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Journal départemental de la section FSU de Loire-Atlantique N°79 - Décembre 2012

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Ajouté le : 30 mars 2013
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Fédération
Syndicale Unitaire
Section de Loire-Atlantique
N°79 Décembre 2012 --ISSN 1249-2051
Abonnement annuel 2 euros
FSU-8 pl de la Gare de l’État, case postale n°8, 44276-Nantes CEDEX 2 - tel : 02 40 35 96 55-fax 02 40 35 96 56 Site internet :http://www.fsu44.orge mail : fsu44@fsu44.org -
Dispensé de timbragedéposé le 21 décembre 2012 Quand le ciel bas et lourd pèse Nantes ROLLIN comme un couvercle…POUR 44 Quand sur l’espoir vaincu s’incline le triple A L’astreinte d’austérité altère l’altérité8 pl de la Gare de l’État case postale n°8 Quand la pensée progresse en trois subordonnées. 44276-Nantes CEDEX 2Plus de 300 milliards d’euros s’envolent chaque année des ri-chesses produites par le travail vers les dividendes des action-naires et l’aide à l’endettement des entreprises. Au nom de la « compétitivité » un plan gouvernemen-tal, inspiré par le rapport d’un patron dit de gau-che, va sur trois ans nous imposer une cure d’aus-térité. Cette orthodoxie budgétaire relève d’un brevet de libéralisme totalitaire pour qui les coûts du travail vivant (l’emploi) et les services publics sont des boulets incompatibles avec le progrès. Même s’il ne repose pas sur une baisse massive des cotisations sociales (il n’y a pas d’attaque contre nos régimes de solidarité) il n’en reste pas moins que le choc de compétitivité a recours à l’augmentation de la TVA. Ce qui est d’une injus-SOMMAIRE tice évidente pour les ménages les plus modestes. Car ce sont p 1 Édito les ménages qui vont financer principalement le plan gouverne-p 2 Congrès départemental de la FSU - pétition salaires mental. Les services publics (État et collectivités) vont encorede Notre-Dame-des-Landesp 3-6 Aéroport p 7 La FGR-FP, une association originale, utile, active subir des coupes franches. p 8 Stage CHSCT et Week-end de formation-réflexion avec B. Friot La RGPP est désormais bannie, mais moins dans le concept que dans la terminologie. La MAP la remplace : lages entre des intentions de campagne et des contingences de « Modernisation de l’Action Publique ». Elle la prolonge avan-gouvernement. Mais le mal est plus profond dès lors qu’il touche tageusement en continuant à rogner sur les emplois, les mis-globalement les institutions collectives, y compris le syndicalis-sions et la voilure publique. L’éducation nationale est épargnée me salarié. Il touche à la construction de la fabrique d’espoir mais on voit bien que, même dans ce secteur préservé, chaque dont une société est capable. La France a eu cette réputation jour apporte son nouveau lot d’ambitions qui se contractent, de dans l’Histoire. Elle l’a perdue. réformes qui s’amenuisent.Notre congrès va avoir à cultiver son entrée syndicale de nos Les patronats ont une obsession : réduire la masse salariale. Ils problèmes de société. Car le syndicalisme n’est pas un appendi-y arrivent assez bien, en particulier dans l’industrie où 750 000 ce de partis politiques. Il doit se garder, pour regagner de l’au-emplois ont été détruits en 10 ans. La filière ArcelorMittal, dience, d’emboucher des formules toutes faites issues du prêt à STX et avec eux une dizaine d’autres secteurs industriels sur penser politicien. Travailler les questions d’unité et de solidarité notre département sont dans l’œil du cyclone. Le salariat est du salariat (qui intègre les retraités) est une nécessité pour re-malade de la peste. Tout le monde en est frappé. Les salaires construire le syndicalisme qui en a bien besoin. Sans nouvelles régressent, les retraites s’amenuisent, les pressions fiscales conquêtes syndicales, sans regain d’adhésions actives, nous ne explosent. Où allons-nous ? Le discrédit de la classe politique ferions que subir l’avenir, unis comme dans un mauvais roman : se vérifie de manière inquiétante. Le nouveau gouvernement et un pour tous et tous pour rien. Souhaitons-nous un congrès de sa majorité le subissent. Il vient de leur propre électorat. La consciences critiques. FSU ne s’en réjouit pas. Elle constate l’accumulation de déca-Didier HUDE1
ème 7 congrès départemental de la FSU 44 Nantes - 23 et 24 janvier 2013
Les résultats du vote d’orientation en Loire-Atlantique témoignent d’une progression de la participation (+ 3 %) qui profite globalement à la tendance École Émancipée (+ 8%). Le courant majoritaire, Unité et Action, perd 6% et la tendance Émancipation 1%.
