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BULLETIN N° 28 – Avril 2005

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BULLETIN N° 28 – Avril 2005

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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ASSOCIATION DES AMIS DES CABLES SOUS-MARINS
La Charente quittant la darse de la Seyne sur Mer
BULLETIN N° 28
 
Avril 2005
LE MOT DU PRESIDENT  par Alain Van Oudheusden      n ce début d’année, l’actualité est marquée par le Er enouveau des câbles sous marins et l’annonce de la pose de nouvelles liaisons dans l’océan indien et vers la côte d’Afrique. On peut se réjouir du plein emploi dans les usines d’Alcatel et d’un meilleur niveau d’occupation des navires battant pavillon français (bis).  Une nouvelle organisation est prévue pour les associations à caractère social liées à la société France Télécom. La FNARH, notre fédération, continuera ses activités dans le cadre antérieur. Pour notre part, nous avons sollicité le renouvellement de Convention qui nous lie à la DRT de Toulon.  Nous continuons notre travail sur le livre sur les télécommunications à grande distance. Un bulletin de souscription est d’ailleurs inclus dans ce bulletin n° 28. A l’heure où nous mettons sous presse, les 3 premières parties du livre relatives au télégraphe, au coaxial et à la mer sont déjà terminées. Les derniers chapitres sur les fibres optiques sont en finition et les autorisations nécessaires ont été demandées. Nous devrions expédier notre ouvrage comportant une iconographie très riche avant la fin de l’année.  Entre deux conférences, G Fouchard nous a confié la première partie de l’histoire des communications de la route des épices qui couvre l’ère du télégraphique. Il est surprenant de constater la faible ambition du Second Empire dans les télécommunications internationales, contrairement à nos amis britanniques. La valeur du directeur du service électro-sémaphorique, le service des câbles sous marins de l’époque (F Ailhaud) n’est pas en cause. Il fut chargé du service dès sa création à Toulon en 1863 jusqu’à la fondation du ministère des Postes et Télégraphes en 1878. Il a du constater l’absence d’ambition de son administration de tutelle. Quelques années plus tard, en 1900, Alexandre Millerand devenu Ministre dresse l’état des lieux. Le retard des télécommunications (télégraphe et téléphone) du au manque de crédits est encore plus significatif.  Nous avons retrouvé dans nos archives une copie du discours de Louis Leprince-Ringuet, un ancien des câbles sous marins avant de s’engager dans le développement de la physique nucléaire. Le futur académicien reviendra sur son travail à bord des navires câbliers et sur l’esprit d’équipe qui y régnait alors. Cela se passait entre 1925 et 1930, à une époque ou la radio semblait avoir périmé l’industrie câblière. Finalement, comme Gérard Théry et Michel Hirsch plus tard, les câbles préparent aux plus brillantes carrières, à condition d’en sortir.
Enfin, nous publions quelques bonnes feuilles du roman de Jean Devos, présenté dans la rubrique bibliographique. Cet épisode se situe dans les années 1975-80, à l’époque où l’équipe commerciale de Jean Devos, très réduite se lançait à la conquête des marchés traditionnellement britanniques. Après l’Espagne, l’Italie et la Méditerranée, Submarcom obtiendra un premier succès en Asie, le câble Timor (Taiwan) puis le Sea-Me-We (1986). Quelques amis ont bien connu cette époque glorieuse du câble français.  Nous avons complété ce bulletin par les souvenirs du commandant Mertz et un rappel de l’importance des découvertes de Newton par Jean Gérin, ancien ingénieur en chef des chantiers (CNIM). Enfin, la presse nous apprend que le navire affrété par Siemens pour le colloque de Cannes sur les Mobiles 3G a coupé le câble Continent – Corse. Décidemment, les câbles sous marins ne réussissent pas au constructeur allemand.  Grâce en particulier à J.L. Bricout une exposition de maquettes de câbliers, photos, « éclatés » et cartes des câbles posés s’est déroulée de janvier à mars à l’Espace St Nazaire de Sanary. Ce matériel avait été obligeamment prêté par le Directeur de la Base Marine de La Seyne. Cette Exposition sur les métiers de la mer, s’est déroulée en collaboration avec la Marine Nationale, Ifremer, des associations de maquettistes et divers collectionneurs. Cette manifestation est toujours très appréciée, notamment des enfants des écoles, qui ont bien rempli le livre d’or. Mais quel travail pour notre dévoué secrétaire.  Comme vous avez pu le constater, le bulletin N° 27 était de très mauvaise qualité, du à un incident technique chez notre imprimeur. Aussi nous avons décidé de présenter ce bulletin sur notre site Internet :m/m/cablesehc.oc.z/:ptwww/ht pour et, ceux qui ne possèdent pas Internet, d’ajouter les photos les plus représentatives dans ce bulletin. Nous vous prions de nous excuser pour cet incident indépendant de notre volonté.     
