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41 pages
Le roman 'Une vie couleur vert pays' est paru en avril 2008.
ISBN 978-2-9531541-1-5
En voici quelques extraits à découvrir !
Ecrit par Laurence POURIEUX qui signe ici son premier roman, mélange de fiction et d’expériences vécues. Sa parution, début Avril 2008, est intervenue au moment de la semaine de sensibilisation par les médias, à la Sclérose En Plaques, dont souffre l'auteur.
Laurence reverse d'ailleurs sur chaque livre vendu, 1 € à l'association NAFSEP pour la recherche sur cette maladie qui la cloue dans un fauteuil roulant depuis 6 ans.

Ce livre a pour objectif de faire découvrir ce qu'est réellement le métier de paysan, hélas encore pas toujours compris par les citadins actuels.
Il aborde les descriptions de la nature et du travail d'agriculteur-éleveur de manière simple et magnifique. Il y a des passages de très haut vol. Bien que l'auteur ne soit pas issue de la terre, nous n'avons vraiment rien à lui apprendre. Elle sait tout d'elle, parce qu’elle ressent au plus profond d'elle-même sa grandeur, le travail acharné et régulier qu'elle demande.
Elle sait que la terre rend l'amour qu'on lui porte en sérénité et en joie.
4eme de couverture :
Cette saga familiale s'ouvre sur la découverte du monde rural par une jeune citadine. Une nouvelle vie s'offre à elle avec la joie de vivre au contact des bêtes, des traditions rurales et des frémissements de la campagne... Les êtres y cheminent entre bonheur et crainte du lendemain. Cette vie de paysan à laquelle Françoise s'est mariée, sera remplie de courage, de ferveur, de pudeur et de ténacité. Mais la maladie touchera aussi l'héroïne de plein fouet !
Une saga paysanne qui sent bon le blé et le vent des prairies sous le ciel de l'amour, dans ce Limousin ou ils ont choisi de vivre...
Comme l'écrit Françoise sur son petit carnet :
' Limousin, terre d'accueil, nous t'avons choisi pour y vivre, pour y travailler. Nous te confions notre avenir et celui de nos enfants. Tu es l'espoir de notre réussite; aide-nous à nous épanouir et ne pas regretter de t'avoir choisi comme pays de vie !'
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LAURENCE POURIEUX
UNE VIE COULEUR VERT PAYS
EDITIONS LAURENCE DEMAS-POURIEUX
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UNE VIE COULEUR VERT PAYS
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L 122-5 (2°et 3° a), d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause est illicite » (art L 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
© Editions Laurence Demas-Pourieux. Tous droits réservés. ISBN 978-2-9531541-1-5
Dépôt légal : 2e trimestre 2008
+ 2em édition chez lulu.com mai 2009
LAURENCE POURIEUX
UNE VIE COULEUR VERT PAYS
EDITIONS LAURENCE DEMAS-POURIEUX
OUVRAGES DU MEME AUTEUR
Semailles et Pagaille, autobiographie parue en décembre 2006 chez www.editeurindependant.com
SEP’a ma faute, c’est la sienne..., journal intime paru en juin 2007 chez www.manuscrit.com
Avec l’encre de mon cœur réédité, recueil de poésies paru en octobre 2007 en auto édition, et étoffé en Avril 2009 auto édition
Pour le bonheur des enfantspour les enfants de 2 à 11 ans paru en, recueil de six nouvelles janvier 2008 en auto édition
Au pays des mystèresmystérieuses pour les enfants de 6 à 12 ans, paru en, recueil de 3 histoires 2008 auto édition
L’abécédaire en images, pour les plus jeunes commençant l’apprentissage de la lecture, paru en 2008 auto édition
Je découvre la vie à la ferme3 ans, paru en 2009 auto édition, livre coloriage à partir de
Un orage d’amour, roman sentimental, paru en mai 2009 autoédition
En préparation pour 2009 : Un recueil de nouvelles :Balades litter’elles
Son blog: http://l-ecriture-de-laurence.over-blog.com
Son mail: Dlaurence2@aol.com
Regards de femmes :
Toi, femme de la ville, Venue d’.ailleurs, Toi vêtue d’un tailleur Et d’escarpins. Tu as suivi ton mari, fidèle Dans le sillon de la terre. Tu lui as donné des enfants Et dans tes rêves secrets, Ils seront des paysans. Toi, femme que j’aime, Tu as su renoncer à ta vie antérieure.
Texte tiré du livreEntre terre et elles. La Creuse au féminin pluriel édité par le GRAF, février 2007.
A mon mari agriculteur depuis 30 ans. A mes 2 fils devenus agriculteurs. A mes 2 filles devenues femmes.
A tous les agriculteurs qui se battent nuits et jours Pour l‘amour de leur Terre. Paysans ne disparaissez pas, nous avons besoin de vous !