VOTE D’ORIENTATION EN LOIRE-ATLANTIQUEMandatsVotantsblancs/nulsexprimésU&ASNES7672175212123SNUipp634191718493SNU-TEFI931711615SNESup882602617SNEP841301313EPA772912826SNETAP68265219SNICS286062SNUEP204132SNE205141SNASUB170000SNPESpjj167072SNCS92022SNAC84041SNUITAM71010SNUACTE63032SNUASFP50000SNEPAP50000SNPI21011SUP-MAE10000SNUCLIAS10000SNUPDEN100001 9575532153230928,26%27,18%58,08%
RAPPORT NATIONAL D’ACTIVITÉ POUR : 72,39 % (+ 7%) CONTRE : 9,51 (- 7%) ABSTENTION : 18,10% (+ 1%) REFUS VOTE : 0,37% (- 1%). Le vote favorable à l’activité fédérale nationale progresse.
EE77761501340205010000000017532,89%
Émancipation91103006010000100000000315,83%
URIS3201002000000111000000112,07%
FU020001100100000000000061,13%
RAPPORT DÉPARTEMENTAL D’ACTIVITÉ POUR : 87,41 % (+11%) CONTRE : 1,90 (- 5%) ABSTENTION : 10,69% (- 6%) REFUS VOTE : 0,24% (- 2%). Le vote favorable à l’activité fédérale départementale pro-gresse sensiblement.
Augmenter nos salaires : une exigence sociale forte et légitime ! Les politiques salariales dans la Fonction Publique, passées et actuelles, sont désastreuses. Pourtant la juste rémunération du travail des agents publics aurait de plus un effet positif sur la relance économique, participerait activement au financement de la protection sociale et apporteraitin fineune contribution supplémentaire pour les recettes de l’État. Augmenter les salaires dans la Fonction publique, c’est possible mais cela passe par une autre politique fiscale. La FSU revendique : - La fin du gel du point d’indice, son indexation sur les prix, des mesures de rattrapage des pertes (plus de 13 % depuis 2000) ; - Un salaire minimum à 1600 € net ; - La reconstruction de la grille avec en première mesure une augmentation uniforme de 50 points ; des carrières linéaires ; - La revalorisation salariale des filières féminisées, bien moins rémunérées ; - La suppression de la journée de carence. AVEC LA FSU, OSONS REVENDIQUER ! Signons nombreux la pétition sur les sites de la FSU :http://www.fsu44.org/spip.php?article562
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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes Thème de Congrès FSU Loire-Atlantique 2013
Le conseil délibératif fédéral départemental a décidé de soumettre aux débats du congrès le thème du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en raison de l’implication de la FSU dans le débat interprofessionnel en Loire-Atlantique, de l’impact majeur des politiques industrielles et des projets dits « structurants » sur l’em-ploi et les services publics. Ce grand projet d’aménage-ment, dans ses justifications mais aussi dans les contro-verses actuelles et le déroulement des oppositions dont il fait l’objet, nous paraît justifier une prise de position de la FSU. Pour l’heure, et faute de débats suffisamment poussés, la FSU de Loire-Atlantique s’est limitée à de-mander un moratoire pour réexaminer sur le fond nom-bre d’éléments du projet : conformité avec la loi sur l’eau, impact prévisible sur l’accessibilité et les trans-ports, devenir de l’emploi industriel en Sud Loire, conséquences sur les activités agricoles, devenir des friches aéroportuaires de Bouguenais, modalités finan-cières du « Partenariat Public Privé » conclu avec le groupe Vinci... À ceci s’ajoutent de nouveaux éléments de contexte issus des interventions policiè-res et armées décidées par le gouvernement ces dernières semaines.Le congrès départemental de la FSU aura à examiner les conditions et la teneur du man-datement fédéral local, la ma-nière dont il peut nourrir un mandatement régional voire un mandatement national.1. Historique et contexteLe projet d'aéroport du Grand Ouest nait dans les années 60. Il débute réellement en 1974 par la création d'une Zone d'Aménagement Différé de 1 120 ha. Le conseil général se porte ainsi acquéreur de parcelles de terres dont certaines sont confiées par « bail » précaire à des exploitants agricoles en attendant la réalisation du pro-jet. En 2012, la justification du projet se décline en 3 points (source : dossier de presse Décembre 2010 Syndicat Mixte d'Étude pour un aéroport du Grand Ouest). La construction du nouvel aéroport permettra de :- transférer le trafic existant, d’offrir plus de capacité tout en évitant le survol de l’agglomération nantaise,- désenclaver la façade Ouest européenne et dynamiser les économies régionales,- proposer un équipement qui vise l’excellence environ-nementale avec un bilan énergie positif, un vaste plan de gestion agri-environnemental concerté pour répondre aux critères de la Haute Qualité Environnementale (HQE) dans l'esprit du Grenelle de l'environnement.
