 1  Elle contemplait son profil fin et droit empreint d’une étrange délicatesse, l’image même de son caractère. Théophane continuait à chanter sans avouer qu’il adorait désormais, se sentir dévisagé ainsi. Il anticipait avec délice un baiser, une caresse sur son bras ou sur sa joue… Un sentiment océanique l’envahissait, un pur enchantement serein et voluptueux qu’il aurait aimé partager avec le monde entier. 1 Psaume à la création : chant de P. Richard
Il s’émoustillait comme un gamin en reconnaissant les paysages familiers de son enfance et en retrouvant le nom des habitants des fermes qui défilaient sous ses yeux. — Regarde à droite, mon trésor ! Tu découvriras une partie du lac de Coreille et là, derrière : la forêt d’Elfée. C’est chez moi… Je connais chaque centimètre carré de cette région. — Tu veux dire que toutes ces terres t’appartiennent ! — Tu devrais savoir que ma mère m’a déshérité, rectifia-t-il avec un large sourire. — T’inquiète ! Je sais où se trouve ta richesse… Mais dis-moi… vas-tu réussir à l’appeler autrement que mère et cesser de la vouvoyer ? — Difficile de rectifier une mauvaise habitude… — Je n’arrive pas à voir le lac de Coreille avec les haies qui bordent le fossé ! ronchonna-t-elle en se contorsionnant sur son siège. Tu y allais souvent avec Nahem ? — On s’y baignait l’été… Je t’emmènerai voir chaque recoin. Tout est magnifique ici ! Sais-tu monter à cheval ? — Non… Tu es content de le revoir ? — Je t’apprendrai… — Tu n’as pas répondu à ma question ! — Oui… Je suis heureux de le revoir et très nerveux… A l’hôpital, Irène m’a donné son numéro de portable. Je l’ai appelé plusieurs fois… il ne m’a jamais répondu…
La voiture ralentit puis s’immobilisa entre deux grandes grilles s’ouvrant sur un chemin de sable rouge bordé de grands sapins sombres. Sur le vieux mur d’enceinte était fixé un panneau rouillé à moitié recouvert de lierres : « Domaine des Ombelles Blanches . » Visiblement ému par son retour à la maison, Théo tarda sur le seuil et prononça tout bas : « Je puis tout par Celui qui me fortifie ! » 1
1 Philippiens C 4. V13
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