Laurence
Dieu a fait la campagne et l’homme a fait la ville. William Coaper (1731-1800)
L’agriculture c.est la base de la culture. Maurice Béjart
La terre ne rend jamais sans intérêt ce qu’elle a reçu. Cicéron (106 av. JC - 43 av. JC)
La ville a une figure, la campagne a une âme. Jacques de Lacretelle (1888-1985)
Un homme sans terre, c.est un homme sans jambes. Ladislas Reymont (1867-1925)
Quand on cause avec un paysan, on s‘aperçoit Qu’on ne sait rien, ou que c.est comme si on ne savait rien, car on ne peut rien lui apprendre. Jules Renard (1864-1910)
Les paysans sont sans cesse au travail et c.est unmotqu.ils n’utilisent jamais. Anton Pavlovitch Tchekov (1860-1904)
Rien n ‘est meilleur que l’agriculture, rien n.est plus beau ,rien n.est plus digne d ‘un homme libre. Damase Potvin (1879-1964)
Vous aimez la liberté, elle habite la campagne. Andres Bello (1781-1865)
Je ne vois autour de moi que de l or et de tout côtés la couleur de la moisson. Paul Claudel (1868-1955)
Citations tirées du livreSe souvenir de la France paysanne de Jean-Michel Le Corfec et Bernard Pasquet paru chez Geste éditions.
PREMIÈRE ÉPOQUE
La ville aux champs
 Françoise, toute jeune fille de dix-huit ans, venait passer ses vacances dans le chalet familial en Haute-Loire. C’était l’aînée de quatre enfants, ils habitaient la région parisienne avec leur mère, dans une belle maison en bordure de forêt. Leur père était décédé quelques années plus tôt, mais la vie continuait quand même. Françoise avait entrepris des études de biochimie dans une grande école parisienne. En fait, elle avait choisi de suivre la voie de ses parents, chimistes eux-mêmes. Les vacances, elle les attendait toujours avec impatience, tant sa vie d’étudiante devenait stressante entre les trajets journaliers et les heures de cours à avaler. Elle avait un bon groupe d’amis mais ne sortait que rarement faute de temps, alors les vacances, c’était pour elle la détente la plus complète. Le chalet, sa mère l’avait fait construire quelques années plus tôt lorsqu’ils avaient eu le coup de cœur pour cette belle région auvergnate. Depuis, toutes les vacances se passaient au milieu des sapins. Calme, repos et balades étaient le plus souvent au programme. Des cueillettes de framboises et de myrtilles afin de réaliser de délicieuses confitures qui les suivaient à Paris pour l’hiver, un bout de leur Auvergne dans l’assiette. Lorsqu’il avait plu, en fin d’été, ils partaient ramasser cèpes et girolles pour se faire de bonnes fricassées. Sa sœur Marie n’avait qu’un an de moins, elles étaient très complices chaque été. Si elles avaient l’interdiction de sortir pendant l’année scolaire, les bals des week-ends estivaux leur étaient permis. Elles en profitaient pleinement de toutes ces petites fêtes de village, de ces « vogues » et de ces bals populaires, qui se passaient la plupart du temps sous un chapiteau. Ce qui les amusait le plus, c’était les filles installées tout autour du parquet de danse et les garçons qui passaient à la « queue leu leu » jusqu’à trouver une cavalière. Elles avaient les rênes en mains, elles pouvaient choisir leur cavalier à son physique, ce qui n’était pas forcément une référence. C’était elles qui décidaient avec lequel elles allaient danser slow, rock, valse ou marche au son de l’accordéon et de l’orchestre du moment. Le chanteur reprenait toutes les chansons à la mode, les deux jeunes filles se sentaient bien. Leur souci majeur restait de bien s’amuser avant minuit, l’heure à laquelle leur mère les attendait avec la voiture pour rentrer. Lorsqu’elles avaient rencontré un garçon sympathique, il était difficile de s’en séparer si tôt, mais la discipline régnait, l’heure c’était l’heure. Les fêtes se situant assez loin du chalet familial, elles ne pouvaient pas rentrer à pied et il était hors de question de se faire raccompagner par un inconnu sans s’attirer les foudres de leur mère. Celle-ci préférait, parfois, les attendre une heure de plus dans la voiture mais c’était elle qui les ramenait à bon port. Lors d’une de ces fêtes votives, Françoise rencontre Jean. Le jeune homme est plaisant, souriant, attentionné et danse à merveille slows ou marches que Françoise découvre dans ses bras. Ce ne sont pas des danses pratiquées à Paris dans leurs boums d’anniversaires. Elle irait dire à ses copines qu’elle danse une marche, celles-ci lui riraient au nez ! Ils se plaisent bien et se donnent rendez-vous le samedi suivant dans un autre lieu. Ce soir-là, elle a valsé avec lui, encore et encore, pour sentir le désir gagner sous sa peau, la force de ses mains d’homme sur ses hanches, le regard insistant, il faisait chaud, ils sont sortis et il l’a embrassée dans la nuit. L’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre grandit au fil du temps, leurs pas de danse s’accordent très rapidement et il leur devient vite insupportable de ne pas se voir en dehors des fêtes.