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Dès la naissance du projet, un mouvement de contesta-tion s'est organisé autour de différentes associations pour échanger sur le dossier et mettre en place des ac-tions communes. La résurgence des intentions des pou-voirs publics en 2008 a provoqué une dynamisation de l’opposition au projet sous des formes variées. On peut citer l’opération Citoyens Vigilants. Chaque jour, depuis octobre 2008, deux personnes stationnent en permanen-ce devant des lieux symboliques à Nantes : mairie, conseil général… L'installation de nouveaux habitants sur la ZAD s’est amplifiée depuis 2009. Les manifesta-tions autour des expulsions du printemps 2012 et la grè-ve de la faim qui s’en est suivie ont ravivé les termes du dossier, la nature du débat contradictoire. Cela avait permis d'obtenir un engagement de ne pas procéder à des expulsions tant que les recours des agriculteurs et exploitants ne seraient pas tranchés par la justice.Parmi les opposants, figurent un collectif d'élus (qui réunit près de 1 100 élus de familles politiques diverses et qui a no-tamment financé une étude économique réalisée par un cabinet d'études indépendant), un collectif de pilotes de ligne, une centaine de comités de soutien dans toute la France.En 2012, plus de 40 associa-tions et de mouvements politi-ques composent cette coordi-nation.Les soutiens au projet sont également actifs, regroupés autour de la chambre de commerce et d'industrie de Nantes-Saint-Nazaire, du patronat local, d'une majorité d'élus du parti socialiste et du parti communiste. Plu-sieurs organisations syndicales (UNSA, CFE-CGC, FO et CFDT ont pris position publiquement en faveur de la création de l’aéroport, au nom de l’emploi et du dyna-misme économique. Une association pro-aéroport, (ACIPRAN) présidée par l’ancien président du CESER, membre du MEDEF, regroupe les lobbies des « entrepreneurs ».2. Conséquences pour le territoireLe projet NDDL va conduire à la transformation des territoires bien au-delà de ses emprises (2 000 ha). Les infrastructures de transport, les entreprises, le dévelop-pement de l'habitat vont susciter de nouvelles artificiali-sations des sols, une croissance des déplacements. Les projections INSEE prévoient une forte croissance de la population à horizon 2040 en Loire-Atlantique et on peut prévoir qu’elle se fixera largement sur l’agglomé-ration nantaise avec des effets lourds sur les accès rou-
Aéroport de Notre-Dame-des-Landes (suite)
tiers. La croissance urbaine, déjà plus élevée que la moyenne en Loire-Atlantique, en sera encore déséquili-brée. Si le projet d’aéroport aboutit et s’il a bien l’im-pact que ses promoteurs lui prédisent, des saturations sont à envisager. Chaque année en région Pays-de-la-Loire, plus de 3 000 hectares de terres agricoles dispa-raissent par artificialisation : zones industrielles, réseaux routiers, extensions des villes et bourgs aux périphéries. Les conséquences de ces extensions ont-elles été pré-vues, des coûts collectifs induits à un nouveau franchis-sement de la Loire ou à de fortes évolutions de l’axe Rennes-Nantes ?En matière immobilière, on se doit d’étudier les consé-quences possibles et probables, notamment en matière de spéculations, et d’incidence sur les prix du logement. En quoi ce projet intègre-t-il les éléments de spéculation des promoteurs ? Peut-il inverser le mouvement inégali-taire des territoires où les populations défavorisées sont renvoyées en périphérie lointaine ?Le secteur concerné par le projet d’aéroport présente un intérêt en tant qu'espace agricole et naturel en lui-même (cultures, élevage dans un espace bocager remarquable, zones humides) mais aussi comme site de production à proximité d'une grande agglomération française. Dans le domaine écologique, la réglementation impose au maître d'ouvrage de compenser les atteintes à la bio-diversité c'est-à-dire de déplacer ou de recréer de la ri-chesse biologique. Pour une bonne part ces mesures de-vront être réalisées en dehors de la zone d'aménagement ce qui suppose de trouver des lieux propices (nature et potentiel des milieux notamment pour des zones humi-des, disponibilité foncière). Un débat existe à ce sujet sur la méthode, la pertinence, l’efficacité et la faisabilité d'un programme de mesures compensatoires de grande ampleur. On craint des mesuresa minimadont les résul-tats ne seront pas à la hauteur des impacts. La préservation des sols productifs à proximité des consommateurs est un enjeu national et international afin de ne pas hypothéquer les possibilités de nourrir les populations tout en limitant les transports. Les consé-quences du projet sur la production agricole locale et son contexte socio-économique seront forcément impor-tantes. Elles semblent bien absentes des préoccupations premières du projet alors que l'État renforce à l'échelon national la préservation des terres agricoles dans les do-cuments d'urbanisme des communes.Un débat politique au sens large est bien entendu sous-jacent.De quel projet d’agglomération voulons-nous ? Le rang de l’agglomération de Nantes dans la mise en concurrence des villes françaises et européennes est-il un objectif pour une société durable et équitable ? Quels liens l’agglomération veut-elle entretenir avec son espace rural ?