A. Van Oudheusden
’ ’ LES TELECOMMUNICATIONS ENTRE L EUROPE ET L ORIENT DEPUIS 1860  Première partie : La route impériale de l Eastern Telecom  G. Fouchard   Pour Edith et François Bernard Huyghe, les communication permettent les transports de épices sont avec l’argent le prétexte des marchandises et les échanges d’idées le long occidentaux pour découvrir l’Inde, un espace aux d’itinéraires terrestres et maritimes. Les contours imprécis englobant l’Inde, l’Insulinde voyageurs doivent affronter des conditions mais également la Chine. Les épices sont le climatiques et géographiques difficiles et les prétexte à innover, naviguer, commercer, routes sont périlleuses. Ils doivent survivre aux communiquer mais aussi à dominer. Les voies de accidents et aux maladies, éviter les zones en  guerre, les bandits et les pirates. Sur les routes des épices, les communications charbon, les garnisons et les services de sont longtemps limitées à un échange renseignement et de contrôle des d’informations entre personnes se rencontrant télécommunications. The Red Route fonctionna avant que l’écrit permette l’échange de jusqu’en 1970 et le centre d’Aden fut correspondances à distance. La diffusion définitivement clos en 1978. d’informations apparaît avec le livre. Ainsi, la relation du voyage de Marco Polo en Chine (1271 Aujourd’hui, plus de 90 % des – 1295) est l’une des premières diffusions télécommunications mondiales (téléphone et d’informations qui s’apparente aujourd’hui aux Internet) empruntent des câbles terrestres ou techniques de télécommunications sans fil sous marins, alors que moins de 10 % du trafic (radiodiffusion et télévision). La télédiffusion se est acheminé par les satellites de différentie des télécommunications entre deux télécommunications. Par contre, ceux-ci correspondants. conservent la part belle pour la diffusion des  programmes de radio et de télévision. Longtemps limitées à la vitesse du cheval et à la force des vents sur les voiles, les échanges del ai eed sinoère remiativtentE - cehc ed p al1 correspondances se sont accélérés au milieu desous marine vers l Inde (Bright – 1860). 19ème avec le télégraphe électrique. La siècle  transmission de l’information devient possible à la En 1860, le télégraphe terrestre s’est densifié vitesse de la lumière. Une seconde évolution dans trois grandes régions du monde : l’Europe, survient à la fin du 20ème siècle lorsque les l’Inde et l’Amérique du Nord. Le télégraphe, échanges d’informations couvrent la parole, jusqu’alors utilisé par les forces armées et la l’image et les reportages. La mise en service des police est mis à la disposition du public (1951 en fibres optiques et de la numérisation de France). Tout naturellement, on cherche à l’information (application de la théorie de traverser les mers et les océans (premières Shannon) modifie les données techniques et tentatives entre la France et l’Angleterre en 1850 économiques, libérant les télécommunications à et 1851). Entre 1850 et 1860, la longueur totale grande distance. Ce sont les lignes à fibres des câbles sous-marins posés en mer est de optiques qui permettent le développement actuel 20.826 Km, dont 5.173 Km en Méditerranée et en de l’internet. mer Noire. En 1877, de ce réseau construit avant  1860, il ne restera plus en service que 5.113 Km1, Depuis 1860 et la mise en place du télégraphe dont très peu en Méditerranée.  électrique, les moyens de télécommunications de la route des épices ont suivi les grandes routes Parmi les sinistres, le transatlantique de 1858 des voyageurs et des transports. Si la route des (promoteurs JW Brett, Charles Bright et Cyrus transports maritimes par la Méditerranée, la Mer Field), la liaison Bornéo – Batavia, les câbles Rouge et l’Océan Indien s’est imposée après le posés en Méditerranée (concessions accordées à  JW Brett) et la ligne entre l’Egypte et l’Inde de  1860 (promoteur Charles Bright). Le coût de tous percement du canal de Suez, c’était déjà la route ces échecs est considérable aussi bien pour les des télécommunications. Des câbles sous marins entrepreneurs britanniques que pour leur britanniques posés entre territoires britanniques reliaient Londres à Bombay, Singapour, l’Australie et la Chine à partir de 1972. Les centres de                                         cGâibblrealst ar,s ousM altmea, rinsA lesxea ndtrouvaiSenute z,s ituAésd enà, 1 Nomenclature des câbles formant le réseau rie,sous-marin du globe, Bureau International des BHoonmgbKaoy,n gC. olCombo, Mtsa laacbcriat,a iSeinnt gadpeso urd, éCpôatirsn  deet  Administrations télégraphiques, Berne, 1° es por Edition, 1877.
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