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La gestion des ressources énergétiques et la limitation des pollutions atmosphériques sont aujourd'hui des su-jets majeurs que les politiques nationales et internatio-nales ne peuvent plus ignorer. L'impératif d'une gestion énergétique durable questionne en profondeur nos mo-des de vie par la nécessité de modifier nos comporte-ments : diminuer nos besoins énergétiques, limiter les déplacements, recourir aux transports collectifs et à des modes de déplacement économes en énergie et faible-ment émetteurs de pollution, lutter contre les inégalités économiques et sociales face à ces enjeux, développer la recherche d'alternatives... Mais cette démarche ne s’a-dresse pas qu’aux citoyens. Elle oblige le monde de l’entreprise et de l’industrie à d’autres rapports avec l’environnement, pour que l’activité économique ne soit pas en conflit avec la préservation des ressources et des territoires.Le développement du transport aérien est un facteur du changement climatique par les GES qu'il dégage. Un projet d'aéroport conditionne toutes les autres compo-santes des transports.Les prévisions en matière de changement climatique sont inquiétantes. L'avenir est incertain. Il faut tout faire pour laisser des marges de manœuvres pour nous et les générations futures. Les experts disent qu'il y a urgence à réagir et les transports sont l'un des domaines où il faut agir.Qu’en est-il de l’acheminement et de l’écoulement du fret alors qu’on justifie l’aéroport par son caractère in-ternational, ses pistes pour « gros porteurs » et une aug-mentation de trafic voyageur à interroger passant de 3,6 millions aujourd’hui à 5 puis 9 millions demain… Le caractère « régional » du projet semble ne pas avoir en-core bien intégré les handicaps présentés par un aéroport en Nord Loire pour tout le trafic venant du Sud Loire.Le projet d'aéroport va sans doute favoriser la gestion en flux tendus et induire la mobilisation accrue de trans-ports locaux rapides, camions principalement. Il semble que la liaison tram/train soit incertaine et différée. On sait qu'une offre supplémentaire de transport et d’infras-tructures induit mécaniquement une augmentation des déplacements alors qu'il faudrait au contraire stabiliser ou réduire nos besoins dans ce domaine. De plus le dé-veloppement des trafics routiers, de poids lourds en par-ticulier, est fortement « accidentogène ».3. Conséquences économiques et socia-lesSi les aspects environnementaux, agricoles et économi-ques constituent des aspects importants de ce dossier, il convient d’étudier les aspects sociétaux relatifs à l’em-ploi – celui qui serait créé (local ou non), comme celui
Aéroport de Notre-Dame-des-Landes (suite)
qui serait réduit ou supprimé, voire délocalisé, exposé à la mondialisation, à la concurrence, au risque de dum-ping social… Il est de la compétence d’un syndicat de se poser toutes ces questions, sans exclusive, afin d’éta-blir un argumentaire le plus complet possible.a. Le projetPhase travaux :Il est évidemment difficile d’acquérir par soi-même toutes les données, toutes les informations précises, tant elles sont sinon filtrées, du moins évoluti-ves, voire contradictoires. On se base donc sur des chif-fres connus, des sources identifiées, qu’il convient d’a-nalyser.L’emploi annoncé et quelques calculs…Dans le périodique « Pays de la Loire » de nov/déc 2012, édité par le Conseil régional, à partir de la brochu-re remise par le groupe Vinci, on indique 4,5 M d’heu-res de travail liées au chantier, et jusqu’à 800 personnes au plus fort du chantier.D’où viendraient les 4 000 employés (1) qui se succéde-raient au fil des phases de chantier ? Des entreprises locales, ou de grands groupes se déplaçant au fil des chantiers ? Il apparaît que ce serait un mixage des deux sources. La proportion n’est pas établie. Y aurait-il des postes pour des chômeurs, ou ferait-on venir de la main d’œuvre contractuelle de l’étranger ? (2)(3)On peut raisonnablement penser que – dans sa phase de construction - l’aéroport ne créerait pas un appel nou-veau d’emplois sur le territoire et qu’il ne constituerait pas un pic d’emplois très évident.L'exploitation de la structure :La difficulté est de mettre en évidence ce qui relève du transfert des activi-tés actuelles sur Nantes-Atlantique, et ce qui est à mettre en vis-à-vis d’une - éventuelle - augmentation de l’acti-vité sur NDDL.Les emplois directs sur Nantes-Atlantique avoisinent les 3 000 ( « Régional » et autres compagnies aériennes, gestion, fret, transports, douanes, hôtellerie…). La créa-tion d’emplois à Notre-Dame-des-Landes sera minime par rapport à l’emploi délocalisé venant de Bouguenais. Selon les sources, de 500 à 1 000 emplois nouveaux seraient créés. Mais cela est lié au trafic voyageur et surtout au fret. Quand on sait les incertitudes liées aux vols de nuit pour le fret, les paris sur la croissance de l’aéroport, les difficultés financières des compagnies aériennes, et que l’on ajoute à cela le fait que le fret est principalement traité par la route, toute estimation d’em-plois est bien hasardeuse. Ce qui ne l’est pas, c’est de prévoir l’impact sur les po-pulations salariées actuelles travaillant à Bouguenais qui vont, soit devoir déménager, soit contribuer à une aug-
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mentation sensible du traficviades voiries déjà saturées (ex Cheviré). Ce point apparaît sous-estimé.Toujours selon la source « Pays de la Loire », et cela pose question, on trouve sur la même page (p 11) pour 4M Pax de 500 emplois créés à 1 000 selon M. Mustière (ACIPRAN). La réalité est plus complexe : c’est le fret qui génère le plus d’emplois. Or, si à NDDL le fret n’est pas spécifiquement prévu (pas de vols de nuit…), où passerait-il ? Sans doute de la même manière qu’actuel-lement à NA, où les 9 000 tonnes annuelles (4) sont principalement du fret enregistré qui transite jusqu’à Paris… en camion. Au vu de cela, il pourrait rester à NA. Cela corrobore le fait que les premiers emplois de NDDL sont les actuels de NA, « délocalisés », avec une forte problématique logement/transport pour les person-nes concernées…b. L'emploiCeux qui seraient supprimés: 39 exploitations agrico-les impactées, sans possibilités avérées de réimplanta-tion dans le secteur, soit environ 100 emplois directs et plusieurs centaines d’emplois induits dans les services, la transformation…Ceux qui sont en suspens :La préfecture affirme que la piste de Bouguenais pourrait persister mais qu’il ap-partiendrait à Airbus d’en prendre en charge le coût (contrôle aérien, entretien, desserte…). On peut de sur-croît s’interroger sur la possibilité de cohabitation à Bouguenais de nouveaux espaces « résidentiels » (dont logement social) construits sur les friches industrielles de l’aéroport au voisinage de la piste Airbus. Si cela était faisable qui paierait ? Airbus a déjà posé la ques-tion car il n’est pas question pour lui d’assumer seul des frais qui n’incombent pas à la stratégie d’Airbus.Quelle pourrait être la politique industrielle du groupe à moyen et long terme dans ce cas de figure ? S’il fallait maintenir la piste malgré tout – même pour un usage très ponctuel – qui financerait (Pas de réponse à ce jour) ? Si la piste était maintenue, les surfaces urbani-sables seraient beaucoup plus restreintes : quel serait l’équilibre du projet ? Les concurrents d’AIRBUS ne risquent-ils pas de mettre en avant une entrave à la concurrence si l’argent public intervient ?c. Les déplacementsEntre les secteurs: le périphérique nantais nous indi-que chaque jour le sens des migrations liées au travail, du sud vers le nord le matin, et en sens opposé le soir. Le temps déjà perdu serait accru par le surcroît de dé-placements vers NDDL (employés, passagers…). Entre les départements et les régions: chaque ville de l’Ouest (ou Grand-Ouest selon une conception plus lar-ge correspondant à une vison de région « européenne ») envisage un maillage avec un aéroport de desserte.
Aéroport de Notre-Dame-des-Landes (fin)
Nombre d’entre eux sont en déficit. On peut douter de l’intérêt de la portée économique réelle. D’autant que le réseau SNCF est prévu pour mieux desservir les métro-poles régionales. Le problème demeure les liaisons, les cadencements et tout ceci n’est pas finalisé avec préci-sion, loin s’en faut.Selon le périodique « Pays de la Loire », cette structure serait une « machine à voyager » pour les 8 millions d’habitants du territoire. Là se pose la question : sont ces 8 millions ? Pour arriver de façon cohérente à ce chiffre, il faut additionner Pays de la Loire (3.4M), Bretagne (3.1), 50% de Basse-Normandie (1.4/2), 50% de Poitou-Charentes (1.7/2), soit 8.05 millions d’habi-tants.Qui, de Basse-Normandie, Poitou-Charentes, ou du 49 et du 72 viendrait jusqu’à NDDL prendre l’avion plutôt que de prendre un TGV jusqu’au Hub parisien ? Pour-quoi alors Air-France-KLM prévoit-il de mettre en ser-vice des TGV sur Nantes-Paris ? A-t-on identifié les délocalisations d’emplois, même entre les territoires de l’ouest, si NDDL devenait aussi attractif qu’affirmé dans le magazine régional « 170 000 entreprises situées à 1h15 de trajet, représentant 1.4 million d’emplois. » ?Faut-il ajouter à cela que les communications entre les communes au nord de l’aéroport NDDL et ses voisines du sud (Vigneux, Treillières…) et la métropole ne se feraient plus qu’en passant par les RN 165 et 137. Il y a là sources d’inconvénients et de dégradations certaines de circulation.d. La gestion et le montage financierEn juin 2008, le chiffrage a été présenté publiquement. Il a peu évolué depuis : environ 550 M €. Vinci apporte environ 300 M €, l’Etat 125 M€ et les collectivités (des régions Bretagne/Pays de la Loire) environ 115M€. Cet apport public représente un peu moins de la moitié de l’investissement. Si le groupe Vinci apporte la majeure partie de la somme, c’est avec la contrepartie d’obtenir la gestion de l’équipement pendant 55 ans dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP).Le montage financier n’évoque ni les liaisons tram/train, ni le franchissement éventuel de la Loire, ni les coûts de destruction prévisibles de la piste et des infrastructures de Nantes-Atlantique.On peut considérer que les collectivités vont devoir em-prunter pour apporter leur contribution, sur des durées longues (15 à 20 ans) et à des taux plutôt faibles. Une clause stipule que les financeurs publics retrouveraient éventuellement leurs mises (ou une partie) si le groupe Vinci dégageait des excédents bruts d’exploitation (EBE) supérieurs aux prévisions figurant dans le contrat de concession. Cette clause est dite de « retour à meil-
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leure fortune ». Si le reversement atteignait le montant de la participation initiale une redevance annuelle de 5% du chiffre d’affaires serait reversée aux co-financeurs publics. Enfin les terrains libérés à Bouguenais seraient vendus et le produit contribuerait au financement par les collectivités.La mécanique du PPP est à interroger sous ses garanties concédées au concessionnaire mais également pour ce qu’il va produire de conséquences ultérieures pour la ville de Bouguenais en termes de spéculation foncière, d’aménagement urbain, de stratégie industrielle et d’ac-tivités tertiaires, de son pôle recherche construit autour de l’IRT Jules Verne.4. Une alternative : le réaménagement de l'aéroport actuelL’étude CE-Delft (commandée par le collectif d’élus opposés à l’aéroport – le CéDPA), souligne que le projet NDDL a été basé sur des hypothèses très optimistes, sans prendre en compte le contexte global peu favora-ble, accentué par la crise actuelle. Des points n’ont ainsi pas été étudiés à Bouguenais :-la possibilité de modification d’orientation de la piste- l’agrandissement possible de l’aérogare -le réaménagement possible des stationnements -la nécessité d’une liaison tram ou tram/train depuis le centre de Nantes sur des emprisesexistantes.Nantes Atlantique vient d’être primé comme meilleur aéroport européen (trophée Era Award 2011-2012) pour ses aspects environnementaux et sa gestion. Il réunit donc d’évidentes qualités en faisant un équipement per-formant et perfectible.En conclusion le débat est ouvert.Sylvie POUYON pour le BEFD de la FSU de Loire-Atlantique Étude réalisée avec des militantes et militants du SNUipp, du SNES, du SNE, du SNETAP, de l’ÉÉ et d’UA _________________________ 1. Chiffres annoncés depuis plusieurs années 2. « Ni la concurrence d’entreprises étrangères, ni les détachements de main d’œuvre ne sont des phénomènes nouveaux, mais le ralentissement économi-que leur donne un nouvel écho. »Le Moniteur.fr, 13/11/2012 3. Part des travailleurs étrangers dans le BTP : 15% selon la fédération fran-çaise du bâtiment ; 40% selon la CGT.Marianne,23/07/2012 4. Soit moins de 25 tonnes par jour ; à mettre en rapport avec les 36 000 t de Lyon, les 1.6 Mt d’Amsterdam et les 2.1 Mt de Francfort.
Fédération Générale des Retraités de la Fonction Publique La FGR-FP, une association originale, utile, active
Lorsqu'ils partent en retraite, les national et départemental : elle est une des 16 organi-adhérents de 13 syndicats* de la sation de retraités constituant le Comité National des FSU (SNES, SNUIPP, SNE- Retraités et Personnes Âgées (CNRPA) qui donne son TAP, SNEP, ...) sont automati- avis sur tous les textes législatifs spécifiques aux per-quement affiliés à la FGR-FP. Il sonnes âgées (retraites, personnes âgées est bon de le savoir et de connaî- "dépendantes", conséquences de l'allongement de la tre un peu cette organisation qui durée de la vie …). La FGR-FP peut donc siéger dans tient une place particulière parmi celles des retraités. les Comités Départementaux des Retraités et Person-nes Âgées (CODERPA). La FGR-FP, créée en 1936 sous le Front Populai-re, a la vocation de réunir tout fonctionnaire de l'État,Au Secrétariat Nationalde la FGR-FP, de 5 mem-des Collectivités Territoriales ou des Hôpitaux. En bres, les syndicats de la FSU sont représentés par fait,son implantation est surtout réelle dans ladeux militants. Depuis le Congrès National de Nar-Fonction Publique d'État. La FGR-FP est uneasso-bonne (juin 2012), Bénédicte Vrain et Michel Salin-ciation d'environ 56 000 membres,du SNES et du SNUIPP, ont en charge une gran- regroupant des gue, "adhérents directs" qui cotisent uniquement à la FGR de partie du secteur revendicatif (protection sociale, et des adhérents affiliés par leur syndicat, ceux que revalorisation des pensions…). l'on dénomme "adhérents syndiqués", de loin les plus En Loire-Atlantique, les militants de la SFR-FSU nombreux. (Section Fédérale des Retraités de la Fédération Syn-Une libre décision de tel ou tel syndicat dicale Unitaire) ont toujours veillé à de certaines Fédérations syndicales de lal'équilibre de leur investissement, au Fonction Publique assure l'affiliation à lasein de la FSU et au service de la FGR-FGR-FP. Une cinquantaine de syndicatsFP.(secteursretraités) de la FSU, de l'UN-À la FGR-FP 44, les élus de syndicats de SA, de Solidaires, de FO, des Autono-la FSU forment un tiers de la Commission mes, et aussi quelques Associations, for-Exécutive Départementale (CED de 33 ment donc ainsi la FGR-FP. La FGR-FP membres), et deux d'entre eux participent envoie huit fois par an à ses adhérents la dans un esprit constructif, aux travaux du revue"Le Courrier du Retraité"dont la Bureau Départemental de la FGR 44. qualité des articles est appréciée positive-ment. "Le Courrier du Retraité-44"présente des réflexions, des analyses ainsi que des in-Par ailleurs, la FGR-FP a constitué avec Marthe Pichorel, militante du SNIformations sur l'activité de la FGR en d'autres associations de retraités (La Pos-et fondatrice de la FGR-FP Loire-Atlantique. te/France Télécom, Officiers Mariniers,Police Nationale, Gendarmerie) unPôleAu CODERPA 44 siègent des militants des Retraitésde la FSU, soit au titre de la SFR-FSU, soit au titre de. C'est dire la volonté des uns et des autres de surmonter les divisions afin de gagner en la FGR 44. représentativité. Un regroupement de 250 000 fonc-Depuis 10 ans, la FGR-FP (comme la CGT ou la tionnaires retraités donne du poids lors des négocia-SFR-FSU) a participé à toutes les intersyndicales de tions et des audiences ministérielles. retraités organisées en Loire-Atlantique, doncà tou-Au niveau national, la FGR est invitée par les 5tes les interventions et actions. Depuis deux ans les Unions Confédérales de Retraités à toutes les ren- intersyndicales regroupent FGR, CGT, CFDT, FSU et contres intersyndicales alors que la SFR-FSU et Solidaires. l'UNIRS-Solidaires en sont exclues de par le refus de Approfondissement de la réflexion, activité au service certaines organisations (CFDT, CGC ...). Dans les des retraités, engagement dans les actions : l'utilité de départements, c'est heureusement différent . la FGR-FP n'est plus à démontrer. La FGR-FP participe à toutes les actions nationales Le collectif SFR-FSU de la Loire-Atlantique aux côtés des retraités de la CGT, de la CFDT, de FO, de la CFTC, de la CGC, de l'UNSA, de la FSU * SNUIPP, SNETAP, SNASUB, SNES, SNESUP, SNPI (inspection), SNEP, ou des Solidaires.SNCS (chercheurs), SNPES (éducation surveillée), SNUPDEN (direction d'établissement), SNICS (infirmières), SNUEP (enseignement professionnel), La FGR-FP est reconnue officiellementau plan SYGMA (ministère de l'agriculture)
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Stage régional FSU-CHSCT7 févrieret 2avril 2013
La FSU des Pays de la Loire a décidé, lors de son dernier CFR, d'organiser un stage régionalCHSCT(pour Comités d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail), dans la continuité des stages nationaux organisés par la FSU (les 3 et 4 octobre 2012 à Paris) et les différents syndicats na-tionaux de la FSU. Il se déroulera à Angers sur deux jour-nées, les7 février et 2 avrilprochains. Il s'adresse à tous les membres des CHSCT dans les diffé-rents ministères relevant du champ de syndicalisation de la FSU, mais également aux militants impliqués dans ces questions dans leurs syndicats respectifs. Il a pour objectifs de créer des synergies au sein de la FSU régionale et de jeter les bases d'une “culture commune” CHSCT, en béné-ficiant notamment de l'expérience déjà ancienne de certains ministères. Jacques-Etienne Baumal, ancien responsable national CHSCT à l'ANPE, interviendra sur le classement des ris-ques, avec une focale particulière sur les RPS (Risques Psychosociaux) : repérer les RPS lors des visites et des enquêtes, remonter aux causes, établir un plan d'action (en
lien avec le document unique). Cette journée comportera également des temps d'échanges entre les participants, sur leurs pratiques comme sur leurs questionnements. Elle permettra en outre de créer des liens, informels mais nécessaires, entre les élus (et leurs successeurs ?) des différents secteurs et des différents dé-partements. Quelques conseils pratiques : Les demandes d'autorisation d'absence pour les personnels concernés sont à déposer auprès de leurs administrations respectives avant le 7 jan-vier 2013, délai de rigueur. Il n'y pas besoin de fournir de convocation. Une attestation de présence leur sera remise sur place. Les remontées d'inscription doivent parvenir à la FSU 44 (e mail : fsu44@fsu44.org) de préference pour le 15 janvier 2013. Des informations plus précises (lieu de stage, horaire, programme, repas, modalités de rembour-sement des frais...) seront alors communiquées aux partici-pants dans la deuxième quinzaine de janvier. Yves CASTEL, pour la coordination fédérale régionale.
Lettre pétition citoyenne pour la navale à Saint-Nazaire Citoyens, élus, militants et responsables politiques, syndicaux, associatifs ont lancé un appel à se mobiliser pour défendre la cons-truction navale nazairienne. La section locale FSU de St-Nazaire vous appelle à signer la pétition pour défendre la construction na-vale à Saint-Nazaire :La construction navale a de l’avenir ! Nous nous mobilisons pour la défendre ! A signer en ligne :http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N32205
Week-endavecBernardFriot 16 et 17 février 2013 à Nantes
Bernard Friot, sociologue et économiste, anime l’Institut européen du salariat et l’asso-ciation d’éducation populaire Réseau salariat. Ses recherches portent sur la sociologie du salariat et la comparaison des systèmes de protection sociale en Eu-rope. Ses travaux ont également porté sur les retraites, allant à l'encontre des réformes proposées par le gouver-nement Fillon. En 2010, en pleine mobilisation sur les retraites, Bernard Friot était d’ailleurs venu présenter ses travaux à Nantes devant plus d’une centaine d’audi-teurs. A l’invitation d’ATTAC, de la FSU, de la CGT et de Solidaires, il reviendra les 16 et 17 février prochains pour animerune formation-réflexion sur l'enjeu du salaire et l'évolution du salariat. Il interviendra sur
l'histoire du salaire, sur les cotisations sociales, sur l'ac-tualité de la CSG, sur le salaire continué, etc. Le débat permettra de faire le lien entre ses analyses et les revendications des associations et syndicats organi-sateurs. Horaires :samedi 16 février de 9h00 à 18h00 et diman-che 17 février de 9h00 à 12h30. Pour participer à cette rencontre,qui se déroulera à la Maison des Syndicats de Nantes, il suffit d’envoyer un mail à la FSU44 :fsu44@fsu44.orgIl sera possible dedéjeuner sur placele samedi midi à condition de s’inscrire dès maintenant par mail auprès de la FSU44. D’autres informations seront bientôt disponibles sur le site de la FSU44 :http://www.fsu44.orgSylvain MARANGE
N° 79 décembre 2012 - directeur de publication : D Hude - CPPAP 0315 S 05938 - ISSN 1249-2051 - Imprimerie Spéciale
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